12.09.2009

Le bruit et l'odeur du beauf

Précieux lecteur cher à mon coeur, alanguie lecteuse aux hanches de déménageuse,

 

Dans cette note : la révélation d'un projet secret du gouvernement, que tout le monde fait semblant d'ignorer alors que Brice Hortefeux l'a révélé en public !


Je me souviens de la fin d'un débat politique entre François Mitterrand et Jacques Chirac qui était alors son premier ministre.
C'était pour l'élection présidentielle de 1988, et à la fin, en off, les deux candidats du second tour échangeaient quelques propos.
Notamment, Chirac se félicitait que le débat n'ait pas été trop engagé, trop partisan, trop caricatural.

Il avait alors ajouté : c'était un échange public, pas un discours devant les militants.

Ah !
OK...

J'en avais déduit 2 choses :
-1- on peut dire n'importe quoi devant les militants, du moment qu'on simplifie à l'extrême car...
-2- ... le militant est considéré comme largement plus con que la moyenne
.

La suite a eu tendance, hélas, à avérer ces déductions.

On a eu droit à Jacques Chirac qui décrivait les immigrés comme ayant une vingtaine (!) de gosses, vivant d'allocations familiales et sans travailler, naturellement (!) et si à ça, vous ajoutez le bruit et l'odeur, le travailleur français, y devient fou !

Merci Jacques.

Ensuite, on a eu droit à une belle démonstration destinée à faire passer l'idée que la situation des banlieues était due à la polygamie.

Plus récemment, on a eu droit à un candidat qui se vantait de ne pas être un intellectuel, et qui l'a montré depuis.
- casse-toi pôv' con ;
- on n'excise pas ses filles, on n'est pas polygame, on n'égorge pas le mouton dans la baignoire (décidément, la polygamie... ça le travaille... une envie, peut-être ?)

Et voilà le dernier avatar de cette évolution : Brice Hortefeux qui s'en prend aux Auvergnats !!!
(Au départ, on aurait pu croire qu'il faisait référence aux Arabes, mais puisqu'il nous garantit que non, et que le gouvernement n'a pas pour habitudde de nous mentir, on ne va pas mettre sa parole en doute, hein ?)

 

Le détail qui fait la différence :
on entend des militants chanter Michel Sardou, derrière !

 

Ben alors là !
Je m'attendais à tout sauf à ça !
Ca, c'est de la rupture !

On a dans notre gouvernement un auvergnatophobe !

Mais surtout, ce qui me désarçonne, c'est la bombe lachée par Brice Hortefeux et que PERSONNE N'A RELEVEE (autant que je sache).

Il nous révèle que le gars, Amine, ne correspond pas au "prototype".

Prototype, ça vient du grec protôs : premier.
Mon dictionnaire m'informe qu'un prototype est "le premier exemplaire d'un produit industriel, essayé et mis au point avant la fabrication en série".

J'en déduis donc que le gouvernement a un prototype d'Auvergnat nouveau.
Un Auvergnat, c'est quoi ?
C'est celui qui sait recevoir l'immigré, quand les croquantes et les croquants lui ferment la porte au nez.
Et qui lui donne un bout de pain quand dans sa vie il fait faim et un bout de bois quand dans sa vie il fait froid...

Alors que Brice, lui, les immigrés, il voudrait surtout les mettre au chaud dans un charter, direction Yaoundé, escale à Bucarest.
(Mais non, j'insiste... c'est un tout petit détour de rien du tout...)

Bref : nos gouvernants vont faire de l'Auvergne un territoire où ils vont déployer un nouveau type de citoyen, qui a été mis au point par leurs soins.
Flippant, non ?

Heureusement pour l'AUvergne, Brice Hortefeux tient à préciser que le prototype de l'Auvergnat nouveau ne ressemble pas du tout à un Arabe.

Toujours ça de pris.

Ou alors Brice Hortefeux n'est rien qu'un beauf raciste à la sémantique limitée, infoutu de faire la différence entre un prototype et un stéréotype.
Hypothèse que j'écarte, car ça ferait double emploi avec Christian Estrosi.

Humeur du jour : en partance pour la Fête de l'Huma. Un lieu où on peut discuter avec son voisin, le tutoyer même si on ne le connaît pas... la fête de l'humain, quoi !
Zik : Les Prototypes - Who's Gonna Sing?
Conclusion : respect pour l'Auver-Jah (Love, bien sûr)

Et demain ? : demain, si on parlait de Sim ?

25.03.2009

Helmut Fritz, blogueuse influente

Précieux lecteur cher à mon coeur, prétentieuse lecteuse qui influe comme une blogueuse,

 

Toi qui vis en Régions, occupée que tu es à battre le linge au lavoir (pour les plus propres, hein, la majorité, on sait bien qu'elles sont hermétiques à toute notion d'hygiène), tu ne sais pas ce qu'est une vie de blogueur pas influent du tout.

Mais qui se prend pour un influent.

Eh bien !
Je te présente Helmut Fritz.

Si Gunther a su te remuer le tra-la-la, le ding-ding-dong, nul doute que le texte d'Helmut saura te faire prendre conscience des soucis qu'on a, nous autres, urbains qui voulons à tout prix mener la vie de blogueur influent.


 

Le passage sur les macarons Labourrée, c'est mon préféré.
(Pour la frange, en revanche, je me désolidarise. La frange, c'est wockenwoll)
(Et picétout)

 

Moi, le truc qui m'énerve, entre autres, c'est cette manie des blogueurs de confondre les verbes 'to lose' (perdre) et 'to loose' (relâcher, donner du mou).

"C'est la loose", ça veut dire qu'il y a du relâchement.

Oui ? Eh bien ! Merci, on avait vu.

Le prochain qui confond les deux, je le flagelle avec le plat de mon sexe.
Ou je l'inscris chez les centristes.
(Et c'est moi qui choisis)

Et bientôt, une vraie note.
Promis.

 

Humeur du jour : pas le temps de finir ma note sur la blogueuse influente en wacances... chiélabiteducul !
Zik : Helmut Fritz - Ca m'énerve.
Conclusion : Ca m'énerve, ce manque de Jah Love autour de moi.
Et demain ? : demain, je finis ma note sur la Guadeloupe et je lance un concours. Ou pas. J'ai ma vie, aussi, hein ? Mais je t'aime quand même, tu sais ?

16.02.2009

Bertrand Renard, par les lettres alléché... (part 2)

Précieux lecteur cher à mon cœur, licenciée lecteuse à la peau soyeuse

 

On en était où ?
Il fallait que je reprenne le fil de cette note qui partait à vau-l'eau.

Voilà où en était.

 

 

La douleur m'a égaré (de Lyon)(oui, la douleur me fait produire des jeux de mots encore plus approximatifs que d'habitude, aussi).

Je te propose un instant de recueillement

Et laisse-moi te faire part de ma déception : je me laisse aller un peu, je fais pas gaffe, et personne pour me dire que mon propos ne tient pas plus debout qu'un plan de relance du gouvernement !

Dans la note précédente, j'ai un tantinet manqué de la rigueur que pourtant j'y prône.
Il fallait donc lire "J'étais persuadé que c'était l'épisode 23 […] mais Suze m'a remis à ma place en me rappelant que c'était le 24, vu que dans le 23, il allait acheter la wurst (elle était en promo)".

Ca ne m'étonne plus tellement que personne n'ait rien compris à cette note qui titrait sur Bertrand Renard sans en parler, avant de faire une démonstration toute foireuse...

Mais t'inquiète pas, si tu veux de la rigueur, Eric Woerth va nous en fournir.

Et donc, où en étions-nous ?

Ah, oui, il fallait que j'évoque une émission encore plus culte que Derrick… une espèce de jubilée de l'émission culte-culte, quoi (pour parler culte, je ne suis pas le dernier. Pas le dernier du culte, tu l'auras compris)(ou pas, si t'es une fille*).

On y va ?
On y va.

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Bertrand Renard était heureux, malgré le défi qui s'annonçait de taille.

Invité d'honneur de la Fédération Moldavistanaise des Chiffres et des Consonnes (la version locale des Chiffres et les Lettres), il était apparu à la télévision locale.

Vedette du jour.

Il avait trouvé le moldavistanais fascinant, seule langue du monde à faire l'économie des voyelles, devenues obsolètes par un décret de Nicolas I, Tsar cosy interventionniste en diable et un tantinet soupe-au-lait, mais là n'est pas le propos.

A l'oreille, le moldavistanais, on aurait cru Jean-Pierre Raffarin parlant anglais à travers un Bi-Bop trop éloigné de sa base, la tête dans une bassine d'eau.
(Ou les dernières volontés de Robert Boulin, pour les plus vieux)(ou pour ceux qui ont un peu de culture politique)(non, c'est pas toi, lecteur)

Fascinant, vraiment.
Mais tellement vernaculaire !

Dans une sorte de délire, sans doute accentué par la difficile digestion de la taupe-béchamel de saindoux et son carpaccio de chaton au chou fermenté (la spécialité réservée aux invités de prestige, ceux qui peuvent se passer de Ferrere Récho sans qu'on leur en tienne rigueur), il se repassait les meilleurs moments de la partie.

Notamment ce climax où le candidat avait emporté la partie que un ultime G-N-M-N-G-K-N. qu'il fallait trouver.

Il voulait, plus que tout, célébrer cette audace, ce panache concentré en 7 lettres, cette fluidité linguistique inégalée.
Et sortir le moldavistanais de son isolement linguistique.

En entrant dans la chambre, il savait comment : écrire une chanson.

Un hymne au moldavistanais !
C'était la solution : faire entrer le moldavistanais dans une compétition internationale !

C'était il y a 3 mois.

L'oeuvre est enfin là.


La chanson officielle moldavistanaise de l'Eurovision, écrite par Monsieur Bertrand Renard
(Ca dénonce, du jamais vu !)

 

Humeur du jour : en plein doute. Le doute m'habite. Voilà.
Zik : Charlie - Le Sapin, elle a une voix à être jolie, non ?
Conclusion : Jh Lv ! comme on dit en moldavistanais.

PS : merci à Lô pour cette merveilleuse découverte.

*Parce que les filles, ça n'a pas d'humour. Tiens, regarde... Christine Boutin-Train...

13.02.2009

Bertrand Renard, par les lettres alléché... (part 1)

Précieux lecteur cher à mon cœur, flippante lecteuse jamais anxieuse,

 

Ca suffit, maintenant de critiquer le pape et les catholiques... des gens qu’on se doit de respecter, ne serait-ce que pour la rigueur capillaire dans laquelle ils tiennent leurs têtes blondes à la raie… au milieu.

Quittons l’église où, je te le rappelle, je n’ai pas élu domicile.
Non, il ne sera pas dit que j'habite au culte. (Benichoo Awards 2009, here I come!)

Non, non, il ne sera pas dit.

 

Donc, nous quittons l’institution catholique, pour entrer dans une institution cathodique.

 

L’émission qui détrône presque, au panthéon de la torpeur post-prandiale, les Feux de l’Amour où un BVD.
Un BVD, quoi !
Un Bon Vieux Derrick !
Comme cet épisode judicieusement intitulé Derrick et la wurst presque périmée, où l’inspecteur, assis devant son réfrigérateur, attend qu’une saucisse dépasse sa DLC. La tension est palpable et on sent bien que l’acteur a su tirer la quintessence de l’affrontement et de la détresse qu’on a tous connus avec une saucisse, en particulier notre rapport au temps dans cette société dissonante, et à la catharsis qu'il cherche comme la chimère dématérialisée d'un symbolisme prégnant, typique des auteurs allemands de l'époque d'Helmut Schmidt, dirait Télérama.

DAns cet épisode, en vieux briscard qui en a fait craquer plus d'une, Derrick la laisse mariner dans son jus, mutique à l'extrême, mystérieux et envoûtant, tendu dans le tricot de peau que la ménagère de moins de 50 ans, ménauposée mais pas encore tout à fait sèche des intérieurs, arracherait bien, après tout, Maman aussi l'a fait avec un Allemand, oui mais voilà, ê peut pas, elle a son sudoku à finir.


 

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En exclusivité, l'intégralité du monologue de Derrick dans le fameux ép. 24 sais. 17
(Illustration tirée de Dans la peau de l'inspecteur Derrick, Suze, éd. Les Couleurs Froides, 2001)

 

 


J’étais persuadé que c’était l’épisode 23 de la saison 17, mais je me suis fait remettre à ma place par Suze, (dite La Tappert A souri, parce qu'elle est la biographe officielle de Horst, parce qu'elle est souriante et parce que le Derrickophile n'est pas contre un brin d'humour bavarois) qui m’a rappelé que "c'est l'épisode 24 dont tu parles. Dans le 23, il achète la wurst (elle est en promo)".

L’honnêteté m’oblige à te révéler que la tenue des présentes chroniques m’impose d’avoir recours à des spécialistes dont la rigueur de connaissance n’a d’égale que la capacité de Jean-Louis Borloo à distinguer A L’ODEUR 17 sortes de pastis.

Non, mais attends, tu crois quoi ?
Qu'on peut être aussi documenté avec un seul cerveau ?
Non, je dois me faire aider.

Mais… j’ai pas un peu digressé, là ?

Si, hein ?

Tu sais quoi ?

 

Derrick%20Forever.JPG
Oh ! C'est une idée pour la St Valentin, ça, non ?
Ou je ne m'y connais pas !

 

 

La suite plus tard, les lecteurs et les lecteuses...

Humeur du jour : "si elle m'offre une vasectomie, je lui offre un frottis gratuit". Vive la Saint Valentin !
Zik : www.djmoule.com, tu vas dans la rubrique "bootlegs" et tu kiffes la vibe.
Conclusion : Consonne J Voyelle A
Consonne H Consonne L Voyelle O Consonne V Voyelle E... [...] Tin-lin-tin-tiiiin, tin-lin tiiiiiiiiiiin !

20.03.2008

Drame de la globalisation

Elle dérange trop, elle a trop son style...

Du coup : ils ont délocalisé Cindy Sander !

 

Nous ne voyons pas d'autre explication... 

 

EDIT DE 22:00 - La dame n'est pas turque. Mais non, voyons !
Elle est bulgare. C'est pour ça qu'elle yaourte si bien !
(C'est même pas pour le jeu de mots, c'est authentique)

15.03.2008

Le succès, ça tient à pas grand chose quand même !

Précieux lecteur cher à mon cœur, bruyante lecteuse qui te crois chanteuse,

Préambule : tu as voté pour élire les meilleurs blogueurs de la terre du Carnaval Festival de Romans ?

Tu clikici, et dans la catégorie "Blog de vie" tu votes pour Une Vie de Morue (avec un "u" comme dans "Une vie de Morue", c'est tout, tout en bas)(Si tu ne le fais pas pour toi, fais-le pour moi !).
Parce qu'une meuf qui est tellement drôle qu'on en oublie qu'elle a les tétons plus poilus que les mains de Louis la Brocante*, c'est quand même rare, non ?

(Si t'as des doutes sur l'humour de la bête, tu peux aller lire son blog. Mais 1. tu dis pas pour les poils, hein, elle m'a fait promettre ; et 2. tu reviens. Oui, je sais qu'il est bien, son blog, ça va, ça va…
)

 
 
Et donc, je voulais te dire…
Ah ! oui !

SI Beethoven avait vécu à notre époque,
ET SI, en plus d'être sourd, il avait été aveugle…
Ben il aurait soutenu la carrière de Cindy Sander !

Et là, paf, je te renvoie au titre, qui prend alors toute sa dimension dramatique.

Faut dire que Cindy, on ne l'a pas aidé, on lui a mis des bâtons dans les jambes (sic). (A mon avis, la Cindy, elle a plus de parenté grammaticale avec Vincent-de-l'Ile de-la-Connerie-Tentation, celui qui disait : "en franchise, hein, en franchise" qu'avec Georges Bataille. Si t'as essayé de lire du Georges Bataille, tu comprendras).

Mais le mieux n'est-il pas de juger sur pièces ?

 
Rien n'est plus fort que d'être en scène
Petite chenille, j'rêvais déjà de ça, exister

On sait d'entrée que Cindy, n'a pas d'enfant. Sinon, elle dirait "Mon fils, j'rêvais déjà de ça, exister". Mais Cindy, elle a un per-son-na-li-té ! Elle élève des chenilles. Elle s'adresse donc à son animal de compagnie.
C'est son droit le plus strict.
Et t'as déjà vu un chenillologiste gagner la Nouvelle Star ?
Non.
Elle dérange, Cindy, elle dérange…
Montrer à ceux que j'aime
Oh ! Combien tout ça était inscrit en moi
Et alors ? Combien ? 

Les filets qu'on me tend, les pièges de ces gens,
Les obstacles au-devant, j'passe au travers.
C'est pas un thon de la dernière marée, la Cindy… elle en a vu défiler, des filets… mais elle passe à travers tout.
- Et ton casting ?
- Je suis passé au travers… comme le reste !
Les mots lourds et blessants, les langues de serpent
Ne sont qu'une suite de paroles en l'air.
Tu notes le choix judiieux de l'animal. Par exemple, elle aurait choisi le boeuf : ça n'aurait pas eu la même portée "les langues de boeuf ne sont sue des paroles en l'air".
Ca montre que dans une chanson de Cindy Sander, TOUS les mots sont pesés. 

Papillon de lumière, sous les projecteurs
Papillon de lumière, revit dans vos cœurs
En franchise, hein, en franchise : papillon + projecteur = grésillement + odeur de chenille grillée.
Pourquoi il revit dans mon cœur, en revanche... ??
(mettons ça sur le compte d'une licence poétique).
Papillon de lumière, garde tout son mystère
Papillon de lumière, n'a rien d'éphémère
Rien d'éphémère ?
Ben si, quand même, dès qu'il croise un projecteur, justement…
(licence poétique again, I suppose)

 
Je me donne telle que je suis, sans chercher à tricher face à vous
Même mes larmes ne sont que d'l'eau, depuis qu'un beau jour
Je vous ai tout confié de moi
Sébastien (le mari-prodioucère-coiffeur-compositeur-arrangeur-paysagiste, chauffeur-premier-fan-chorégraphe-diététicien-proctologue-conseil à Cindy), là, il voulait finir les mots-croisés de Télé-Chope, ou la coupe d'un jeune tektonicien à la carrière mosellane très prometteuse.
Du coup, il a un tantinet bâclé les rimes…
Ce qui me laisse quand même dubitatif, c'est le coup des larmes qui ne sont que de l'eau.
C'est clair qu'elle aurait fait des larmes de béchamel… le Phil Manœuvre, il aurait moins fait le malin. 

Les filets qu'on me tend, les pièges de ces gens,
Les obstacles au-devant, j'passe au travers.
Les obstacles au derrière, en revanche, elle n'en a pas : Cindy, c'est une folle du cul, mais qui assume. C'est aussi pour ça qu'elle dérange.
Les castings éprouvants, les cris "au suivant"
Ne sont que des barrières à mes prières
.
Là, elle fait un peu de provoc : si elle veut arrêter les cris aux castings, elle peut quand elle veut, non ? 

Papillon de lumière, sous les projecteurs
Papillon de lumière, revit dans vos cœurs - dans vos cœurs
Chais pas trop quoi dire : dans le Lagarde et Michard, ils ne donnent aucune analyse de ce passage. Trop post-moderne, je pense. On notera simplement la très subtile allitération en "dans vos coeurs".
Papillon de lumière, garde tout son mystère
Papillon de lumière, n'a rien d'éphémère
Le "mystère du papillon" jamais résolu. Même Derrick s'y est cassé l'imperméable le dentier ! 

Cette énergie en moi, qui brûle de partout
Une folle du cul, j'te dis. Chaude comme une fosse à purin. Faut dire que le Sébastien n'a pas pu l'honorer : il avait "la couleur à Maâme Lebranchu" à finir.
Je n'veux la partager qu'avec vous
Elle cherche donc une boîte-à-touze.
(Toujours cette liberté de ton qui dérange… tu comprends, maintenant ?)

 
Papillon de lumière, sous les projecteurs
Papillon de lumière, revit dans vos cœurs
Papillon de lumière, sous les projecteurs
Papillon de lumière, revit dans vos cœurs
Dans vos cœurs, dans vos coeurs
Papillon de lumière, n'a rien d'éphémère
Dans cet "éphémère", il faut égelement entendre "effet mère".
Apparaît donc en filigrane la difficulté de Cindy d'accoucher d'un single potable.

C'est fini. Ca fait du bien de se libérer de toute cette tension poétique, non ?

 

 

Ca me rappelle "Comme je t'aime" de Loana, pas toi ? 

Humeur du jour : je me suis levé de bonne heure, comme Marcel P. Mais pas pour rien, gamin. Je t'expliquerai en temps voulu.
Zik : The Blood Arm et Anaïs - Do I have Your Attention. Maritxu utilise la mélodie mais colle les paroles de "Parle à ma main". Et ça marche nickel. Rigolo.
Conclusion : Jah Love éphémère dans la chenille du cœur du projecteur.

 

*Non, c'était juste pour écrire Louis-la-Brocante. Ca me fait kiffer. J'ai le droit, non ?
Louis-la-Brocante Louis-la-Brocante Louis-la-Brocante Louis-la-Brocante.
Je fais ce que je veux…
 

06.12.2007

Ta mère !

Que dire… à part peut-être : si le wockenwoll n'est pas mort, le rap est quand même passé par une phase de coma profond…

 

 

 

Ne faites pas ça chez vous !
Ah ! Et… ne faites pas ça chez les autres non plus !

Humeur du jour : comme à la fête des mères (fête pétainiste, faut-il le rappeler ?)
Zik : j'attends le sortie de l'intégrale de la production de Mr T.

Conclusion : treat your mother right, deliver her loads of Jah Love, don't write shitty songs!

20.01.2007

Comme quoi, hein, avec 3 francs 6 sous...*

*…tu fais aussi bien que France 3 avec Zizou (oui je sais, ce jeu de mots est bancal comme
Guillaume Depardieu. T'inquiète. J’aurai un mal fou à le ravoir -Manman ©- mais je le r’aurai)

                                                                   

Il y a quelque temps, Yojik nous faisait part de sa prédisposition à faire peur à toute vieille qui traverse dès qu'il sort son engin en milieu urbain sa préférence pour les chansons de moins de trois minutes.

Chais pas, ça doit correspondre à la durée d’une activité qu’il pratique régulièrement et qu’il a calibrée -tu vas voir que le choix de "calibrée"est particulièrement judicieux- sur ce temps-là… ma déduction : la cuisson des œufs à la coque.)
Mais avant de casser les tiens -d’œufs- je reviens à nos ovins.
A nos moutons, quoi.
Mais non, les moutons ne sont pas ovipares, et puis d’ailleurs, tout ça nous écarte du rock’n roll.

Donc, je connais des chansons qui font plus de 3 min. et qui sont excellentes. Par exemple, on trouve, dans l’œuvre de Frédéric François Nadiya… naaaan, j’déconne. Déjà fait...

medium_Sarcoke.4.jpg
Nico, découvrant le trash-musette

Mais donc, soucieux de ruer dans les brancards des dikats imposés par les intégristes du rock’n roll et autres ayatollahs du triptyque guitare-basse-batterie, je te propose de découvrir un groupe de djeunes qui n’en veulent, comme le dit la formule et cette phrase trop longue.
A propos…
"Y n’en veulent"… mais… de quoi ?

Chais pas trop, en fait. Qu’importe.
Ce qui est important c’est (la rose, certes) que ça s’entende ! Qu’ils revendiquent de manière franche, sonore et énergique.
ET CA FAIT TROIS MINUTE ET SIX SECONDES, pourtant !

En plus, je trouve particulièrement réjouissant de voir un clip qui, avec 3 francs, 6 soux (et mieux valent 3 francs 6 sous, que 4 Zidane hypocrites - je t’avais dit que je le r’aurais) est multi-usages :
- il mefait poiler
- il est original
- il mange pas de pain
- il te rappelle ton enfance, car on a tous fait ça dans notre chambre
- si tu coupes le son, tu vois un gars qui joue à la Wii
- il ne craint pas le gel
- t'en connais beaucoup, toi, des videos où on voit un poster "American Ninja 3" ?

- si tu mets le son, c’est bon. Mieux que sans, je trouve
- il me permet de te dire qu’ils passent au Bataclan de Paris (sorry, lecteur péquenot de province) mercredi prochain (24 février 2007), avec le Maximum Kouette (du ska de filles, mmmmmhhhhhh)
- il est garanti 100% sans OGM
- il inaugure la catégorie : "vidéos et débats"
- il ne rétrécit pas au lavage

Ah ! C'est ELEKTROCUTION qui chante. C'est peut-être un détail pour vous, mais pour eux...

Humeur du jour : WE devant internet qui se profile.
Et pas pour mater www.méméscochonnesdedroite.com... sinon, une semaine sans drogue (et sans effort)
Zik : François Valéry - Mon pote le DJ (les ravages de l'arrêt de la drogue... on n'en parle pas assez...)
Conclusion : un peu de Jah Love avec ta tisane, avant Navarro ?