19.01.2007
Et c'est parti pour la Télé Réal(ité) de Madrid*
*Ou : parfois, le sous-titre ne sert vraiment à rien, mais alors rien du tout !
Il y a quelques temps, le grand polémiste Marc-Olivier Fogiel insinuait que Nadiya et Zinédine Zidane avaient eu une relation plateau-nique : on se rencontre sur un plateau (de télé), et on nique.
Un peu comme Benjamin Castaldi et Flavie Flament, quoi. Sauf que Benjamin Castaldi n’a jamais porté que le maillot du Réal de Saint-Germain-en-Laye-laye-laye-laye, comme le sifflait Joe Dassin, là haut, sur sa colline.
Bref, j’y ai pas mal réfléchi.
Et j’en suis arrivé à la conclusion suivante : la réponse doit se trouver dans les textes de la bimbo :
On y va ? Et c’est parti !
Et c'est parti
Et c'est parti
Et c'est parti
Et c'est parti
Ca, ça pourrait ressembler à une répétition mais en fait oui, c’en est une. Parce qu’on est à la sortie des vestiaires de Santiago Bernabeu, juste avant le match. A l’entrée sur le terrain.
Dans ce stade chauffé à blanc, le bruit est tel que les tympans des joueurs sont mis à mal. Entre ceux qui crient "Enculados los Barcelonos", "parisianos, tengo niqué tu madre sul la canebierra" et les vendeurs de tortillas aux alentours…, ça fait un boucan !!!
Donc, pour pour pas que notre Zinedine se retrouve comme un coño, tout seul sur le terrain, elle le dit et le répète, à Roberto Carlos, à Beckham, à Casillas, à Raul… etc.
Et c’est parti pour le show
Et c'est parti le stade est chaud
Je viens de le dire. Le stade est chaud comme une fosse à purin et Nadiya nous le confirme.
Et c'est parti bouge toi sur ce floor(non non non non non non)
Et c'est parti pour le show
Tu noteras que, tel le coach de dimension internationale, elle s’adresse aux joueurs en anglais. Parce que "et c’est parti pour le montre", Beckham, il comprend pas. Zidane non plus, d’ailleurs.
Pourquoi elle dit 6 fois "non" ? Parce que Ronaldo se place n’importe où sur le floor. Et ça, ça l’agace, la coach.
Et c'est parti tout le monde est chaud (hin hin)
Ce sont des pros, ils ont fait un échauffement complet, ils ne vont pas se faire un claquage bêtement…
Et c'est parti(non,non)
Coup d’envoi. L’arbitre a sifflé. Elle replace une dernière fois Ronaldo (quel déconneur celui-là, alors !)
Everybody (everybody everybody)
Finement, elle cherche à impliquer toute l’équipe. Mais comme elle maîtrise pas trop l’anglais, elle fait simple et efficace. La dernière fois, elle leur avait lancé "Solides comme le roc ! Ensemble comme un roc ! En ce lieu comme un roc ! Boostés à bloc !"
Et alors ?
Et alors ils avaient levé les yeux au ciel, haussé les épaules, pris un air désolé et trois buts.
Donc, elle simplifie le coaching. Pas sotte !
Il lève les yeux vers son rêve
S’il rêve, il dort, non ?
S’il dort, il a les yeux fermés, non ?
S’ils sont fermés, à quoi ça sert de les lever ?
A rien.
Mais bon, les joueurs de foot, hein…
Se remémore et lève
Ses pensés l'élèvent
Souvenir d’une gifle reçue de Monsieur Potonnier, un prof de Français un peu facho et fâché de l’orthographe déplorable de Nadiya. Laquelle veut ici y faire référence et écrire :
"Se remémore, élève
C’est pan ! C’est l’élève".
Mais visiblement, l'orthographe, c'est toujours pas son truc…
la méthode éducative Jacques Potonnier"
1977, ed. Le Martinet
Il lave,ses points faits de lave(lave)
On a beau être coach, on n’en est pas moins femme. Hors de question que les joueurs aient les crampons sales en entrant sur le terrain.
Donc elle les lave-lave pour qu'ils soient propres-propres. De même, les shorts sont sans faux plis-plis.
Prêts à briser l'enclave
Et se refuse esclave
Y’a des noirs sur le terrain.
Ils n’ont pas de chaînes aux pieds. C’est beau. C’est la magie du football, mon p'tit Jean-Mimi !
Il laisse
L'emporte et l'ivresse
Et son coeur n'a de cesse
De perdre ses faiblesses(hin)
En plus de sa licence de football, Nadiya possède également une licence poétique, quelle utilise ici.
Cannavaro -voleur de coupe du Monde quand il ne fait pas semblant de jouer au football- joue tellement mal qu’on a l’impression qu’il est saoûl comme Paul Gascoigne sortant d’un pub. Il foire tous ses contrôles de la poitrine… bref, il perd à cause de ses faiblesses (mais ça, c’était trop long)
Dé-laisse
Zidane : "laisse !! chuis démarcado"
Les couples qui le blessent
Il s’est fait charcler à l’entrée de la surface par deux bouchers-moissonneurs-batteurs défenseurs de l'équipe d'en face.
Pour que le l'autre s'affaisse
Elle cite maladroitement Zidane.
Pas un pédé, Zizou. Il dit toujours "à moi, ma fesse, à l'autre, sa fesse"
Et le rideau se lève
C’est la mi-temps.
Et c’est parti pour le show-oo
Et c'est parti le stade est chaud
Début de la 2ème mi-temps. Même ambiance.
Le stade qui scande "Hoooooo Hisso ! Enculado !" à chaque dégagement du gardien, etc.
Et c'est parti bouge toi sur ce floor (non non non non non non)
Putain, Ronaldo, t’es demasiado lourdo al fine !
Et c'est parti pour le show
Et c'est parti tout le monde est chaud (hin hin, non non)
"Hin hin, non non"… C’est Ronaldo… il fait le con… elle ricane un peu... mais pro jusqu’au bout, se retient de rire. Et le replace, inlassablement.
Et c'est parti
Everybody (everybody everybody)
Fin du match, tout le monde remonte dans le bus.
Direction Auxerre pour un stage de coaching chez Guy Roux.
Bon, ben si tu as un tant soit peu de logique, tu constateras comme moi que Fogiel, c’est rien qu’un raconteur de carabistouilles parce que dans une soirée aussi chargée, je ne vois pas trop quand ni comment Nadiya aurait eu le temps de se faire mettre une bonne giclée le p’tit coup de tête zizou qui fait bien plèze.
Tout ça, moi je dis, c’est calomnies et compagnie.
Humeur du jour : "Les hemorragies cérébrales sont moins nombreuses chez les joueurs de football. Les cerveaux aussi" Pierre Desproges (et chez les chanteuses de variète ? ndr)
Zik : Maximum Kouette (un peu de ska de filles, ca fait comme une bonne dose de cré(a)tine : ça booste)
Conclusion : Jah Love dans ta lucarne
00:20 Publié dans Vu à la Tévé | Lien permanent | Commentaires (18) | Tags : football, chronique, humour, nadiya, zidane, fogiel, nicmo |
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