10.04.2011
Lefebvre du samedi soir*
* celle-là n'est pas de moi, je l'ai lue dans le Canard Enchaîné et depuis, je pleure du sang, de frustration de n'y avoir pas pensé. Mais bon, comme l'objet de cette note est de citer les autres, hein...
Precieux lecteur cher à mon cœur, abandonnée lecteuse qui se morfond comme une tubéreuse,
Dans cette note : rien de vraiment structuré, mais le plaisir d’être de retour est à ce prix (et aussi le temps à tuer dans l’avion, soyons honnête). Et aussi : une invitation (atta, atta, t'emballe pas) à participer au 2011 Benichoo's contest
On devrait toujours se méfier des journalistes.
C’est quoi, un journaliste, finalement ?
C’est rien qu’un être retors, fourbe et veule qui n’a pas réussi à faire des études de garagiste, d’assureur ou d’huissier, professions qui permettent le mieux d’exploiter les traits de caractère ci-dessus mentionnées.
Ainsi, et puisqu’on n’est jamais mieux trahi que par les siens, il convient de revenir sur la bourde de Frédéric Lefebvre.
C’était à un salon littéraire, et Frédo-la-culture avait sorti le grand jeu : il sait depuis les prestations télévisées de Jean-de-l’EPAD que pour avoir l’air de savoir lire (i.e. lire autre chose que la Breitling XXL qui allonge le bras gauche), il convient de porter des lunettes.
Fred Lefebvre était donc sur son trente-et-un, et muni des binocles réglementaires.
Fort de l’avoir constaté, un journaliste du Figaro qui passait par hasard à qui on avait vanté la présence du libre penseur Eric Zemmour dans le salon littéraire, interrogea Frédéric Lefebvre, avec cette question piège : "quel est votre livre préféré ?".
Aparté : je sais que la phrase précédente contient des répétitions, mais avoue que réussir à placer, dans un seul et même élan, "Figaro", "journaliste", "littéraire" et "Frédéric Lefebvre" relève de la gageure. C’est pourquoi je ne me suis pas privé.
Fin de l'aparté.
Or donc, à la question "quel est votre livre préféré ?", on s’attendait à ce que l’interrogé réponde :
- avec réalisme : Bagnole de sport Hebdo (après tout, il n’a jamais été question de le nommer ministre de la culture…)(encore que... je ne saurais que te renvoyer à la célèbre citation d’Audiard, via Fernand Naudin, sur l’audace et le niveau intellectuel)
- avec un gaullisme patriotique quoiqu’un peu forcé : Les mémoires de Mongénéral ;
- avec franchise (un peu naïve, mais néanmoins désarmante, il est comme ça, notre Frédéric) : Pikou va à l’école... il vient de terminer Pikou cuisine un aïoli maison que lui avait prêté Christian Estrosi, un drame d’une intensité peu commune qui lui a donné envie de continuer la série pour explorer toutes les facette de cette personnalité fascinante que constitue Pikou ;
- avec un soupçon de forfanterie politique : Bien au milieu, le glaçon, l'ébauche de programme de Jean-Louis Borloo (Jean-Louis travaille actuellement le deuxième volet de son programme : Pas trop d'eau, tu vas le noyer)
Oui, mais voilà : on était en ouikène, et Lefebvre du samedi soir (merci le Canard pour celle-là, je me relève la nuit de frustration de ne pas l’avoir trouvée) a crânement répondu
- Zadig et Voltaire.
Il a même cru bon ajouter que c’était une véritable leçon de vie, et blah blah et blah blah.

Fredéric en train de lire un livre de Smith&Weston
Et voilà que l’Internet électronique se met à bruisser : évidemment !
Tous les gens qui utilisent ce medium savent lire, et, par conséquent, sont majoritairement de gauche.
Et l’Internet de se moquer comme un seul homme sur les prétendues lectures de Fred :
- Auchan en emporte le vent
- toute l’œuvre de Victor Hugo Boss
- Extension du domaine de la Matmut
- Le monde selon Gap
L’auteur tenant à ajouter sa pierre au dentrifice, il a trouvé :
- La dame aux Camelia Jordana (mais on m’a dit qu’elle avait déjà été faite)
- Hugo et Maupassant, dits H&M
- Ainsi parlait Zara… tout court
Et celle dont je suis content (quand même) :
Je suis persuadé que le prochain documentaire que Fredéric Lefebvre va regarder sera
Tolstoï Story 3
Nul doute que les commentaires apporteront des compléments intéressants.
Enfin, pour conclure cette chronique littéraire : quelqu’un (je ne sais plus qui, mettons la mollesse cérébrale sur le compte de la pneumonie qui me mine depuis quasiment un mois) m’a offert "Le mec de la tombe d’à côté" de Katarina Mazetti, qui, en dépit d’un nom italien, est suédoise.
Ca tombait bien, je venais de finir Zadig et Voltaire…
Je n’aurai qu’un conseil : achète-le.
Et si tu ne l’achètes pas : vole-le.
Ou emprunte-le à la bibliothèque. C’est original tant dans la structure que dans les protagonistes.
J’ai A-DO-RE.
Gros, gros merci à toi qui m’as fait ce cadeau (quand je saurai qui, je me taperai le front en disant "mais c’est bien sûr" à la manière du commissaire Borel, mais là, non).
Je te laisse, faut que je vais me baigner, j'ai pas que ça à faire, qu'est-ce que tu crois ?
Je ne suis pas chien : je t'offre le lever de soleil à Sainte Anne, Guadeloupie
Humeur du jour : rendez-vous à la plage à 14h... n'importe quoi ! C'est un coup à attraper un coup de soleil, ça...
Zik : de la musique pays, bien évidemment. T-Vice - Epi'm Pa Bon
Conclusion : à une époque, Lefebvre était Lefebvre-Utile... ben ça a changé. Tandis que Jah Love, lui, est toujours utile. Eh, ouais, compagnon !
Et demain ? : demain, moins de baignades, plus de démarches funéraires.
14:59 Publié dans Holidays, celebrate ! | Lien permanent | Commentaires (15) | Tags : frederic lefebvre, zadig et voltaire, lefebvre du samedi soir, uriner sur un touloulou |
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