04.12.2007
Vol (mal) organisé... et prostitution
Précieux lecteur cher à mon coeur, ailée lecteuse parfois voleuse,
Mon pote MèredeDieu m'a raconté l'anecdote suivante.
Véridique.
Préambule sémantique :
Le catering est la nourriture qu'on embarque dans les avions ;
Le handling est le fait pour l'avion d'être au sol et de faire l'objet de tout un tas d'opérations.
Lieu : Afrique, terre (de) sauvage(s)…
Un pilote doit transporter dans son jet un ministre local.
Il explique à son prestigieux passager : "il faut qu'on attende pour payer catering et handling".
Ce faisant, il prononce catering et handling à la française ("catring" et "andling" au lieu de "keï'tring" et "H'en'dling").
Au bout de quelques minutes d'attente, le ministre revient dans le cockpit :
"Si Catherine et Adeline, ne sont pas là, c'est pas grave, on n'a qu'à en commander d'autres…"
23:25 Publié dans En vrac | Lien permanent | Commentaires (9) | Tags : vol, prostitution, catering, handling, avion, afrique adieu, avaler une bicyclette moldave |
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26.03.2007
Vélo ? Vole !*
*Non, rien…
Là, je crois que je vais changer mon opinion sur S*rkozy. Et si t'es logique, tu vas faire de même. C'est lui qu'il nous faut. Reviens, mon Nico !
Je t’essplique : samedi soir, je suis allé à l’anniversaire d’un pote. Excellent.
En sortant du restau, je mets la clef dans l’antivol de ma bicyclette et la tourne avec vigueur, car la serrure est sérieusement grippée.
Bilan : je repars avec mes pieds (trop tard pour le métropolitain) et le moignon de clef la poche. L’autre partie n’est pas perdue, note : elle est bien rangée, dans la serrure.
Ca m’a permis de raccompagner une copine avec qui j'ai devisé durant une bonne ½ heure… et la bicyclette est demeurée attachée à son banc.
Enfin, je dis son banc, tu verras par la suite que ce n’est pas exactement une opinion partagée par tous.
Comme j’ai un besoin impérieux de mon moyen de transport favori, j’ai trouvé une solution.
Non.
En bon blogueur qui pense à toi, j’ai trouvé LA solution : aller (de manière volontaire pour une fois) au commissariat du coin pour leur emprunter une pince monseigneur afin de libérer mon destrier de son entrave fatale. Le NicMo dans le poulailler expliquant au condé de service qu’il va sectionner un antivol sur une place avec les terrasses de six cafés/restaurants pleins à craquer en cette belle journée, y’avait de quoi, normalement, faire une note croustillante relatant une négociation qui s’annonçait délicate.
Ben non, le commissariat a changé de place et je ne l’ai pas trouvé. Quasi-déçu, je vais au Bozo de l’Hôtel de Ville. J’en ressors avec une pince monseigneur. Je me dirige vers la place.
Good news : la bicyclette est toujours là.
Les terrasses des cafés autour sont bondées, comme prévu.
Sur le banc, trois vieilles, entre Roselyne Bachelot pour la voix, les Vamps pour l’habillement et Joey Starr pour le franc-parler.
J’ai une mission à remplir, donc je sors mon instrument de 70 cm (la pince, vieux fripon de lecteur) et je sectionne l’antivol. La vieille la plus à gauche s’est tournée vers moi et me regarde faire. Elle prend à témoin ses copines que je présume, comme elle, ménopausées depuis la première élection d’Alain Poher à la présidence du Sénat (ceci n’ayant pas forcément déclenché cela. Et encore…)
- Dites, faudrait le pousser le vélo, parce que là, il gêne, hein…
- Si j’avais pu le faire avant, j’aurais déjà mes fesses dessus sombre connasse du précambrien madame ! Mais, si possible, je préfèrerais pédaler dessus que le pousser, voyez...
- Ouais, ben là, quand même hein... ajoute t'elle sur un ton qui n'est pas sans rappeler Zézette-du-Père-Noël.
Je méprise un peu, pose mon PC sur le siège enfant, ajoute la pince monseigneur qui dépasse fièrement et prends la route.
Bilan : notre mini-ministre de la répression n’a pas démissionné depuis 5 heures que tu peux te permettre de braquer une bicyclette sous les yeux d’une bonne centaine de personnes, en plein jour !
On dira ce qu’on voudra, mais d'une part, c'était pas comme ça quand il était encore en poste, et d'autre part, il a raison : il est urgent de redresser le pays, les valeurs se perdent.
ON NE PEUT QUAND MÊME PLUS VOTER A GAUCHE QUAND MEME LES VIEUX ENCOURAGENT LES DELINQUANTS !!!
Humeur du jour : inquiet… notre société est VRAIMENT au bord du chaos !!!
Zik : pour me remettre de cette épreuve, je me suis mis Marcel Amont à fond dans mon Archos !
Conclusion : Jah Love pour les vieilles des bancs publics et les pigeons qui les visent (d'ailleurs, je pense qu'on devrait modifier le nom du jeu. Fini Pigeon ? Vole ! maintenant, ce sera Pigeon ? Chie !)
Interrogation : y'a un texte vraiment pas drôle qui est paru dans les annonces de Libé. J'hésite à le publier. Ce serait un accroc à ma ligne éditoriale mais... chais pas, il me travaille en profondeur... si tu penses, t'en penses quoi ?
22:35 Publié dans Laïfe is laïfe | Lien permanent | Commentaires (16) | Tags : nicmo, chronique, humour, velo, vol, delinquance |
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