07.12.2006
Solide comme un wock (Voisine)
Comment aborder un sujet polémique tout en restant léger… bon, soyons direct : je vais parler du voisin.
Ce ne m’est pas venu comme ça, ça m’est venu en me poilant en lisant le blog de Ludomatic. Trop bon. Clique dans la parenthèse (mais tu reviens après, OK ?)
Le voisin.
Non, pas celui qui est seul sur le sableuh, les yeux dans l’eau (d’ailleurs, c’est une belle preuve de souplesse : essaie d’avoir le cul sur le sable et les yeux dans l’eau, tu verras ce que je veux dire.
En outre, je ne vois pas ce qu’il y a à voir dans l’eau.
Ou alors, il a un masque de plongée, mais alors il est "seud sud’euh sabeuh, des yeux dans d’eau"… le genre de vanne, si t’as jamais parlé avec un masque, je fais un four terrible. Bon, jugeant maintenant que mes chances d’avoir un prix de la parenthèse la plus longue ont conséquemment atteint des sommets jusque là vierges, je la clos. La parenthèse, pas les vierges. Sinon, y'aurait faute de syntaxe. Et c'est pas le genre de la maison...)
Le voisin, donc.
Ne jamais oublier : le voisin n’a pas d’humour.
Un peu comme la meuf (nous avons vu dans ton cul la note d'hier, une brillante démonstration/explication)
Par exemple, dans mon ancien logis, j’avais pour voisin un pâtissier qui officiait non loin de là. Je le croisais régulièrement, moi habillé en étudiant (i.e. avec les fringues dont la concordance tenait plus à la position dans la pile qu’à l’adhésion à un quelconque mouvement social destiné à déstructurer les habitudes vestiamentaires), et lui, maigre et vouté, avec sa tête de croque-mort dans Lucky Luke, l'air jovial du gars qui va donner un rein, dans sa blouse blanche…
Que pouvais-je faire ?
Au bout d’un délai de politesse -je l’ai croisé trois fois sans rien dire- je n’ai pu m’empêcher de le saluer d’un ironique cordial, franc et jovial :
Bonjour Docteur !!!
Eh ben tu le croiras ou pas, ça l’a jamais fait marrer, l'homme-à-la-blouse-blanche !
Surtout Même après moult répétitions... le gars, j'ai cru qu'il était sourd donc je lui ai mimé... tout... pas fait marrer.
Devait être un peu con, comme voisin...
Je te dis : le voisin n’a pas d’humour.
Autre exemple pour que le FD soit dans ton CQ ?
La semaine dernière, il y avait dans l’ascenceur de mon immeuble, le mot suivant :
"Chers voisins, Heureux locataires de l’appartement n°41 au premier étage, nous organisons à cette occasion une petite sauterie entre amis, plus communément appelée "pendaison de crémaillère".
Cette dernière se déroulera… blah blah blah… pour la gêne occasionnée… blah blah blah… Thibaut, Harold et Régis."
Sur ce papier, des locataires avaient ajouté au stylo des :
"bienvenue au numéro 3" (pas ce con de Régis : nous sommes au numéro 3 de la rue…),
"excellente soirée"
"la fiesta" (ndr : un représentant de chez Ford, sans doute)
"amusez-vous bien"
"si on n’arrive pas à dormir, on passera prendre un verre" Auquel Martin avait répondu "vous êtes évidemment les bienvenus"
etc.
Moi, désireux de participer à cette espèce de grande célébration interactive de la communication ancestrale (on écrit, symboliquement, sur les murs de l’ascenceur tels les hommes du Néanderthal,je rappelle), je sors mon feutre (le crayon, pas le chapeau… le chapeau, je le garde même pour dormir… ça fait staïle !) et j’inscris :
Moi, j’aime pas les gens qui font la fête parce que je suis de droite.
Ben tu le croiras ou pas, mais un voisin a rageusement barré mon inscription (mais pas les autres, ce qui exclut tout vandalisme d’un jeune UMP sous influence de 2 Bailey’s).
Le voisin de droite n’a vraiment pas d’humour (pas le voisin de droite, hein, celui qui vote à droite, fais pas ta Fl*vie Fl*ment !!!).
Sinon, y’a aussi ma voisine, là.
Humeur du jour : je vais réfléchir avant d'en parler... parce que je suis un homme !
Zik : la chatte à la voisine, bien sûr...
Conclusion : Jah Love pour les gens de gauche. Pas pour les autres.
22:00 Publié dans Laïfe is laïfe | Lien permanent | Commentaires (18) | Tags : voisin, voisine, humour, chronique, nicmo, cremaillere |
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10.11.2006
Gêne et tics
Il y a quelques temps, la FéeKabossée a profité de l'analyse d'un grand moment de solitude pour nous démontrer -si besoin est- que la moto, c'est pas fait pour les filles.
Ou, pour être exact : les filles, ça fait de la moto, et c’est bien parce que quand elles oublient de poser les pieds par terre, une fois arrêtées, ben ça devient vraiment rigolo pour les observateurs alentour.
Toutefois, force est de constater, en regardant mon passé, que j’ai moi aussi deux-trois trucs à mon passif, pas trop glorieux.
Quoique…
Il y a… environ, nous avons emménagé dans notre immeuble actuel.
J’avais alors fait l’acquisition, en plus de ma merveille (mon PX 200) d’un scooter pour Manman, en l’occurrence un PX 125 parce qu’elle-n’a-pas-le-permis-mais-c’est-pas-plus-mal-vu-que-la-moto-c’est-pas-fait-pour-les-meufs.
Donc, dans la parking souterrain, je garais mon véhicule automobile de l’époque -sur mon emplacement- et mes 2 Vespa (la Vespa mienne et la Vespa sienne).
Où ça ?
"Dantonku" entends-je d’ici.
Ben pas tout à fait, quoique c’était tout de même dans un renfoncement (qui finit par sentir fort, tu le verras par la suite) afin de ne pas gêner mes contemporains dans leur allées et venues.
Un jour, je descends dans le parking.
Oui, je sais, ma vie est aussi trépidante qu’une chanson de Jean-Jacques Obispo, mais je vais tenter d'instaurer un semblant de tension, je t'assure.
Ouvrant la porte, je suis aussitôt olfactivement agressé.
Ca cocotte N°98 de Shell ou n°95 de Total (jamais bien su faire la différence).
Hypothèse 1 : si c’est le chien de la voisine qui sent comme ça, il se peut qu’il ait une fin tragique sous peu, surtout si je le croise. Une occasion rêvée de se faire un VRAI hot-dog…
Hypothèse 2 : c’est encore les gamins du quartier qui jouent à Niki Lauda. Ca va encore faire des histoires avec les parents de celui qui tient le rôle de Niki…
Je précise pour les incompétents en matière automobile que Niki Lauda n’a rien à voir avec les voitures russes de piètre renommée qui font l’objet de nombreuses blagues.
Hypothèse 3 : il doit y avoir une autre explication car on a interdit aux enfants de jouer avec les plus faibles d’entre eux ou avec les animaux.
Bref, me dis-je avec un sens du paradoxe qui n’appartient qu’à moi : ça sent le gaz, cette affaire…
Je pénètre (oh ouiiiiiiiii) dans le parking (oh noooooooon).
Et constate avec désarroi que l’odeur provient d’une flaque de carburant qui s’écoule (en fait, c’est pas cool du tout - boom boom tssssssssing) du scotère de Manman. Lequel est à sa place, certes, mais avec une horizontalité audacieuse que perso, je n’aurais pas tenté.
Un peu courroucé par le manque de soin de Manman, je remonte lui coller une tartine, à cette souillon qui ne met pas sa béquille, non mais quelle fille ! Mais voilà qu'entre deux gifles, je perçois qu’elle plaide non coupable.
J’en rajoute une ou deux parce qu’il faut bien que j’évacue la pression, sinon j’ai des gaz. Puis je redescends faire mon enquête.
Comme tu le sais, je suis diplômé de la Derrick-Tappert University, section Maigret, spécialisation Scoobidoo.
Or il y a, jouxtant le scotère, des débris de feu arrière. Je soupçonne aussitôt le mystérieux conducteur de la Fiat Uno du tunnel de l’Alma de venir désormais commettre ses méfaits dans mon parking mais en fait, il s’avère (t’et et des pas mures) que, selon toute logique, ça vient d’une Twingo garée en face.
Pour en avoir confirmation j’ai dû faire le travelling-qui-devient-image-de-synthèse-en-grossisant-les-éléments-de-la-pièce-à-conviction.
Pas facile sans le matos de pro, mais j’ai aussi regardé Les Experts donc je m’en suis pas trop mal sorti.
Donc, tout désigne la Twingo. Je décide d’accorder ma clémence à l’automobile ainsi mise en cause, mais de tancer son conducteur.N’en connaissant pas l’identité, je lui laisse un mot sur la portière, bien en évidence :
"Madame, Monsieur,
Que vous ayez la maladresse de renverser mon scooter, je le conçois.
Que, l’ayant renversé, vous n’ayez pas la force de le redresser, je le comprends.
Mais que vous ne fassiez pas preuve de la plus élémentaire des politesses en présentant des excuses, je trouve cela inacceptable.
Je ne vous salue pas car vous n’êtes qu’un cuistre malfaisant.
NicMo"
Le lendemain, j’avais un message sur mon répondeur : la propriétaire de la Twingo.
C’était ma voisine.
Pas genre "une voisine de l’immeuble" mais la voisine d’à côté.
Je n'ai pas eu le courage de l'incendier. On manque parfois de conviction...
Humeur du jour : un peu de mal à m’y remettre
Zik : Joey Starr – Alboume Gare au Jaguarr
Conclusion : Jah Love Be With All Vespa Riders
15:25 Publié dans Laïfe is laïfe | Lien permanent | Commentaires (16) | Tags : chronique, humour, vespa, voisine, voisinage, parking, honte |
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