22.11.2008
Otages et considérations
Précieux lecteur cher à mon cœur, financière lecteuse qui a un portefeuille dans sa vareuse,
Je ne sais pas si tu as remarqué, mais dimanche, en principe, c'est la grève dedans les trains des rails en fer qui font comme un chemin.
Et, comme à l'occasion de chaque grève ce sera l'occasion pour les media et le gouvernement de symbioser dans la beaufitude nous servir à l'envi jusqu'à l'écoeurement l'expession "prise d'otage".
On peut revenir sur la définition de ce qu'est un "otage".
Otage : n.m. Personne prise ou livrée à l'occasion de certaines conventions militaires ou politiques. Laisser les otages à l'ennemi.
J'ajouterai que c'est aussi un type de soupe chez les personnes allergiques à la lettre "p". Mon oussin, ce soir, je t'ai cuisiné un otage de légumes.
Bon.
Déjà, il faut se souvenir qu'en matière de prise d'otage, l'hydrocéphale hyperactif des Hauts-de-Seine notre vénéré Berluskozy, il s'y connaît grave sa race !
Il en a libéré des tas !
- des enfants (c'est important, les enfants, non ?) d'école maternelle de Neuilly : habilement déguisé dans son bermuda en velours côtelé DuPareilAuMême, il s'était glissé parmi les bambins au moment où ces derniers rentraient de récré. Eric Schmidt n'y avait vu que du feu.
(d'où l'expression "feu Eric Schmidt", sans doute…) ;
- des soignants bulgares… bon… ça l'avait obligé à faire un effort commercial (pour trois centrales nucléaires achetées, je te donne un porte-clef à l'effigie de Brice Hortefeux... t'es dur en affaires, Muhammar !) mais finalement, il avait réussi.
- sans lui, Ingrid Bétancourt serait toujours enchaînée à un arbre en bois.
Même si on essaye de nous faire croire le contraire
- des diplomates : pour l'ambassade US de Téhéran en 1978, on attend les rapports des historiens, mais les manuels scolaires ne devraient pas tarder à faire savoir que sans lui, rien n'aurait été possible (alors qu'avec lui… tout le devient, on le sait).
D'autre part, c'est bien, comme mot "prise d'otage".
Ca renvoie au terrorimse.
On sait depuis peu qu'en France, le terrorimse consiste à avoir des livres subversifs chez soi.
Genre : tu as chez toi le Petit Livre Rouge ?
Méfie-toi !
Tu devienS* un chantre de l'ultragauche révolutionnaire et sanguinaire, de celle qui égorge les chatons des patrons non pas parce que la doctrine de Marx l'exige, mais juste parce que ça défoule en sortant de l'usine et que ça fait rire gras les camarades socialo-communo-endoctrinés.
A ce titre, tu es (potentiellement-mais-ça-suffira-bien) un poseur de barres à mines sur les caténaires et donc tu mérites d'être traité comme Mollah Omar et Fred et son copain Benoît Laden (qui, pourtant, mérite votre confiance).
En un mot comme en sang : plutôt que de passer devant un tribunal correctionnel, on t'envoie devant une cour spéciale et les gouvernants se félicitent de l'efficacité de la police, te désignent comme coupable (alors que quand c'est André Santini, tout l'état-major de l'UMP te rebat les oreilles sur la présomption d'innocence) et l'affaireuh est dang'le SAC, comme dirait Charles Pasqua.

Bref.
Revenons à notre "prise d'otages" récurrente…
Il y a quand même un truc qui m'irrite et qui mérite qu'on fasse un parallèle
Les banquiers déclarent "Alors voilà : les gars, on a une bonne et une mauvaise nouvelle.
La bonne, c'est qu'on s'est bien poilé pendant des années : on a pris des risques de malade, on s'est enrichi comme des bâtards indémilles ("indémille", c'est "indécent", mais multiplié par dix), on s'est roulé dans la coke et on s'est tapé des poules de luxe.
On a repris quatre fois de la béchamel à tous les repas, c'était top.
Ah ! On va pas mentir ! Nous on pourra dire : "c'était mieux avant."
La mauvaise : c'est que maintenant, on est tous en faillite.
Enfin, pas nous-NOUS, hein ! Naaaaaaaaaan !!!!
Juste les établissements qu'on a bâtis avec votre argent.
Conclusion : soit vous comblez les trous énormes qu'on a laissés dans les comptes, soit c'est toute votre (et vos) économies qui part(ent) en couille comme une déclaration de Christine Lagarde.
Sinon, il reste de la béchamel ?"
Euh… soit tu me files ton pognon (pour la deuxième fois, en plus), soit c'est toute l'économie qui meurt…
Ca ressemble pas au discours-type de preneur d'otages, ça ?
Humeur du jour : le champagne m'a tuer.
Zik : Aretha Franklin - Rocksteady, remix de DaddyG sur son album DJ Kicks
Conclusion : on ne prête qu'aux riches. Les autres ont le Jah Love.
Nouvelles du front : mon FAI m'a rétabli la ligne, et, théoriquement, ce n'est plus qu'une question de jours avant le retour de l'Internet électronique chez moi… (mais j'ai été pistonné par un lecteur sympathique)(j'ai honte)
*un vilain "tu devient" modifié suite à la lecture attentive de Pau, lecteuse exigeante.
17:43 | Lien permanent | Commentaires (13) | Tags : otages, greves, sncf, voiler un bateau a vapeur, pincer une catenaire |
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