13.08.2009
"Elle" pédale dans la semoule de la déontologie
Précieux lecteur cher à mon cœur, brillante lecteuse demi-écrémeuse,
Dans cette note : une charge bien pesée contre le pseudo-journalimse de la presse dite féminine alors qu'on devrait la qualifier de crétine plutôt que d'insulter ainsi la femelle domestique de l'homme, dans son ensemble.
Ca fait un moment que je ne lis plus la presse féminine* pour tout un tas de raisons, la première étant qu'on m'a informé que j'avais un pénis surdimensionné que je la trouve inepte et bourrée de publicité mal dissimulée dans des articles rédigés, on le sent, sous la contrainte économique d'annonceurs exigeants.
Par "mal dissimulée" je veux dire : du placement de produits tellement grossier que Richard Virenque n'a même pas besoin de s'allier les capacités intellectuelles de Gérard Holtz pour les identifier.
(alors que Richard ne sait pas lire, faut-il le rappeler)(tout juste déchiffrer les mots de trois lettres à base de "E", de "P" et de "O", au maximum)
Oui, c'est dire !
Donc j'ai trouvé d'autres moyens de laisser exprimer la féminité qui est en moi, par exemple :
- en effectuant moi-même les tests comparatifs de serviettes hygiéniques en situation extrême (à savoir : lors du visionnage d'un flim avec Daniel Craig)(j'en suis arrivé à la conclusion qu'elles se valent toutes)
- en rédigeant moi-même mon horoscope. Ca ne le rend pas plus exact, mais ça m'évite d'apprendre dans la presse que j'aurai, la semaine qui vient, des règles douloureuses
- en découpant MES propres fiches cuisines expliquant comment ne pas rater la béchamel accompagnant le clafoutis de brocolis.
Bref.
Toujours est-il qu'hier, je revenais du marchand de journaux avec Manman, notre boboïtude en bannière, puisque nous étions tous deux bicyclettant les routes de Seine-et-Marne, entre notre village et celui du sus-mentionné marchand.
Histoire de ne pas atteindre la vitesse de croisière d'un coureur du tour de France, ce qui aurait laissé Manman sur place, je me suis mis à lire la presse qu'elle m'avait confiée, car je sais conduire d'une seule main, voire, tu le comprendras, d'aucune.
Et d'un seul oeil.
Et d'aucun cerveau, vu qu'il n'en faut point, ni pour pédaler (cf. le Tour de France) ni pour consulter "Elle" (sous peine de ne plus le refaire).
En outre, je trouvais ironique de lire un dossier sur la mode vélocipédique en chevauchant "Jah Powaa I", mon destrier 21 vitesses.
Un peu comme le jour où, sur l'autoroute, j'ai doublé des gens qui jouaient au Mille Bornes dans leur ouature
automobile.
Et là qu'est-ce que je me rends pas compte d'une manipulation tellement énorme que même en roulant d'un oeil et en lisant de l'autre, j'ai repéré la supercherie.

L'article -puisqu'il faut bien l'appeler ainsi- est illustré de photos de différents cyclistes et présente une intensité dramatique et une densité intellectuelle rappelant le "l'important ce soir, c'est de repartir avec les trois points" des interviews post-matches de championnat de France de philosophie.
Ou de football.
Je confonds toujours (Heidegger était ailier droit au Racing Club de Lens, ou je me trompe ?)
Bref, "Elle" croit utile de faire figurer des cyclistes de style différents :
- celle qui est mannequin pour Vanessa Bruno ;
- celui qui roule sur un BMX ;
- celui qui porte des chaussures ;
- celui qui est capricorne
- etc.

la "famille vélocipédique urbaine", en quelque sorte.
Au milieu de cette galerie de portraits, une jeune fille, de type carrément canon attire mon attention, non pas pour sa plastique comme on en croise peu dans les rues, mais pour sa prise de guidon peu orthodoxe
Elle ne fait pas trop cyliste, cette posture...
à mon avis, t'es à l'abri du Prix Nobel !
A cette "cycliste prise sur le vif, dans la rue, au hasard des déambulations parisiennes, par une journaliste attentive aux règles déontologiques de sa profession", j'aimerais prodiguer un petit conseil.
Oh ! Trois fois rien.
Juste mon avis d'amateur, puisque je me déplace souvent, comme elle, à bicyclette.
Mademoiselle, vous ferez sans doute partie des gens qui trouvent que se déplacer à vélo, c'est drôlement d'efforts.
Je n'ai aucune peine à le croire.
Et je vous répondrai : certes, mais essayez de détacher le vélo, vous verrez, on force vachement moins, pour rouler !.
Et à la "journaliste", je dirai : tes copines sont bonnes, mais pas la peine de nous faire croire que ce sont des quidams de la rue.
Ou plus subtilement, alors.
Si, si, sur la tête de la première pellicule de Jean-Louis Borloo.
Dis, "Elle", tu nous prendrais pas pour des Candeloro ???
Non ???
Parce que c'est un peu l'impression que ça donne...
Humeur du jour : Qui m'a emprunté "Heureux les simples d'Esprit' de Cara Zina sans me le rendre ? Hein ? Qui ? Tu vas me le rendre, dis ? Ta mère la zoophile qui facture des prestations sexuelles avec la bouche !!!
Zik : Deadline - Long Way home, pour faire patienter Maritxu avant le concert de septembre
Conclusion : "Jah Powaa II", en préparation, sera un "fixie" (ou "fixed gear" si tu préfères : ça, mais sans le frein avant)(pas la peine : y a que les lâches qui freinent !)
Et demain ? : demain, je te montrerai qu'à l'instar de la presse féminine, Papy Chouchou le président Berluskozy se moque de nous quand il affiche son écologimse.
*La presse féminine, c'est la presse où on ne parle que de futilités. Parce que la femelle domestique de l'homme ne saurait réfléchir. La presse masculine, c'est du cul ou de la technologie. Parce que le mâle moderne ne rêve que d'une machine à lui sucer la teub... Voilà à quoi on en est réduit... intéressant, non ?
Requête de conclusion : colonne de droite, il y a un sondage. Tu peux y répondre, s'il te plaît ? C'est peut-être un détail pour toi, mais pour moi, ça veut dire beaucoi...
15:07 Publié dans Grincements de dents | Lien permanent | Commentaires (19) | Tags : presse feminine, elle, supercherie, velo, fixie, fixed gear, pedaler un ouragan |
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26.03.2007
Vélo ? Vole !*
*Non, rien…
Là, je crois que je vais changer mon opinion sur S*rkozy. Et si t'es logique, tu vas faire de même. C'est lui qu'il nous faut. Reviens, mon Nico !
Je t’essplique : samedi soir, je suis allé à l’anniversaire d’un pote. Excellent.
En sortant du restau, je mets la clef dans l’antivol de ma bicyclette et la tourne avec vigueur, car la serrure est sérieusement grippée.
Bilan : je repars avec mes pieds (trop tard pour le métropolitain) et le moignon de clef la poche. L’autre partie n’est pas perdue, note : elle est bien rangée, dans la serrure.
Ca m’a permis de raccompagner une copine avec qui j'ai devisé durant une bonne ½ heure… et la bicyclette est demeurée attachée à son banc.
Enfin, je dis son banc, tu verras par la suite que ce n’est pas exactement une opinion partagée par tous.
Comme j’ai un besoin impérieux de mon moyen de transport favori, j’ai trouvé une solution.
Non.
En bon blogueur qui pense à toi, j’ai trouvé LA solution : aller (de manière volontaire pour une fois) au commissariat du coin pour leur emprunter une pince monseigneur afin de libérer mon destrier de son entrave fatale. Le NicMo dans le poulailler expliquant au condé de service qu’il va sectionner un antivol sur une place avec les terrasses de six cafés/restaurants pleins à craquer en cette belle journée, y’avait de quoi, normalement, faire une note croustillante relatant une négociation qui s’annonçait délicate.
Ben non, le commissariat a changé de place et je ne l’ai pas trouvé. Quasi-déçu, je vais au Bozo de l’Hôtel de Ville. J’en ressors avec une pince monseigneur. Je me dirige vers la place.
Good news : la bicyclette est toujours là.
Les terrasses des cafés autour sont bondées, comme prévu.
Sur le banc, trois vieilles, entre Roselyne Bachelot pour la voix, les Vamps pour l’habillement et Joey Starr pour le franc-parler.
J’ai une mission à remplir, donc je sors mon instrument de 70 cm (la pince, vieux fripon de lecteur) et je sectionne l’antivol. La vieille la plus à gauche s’est tournée vers moi et me regarde faire. Elle prend à témoin ses copines que je présume, comme elle, ménopausées depuis la première élection d’Alain Poher à la présidence du Sénat (ceci n’ayant pas forcément déclenché cela. Et encore…)
- Dites, faudrait le pousser le vélo, parce que là, il gêne, hein…
- Si j’avais pu le faire avant, j’aurais déjà mes fesses dessus sombre connasse du précambrien madame ! Mais, si possible, je préfèrerais pédaler dessus que le pousser, voyez...
- Ouais, ben là, quand même hein... ajoute t'elle sur un ton qui n'est pas sans rappeler Zézette-du-Père-Noël.
Je méprise un peu, pose mon PC sur le siège enfant, ajoute la pince monseigneur qui dépasse fièrement et prends la route.
Bilan : notre mini-ministre de la répression n’a pas démissionné depuis 5 heures que tu peux te permettre de braquer une bicyclette sous les yeux d’une bonne centaine de personnes, en plein jour !
On dira ce qu’on voudra, mais d'une part, c'était pas comme ça quand il était encore en poste, et d'autre part, il a raison : il est urgent de redresser le pays, les valeurs se perdent.
ON NE PEUT QUAND MÊME PLUS VOTER A GAUCHE QUAND MEME LES VIEUX ENCOURAGENT LES DELINQUANTS !!!
Humeur du jour : inquiet… notre société est VRAIMENT au bord du chaos !!!
Zik : pour me remettre de cette épreuve, je me suis mis Marcel Amont à fond dans mon Archos !
Conclusion : Jah Love pour les vieilles des bancs publics et les pigeons qui les visent (d'ailleurs, je pense qu'on devrait modifier le nom du jeu. Fini Pigeon ? Vole ! maintenant, ce sera Pigeon ? Chie !)
Interrogation : y'a un texte vraiment pas drôle qui est paru dans les annonces de Libé. J'hésite à le publier. Ce serait un accroc à ma ligne éditoriale mais... chais pas, il me travaille en profondeur... si tu penses, t'en penses quoi ?
22:35 Publié dans Laïfe is laïfe | Lien permanent | Commentaires (16) | Tags : nicmo, chronique, humour, velo, vol, delinquance |
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