08.06.2008
TER (minus)
Précieux lecteur cher à mon cœur, captivante lecteuse de la vallée de Chevreuse,
Dans cette note, du NicMo avec de vrais bouts de Jean-Claude Dusse (période : "c'est mes yeux ou quoi ?") dedans et un début d'explication sur ma phobie des villes villages hameaux grottes trous sordides en Régions.
Et des gros mots.
Grand Con Malade chantait la poésie des voyages en train… ben on n'a pas dû avoir les mêmes !
Rappel : si tu as raté le grandiose épisode du train suisse : clickici
J'avais rendez-vous jeudi matin pour honorer un bassin de ma présence.
Ouais, je fais ça.
J'honore de ma présence certains bassins
Les plus huppés.
Toujours est-il que je devais emprunter la ligne Paris-Bordeaux, descendre à Bordeaux-St-Jean et prendre le ver de TER pour me rendre du côté d'Arcachon.
Sur le bassin, donc.
Ca, c'était le plan.

lui qui a plus d'appétit que Barracuda)
Bon, la partie facile, c'est Paris-Bordeaux. D'une traite en TGV, avec un arrêt à Libourne (33 500).
Mais bon, faudrait vraiment être crétin ch'ti désoeuvré pour descendre à Libourne (33 500).
Ce que je ne suis pas, conviens-en.
Allez vas-y fais pas ta pute conviens, qu'on en finisse !
En te remerciant.
Bref : je descends à Bordeaux et dispose de 4 minutes pour me rendre "Voie A".
La catin de sa génitrice de "voie A", est indiquée en même temps que la voie 1. Et quand j'émerge du tunnel, je note bien que je suis voie 1 (et non voie A, tu suis ?), mais sur la porte de l'espèce de Corail qui stationne là, je crois lire Arcachon.
Donc j'y monte, comme papa sur maman.
Le premier truc qui me surprend, c'est que le train repart vers le nord, traverse la Garonne pour aller rive droite… ce qui laisse augurer d'une trajectoire un peu originale pour faire Bordeaux-Arcachon.
(Mais je me raisonne : dans la mesure où certains passent par Lima pour faire Paris-Pékin… y'a pas de raison)
Je demande à ma voisine si je suis dans le bon train.
Que nenni, ce dernier se rend à Angoulême !
Angoulême, ça commence comme "angoisse". Ca finit comme "je l'aime", mais j'ai pas l'intention de laisser finir : JE VEUX DESCENDRE.
Ca tombe bien, le train s'arrête très peu de temps après à Cenon, où passe le tramway qui me ramènera vers Bordeaux-St-Jean, ha ha ha, ce n'est qu'une péripétie rondement menée me dis-je en descendant du train maudit.
Je dévale les escaliers jusqu'à l'avenue Thiers, mon pécé en bandoulière… le tramway arrive… je me sens tout léger de la solution instantanément trouvée.
Léger, léger… jusdechattedAlliotMarie !!!!
J'ai laissé mes enfants mon casque et mon sac dans le train des bouseux pour Angoulême.
Je remonte les escaliers avec la grâce d'un félin du Poitou comme un furieux (là, c'est beau comme une scène au ralenti dans un film moldave qui narrerait l'histoire d'un poney qui aime faire le bonheur des gens, des ricochets sur un canal et le craquement de la cuiller sur la crème brûlée), je crie "Attendez ! j'ai oublié mes affaires !!" au moment même où le contrôleur va siffler le départ.
Je me glisse avec la vélocité du lézard, dans le ouagon ouvert… Bordeldecouilledeloup Sapristi ! C'est pas le mien !
Je ne sais plus dans quel ouagon j'étais !
Du coup, le contrôleur me fait comprendre que bon, je suis bien gentil, mais il va quand même falloir que son train se mette en route. Y'a des gens qui ont des silex à frotter s'ils veulent manger chaud ce soir, vous comprenez, il faut y aller, maintenant, surtout qu'il y a Nicer the Life qui va commencer.

il est vrai...
J'ai bien pensé à lui rétorquer un bon vieux "Vous ignorez donc que je suis Carla Sarkoni" mais je n'avais pas ma guitare avec moi !
J'aurais pu aussi tenter de me faire passer pour une blogueuse influente, mais d'une part, on ne plaisante pas avec ça, d'autre part, ma robe Moje date de 2006 !
Du coup, je reste -sciemment cette fois- dans un train qui va dans la mauvaise direction.
J'y retrouve mes affaires.
Prochaine halte susceptible de voir un train me ramener vers Bordeaux : je te le vends donne en mille.
Libourne (33 500).
Me voilà donc à Libourne (33 500) avec une heure à tuer. Et une furieuse envie de me faire subir le même sort.
Je me dirige donc vers le buffet pour me faire un jeu vidéo de bagnoles où je me défoulerais en écrasant des vieilles .
Certes. Mais en Région, pour pouvoir te distraire en attendant de rejoindre la civilisation, il faut mettre… des francs (FF) dans la machine !!
Bon ben… je vais jouer avec le passage à niveau, moi... avec un peu de chance, y'aura un bus qui va passer...
Humeur du jour : méfiance… va falloir que j'y retourne… prendrai p'têt' un direct, pour l'occasion, tiens !
Zik : pour les oreilles ET les yeux : Les Chansons d'Amour, de Christophe Honoré. Musique d'Alex Beaupain… Je suis amoureux de Clothilde Hesme autant que de Ludivine Sagnier, je crois. C'est dire !
Conclusion : tu veux devenir PNC-aux-portes ? Je vais créer Jah Love Airlines pour ne plus jamais prendre le train.
La tournée du Patron : j'ai reçu la première contribution au concours de pochette. Elle vient de Djib. Elle est très bonne. A ton tour.
22:49 Publié dans Laïfe is laïfe | Lien permanent | Commentaires (32) | Tags : train, sncf, ter, bertrand cantat ne met pas de chaussettes blanches |
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26.02.2007
Des vacances à un train d'enfer...
Je suis un père prévoyant.
Par exemple, pour quitter la Suisse avec mes trois grumeaux, j’ai pensé la logistique dès le début de la semaine.
Le jour J, tout se passe donc comme prévu. Nous prenons le train.
Nous avons notre correspondance… tout va bien.
En route pour Genève, nous nous arrêtons dans un patelin au nom croquignolet.
Notre wagon s’arrête juste devant le panneau avec le nom de la commune.
Je vais à la porte. Prendre le cliché.
Pas mal.
Mais si je descends sur le quai, le cadrage sera meilleur.
Je descends, l’oreille aux aguets, traquant le signal de fermeture de la porte.
Afin de sauter dans le train.
Je m’approche.
Je cadre.
J’appuie. Clic-KLONK.
KLONK ?
Marrant, ça ! Mon obturateur fait le même bruit qu’une porte de train qui se referme !!!
Trop de la balle, ou bien ?
OH, PUTAIN DE FOUTRE DE BOEUF !!! (oui lecteur(e), sache qu'il m'arrive parfois d'user de mots grossiers, en cas de stress soudain et inattendu, de présence de militant UMP en mocassins et chemisette dans un rayon de moins de 10 mètres -je n'ai jamais pu cracher plus loin que 10 mètres- ou de merguez mal cuite. Respect pour la merguez.)
Et là, je vois mes deux Grands avec les yeux écarquillés.
Derrière la vitre du train.
Dans laquelle se reflète par intermittence la tête de leur père courant à côté dudit train en leur hurlant de descendre A GENEVE.
A GENEEEEVE !!!.
Ah ! Oui... il s'est mis à pleuvoir des trombes bien linéaires, grâce aux rafales de vent glacé qui les accompagnaient...
Bilan de l'expérience:
1. J’avais pas prévu de me débarrasser de mes Grumeaux si tôt. Ca fait bizarre.
2. Le train suisse est un félon nonchalant. Il prend son temps pour s'arrêter, mais part rapidement, sans prévenir, même si cherches à l'arrêter accroché à une poignée de porte, au coût d'une paire de semelles de rangers. Il est puissant, le bâtard.
3. J’ai tout de suite trouvé une utilisation du cliché, comme un solennel condensé de mon existence.
JE NE SUIS QU’UN MOT
avec/de l’image suivante :
Oui je sais : gratuit et facile. Et alors ?
C’est tellement bon…
Humeur du jour : retour au taff... ça va. Du retard dans les réponses, mais j'ai tout lu...
Zik : Richard Galliano, à la radio... pas mal...
Conclusion : Jah Love, ou bien ?
20:55 Publié dans Laïfe is laïfe | Lien permanent | Commentaires (23) | Tags : nicmo, chronique, humour, train, suisse, enfants, gland |
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13.12.2006
La loi de Murphy
Salut à toi, ô mon frère (salut à toi, peuple khmer...) !
Là, je suis en, galère, et Murphy se défoule sur moi, j'ai l'impression.
Je t'essplique : je prends le train. Jusque là, tout va bien.
Normalement, je pose les fesses dans le train, je mets du son dans mes oreilles, et je sors mon bouquin. Là, si vraiment je suis dans un jour faste, je me trouve à côté d'une créature tout à fait attirante.
Elle a les mains fines.
Elle sent bon.
Elle parle doucement comme celles qui savent que la précipitation n'est jamais utile. Surtout en matière de rencontres.
Elle parle doucement comme celle qui sait qu'obligé de tendre l'oreille, je serai entièrement dévolu à capter ses mots afin de trouver les réponses adéquates, subtiles ou décalées, voire drôles parfois... enfin bon.
Elle sent bon.
Elle m'explique tout de go qu'elle se sent toujours un peu émoustillée par les voyages en train. Elle est volubile sans être saoulante, légère et profonde, droite comme un truc tout droit (insère ici le truc tout droit qui te sied [ ]) et tout en courbes sensuelles.
Elle a un joli décolleté qui laisse entrevoir une poitrine sympathique et douce, ample sans être provocante (mais quand même un peu).
Elle a le sex-appeal de Michèle Alliot-Marie Shanice celles dont le corps semble empreint de grâce, quoiqu'elles fassent.
Elle a le geste et le parler fluides et précis.
Elle sent bon et me rend la bouche sèche dès que je la regarde.
Elle me rend honteux, juste parce que je la désire... une sorte de rôt retour d'éducation judéo-chrétienne mal digérée...
Elle sent bon et me fait regretter la Micheline (je parle du train du temps jadis, pas de la très bonne professionnelle des boulevards périphériques, Micheline-qui-dit-oui...) qui aurait rendu le trajet plus long.
... et puis... je me réveille (ben vi, fallait que ça arrive).
Et je suis dans le train. Par "dans le train", entendre bloqué comme... dans un train. J’ai eu une place dans le piège à pourrir le trajet sauf si t’as la chance d’être sourd et aveugle (si t’es un peu con, c’est pas plus mal) carré pour les tortures familles.
Et celle qui arrive…
Elle : la classe de Paris Hilton, dont elle partage par ailleurs probablement le QI, en plus du goût pour l’excès de gloss. Des limaces relookées Barbie World en guise de bouche. Plus enceinte que Zézette dans le Père Noël, le chouine-gomme et la bouche ouverte. Dans l'ensemble… disons... toutes les palettes du rose.
Je pèse mes mots (y’en a 200 gr en trop, j’vous les mets quand même) :
Du concentré de Sulfurate de Pétassium !!!
Appelons-là Jennythia et interrogeons-nous aussitôt sur la nature de la personne susceptible de séduire, puis d’engrosser cette engageante créature ???
Il arrive : marcel gris tendu par des abdos modelés à la Kr*nenbourg, le bermuda type "Waïkiki" (collection printemps-été 1989, celui avec le gorille) et la tongue au pied. Un début de calvitie et un voile d’imbecillité que je n’avais constatée, jusque là, que chez Harry et Vincent. Les pattes des mygales qui dépassent sous les aisselles. Se tient un peu comme Raffarin.
Le dynamisme d'une pub N*tella et le vocabulaire de St*evie-de-l'UMP (tiens, encore un porte-parole précieux, en plus de Doc Démago et Johnny Eeeuuuptik-2000...).
Nous le prénommerons Bernard-Orlando-Francis. Dit : BOF.
BOF et Jennythia s’assoient en compagnie de leur golmon plus agité que le neurone de Flavie Flament devant les mots-croisés de Télépoche petit fripon.
Un Kevin (ça, c’est pour de vrai) de 4 ans, au jugé.
Aussitôt, Manman se plonge dans l’intégrale des Rougon-Macquart P*blic. Papa sort sa PSP où, visiblement une guerre se déroule à laquelle il prend part, le temps de se faire dézinguer au fusil, tournevis ou Dieu sait quel autre moyen bruyant comme je rêve de le faire, vu que je profite du son nasillard parce que Crétin 2000 n’a pas pris de casque très régulièrement.
Kevin, lui, se retrouve tout seul devant la table vide qui nous sépare.
Au bout
Manman sort donc un bloc-note et un bic. Et replonge dans les réflexions visiblement profondes que lui inspire B*n Week. Ou alors, c'est l'heure de la sieste du neurone. BOF est toujours à la guerre, toujours au grade de sous-off, ce qui, compte tenu de son développement intellectuel, prouve bien que c'est de la réalité, certes, mais virtuelle.
Kevin se refait chier. Et l’exprime. Normal.
Se met alors en branle une machine savamment réglée, et très intéressante sur un plan comportemental :
Kevin manifeste à intervalles réguliers.
Jennythia quitte son G*la (ben oui, elle avait dévalisé le point-presse de tout ce qui était intéressant, BOF avait sa PSP avec Death Lethal Warrior Of Darkness Brutality Of the Nuclear Ages 4.
Et Kevin, il avait son bic et son bloc -putain, on dirait du Lavilliers !-) et, avec des gestes aussi maladroits que les mots sont justes, exprime une douce réprimande :
- Kevin, tu m’emmerdes ! Arrête un peu ! Tiens-toi tranquille !
La fois d’après, le père, prenant à cœur l’aspect pédagogique de son statut, met sa PSP en pose (sauver le monde, c’est pas le genre de truc que tu interromps comme ça… au débotté…) se lève, et :
- Kevin, si tu te calmes pas, je te colle une tartine !
Et il replonge jouer à Rambo.
Et moi, au milieu des Pierrafeu de la pédagogie.
Je suis dans Chérie, j’ai rétréci les cortex (pour les filles : le cortex, c’est pas une matière étanche-mais-qui-laisse-respirer-la-peau pour les blousons de ski, hein… je ne fais allusion à aucune catastrophe de nature domestique, là…).
Ca alterne comme ça toutes les 10 mn.
Au bout d’un moment, bizarrement, je me lasse un peu. Parce que faut pas imaginer que le père coupe le son de la guerre nucléaire quand Manman prend en charge l’engueulade l’éducation du petit…
Bref, je vais au bar pour… ben pour… chais pas moi, me prendre... euh... un sandwich.
Te dire si c’est vraiment un prétexte…
Comme il y a du monde, je prends place dans la file et patiente.
Ca va pas vite du tout. Je termine mon calcul selon lequel j’en ai pour vingt minutes et là, juste dans mon dos, j’entends :
- Reste calme ou je te colle une tartine !
Murphy, je crois que tu te moques…
Humeur du jour : c'était mieux avant, quand il y avait des cendriers dans les trains pour fracasser le crâne de l'importun.
Zik : ni'importe quoi qui couvre le bruit d'une guerre
Conclusion : plus de Jah Love dans les jeux de guerre, que diable !
07:10 Publié dans Grincements de dents | Lien permanent | Commentaires (22) | Tags : Train, humour, chronique, blog, beauf, paris hilton, shanice |
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