05.10.2009
Johnny à l'armée : "ben mon colon !"
Précieux lecteur cher à mon coeur, gothique lecteuse à la face joyeuse,
Dans cette note : l'épilogue de la note précédente et une suggestion audio-visuelle propre à renverser le PAF (l'audio-visuel français, pas le chien)
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Epilogue, donc, de la note sur l'Audi e-tron :
Barbudo me rappelle dans son commentaire que le kat-kat de chez Renault est commercialement dénommé Koléos. Ce qui, en grec ancien, signifie "l'étui, le fourreau", et, par extension en grec moderne, le vagin de la femelle domestique de l'homme.
J'avais oublié, effectivement...
Et j'ajouterai l'exemple du Mitsubishi Pajero (encore un kat-kat... décidément...), qui signifie littéralement "branleur" en espagnol.
On arrête avec les bagnoles ?
Ok, je suis pour.
(Si, VRAIMENT, ça t'intéresse, tu peux jeter un oeil à cette vidéo passionnante, qui n'est qu'un exemplaire d'une série totalement addictive).
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Passons donc au sujet du jour : je te propose de lire mon courrier, rien de moins.
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De : NicMo DeBor de Tetrokon, Paris
A : Stephane Courbit, direction générale, Endémol
Paris, le 05 octobre 2009
Envoi en lettre simple
Monsieur,
Je crois avoir compris que Secret Story était arrivée à son terme. Par conséquent, la télé-réalité a besoin de nouveauté.
Comme je ne suis qu'amour et partage, je vais vous suggérer la mise en production d'une émission qui devrait, à n'en pas douter, devenir très, très populaire et remplir cette case -dite "de réal-TV" des programmes de TF1 (car une grille de TF1 sans télé-réalité, c'est un peu comme un ministère sans Auvergnat)(c'est vrai ça... ils sont tellement nombreux, ça ne m'étonnerait pas que bientôt, on organise une auvergnatonnade dans les rues sombres de Marignane ou d'Orange...)
Mon projet donnera naissance à une émission aussi populaire que le jeu inventé par Jacques, le père de Chimène Badi, auquel tous les enfants ont joué un jour, et qui porte son nom.
En effet, qui n'a jamaiss joué à Jacques Badi dans la cour de récré ?
(NDR : ce faisant, je mets un vent à Petite Cervoise qui se voit comme une challenger de taille pour la Benichoo's Cup)
Comme votre temps de cerveau est précieux, j'exposerai grossièrement les grandes lignes de ce nouveau programme.
Nul doute que les réunions que nous aurons par la suite nous permettrons d'affiner l'idée, si besoin était.
La star mise en scène : Johnny Hallyday.
LA star internationale de la France de la Suisse Wallonne qui bénéficie d'un statut d'idole des jeunes (du moins tant que Jean-Luc Lahaye n'est pas revenu au premier plan, ce qu'il a promis à ses fans au début de cette année).
En outre, la présence de Johnny suffit à elle-même et permet de se passer de la participation d'autres stars, souvent capricieuses.
(Vous savez ce que c'est... les stars, quand il y en a une ça va, c'est quand elles sont nombreuses qu'il y a des problèmes...)
Johnny, c'est pas une buse !
L'objet de l'émission : le quotidien la vie de Johnny.
L'actualité de monsieur Hallyday est très focalisée sur la santé et les soins.
Cette situation permettre d'aborder les grands enjeux du monde contemporain, et de donner du sens à un genre qui, souvent, se contente d'un voyeurisme nichonnesque en guise de raison d'être.
Exemple : après avoir déposé sa fille Jade à la crèche Roman Polanski de Gstaad, Johnny prend le volant de son Hummer pour aller passer un scanner.
Les caméras suivent l'intégralité de ses mouvements, et l'on se rend compte, à cette occasion, de la difficulté qu'ont les personnes frappées de Parkinson à se curer le nez au feu, sauf à trembler à 800 trs/min, la fréquence du moteur du véhicule au ralenti.
Encore faut-il que les vibrations soient décalées pour s'annuler... sinon ça risque au contraire de s'amplifier, couvrant ainsi le plafond du prestigieux kat-kat de stalagtites de mucus que le pauvre patient tente désespérément de gratter mais le manque de précision de son geste rend cette tentative aussi vaine que pathétique.
On verrait l'idole des jeunes sous un nouveau jour, non ?
Johnny permet ainsi d'ouvrir des débats à portée nationale :
- est-il utile d'avoir des vitres fumées si tes crottes de nez ne finissent jamais dans ta bouche ?
- qu'est-ce qu'elle a sa gueule ?
- si on programmait son GPS, Johnny retrouverait-il le chemin de la France, comme il l'avait annoncé pendant la campagne présidentielle "si jamais Nicolas Sarkozy est élu, je reviendrai" ? Ou alors...
- puisque Johnny ne revient pas, on peut s'interroger : Nicolas Sarkozy a-t-il vraiment été élu ?
Depuis, il a arrêté de vomir son whisky-béchamel sur l'épaule de son cuir.
Le titre de l'émission : Plus Belle la Chimio
Le titre ne sera utilisé que pour la première saison.
Pour la saison 2, Valéry Giscard d'Estaing sera participant, en plus du rocker helvétique.
Je propose que le titre devienne Allumer le vieux.
On pourra alors introduire une dimension de jeu, et faire participer les téléspectateurs grâce aux SMS surtaxés.
Exemple :
Voix off : "un seul anus artificiel... deux candidats... c'est à VOUS de choisir".
- pour confier le sphincter motorisé à Valéry, et que Johnny n'ait plus jamais l'envie d'avoir envie, tapez 1.
- pour que Valéry continue à faire une flaque dès qu'on lui présente un portrait de Lady Di, tapez 2.
Les évolutions ultérieures :
Au début de la saison 3, Jade devrait entrer en maternelle.
On pourrait alors suivre les progrès que Johnny fait dans l'apprentissage de la lecture, en parallèle avec l'évolution de sa fille adoptée (compte tenu de l'absence de lien génétique entre les deux individus, on peut espérer que la petite Jade présente une évolution normale, arrivant à articuler des mots de trois syllabes, ce qui fera la fierté de ses parents)
Bref, vous le voyez, l'émission ne manquera ni de sens, ni d'ambition, ni même de pérennité.
Je suis à votre disposition pour en discuter quand bon vous semblera et vous prie d'agréer, Monsieur Courbit, l'expression de ma considération distinguée,
NicMo DeBor, Nitax de Setzer.
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Humeur du jour : un vélo emprunté, c'est mieux qu'un vélo volé. Mais maintenant, je l'attache, hein...
Zik :
Conclusion : Jah-lumeeeeeeer, le feu !
Et demain ? : nous verrons ce que nous pourrons dire d'intelligent. Pas certain que ça vienne...
Cette note est dédiée à ma fille Maritxu :
Mxu : qu'est-ce qu'il a Johnny ?
NicMo : un cancer du côlon.
Mxu (ravie) : Ah bon ? Il va mourir, alors ? Chouette !
NicMo : Maritxu, on ne se réjouit pas du malheur d'autrui. C'est mal.
Mxu (abattue) : Ooooooh ! C'est trop triste ! Il ne pourra plus chanter Optic 2000...
14:42 Publié dans Vu à la Tévé | Lien permanent | Commentaires (18) | Tags : johnny, cancer, colon, tele-realite, tv realite, fendre un verre de montre |
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05.09.2006
T'en re-veux ? Y'en re-n'a !!!
En bon pratiquant de la prolepse, je dirai que oui, je suis en retard, je sais, mais non, ça n'altère en rien la qualité des commentaires. Et puis merde, j'ai pris des notes, je me débrouille entre un PC sans batterie à la maison et un Mac hors d'âge au bureau pour pondre ce billet... (promis, dès que c'est résolu, je réponds aux mails, aux com et tout)
Je ne mettrai pas "sic" après chaque citation, mais elles sont authentiques, dans leurs approximations ET dans leurs répétitions.
Je passerai rapidement sur le couple de Bisounours -Joël et Jennifer- parce que... le gluant, c'est pas trop mon truc. Mais quand même...
Le gars, il est dans un endroit paradisiaque avec une meuf qui est censée être open (sa tentatrice). Ils sont à table sur une terrasse. Palmiers et mer en toile de fond, une belle table bien dressée et joliment décorée.
Il lui sort : "quand je vois ces bougies, là, ça me fait penser à celle que j’aimerais disposer dans ton rectum Jennifer parce qu'à la maison, elle avait acheté des bougies à la vanille...".
Abendacor !!!!
Et quand il regarde la tentatrice, ça lui rappelle Jennifer parce qu'elle aussi, elle a des cheveux et qu'elle aussi, elle met des chaussures ?
Et quand il va aux goguenots, ça doit lui rappeller Jennifer aussi, parce qu'elle n'oublie jamais d'acheter du PQ quand elle fait les courses à Cora Aldi le WE…
Faut dire que la Jennifer, elle est aussi catastrophiquement crétine attachante... Par exemple, elle dit : "on a vu des vues magnifiques... des couleurs... turquoise... c'était vraiment... joli, quoi !".
Conclusion : va choisir les bougies à la vanille à la Foir'Fouille et laisse tomber tes prétentions sur le Goncourt…
La prise en note des déclarations des candidats m'a fait réaliser un truc : ils sont, intellectuellement parlant, épuisés. Ils n'arrivent pas à combiner richesse de vocabulaire et précision syntaxique. Mais leurs efforts sont louables pour le masquer !!
Bon, je vais jouer la franchise avec toi : on va d'approximation en approximation et, surtout, il s'agit de combiner, à l'intérieur d'une phrase, répétition et déclinaison d'un seul et même mot qui en constitue l'ossature.
Illustration avec Harry (Champion du Moooooonde, Harry, je baise tes pieds et décrète que ton corps sent bon) et Vincent, les plus forts à ce jeu. Surtout Harry. La force de frappe d'un troupeau de buldozers...
Harry : je vais voir, je vais revoir Emeline... on va voir, quoi... ça va êt' le... on va voir comment j'vais, comment j'vais réagir quand j'vais la voir. C'est ça qui... on va voir, on va voir, je sais pas.
Vincent : avec Shanice, on s'est rencontré par hasard, c'était un pur hasard, des fois, le hasard fait bien les choses et là, il les a bien faites.
Inutile d'épiloguer sur la beauté de ces allitérations, respectivement en "voir" et en "hasard". Je ne suis pas le docteur Benton, mais je crois Harry et Vincent victimes de la maladie de la "tête de Delco" : dans le temps, il arrivait parfois que la voiture refusât obstinément de démarrer, toute tentative se soldant par un bruit, grosso-modo, situé entre le brâme du cerf souffreteux et le presse-purée tournant à vide. Le moteur n'avait pas d'allumage -pas d'étincelle- pour enflammer le carburant et ainsi se mettre en route.
Le mécano arrivait alors et le diagnostic avait tout du grand classique, qui tombait comme une évidence : "c'est la tête de Delco".
Eh bien Vincent et Harry, c’est pareil quand ils semblent réfléchir : c'est la tête de Delco. Aucune étincelle et un bruit anormal.
Et ça marche aussi avec Eric. Un autre exemple ? Même pas peur.
Eric : J'étais venu chercher des réponses par rapport à Sandra et, euh... sur l'essentiel... l'essentiel c'est à dire, euh... m'amener vers un chemin qui me mènerait à l'amour.
Et, allez, par gourmandise, Harry, cherchant à séduire : Tu crois que je fais un enfant comme ça, moi ? Avec n'importe qui ? J'fais pas un enfant comme ça avec n'importe qui." (et 4 millions et quelque spectateurs de se sentir soulagés)
Encore du Harry ? Je t'ai dit : si t'en re-veux, y'en re-na.
Harry : On a beaucoup de points communs tous les deux, et ça, ça m'a plu. Ca m'a plu chez elle. Et voilà, quoi, ça m'a plu.
Ou enfin : "J'ai craqué, j'ai subi à la tentation... j'ai subi à la tentation"
Autant pour la richesse lexicale.
Examinons maintenant le fond, puisqu'on le touche régulièrement, pour mon plus grand plaisir sadique, je dois avouer.
Vincent, la chemise ouverte autant que la bouche, nous donne une leçon de classe. C'est vrai, au départ, on pouvait croire le garçon aussi creux qu'un discours de Nicolas S. mais que nenni !!!! Il a de l'éducation et tout.
Déjà, dans l'avion, il met son chouine-gomme dans le creux de la joue avant de faire sa salade de langues avec Shanice, qu'il attrape par le menton... faut dire que la classe, ça le travaille, Vincent.
Vincent : Sanice était une fille très sexy, très sexy MAIS qui pouvait respirer la classe.
Ben oui, quoi, Shanice, dans la soirée thématique "fétachôdass", elle se trémoussait en micro-short en jean à franges qui laissait judicieusement voir le pli de la fesse. Ca, pour respirer, ça respirait. Mais la classe était directement inspirée par Daisy Duke, la cousine de Sheriff Fais-Moi Peur.
Vincent toujours : Moi, je vous dis que si vous parlez d'une femme à une autre femme, en franchise, hein ? en franchise, si la femme en face de vous, si elle a pas assez de classe et de distinction pour se retenir, ça peut aller très, très loin.
Il faut dire que Mélanie nous en apprend long sur Raymond et Vincent . Ou, pour être précis, long sur Raymond et court sur Vincent, si tu décryptes : "Raymond, il a voulu me connaître intérieurement" (je la crois volontiers : il est payé pour ça...) puis "Vincent, il ne sait pas comment je fonctionne, au fond" (contrairement à Raymond, donc. Mais il faut dire que Raymond est black. Pas black-black, hein, mais Vincent pas du tout. Et selon la croyance populaire et désormais l'expérience de Mélanie, le noir, mieux loti, tape le fond tandis que le blanc, non. Moi, j'y crois et le fait que je sois fils d'Antillais n'a rien à voir...).
Ben moi je dis qu'arriver à dire des trucs comme ça à la tévé sans dire de gros mot, tout en sous-entendus subtils, c'est la preuve que Vincent ne sait/veut pas voir que Mélanie, c'est la top classe.
Combat de titans du staïle, donc, entre Vincent qui remplace le mot pute par heum-heum (racle bien la gorge, n'hésite pas, c'est comme ça que ça se prononce), ce qui donne : J'ai jamais dit sur toi que t'étais un heum-heum, j'ai jamais dit sur toi que t'étais un heum-heum ; et Mélanie, de n epas répondre quand il lui a lancé : "tu veux savoir si j'ai eu les plaisirs charnels ?" On ne saura pas, nous non plus, car il ne répond pas aux questions qu'il pose lui-même.
Dommage. Il eût été intéressant de savoir jusqu’où vont les employés de la prod : ont-ils un prime en cas de tâtage de michons ?
Une cagnotte à se partager entre ceux qui arrivent à pratiquer le zizi-boubouche ? Voire une super-cagnotte pour ceux qui pratiquent le zizi-féfesses, surtout si c'est AVANT le sus-mentionné zizi-boubouche.
Mais on nous cache tout…
Une bonne démonstration de classe et de haute tenue a été offerte -c'est la tournée de la prod', yeeehaaaaa- par Mélanie et Harry. Mélanie, pour mémoire, elle a une coiffure de Jennica, un intellect qui lui sert uniquement à retenir la racine troisième de 1578 date de son prochain frottis et un mec hors-pair : Harry. MAIS, elle veut se venger, et lui "mettre la honte".
Suspense... (en fait, pas suspense du tout, tu te doutes bien que ça va être digne d'une embrouille au CM1, son truc, mais bon, si tu ne joues pas le jeu...)
En fait de honte, elle lui annonce qu'elle n'a jamais cessé de voir son ex, durant toute leur liaison (na na nè-reuh) et il lui rétorque que ben d'abord lui aussi, il en a eu plein des meufs, encore plus qu'elle ch'te f'rais dire.
Je n'ai donc pas menti en disant que c'était tout faisandé.
Elle lui aurait bien asséné le fameux "moi, un de plus que toi", mais tu verras qu'Harry, au-delà de trois... il est un peu perdu et donc c'eût été injuste.
Harry, c’est la star. Déjà, on se doute bien que son rapport à la culture se limite à celle qu'il peut faire dans un labo d'analyse médicale, pour un germe attrapé dans les sanitaires d'un camping bas de gamme. Harry, c'est le gars qui n’y va pas avec le dos de la main morte. Il plisse les yeux quand il parle, comme ébloui par sa propre audace (grammaticale et syntaxique, selon moi), il ne dit QUE des conneries et fait preuve d'une mauvaise foi digne de... digne de... ben en fait, de rien ni de personnne.
Certes, Fanny-la-tentatrice ou Nicolas-le-séducteur nous mettent à l'abri du Prix Nobel, mais Harry, c'est un candidat exceptionnel, un Zidane de l'intelligence : feinte de corps à droite, passement de jambes et hop ! tu ne sais plus où elle est passée, l'intelligence. Une sorte d'Oudini du raisonnement construit. Un abruti-étalon à mettre au pavillon de Sèvres.
Harry dans le texte : - J'ai eu une attirance pour elle, elle aussi. On a eu une attirance mutuelle tous les deux ;
- Elle a un regaaard ! Eh ! Laisse tomber ! c'est quoi ce regard ? Elle m'a rendu ouf, elle m'a rendu folle (sic). Un regard de malade et c'est ça qui m'a attiré chez elle. Son regard. (ndr : bien la peine qu'elle se balade les michons à l'air, tiens !)
Suivi d'un extrait où il dit : "Arrête de me faire ton regard, là, me regarder comme ça, là..." Au cas où tu serais saintois, sans doute (archipel des Saintes, au sud de la guadeloupe, des naufragés y ont vécu dans la consanguinité pendant... je ne sais pas, mais suffisamment pour que ça ait les effets qu'on connaît).
- J'ai cédé au bout du 4ème jour... 4ème jour... chuis fou quand même... ça veut dire chuis pas un garçon fidèle, en fait, quand j'me dis dans ma tête...
- Ca va pas passer par trois chemins.
Là, faut s'arrêter un instant. Voulant protéger Harry, ses parents n'ont pas osé lui avouer que nous fonctionnions en base dix, ni même qu'on pouvait compter au-delà de trois. C’est ainsi un Harry totalement ignorant du système décimal qui racontera à ses enfants (si tant est qu’une inconsciente se laisse féconder par ce grossier animal) Blanche-Neige et les Trois Nains, les trois merveilles du monde, les trois péchés capitaux ou les trois continents… Mais Harry n’est pas là pour compter, il est là pour débattre ce qu’il a sur son cœur : "J’assume tout. Depuis qu’on était ensemble, c’était… ben on était ensemble pour être ensemble" (Là, on y voit tout de suite plus clair). Mais il se sent tout de même obligé de préciser : Jour pour jour, j’ai continué, j’ai continué, j’ai continué, j’ai continué, j’ai continué (il a bien continué, là…ndr) et puis voilà, c’en est arrivé là. J’vais pas te faire un dessin. Mais j’ai pas couché avec elle. Moi, j’te l’dis...
Ben piske tu'l'dis, Harry... moi, je te crois.
L'air réfléchi et sincère... je te crois. Je ne vois pas pourquoi je mettrais ta parole en doute... franchement.
Toutes nos condoléances félicitations à Harry, pour son cerveau désormais définitivement perdu, tout comme sa dignité et sa pugnacité à animer une émission, qui sans lui, n'aurait pas été la même. Ooooh non !
Et un accessit à Vincent, qui, s'il bosse dur son Passeport pour le CM2, devrait passer l'année tranquille, en milieu de classe. Et la classe, on l'a vu, c'est son truc à Vincent...
Humeur : agacé par ce transfo qui n'est toujours pas arrivé, merci La Poste
Zik : Diam's - Dans ma bulle (au moins, elle, elle ne s'affiche pas avec Nicolas S.)
Conclusion : Jah Love Be With You
14:05 Publié dans Vu à la Tévé | Lien permanent | Commentaires (17) | Tags : chronique, humour, télévision, tele-realite, ile, tentation, vincent |
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30.08.2006
L'île de la créativité
Qu’est-ce qui fait la différence entre notre langue et le latin ?
On ne commence pas trop dur, là… le français est une langue vivante. Ca veut dire qu’elle est susceptible d’évoluer.
Hier soir, j’ai regardé avec attention "L’Ile de la Tentation". Si on a beaucoup glosé sur la bêtise des candidats, on omet souvent de rendre hommage à leur créativité linguistique, qui donc, fait évoluer la notion de "parler français". Après ¼ heure de poilade/étonnement, je me suis mis à prendre des notes : c’était trop bon et comme ça, je ne change pas un mot, promis. Incroyable ce qu’on peut faire avec 30 mots de vocabulaire…
Couple 1 : Mélanie et Raymond-le-tentateur
Bon, Mélanie, on voit tout de suite que si elle a les cheveux longs, c’est parce que les racines trempent dans l’eau. Nous verrons que Raymond n’a rien à lui envier, sauf peut-être son bonnet D, élégamment dissimulé derrière -et autour- d’un haut de maillot avec des triangles aux dimensions d’un chapeau de Playmobil.
Ils arrivent dans un hôtel isolé, sur une île. Grand luxe. Ils découvrent la suite nuptiale royale. Un lit XXXL parsemé de pétales de roses dans une chambre pour touristes américains où, visiblement, tous les éléments du confort moderne sont présents mais dissimulés par une déco qui joue la carte de l’authenticité : bambou sur tous les murs.
Et là, Mélanie a cette sentence définitive : "C’est sympa, hein ? (elle cherche un peu ses mots) C’est vraiment tropical !" Elle dira par la suite qu’elle trouve là "de quoi se mettre en intimité" (sic) avec le Raymond.
Raymond ! Dès qu’il parle, c’est moins difficile à comprendre qu’Allan Greespan parlant de décroissance relative due aux tensions inflationnistes qui pèsent sur l’ALENA… Le Raymond voit les choses de la manière suivante : "On est attiré l’un envers l’autre" ("l’un POUR l’autre", c’est trop pas comment qu’on parle à la télé, tu wois), "Ici, tout est fait pour que je lui mette une giclée pour qu’il y ait un grand amour qui se crée" et enfin : "J’y ai dit que j’étais attaché, euh, pour elle, qu’il y avait cette excitation non stop. Je me suis dit, c’est la fin, je me lâche" (sous-entendu : le velouté des muqueuses après s’être tiré sur le nœud pendant deux semaines avec les grains de sable qui irritent partout, je suis pour). Quant à la situation de Mélanie (Vincent est sérieusement dans avec Shanice) : "Elle avait pas eu toutes les attentions au niveau de son couple. Et moi, c’est quelque chose que j’ai en moi… (cherche ses mots) j’ai la chance de l’avoir en moi". En effet, il a de la chance, le Raymond… il en bégaierait presque…
Au restaurant, ils parlent à voix basse. C‘est pratique parce qu’alors, la production sous-titre. (Elle aurait pu le faire avant, pour rendre les propos intelligibles, mais il faut tout de même saluer l’effort)
- Raymond : ça y est, tu as laissé tomber la carapace…
- Mélanie : y’a pas de carapace… Y’en a une quand il y a besoin, c’est tout. Sinon, y’a pas de carapace.
Là, je dois avouer que ça devient confus : alors, y’a carapace ou pas ? Ben oui, mais non. En fait, ça dépend, quoi.
Enfin, on a eu droit à cette conclusion limpide et synthétique de Mélanie : "je suis arrivé avec quelqu’un que je croyais aimer et que je laisse et je repars avec quelqu’un que je pense aimer vraiment". Nous noterons que derrière la distinction sibylline entre "aimer" et "aimer vraiment", on peut lire en filigrane que son mâle, elle l’aimait "faussement"…
Comme on disait quand on était ado : elle est bien brave !
Le mâle -heureusement non reproducteur- de Mélanie est le Vincent. Comme les autres, on devine vite qu’il a un QI de limace sous Trangsène. Vince est censé être carrément fou de Shanice (prononcer Chaïnice). L’amour total, quoi. Ils parlent retour ensemble, enfants… la totale.
Toutefois, le Vince aime à se positionner comme le mâle dominant du troupeau. On a beau être amoureux, on n'en est pas moins prêt à prouver sa supériorité.
Extrait :
- Vincent, pratiquant le doute cartésien (je te rassure, il fait semblant): mais qu’est- ce qui m’est arrivé ? J’ai rompu avec Mélanie...
- Shanice, doucement : Non, t’as pas encore rompu…
- Vincent, reprenant son naturel seagalien : Attends ! C’est moi qui parle, là ! Toi, tu ne parles pas.
Un grand souffle de respect homme/femme, c’est évident. Normal : les candidats sont mis dans de bonnes dispositions pour ça, notamment quand ils choisissent le tentateur/la tentatrice avec l’attention qu’ils mettraient à décider si l’acrylique est mieux ou pas que le polyester pour le survêt.
Finalement, l'émission se résume à quelques mots employés par tous les candidats et tentateurs.
Hypothèse : soient les phrases suivantes (évidemment, faut modifier un mot ici ou là, rajouter des "au niveau de", mais le PPCM est celui-là) :
- il se passe vraiment quelque chose de fort entre nous (on s’est auto-convaincu qu’on va coucher) ;
- il/elle se lâche totalement (ça va bientôt coucher, probablement après la pub) ;
- j’/il/elle ai/a décidé de vivre pleinement l’aventure (ça couche) ;
- j’/il/elle ai/a laissé tomber mes/ses barrières (je/il/elle picole pour coucher) ;
- on se découvre vraiment (le gros œuvre progresse, je/il/elle vais/va "laisser tomber les barrières").
Si on bannit ces lieux communs, combien de temps dure l’émission ?
Moins que la rubrique Leroy-Merlin entre la météo et le point circulation.
Quant à la mayo promise... ils en ont certainement consommé (pas terrible, hein ? Mais pour le coupde la mayo, je suis un peu à la ramasse, je dois avouer)
A suivre… d'autres citations qui méritent l'éternité. Rien de moins.
Humeur du jour : pas mal, et toi ?
Zik : Joe Strummer (sniff !) and the Mescaleros
Conclusion : Jah Love Be With You
09:15 Publié dans Vu à la Tévé | Lien permanent | Commentaires (28) | Tags : chronique, télévision, humour, tele-realite, ile, tentation, vincent |
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