28.06.2007

Colchique(taille de Morue) dans les prés...

Sacré est mon lecteur, splendide est ma lecteuse,
Mais il convient parfois, pour atteindre son but,
De calmer le courroux, de calumer la beuze,
Abandonner l’honneur, obéir à la pute.
Oublier son honneur et flatter la Morue.

L’enjeu, tu vas le voir, est de taille certaine :
Sharon a dans son coffre un cadavre inconnu,
L’intellect bien en berne et la coiffure vilaine,
Des latinos musclés qui en veulent à son cul…
Je ne sais le comment, je ne sais le pourquoi
De ce qui se déroule autour de Genoa !!!!!

Je tourne, je déduis, je réfléchis, j’enrage,
Je suppute, je suppose, je vais finir en nage,
J’en veux savoir la fin, moi qui sais le début !
J’en appelle logiquement à la Dame Morue.

Il faut que je te dise que pour qui la connaît,
La Morue est déesse, une splendeur, une beauté,
Elle a ce corps félin qui, même en Pantashop
Fait retourner sur elle les têtes nyctalopes.

Le corps n’est qu’un début, l’esprit à l’avenant :
Elle brille, elle étincelle, elle connaît plus d’un tour,
Elle connaît le pourquoi et elle sait le comment
De tout ce qui se passe dans les Feux de l’Amour.

J’en appelle à sa science, espérant m’éclaircir :
"Pourquoi donc la Sharon a t’elle dans sa Béhème
Un gars plus très vivant, qu’elle a donc du occire…
Car même à Genoa, c’est curieux, tout de même !"

Sur l’émile de réponse le ton est… morutal.
Un peu comme la boisson qui saoule les Tontons
Ca flingue, ça rend aveugle, pour sûr, c’est du brutal !
Doux comme du Devedjian, aimable comme du Fillon.

La Morue veut, exige, un vrai panégyrique
C’est pourquoi devant toi, je me fais hagiographe
S’il ne tenait qu’à moi, ce serait un coup de trique,
Réduction en chiquetaille et autres paires de baffes.

Mais la bête est puissante, elle se sent supérieure
Inutile de chercher à la toucher au cœur,
OK, Lady Morue, j’admets : you won the bet.
Mais je jure que demain, les Feux d’l’Amour, j’arrête !

Humeur du jour : putain, c'est qui dans le coffre de Sharon Newman ?
Zik : Sharon Newman et les Anal Distenders (ouais, ben ça a failli exister, vu le programme que lui réservaient les latinos... avant de découvrir le cadavre dans le coffre de Sharon. De qui ? Je me le demande...)
Conclusion : Jah Love dans ton c... offre de bagnole.

08.02.2007

Ca va être chaud, très, très, très chaud !!!!*

*Je sais à quoi tu pense, t’es rien qu’un(e) fripon(ne)

Le NicMo est très, très, très occupé en ce moment. Il sait que ce n’est pas une excuse pour te délaisser de la sorte : pas une lettre, pas un coup de fil, pas un télégramme... même pas un fax... rien !

D’ailleurs, s’il voulait s’excuser, il emploierait l’Excuse Universelle, gracieusement fournie par Bonpourtonpoil en partenariat avec notre campagne présidentielle : "c’est à cause de l’héritage socialiste".
ssaie, tu verras ça marche pour tout…

- si tu manques de croissance,
- si tu as un trou (où ça ?) dans ta sécu !!!
- si tu n’as pas de monnaie pour le pain,
- si tu es en retard à un rendez-vous chez le pédiatre,
- si tu as dit du mal des Feux de l'Amour,
- si tu as encore oublié d'acheter du Sopalin,
- si tu a détourné un Airbus avec des gens dedans, sans faire exprès,
- si tu as confondu VGE et Mitterrand ou tout autre des présidents morts,

-
etc.

medium_Sarcoke.9.jpg
Mon déficit de croissance ?
C’est dû à l’héritage socialiste !

En gros, l’Excuse Universelle, c’est un peu une excuse 2.0, mais en mieux.
En plus universel encore.
Oui, je sais, conceptuellement, ça donne le vertige.

Normal, ça vient des flancs abrupts des Alpes suisses.

Et c'est plus universel, par exemple, que certaines inventions qu’on nous présente à la télévision.
Oui, parce que l’autre jour, brûlant de connaître l’actualité du Grand Affrontement National qui se présage, opposant les rouges ouvriers aux bleus nantis -en plus clair : NicMo voulait connaître le score d’un match d’une importance capitale, genre Charleville-Mézières-Stade de Reims- il fut amené à  interrompre son travail nocturne pour zapper brièvement afin de trouver le canal où ce choc des titans était retransmis.

Quelle ne fut pas sa surprise de passer 5 bonnes minutes à se délecter d’une émission de la 6ème chaîne, sorte de Star Academy des inventeurs.

Idée pleine de bon sens, non ?
Plutôt que de se lamenter-c’était-mieux-avant-quand-on-n’avait-pas-encore-inventé-ni-le-Bolino-ni-Steevy-du-Loft, la chaîne se positionne au coeur de l'innovation qui va révolutionner notre vie (si j’ai bien tout compris en 5min. Oui, j’abandonne la troisième personne de narration, ça ne me fait pas marrer, finalement).

Donc, ce qui attire mon attention, au départ, c’est un gars qui ressemble un peu à Chabat quand il fait le professeur Thibaut : la barbe comme seuls les profs de Physique-Chimie ont porté un jour, si on fait exclusion des profs de Bio (mais là on était fasciné par les sandalettes portées 365/24 donc on matait pas trop la pilosité). Et un air gai comme s'il avait surpris sa femelle  son épouse copulant avec un Basset déguisé (un Basset composé, quoi) 

Il porte un ti-sheurte en acrylique, un peu staïle sous-pull dont on aurait coupé les manches.

medium_Professeur_Thibaut.jpg
Professeur Thibaut en vacances (sans sa blouse blanche, mais avec des copines)
(Tu trouves pas que je me la Paint grave ?)

En terme de lookitude, diraient les conseillers en communication socialistes, on n’était pas loin de l’aberrationnisme.

Derrière lui, on voyait une minette en culotte-sous-pull-sans-manche qui passait et repassait, dans un chorégraphie qui n'était pas sans rappeler le castor sous ecstasy, ou Michel Petrucciani qui profiterait pour quelques heures des jambes de Ladji Doucouré.
Un peu brouillon, mais rigolo.

Et le bruit de fond, c’était en fait le gars qui expliquait que son ti-sheurte était dans une matière révolutionnaire qui permettait de ne pas souffrir de conditions de chaleur extrême.

"Idéal pour toutes les chiennes femelles en période ovulatoire", me dis-je… mais n’est-ce pas là un marché de niche ?
Ben non, en fait, j’ai compris que le gars parlait de la température extérieure : jusqu’à 40°C sans transpirer !!! (sache, jeune ménagère, que je ne parle pas de la température de lavage, là…)
Bref : c’était juste un petit reportage sur les inventions refusées au casting, les ratés qui ne vont pas jusqu'au plateau.

Et donc retour au plateau, le professeur Thibaut, lui, peut aller torcher le cul des mouches qui pètent avec son ti-sheurte anti-chaud !!

Sur le plateau, un gars qui a… 26 ans et demi, bientôt 29.
Avant de présenter son invention au jury, le réalisateur / monteur fait savamment attendre le téléspectateur subjugué que je suis… On parle donc :
- mise au point ("J’ai réalisé une bonne vingtaine de prototypes différents avant d’arriver à celui-ci"),
- abnégation ("J’y travaille depuis que j’ai 13 ans")
- investissement ("J’ai fait appel à un designer")
- prise de risques ("Je les ai tous testés moi-même")
- solidarité ("Ma famille m’a toujours soutenu, elle croit en moi")
- aboutissement ("Je vais le dévoiler pour la première fois ce soir")
- finances ("Je n'ai pas pris de vacances depuis 1990, tellement ce projet est prenant")...

Et là, dans un ralenti génialissime de tension retenue mais palpable pitoyable, il sort une espèce de manique bleue électrique, sorte d’hybride entre un rasoir Ph*lipps géant et un sèche-cheveux aplati.
Sans fil.

Coupure de pub avant la décision des trois membres du jury.
Je n’en peux plus d’angoisse, tu t’en doutes.

Dans le but, moi aussi, de conserver un minimum de suspense, je vais te donner le résultat avant la teneur de l’invention : son innovation a été retenue par le jury (je ne sais pas exactement ce que ça veut dire, je dois l’avouer, mais j’imagine que c’est mieux pour lui que de se faire humilier dans le poste)
Il s’agissait donc… d'une dégivreuse de pare-brise, électrique !!!!

Une espèce de raclette N*rauto munie d’une résistance électrique, quoi.
Tin Diiiiiiiiin !!!!!!!!

Et là, tu réalises que l’avenir de notre monde est quand même confié à des connards de première inconscients : on réunit à Paris tout ce que la planète compte de spécialistes du climat.
Des gars qui savent mieux que Patrice Drevet !!!
Des gars qui feraient passer notre Catherine Laborde nationale pour une simple pouffiasse engoncée dans des jupes trop courtes simplement présentatrice de la météo, tellement eux, ils en ont dans la tête.
Des gars à qui même quand tu parles cumulo-nimbus, ils ne s'imaginent pas la langue sur un clitoris.
Des gars qui écrivent des rapports tellement épais, complets et dépourvus de fautes d’orthographe que Xavière Tibéri en est verte de jalousie (oui, Xavière Tibéri en vert, c’est un trip sous acide gratuit pour toi).
Des gars que quand ilss réfléchissent tous ensemble, ça dégage 14 Térawatt et la terre gagne 0.3 °C.
Des gars qui ont conçu des algorithmes pour calculer des inerties énormes, qui auront des impacts sur plusieurs siècles

Bref, c’est pas tout à fait la Convention Annuelle de l’Amicale des Nains de Jardin de Mézy-Tombou-dans-l'Yvette (Charmante-Maritime) !!!

Les cerveaux, là, ils viennent parler de quoi, exactement ? De LE sujet qui préoccupe mondialement :

DE LE RECHAUFFEMENT DE LA PLANETE.

BEN OUI.

ET LES AUTRES ABRUTIS D’M6, POUR AMELIORER NOTRE EXISTENCE, SELECTIONNENT UNE RACLETTE A GIVRE PLUTOT QU’UN TEXTILE SPECIAL CHALEUR 

Y s'raient pas un petit peu con ??
Tu crois pas ?

Humeur du jour : toujours trop speed
Zik : Ivy – While we’re in love
Conclusion : Jah Love pour les nains de jardin de l’hexagone
Devinette : "Enlève ton pull, Ouais vas-y gesticule, Avance et recule, Faut que tu te désarticules, Du soir au crépuscule, Bouge toutes tes molécules, Même si t'es ridicule, Fais twister tes rotules"

23.10.2006

Merci d'être venu...

Mon hébergeur est formidable : dans le kit de base de HautEtFort, on a droit à des statistiques sur notre blag.

Or donc, par curiosité, je suis allé y jeter un coup d’œil, histoire de voir par quel chemin malencontreux le lecteur se retrouve devant ma prose.

Le premier mot qui vient, loin devant tous est Shanice.

Bon.

Ben…

Je ne sais pas trop comment je dois le prendre, ça… tu vois, lecteur, j’imaginais un blag un peu… haut de gamme… classieux… qui ferait réfléchir et prendre du recul sur les éléments essentiels de la vie… et voilà !

(D’un autre côté, je n’ai pas souvent cité Jankélévitch, dans mes billets sur les Feux de l’Amour ou l’IdT, je dois reconnaître…).

 

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 "Lêve les bras, t’auras l’air classe…" Vincent
 

Curieux d’en apprendre plus sur l’origine des arrivées sur mon blag, je me suis connecté sur un site qui fait astrologie-et-analyse des prénoms.

Ca m’a un peu donné l’impression d’aller chez un électro-boulanger, ou un charcutier-conseil… (enfin, un spécialiste en tout, quoi).

 

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Jean-Pierre, mon électro-boulanger, tueur à gages à ses heures...

 

Déjà, on sent le site efficace, scientifique et rapide, très rapide, dans son analyse (pas un truc pour les Charles-attend, donc).

Shanice, ses atouts :

Non, pas seulement les michons...

- presque personne ne peut vous résister quand vous décidez de séduire (Ah ! là, on devine que notre astrologue est aussi titulaire d’une maîtrise de Shortologie, voire de Michonologie Expansive Appliquée -sur la face de Vincent-) ;

- à la fois sensible et forte, attentive à l'autre, mais en restant autonome et, surtout, capable de protéger votre vie intime… (protéger sa vie intime, pour Shanice, c'est se faire le ticket de métro plutôt que le maillot intégral...) ;

- sincèrement éprise, vous êtes capable de la plus grande générosité, de la plus grande sincérité et des plus grands efforts (par exemple, très éprise de pognon et de célébrité cheap, elle fait pseudo semblant de trouver de l’intérêt à un clone de Daniel Ducruet susceptible de donner des leçons de classe en survêt’-même-pas-Tacchini, rotant sa bière devant l’émission de Julien C*urbet. Euh… qu’on soit d’accord, ce qui est mal, c’est le survêt et TF1…) ;

-  royale par votre générosité et l'intensité de votre flamme (t’as vu une flamme quelconque briller en Shanice, toi ? Naaaaan, Shanice, si elle brille, c’est qu’elle a forcé sur le gloss…)

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"Dans la bouche aussi, le doigt ?" Shanice

Shanice, ses faiblesses :

- Et l'on voit souvent des Shanice déçues, se contentant d'un amour superficiel ou d'aventures sans lendemains, auxquels elles n'accordent guère d'importance (là, je crois qu’elle se goure, la dermato-étoilologue… passke justement, Shanice, elle a souvent dit que ce qui comptait, c’était d’avoir fait une belle rencontre en Vincent. Et si ça avait été faux, tu crois qu’elle l’aurait dit à la tévé ? CQFD);

- l'essentiel, à vos yeux, est de savoir que votre partenaire est votre allié et non votre concurrent ou votre ennemi (si Shanice n’aime pas la concurrence, ça tombe mal parce qu’elle est rude avec Vincent. La concurrence, hein, pas Shanice.) ;

Les recommandations de la psycho-métallo-esthéticienne, astro-prénomologiste-conseil :

- Vous avez besoin d'un grand amour, digne de héros comme Tristan et Iseult, ou Guenièvre et Lancelot, Roméo et Juliette (tu rajoutes Shanice et Vincent et tu peux jouer  à Cherchez l’Erreur, niveau débutant-handicapé-mental-appareillé) ;

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"Je crois qu’on va subir à la tentation, là…" Tristan à Yseult

- vous faites partie des prénoms qui ont des chances de vivre ce grand amour, dans la passion et le partage (on n’a pas trop de mâles à l’imaginer en plein partage, Shanice-la-friponne… mais pour la passion… c’est probable que, dans ce cadre, elle se tartine la poitrine avec quelque confiture du fruit, dit de la passion… un peu d’exotisme…)

Afin d’asseoir cette analyse sur des bases scientifiquement irréfutables et inattaquables, la morpho-stratologiste nous précise qu’un même texte peut être proposé pour 2 prénoms différents, parce qu’ils appartiennent au même prénom-pilote.

Et la conclusion tombe, logique : "c’est comme en astrologie : deux personnes appartenant à un même signe présentent les mêmes traits caractéristiques"

Ebloui par tant de pertinence, et après recherches de personnalités du même signe que moi, je suis en mesure de mieux me connaître. Je suis tout-comme-tout-pareil qu'un mélange de :
Tom Cruise, Pamela Anderson, Isabelle Adjani, Amélie Mauresmo et  Zinedine Zidane.

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En gros, je vais lever le voile sur une partie de mon intimité : je suis en fait un scientologue aux nichons tellement refaits que j’ai plus une ride sur le visage, mais si jamais tu me traites de goudou, tu prends un coup de boule.

A bon entendeur…

Humeur du jour : j'ai trop de boulot et des déplacements prévus à cognac puis New-York (yessss)...
J'essaierai de poster...
Zik : Girls in Hawaï - Alboume From Her to There
Conclusion : Let's spread some Jah Love over Central Park.

06.10.2006

Nicer the life

 

Cher lecteur, voilà un moment que je te raconte des trucs… tu commences à me connaître… un peu… et pourtant , il y a un aspect de ma vie dont je n’ai jamais parlé et pourtant, qui est assez central dans la vie de tout-un-chacun.

Oui, mais quoi ? te demandes-tu, indéniablement rongé pas l’impatience, bouillant de savoir.

 

Non mais attends, je ne me suis pas tapé autant d’épisodes des Feux de l’Amour pour ne pas savoir alimenter artificiellement un suspense, non ?
medium_Love_Symbol.jpg

T’as jamais vu les Feux de l’Amour ?

Ben c’est simple, les FdA, c’est Nicer the Life, mais en mieux.

On y parle à des photos quand les gens sont absents,
on devient flou dans le fond quand on est inquiet,
on lève un seul sourcil quand on dénonce-à-mort et
on lève l’autre sourcil quand on est étonné,
on se fait tirer dessus le jour de son mariage 
on se découvre des ascendants,
on se découvre des descendants
on se découvre des tas d’autres "dants" qu’on savait même pas qu’on avait une famille à se mettre sous la "dant" (Boom booom tsssssing)...

Qu’on ne vienne pas me dire que c’est nul et qu’il ne s’y passe rien ! 

La diffusion a débuté en France… sous Mitterrand I. Donc, rien que pour ça, respect.
Y’a guère que Jacques Martin pour nous avoir fait subir un calvaire plus long. Sauf que Jack Martin, on a vu le premier épisode (et, normalement, on ne devrait pas tarder à voir le dernier) tandis que les FdA, on  a tout de même jamais vu peu ou prou les 3 000 premiers chapitres.

Et on arrive quand même à suivre.
Y sont forts, ces américaiiiiiins !

Ensuite, parce que dans le générique, ils imitent tous le vent de face qui fait trembler les cheveux et les chemises ouvertes, ce que ne savent pas faire les acteurs français.

Ensuite parce que s’ils avaient eu un tant soit peu d’ambition, les producteurs de Nicer the life, ils auraient mis un vrai artiste, intègre, généreux, qui ne triche pas avec le public pour nous infliger interpréter le générique…

Danse,
Comme la flamme
Du mélodrame
Des feux de l'amour
Sur mon cœur, danse
Tu es la femme
Que j'ai cherchée
Et que je veux garder
Comme un secret
Comme un désir
Comme un fantasme de plaisir
Qui durerait toujours
Toi qui a brûlé mon cœur aux feux de l'amour

 

medium_Herbert_Pepere.jpg

  Big Up pour Monsieur Herbert Léonard, un Grand Monsieur de la chanson française

Autre particularité des FdA, outre les cascades à faire passer Matrix pour un court-métrage amateur tourné au super-huit avec ton petit cousin, c’est que tu peux comprendre même si t’as pas tout suivi. Je l'ai déjà dit ? 
Mais, c'est comme ça que ça se passe, à Jenoah City !

Avec une logique et une rigueur qui n’appartient qu’aux scénaristes les plus dépourvus d’imagination exigeants :
- le fils de Phillip s’appelle Le p’tit Phillip,
- le fils de Nikki et Victor s’appelle Nicolas
- la fille de Nikki et Victor s’appelle Victoria.

Oui, je sais, c’est très, très audacieux.

Mais que veux-tu que je dise… on ne sait pas faire de bonnes séries en France…

Ensuite, parce que c’est doublé. Et pour rendre un dialogue vraiment catchy, on a encore rien trouvé de mieux, si ??
Non.
Rien.

Merci à celui qui suit.

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Nikki et Victor, un exemple pour la jeunesse de Jenoah City => aucune émeute en banlieue à déplorer...

 

Prenons un exemple au hasard : Nikki et Victor. Il est l’homme le plus puissant de Jenoah City, elle est une des femmes les plus séduisantes de Jenoah City (particularisme qu’elle partage, comme les germes de Victor, avec Lauren Fenmore, Jill Abott, Ashley Abott, Sharon Collins, Phyllis Je-ne-sais-plus-son-nom…)

Soucieux de tout faire pour que le spectateur n’ait pas l’impression de faire face à un challenge intellectuel qui lui gâterait la sieste, le dialoguiste subtile joue la feinte :
- Victor, (au départ, je voulais mettre John-Michael parce que c’est Jean-Mi en américain, et ça se prononce Djôn’-Maïkol, et c’est la classe, mais j’ai finalement opté pour les vrais personnages de la série), j’ai quelque chose d’essentiel à t’avouer, qui pèse depuis trop longtemps sur ma vessie conscience, dit Nikki en devenant floue et en arrière-plan, le premier étant occupé par Victor adoptant un peu les yeux de la Petite Sirène qui sentirait remonter le long de sa nageoire le bâtonnet de colin du Cap’tain Iglo.
(Oui je sais, ça fait de longues phrases mais je ressens la nécessité de contextualiser et l’exactitude est à ce prix. Fais un effort, lecteur, parce que ne pas comprendre la trame des FdA risque de porter un coup fatal à ton amour-propre)
- Tu sais, Nicky, depuis des années, nous avons vu grandir une grande et belle gaule des familles complicité entre nous, et ça, ça compte. Je suis prêt à tout te la mettre, jusqu’aux boules, chaudasse entendre, tu sais… tu peux tout me dire…
- Ce n’est pas si facile de t’en parler, Victor, je… je… je ne sais pas si je peux.
- Ecoute, Nicky, je sais que tu as traversé des moments difficiles quand tu as découvert que ton père était en fait l’amant de la sœur cachée de l’ennemie héréditaire du moniteur d'aqua-gym de la belle-sœur du gardien de l’immeuble de ton cousin Josh, mais… veux-tu quelque chose à boire ? Nous savons tous désormais que cette histoire appartient au passé puisque Josh s’est avéré demi-cousin par alliance du frère adultérin de la mère adoptive de cette fameuse Cindy… le jour où il allait épouser sa sœur, Dieu merci !
- Oui, cette vieille furie… (ah, oui ! dans les Fda, on se traîte de vieille sorcière, de vieille chouette, de salope qui pue de la chatte fieffée menteuse… rien que des mots qui viennent à la bouche de n’importe qui, emporté par son courroux, quoi !), mais… tu te souviens de la fois où je me suis fait enlever par des ravisseurs, que tu es parti à ma recherche et que tu as fouillé nuit et jour les Canyons du Nevada, de l'Arkansas et du Tegzas, en hélicoptère, en kat-kat’, dans ton jet privé (on ne manque pas de rappeler régulièrement que Victor est l’homme le plus puissant de Jenoah City) et surtout en compagnie de Linda ?

medium_Blouson_pour_sauver_les_gens.2.JPG

(Genre, le gars, il a mis son blouson de pilote qu’il ne sort que pour aller sauver des gens. Le blouson-qui-sauve-les-gens, quoi, un peu comme en CE1, t'as tes chaussures-qui-courent-vite... Rappel : il est l’homme le plus puissant de Jenoah City, quand même… message subliminable : il est plus fort  que ton papa, même si ton papa est policier, ch’te f’rais dire… il se tape la visite des moindres recoins d’un désert de bouseux en avion, en kat-kat’ et même en hydroglisseur parce qu’ils ne sont pas à l’abri d’une approximation aux FdA, tout emportés par l’action qu’ils sont... et on lui demande s'il s'en souvient ???? Elle serait pas un peu con, la Nikki ???)
- Non, je ne me le rappelle pas, de quoi parles-tu ? Tu veux parler de la fois où j’ai trouvé leur repère au moment même où ils s’apprêtaient à te mettre une pure giclée, souillant ton pull angora de nouvelles perles, mais de foutre faire modifier ton testament en faveur de Linda, l’organisatrice de ce rapt sordide ?
-
Oui… eh bien… je ne t’ai pas tout dit…
- Tu sais que je t’aimais, je t’aime et je t’aimerai. Et même, pour toi, je paraphraserais le chanteur français Frances Thegoat… est-ce si difficile que tu hésites à me le dire ?
- Ce n’est pas facile à avouer comme ça… il va falloir que tu m’écoutes et que tu me comprennes, tu sais… c’est très important pour moi…
- Je suis ton mari par intermittence depuis le début de la série bien des années, Nicky, notre amour est comme ta bêtise ou ta vulgarité : plus fort que tout. Je serai toujours à ton écoute…
- Victor, je crois que… Oh ! Mon Dieu, comment te dire…
- Nikki, tu sais que tu peux compter sur moi
- Bien… alors… écoute : je crois que dans la précipitation de la fuite, j’ai perdu... un papier important... la recette du hamburger-béchamel que Lenny m’avait donnée et que je comptais faire à nos invités pour notre barbecue de vendredi !!!
- (air préoccupé de Victor : il lève un sourcil sur une face figée comme un sourire de Sheila) Ne panique pas, ma chérie, je vais en faire élaborer une par Miguel, notre chef (ça, c’est parce que Victor-l-homme-le-plus-puissant-de-Jenoah-City a un cuisinier à résidence. Sinon, tout autre personnage serait reparti dans le Nevada. Pourquoi ? Parce que les américains y zont les moyens, pas comme chez nous où tout se passe dans un cadre étriqué, là…)

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Bientôt je t’expliquerai pourquoi Nikki ne s’est que mariée 6 fois, (en fait, Nikki Reed Foster Bancroft Newman Abbott Landers Newman)
Je ne peux compter ceux qu’elle n’a pas pu marier parce que

- ils sont morts assassinés
- ils se sont maqués avec sa fille (oui, oui)
- ils sont partis (les veinards)
- ils sont devenus amnésiques
- ils sont devenu ministre de l'Intérieur et chef du parti majoritaire (on nous le cache !!!)
- ils ont été remplacés par un evil twin
- ils ont eu une courte maladie, mais très cruelle

- ils ont été remplacés par un sosie, mais sans aucun lien de parenté
- ils ont préféré s'amputer de la verge, symboliquement (ça, pas certain que ce soit dans la série... mais moi c'est ce que j'aurais fait...)

- et autres…

Et j’en profiterai pour commenter cette déclaration de Jill Abott pour expliquer, le lendemain d’une soirée ou elle avait fait pour la 67ème fois de la série le coup de la nymphomane chauffée à blanc, donc incontrôlable, incontrôlée puis généralement prise de remords :

- je ne savais plus ce que je faisais, j’étais désespérée : j’avais bu trop de verres de champagne

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Humeur du jour : ma fille a de la fièvre elle est avec moi, mais ce soir c'est belote de la mort !!!!
Zik : Stabat Mater de Vivaldi, parce qu'elle comate à côté... je ne vais pas lui mettre Enhancer, même si elle préfère...
Conclusion : J(eno)ah Love Be With You
Devinette (sans googliser, sinon, c'est de la triche) : si je te dis tu traînes ta queue dans la chaux vive et t'hésites à choisir ton camp, t'as des aminches à Tel Aviv et des amours à Téhéran... Alors ?

05.09.2006

T'en re-veux ? Y'en re-n'a !!!

J'ai procédé, le WE passé, au visionnage du dernier épisode de l'Ile de la Tentation, que l'on aurait pu sous-titrer
VA NIQUER TA (GRAM)MAIRE !!!
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En bon pratiquant de la prolepse, je dirai que oui, je suis en retard, je sais, mais non, ça n'altère en rien la qualité des commentaires. Et puis merde, j'ai pris des notes, je me débrouille entre un PC sans batterie à la maison et un Mac hors d'âge au bureau pour pondre ce billet... (promis, dès que c'est résolu, je réponds aux mails, aux com et tout)
Je ne mettrai pas "sic" après chaque citation, mais elles sont authentiques, dans leurs approximations ET dans leurs répétitions.

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Je passerai rapidement sur le couple de Bisounours -Joël et Jennifer- parce que... le gluant, c'est pas trop mon truc. Mais quand même...
Le gars, il est dans un endroit paradisiaque avec une meuf qui est censée être open (sa tentatrice). Ils sont à table sur une terrasse. Palmiers et mer en toile de fond, une belle table bien dressée et joliment décorée.
Il lui sort : "quand je vois ces bougies, là, ça me fait penser à celle que j’aimerais disposer dans ton rectum Jennifer parce qu'à la maison, elle avait acheté des bougies à la vanille...".
Abendacor !!!!
Et quand il regarde la tentatrice, ça lui rappelle Jennifer parce qu'elle aussi, elle a des cheveux et qu'elle aussi, elle met des chaussures ?
Et quand il va aux goguenots, ça doit lui rappeller Jennifer aussi, parce qu'elle n'oublie jamais d'acheter du PQ quand elle fait les courses à Cora Aldi le WE…
Faut dire que la Jennifer, elle est aussi catastrophiquement crétine attachante... Par exemple, elle dit : "on a vu des vues magnifiques... des couleurs... turquoise... c'était vraiment... joli, quoi !".
Conclusion : va choisir les bougies à la vanille à la Foir'Fouille et laisse tomber tes prétentions sur le Goncourt…

La prise en note des déclarations des candidats m'a fait réaliser un truc : ils sont, intellectuellement parlant, épuisés. Ils n'arrivent pas à combiner richesse de vocabulaire et précision syntaxique. Mais leurs efforts sont louables pour le masquer !!
Bon, je vais jouer la franchise avec toi : on va d'approximation en approximation et, surtout, il s'agit de combiner, à l'intérieur d'une phrase, répétition et déclinaison d'un seul et même mot qui en constitue l'ossature.

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Illustration avec Harry (Champion du Moooooonde, Harry, je baise tes pieds et décrète que ton corps sent bon) et Vincent, les plus forts à ce jeu. Surtout Harry. La force de frappe d'un troupeau de buldozers...

Harry : je vais voir, je vais revoir Emeline... on va voir, quoi... ça va êt' le... on va voir comment j'vais, comment j'vais réagir quand j'vais la voir. C'est ça qui... on va voir, on va voir, je sais pas.
Vincent : avec Shanice, on s'est rencontré par hasard, c'était un pur hasard, des fois, le hasard fait bien les choses et là, il les a bien faites.
Inutile d'épiloguer sur la beauté de ces allitérations, respectivement en "voir" et en "hasard". Je ne suis pas le docteur Benton, mais je crois Harry et Vincent victimes de la maladie de la "tête de Delco" : dans le temps, il arrivait parfois que la voiture refusât obstinément de démarrer, toute tentative se soldant par un bruit, grosso-modo, situé entre le brâme du cerf souffreteux et le presse-purée tournant à vide. Le moteur n'avait pas d'allumage -pas d'étincelle- pour enflammer le carburant et ainsi se mettre en route.
Le mécano arrivait alors et le diagnostic avait tout du grand classique, qui tombait comme une évidence : "c'est la tête de Delco".

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Eh bien Vincent et Harry, c’est pareil quand ils semblent réfléchir : c'est la tête de Delco. Aucune étincelle et un bruit anormal.
Et ça marche aussi avec Eric. Un autre exemple ? Même pas peur.
Eric : J'étais venu chercher des réponses par rapport à Sandra et, euh... sur l'essentiel... l'essentiel c'est à dire, euh... m'amener vers un chemin qui me mènerait à l'amour.
Et, allez, par gourmandise, Harry, cherchant à séduire : Tu crois que je fais un enfant comme ça, moi ? Avec n'importe qui ? J'fais pas un enfant comme ça avec n'importe qui." (et 4 millions et quelque spectateurs de se sentir soulagés)
Encore du Harry ? Je t'ai dit : si t'en re-veux, y'en re-na.
Harry : On a beaucoup de points communs tous les deux, et ça, ça m'a plu. Ca m'a plu chez elle. Et voilà, quoi, ça m'a plu.
Ou enfin :  "J'ai craqué, j'ai subi à la tentation... j'ai subi à la tentation"

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Autant pour la richesse lexicale.

Examinons maintenant le fond, puisqu'on le touche régulièrement, pour mon plus grand plaisir sadique, je dois avouer.
Vincent, la chemise ouverte autant que la bouche, nous donne une leçon de classe. C'est vrai, au départ, on pouvait croire le garçon aussi creux qu'un discours de Nicolas S. mais que nenni !!!! Il a de l'éducation et tout.
Déjà, dans l'avion, il met son chouine-gomme dans le creux de la joue avant de faire sa salade de langues avec Shanice, qu'il attrape par le menton... faut dire que la classe, ça le travaille, Vincent.

 

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Vincent : Sanice était une fille très sexy, très sexy MAIS qui pouvait respirer la classe.
Ben oui, quoi, Shanice, dans la soirée thématique "fétachôdass", elle se trémoussait en micro-short en jean à franges qui laissait judicieusement voir le pli de la fesse. Ca, pour respirer, ça respirait. Mais la classe était directement inspirée par Daisy Duke, la cousine de Sheriff Fais-Moi Peur.

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Vincent toujours : Moi, je vous dis que si vous parlez d'une femme à une autre femme, en franchise, hein ? en franchise, si la femme en face de vous, si elle a pas assez de classe et de distinction pour se retenir, ça peut aller très, très loin.

Il faut dire que Mélanie nous en apprend long sur Raymond et Vincent . Ou, pour être précis, long sur Raymond et court sur Vincent, si tu décryptes : "Raymond, il a voulu me connaître intérieurement" (je la crois volontiers : il est payé pour ça...) puis "Vincent, il ne sait pas comment je fonctionne, au fond" (contrairement à Raymond, donc. Mais il faut dire que Raymond est black. Pas black-black, hein, mais Vincent pas du tout. Et selon la croyance populaire et désormais l'expérience de Mélanie, le noir, mieux loti, tape le fond tandis que le blanc, non. Moi, j'y crois et le fait que je sois fils d'Antillais n'a rien à voir...).
Ben moi je dis qu'arriver à dire des trucs comme ça à la tévé sans dire de gros mot, tout en sous-entendus subtils, c'est la preuve que Vincent ne sait/veut pas voir que Mélanie, c'est la top classe.
Combat de titans du staïle, donc, entre Vincent qui remplace le mot pute par heum-heum (racle bien la gorge, n'hésite pas, c'est comme ça que ça se prononce), ce qui donne : J'ai jamais dit sur toi que t'étais un heum-heum, j'ai jamais dit sur toi que t'étais un heum-heum ; et Mélanie, de n epas répondre quand il lui a lancé : "tu veux savoir si j'ai eu les plaisirs charnels ?" On ne saura pas, nous non plus, car il ne répond pas aux questions qu'il pose lui-même.
Dommage. Il eût été intéressant de savoir jusqu’où vont les employés de la prod : ont-ils un prime en cas de tâtage de michons ?
Une cagnotte à se partager entre ceux qui arrivent à pratiquer le zizi-boubouche ? Voire une super-cagnotte pour ceux qui pratiquent le zizi-féfesses, surtout si c'est AVANT le sus-mentionné zizi-boubouche.
Mais on nous cache tout…

Une bonne démonstration de classe et de haute tenue a été offerte -c'est la tournée de la prod', yeeehaaaaa- par Mélanie et Harry. Mélanie, pour mémoire, elle a une coiffure de Jennica, un intellect  qui lui sert uniquement à retenir la racine troisième de 1578 date de son prochain frottis et un mec hors-pair : Harry. MAIS, elle veut se venger, et lui "mettre la honte".
Suspense... (en fait, pas suspense du tout, tu te doutes bien que ça va être digne d'une embrouille au CM1, son truc, mais bon, si tu ne joues pas le jeu...)
En fait de honte, elle lui annonce qu'elle n'a jamais cessé de voir son ex, durant toute leur liaison (na na nè-reuh) et il lui rétorque que ben d'abord lui aussi, il en a eu plein des meufs, encore plus qu'elle ch'te f'rais dire.
Je n'ai donc pas menti en disant que c'était tout faisandé.
Elle lui aurait bien asséné le fameux "moi, un de plus que toi", mais tu verras qu'Harry, au-delà de trois... il est un peu perdu et donc c'eût été injuste.

Harry, c’est la star. Déjà, on se doute bien que son rapport à la culture se limite à celle qu'il peut faire dans un labo d'analyse médicale, pour un germe attrapé dans les sanitaires d'un camping bas de gamme. Harry, c'est le gars qui n’y va pas avec le dos de la main morte. Il plisse les yeux quand il parle, comme ébloui par sa propre audace (grammaticale et syntaxique, selon moi), il ne dit QUE des conneries et fait preuve d'une mauvaise foi digne de... digne de... ben en fait, de rien ni de personnne.
Certes, Fanny-la-tentatrice ou Nicolas-le-séducteur nous mettent à l'abri du Prix Nobel, mais Harry, c'est un candidat exceptionnel, un Zidane de l'intelligence : feinte de corps à droite, passement de jambes et hop ! tu ne sais plus où elle est passée, l'intelligence. Une sorte d'Oudini du raisonnement construit. Un abruti-étalon à mettre au pavillon de Sèvres.

Harry dans le texte : - J'ai eu une attirance pour elle, elle aussi. On a eu une attirance mutuelle tous les deux ;
- Elle a un regaaard ! Eh ! Laisse tomber ! c'est quoi ce regard ? Elle m'a rendu ouf, elle m'a rendu folle (sic). Un regard de malade et c'est ça qui m'a attiré chez elle. Son regard. (ndr : bien la peine qu'elle se balade les michons à l'air, tiens !)
Suivi d'un extrait où il dit : "Arrête de me faire ton regard, là, me regarder comme ça, là..." Au cas où tu serais saintois, sans doute (archipel des Saintes, au sud de la guadeloupe, des naufragés y ont vécu dans la consanguinité pendant... je ne sais pas, mais suffisamment pour que ça ait les effets qu'on connaît).
- J'ai cédé au bout du 4ème jour... 4ème jour... chuis fou quand même... ça veut dire chuis pas un garçon fidèle, en fait, quand j'me dis dans ma tête...
- Ca va pas passer par trois chemins.
Là, faut s'arrêter un instant. Voulant protéger Harry, ses parents n'ont pas osé lui avouer que nous fonctionnions en base dix, ni même qu'on pouvait compter au-delà de trois. C’est ainsi un Harry totalement ignorant du système décimal qui racontera à ses enfants (si tant est qu’une inconsciente se laisse féconder par ce grossier animal) Blanche-Neige et les Trois Nains, les trois merveilles du monde, les trois péchés capitaux ou les trois continents… Mais Harry n’est pas là pour compter, il est là pour débattre ce qu’il a sur son cœur : "J’assume tout. Depuis qu’on était ensemble, c’était… ben on était ensemble pour être ensemble" (Là, on y voit tout de suite plus clair). Mais il se sent tout de même obligé de préciser : Jour pour jour, j’ai continué, j’ai continué, j’ai continué, j’ai continué, j’ai continué (il a bien continué, là…ndr) et puis voilà, c’en est arrivé là. J’vais pas te faire un dessin. Mais j’ai pas couché avec elle. Moi, j’te l’dis...

Ben piske tu'l'dis, Harry... moi, je te crois.
L'air réfléchi et sincère... je te crois. Je ne vois pas pourquoi je mettrais ta parole en doute... franchement.

Toutes nos condoléances félicitations à Harry, pour son cerveau désormais définitivement perdu, tout comme sa dignité et sa pugnacité à animer une émission, qui sans lui, n'aurait pas été la même. Ooooh non !

Et un accessit à Vincent, qui, s'il bosse dur son Passeport pour le CM2, devrait passer l'année tranquille, en milieu de classe. Et la classe, on l'a vu, c'est son truc à Vincent...

Humeur : agacé par ce transfo qui n'est toujours pas arrivé, merci La Poste
Zik : Diam's - Dans ma bulle (au moins, elle, elle ne s'affiche pas avec Nicolas S.)
Conclusion : Jah Love Be With You

30.08.2006

L'île de la créativité

Qu’est-ce qui fait la différence entre notre langue et le latin ?

On ne commence pas trop dur, là… le français est une langue vivante. Ca veut dire qu’elle est susceptible d’évoluer.

Hier soir, j’ai regardé avec attention "L’Ile de la Tentation". Si on a beaucoup glosé sur la bêtise des candidats, on omet souvent de rendre hommage à leur créativité linguistique, qui donc, fait évoluer la notion de "parler français". Après ¼ heure de poilade/étonnement, je me suis mis à prendre des notes : c’était trop bon et comme ça, je ne change pas un mot, promis. Incroyable ce qu’on peut faire avec 30 mots de vocabulaire…

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Couple 1 : Mélanie et Raymond-le-tentateur

Bon, Mélanie, on voit tout de suite que si elle a les cheveux longs, c’est parce que les racines trempent dans l’eau. Nous verrons que Raymond n’a rien à lui envier, sauf peut-être son bonnet D, élégamment dissimulé derrière -et autour- d’un haut de maillot avec des triangles aux dimensions d’un chapeau de Playmobil.

Ils arrivent dans un hôtel isolé, sur une île. Grand luxe. Ils découvrent la suite nuptiale royale. Un lit XXXL parsemé de pétales de roses dans une chambre pour touristes américains où, visiblement, tous les éléments du confort moderne sont présents mais dissimulés par une déco qui joue la carte de l’authenticité : bambou sur tous les murs.

Et là, Mélanie a cette sentence définitive : "C’est sympa, hein ? (elle cherche un peu ses mots) C’est vraiment tropical !" Elle dira par la suite qu’elle trouve là "de quoi se mettre en intimité" (sic) avec le Raymond.

Raymond ! Dès qu’il parle, c’est moins difficile à comprendre qu’Allan Greespan parlant de décroissance relative due aux tensions inflationnistes qui pèsent sur l’ALENA… Le Raymond voit les choses de la manière suivante : "On est attiré l’un envers l’autre" ("l’un POUR l’autre", c’est trop pas comment qu’on parle à la télé, tu wois), "Ici, tout est fait pour que je lui mette une giclée pour qu’il y ait un grand amour qui se crée" et enfin : "J’y ai dit que j’étais attaché, euh, pour elle, qu’il y avait cette excitation non stop. Je me suis dit, c’est la fin, je me lâche" (sous-entendu : le velouté des muqueuses après s’être tiré sur le nœud pendant deux semaines avec les grains de sable qui irritent partout, je suis pour). Quant à la situation de Mélanie (Vincent est sérieusement dans avec Shanice) : "Elle avait pas eu toutes les attentions au niveau de son couple. Et moi, c’est quelque chose que j’ai en moi… (cherche ses mots) j’ai la chance de l’avoir en moi". En effet, il a de la chance, le Raymond… il en bégaierait presque…

Au restaurant, ils parlent à voix basse. C‘est pratique parce qu’alors, la production sous-titre. (Elle aurait pu le faire avant, pour rendre les propos intelligibles, mais il faut tout de même saluer l’effort)

- Raymond : ça y est, tu as laissé tomber la carapace…

- Mélanie : y’a pas de carapace… Y’en a une quand il y a besoin, c’est tout. Sinon, y’a pas de carapace.

Là, je dois avouer que ça devient confus : alors, y’a carapace ou pas ? Ben oui, mais non. En fait, ça dépend, quoi.

Enfin, on a eu droit à cette conclusion limpide et synthétique de Mélanie : "je suis arrivé avec quelqu’un que je croyais aimer et que je laisse et je repars avec quelqu’un que je pense aimer vraiment". Nous noterons que derrière la distinction sibylline entre "aimer" et "aimer vraiment", on peut lire en filigrane que son mâle, elle l’aimait "faussement"…

Comme on disait quand on était ado : elle est bien brave !

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Le mâle -heureusement non reproducteur- de Mélanie est le Vincent. Comme les autres, on devine vite qu’il a un QI de limace sous Trangsène. Vince est censé être carrément fou de Shanice (prononcer Chaïnice). L’amour total, quoi. Ils parlent retour ensemble, enfants… la totale.

Toutefois, le Vince aime à se positionner comme le mâle dominant du troupeau. On a beau être amoureux, on n'en est pas moins prêt à prouver sa supériorité.
Extrait :

- Vincent, pratiquant le doute cartésien (je te rassure, il fait semblant): mais qu’est- ce qui m’est arrivé ? J’ai rompu avec Mélanie...

- Shanice, doucement : Non, t’as pas encore rompu…

- Vincent, reprenant son naturel seagalien : Attends ! C’est moi qui parle, là ! Toi, tu ne parles pas.

Un grand souffle de respect homme/femme, c’est évident. Normal : les candidats sont mis dans de bonnes dispositions pour ça, notamment quand ils choisissent le tentateur/la tentatrice avec l’attention qu’ils mettraient à décider si l’acrylique est mieux ou pas que le polyester pour le survêt.
 

Finalement, l'émission se résume à quelques mots employés par tous les candidats et tentateurs.
Hypothèse : soient les phrases suivantes (évidemment, faut modifier un mot ici ou là, rajouter des "au niveau de", mais le PPCM est celui-là) :

- il se passe vraiment quelque chose de fort entre nous (on s’est auto-convaincu qu’on va coucher) ;

- il/elle se lâche totalement (ça va bientôt coucher, probablement après la pub) ;

- j’/il/elle ai/a décidé de vivre pleinement l’aventure (ça couche) ;

- j’/il/elle ai/a laissé tomber mes/ses barrières (je/il/elle picole pour coucher) ;

- on se découvre vraiment (le gros œuvre progresse, je/il/elle vais/va "laisser tomber les barrières").

Si on bannit ces lieux communs, combien de temps dure l’émission ?

Moins que la rubrique Leroy-Merlin entre la météo et le point circulation.

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Quant à la mayo promise... ils en ont certainement consommé (pas terrible, hein ? Mais pour le coupde la mayo, je suis un peu à la ramasse, je dois avouer)

A suivre… d'autres citations qui méritent l'éternité. Rien de moins.

 

Humeur du jour : pas mal, et toi ?
Zik : Joe Strummer (sniff !) and the Mescaleros
Conclusion : Jah Love Be With You