28.06.2007
Colchique(taille de Morue) dans les prés...
Sacré est mon lecteur, splendide est ma lecteuse,
Mais il convient parfois, pour atteindre son but,
De calmer le courroux, de calumer la beuze,Abandonner l’honneur, obéir à la pute.
Oublier son honneur et flatter la Morue.
L’enjeu, tu vas le voir, est de taille certaine :
Sharon a dans son coffre un cadavre inconnu,
L’intellect bien en berne et la coiffure vilaine,
Des latinos musclés qui en veulent à son cul…
Je ne sais le comment, je ne sais le pourquoi
De ce qui se déroule autour de Genoa !!!!!
Je tourne, je déduis, je réfléchis, j’enrage,
Je suppute, je suppose, je vais finir en nage,
J’en veux savoir la fin, moi qui sais le début !
J’en appelle logiquement à la Dame Morue.
Il faut que je te dise que pour qui la connaît,
La Morue est déesse, une splendeur, une beauté,
Elle a ce corps félin qui, même en Pantashop
Fait retourner sur elle les têtes nyctalopes.
Le corps n’est qu’un début, l’esprit à l’avenant :
Elle brille, elle étincelle, elle connaît plus d’un tour,
Elle connaît le pourquoi et elle sait le comment
De tout ce qui se passe dans les Feux de l’Amour.
J’en appelle à sa science, espérant m’éclaircir :
"Pourquoi donc la Sharon a t’elle dans sa Béhème
Un gars plus très vivant, qu’elle a donc du occire…
Car même à Genoa, c’est curieux, tout de même !"
Sur l’émile de réponse le ton est… morutal.
Un peu comme la boisson qui saoule les Tontons
Ca flingue, ça rend aveugle, pour sûr, c’est du brutal !
Doux comme du Devedjian, aimable comme du Fillon.
La Morue veut, exige, un vrai panégyrique
C’est pourquoi devant toi, je me fais hagiographe
S’il ne tenait qu’à moi, ce serait un coup de trique,
Réduction en chiquetaille et autres paires de baffes.
Mais la bête est puissante, elle se sent supérieure
Inutile de chercher à la toucher au cœur,
OK, Lady Morue, j’admets : you won the bet.
Mais je jure que demain, les Feux d’l’Amour, j’arrête !
Humeur du jour : putain, c'est qui dans le coffre de Sharon Newman ?
Zik : Sharon Newman et les Anal Distenders (ouais, ben ça a failli exister, vu le programme que lui réservaient les latinos... avant de découvrir le cadavre dans le coffre de Sharon. De qui ? Je me le demande...)
Conclusion : Jah Love dans ton c... offre de bagnole.
21:50 Publié dans En vrac | Lien permanent | Commentaires (15) | Tags : feux de l'amour, chronique, télé, télévision, TF1, humour, victor newman |
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06.10.2006
Nicer the life
Cher lecteur, voilà un moment que je te raconte des trucs… tu commences à me connaître… un peu… et pourtant , il y a un aspect de ma vie dont je n’ai jamais parlé et pourtant, qui est assez central dans la vie de tout-un-chacun.
Oui, mais quoi ? te demandes-tu, indéniablement rongé pas l’impatience, bouillant de savoir.
Non mais attends, je ne me suis pas tapé autant d’épisodes des Feux de l’Amour pour ne pas savoir alimenter artificiellement un suspense, non ?
T’as jamais vu les Feux de l’Amour ?
Ben c’est simple, les FdA, c’est Nicer the Life, mais en mieux.
On y parle à des photos quand les gens sont absents,
on devient flou dans le fond quand on est inquiet,
on lève un seul sourcil quand on dénonce-à-mort et
on lève l’autre sourcil quand on est étonné,
on se fait tirer dessus le jour de son mariage
on se découvre des ascendants,
on se découvre des descendants
on se découvre des tas d’autres "dants" qu’on savait même pas qu’on avait une famille à se mettre sous la "dant" (Boom booom tsssssing)...
Qu’on ne vienne pas me dire que c’est nul et qu’il ne s’y passe rien !
La diffusion a débuté en France… sous Mitterrand I. Donc, rien que pour ça, respect.
Y’a guère que Jacques Martin pour nous avoir fait subir un calvaire plus long. Sauf que Jack Martin, on a vu le premier épisode (et, normalement, on ne devrait pas tarder à voir le dernier) tandis que les FdA, on a tout de même jamais vu peu ou prou les 3 000 premiers chapitres.
Et on arrive quand même à suivre.
Y sont forts, ces américaiiiiiins !
Ensuite, parce que dans le générique, ils imitent tous le vent de face qui fait trembler les cheveux et les chemises ouvertes, ce que ne savent pas faire les acteurs français.
Ensuite parce que s’ils avaient eu un tant soit peu d’ambition, les producteurs de Nicer the life, ils auraient mis un vrai artiste, intègre, généreux, qui ne triche pas avec le public pour nous infliger interpréter le générique…
Danse,
Comme la flamme
Du mélodrame
Des feux de l'amour
Sur mon cœur, danse
Tu es la femme
Que j'ai cherchée
Et que je veux garder
Comme un secret
Comme un désir
Comme un fantasme de plaisir
Qui durerait toujours
Toi qui a brûlé mon cœur aux feux de l'amour
Big Up pour Monsieur Herbert Léonard, un Grand Monsieur de la chanson française
Autre particularité des FdA, outre les cascades à faire passer Matrix pour un court-métrage amateur tourné au super-huit avec ton petit cousin, c’est que tu peux comprendre même si t’as pas tout suivi. Je l'ai déjà dit ?
Mais, c'est comme ça que ça se passe, à Jenoah City !
Avec une logique et une rigueur qui n’appartient qu’aux scénaristes les plus dépourvus d’imagination exigeants :
- le fils de Phillip s’appelle Le p’tit Phillip,
- le fils de Nikki et Victor s’appelle Nicolas
- la fille de Nikki et Victor s’appelle Victoria.
Oui, je sais, c’est très, très audacieux.
Mais que veux-tu que je dise… on ne sait pas faire de bonnes séries en France…
Ensuite, parce que c’est doublé. Et pour rendre un dialogue vraiment catchy, on a encore rien trouvé de mieux, si ??
Non.
Rien.
Merci à celui qui suit.
Nikki et Victor, un exemple pour la jeunesse de Jenoah City => aucune émeute en banlieue à déplorer...
Prenons un exemple au hasard : Nikki et Victor. Il est l’homme le plus puissant de Jenoah City, elle est une des femmes les plus séduisantes de Jenoah City (particularisme qu’elle partage, comme les germes de Victor, avec Lauren Fenmore, Jill Abott, Ashley Abott, Sharon Collins, Phyllis Je-ne-sais-plus-son-nom…)
Soucieux de tout faire pour que le spectateur n’ait pas l’impression de faire face à un challenge intellectuel qui lui gâterait la sieste, le dialoguiste subtile joue la feinte :
- Victor, (au départ, je voulais mettre John-Michael parce que c’est Jean-Mi en américain, et ça se prononce Djôn’-Maïkol, et c’est la classe, mais j’ai finalement opté pour les vrais personnages de la série), j’ai quelque chose d’essentiel à t’avouer, qui pèse depuis trop longtemps sur ma vessie conscience, dit Nikki en devenant floue et en arrière-plan, le premier étant occupé par Victor adoptant un peu les yeux de la Petite Sirène qui sentirait remonter le long de sa nageoire le bâtonnet de colin du Cap’tain Iglo.
(Oui je sais, ça fait de longues phrases mais je ressens la nécessité de contextualiser et l’exactitude est à ce prix. Fais un effort, lecteur, parce que ne pas comprendre la trame des FdA risque de porter un coup fatal à ton amour-propre)
- Tu sais, Nicky, depuis des années, nous avons vu grandir une grande et belle gaule des familles complicité entre nous, et ça, ça compte. Je suis prêt à tout te la mettre, jusqu’aux boules, chaudasse entendre, tu sais… tu peux tout me dire…
- Ce n’est pas si facile de t’en parler, Victor, je… je… je ne sais pas si je peux.
- Ecoute, Nicky, je sais que tu as traversé des moments difficiles quand tu as découvert que ton père était en fait l’amant de la sœur cachée de l’ennemie héréditaire du moniteur d'aqua-gym de la belle-sœur du gardien de l’immeuble de ton cousin Josh, mais… veux-tu quelque chose à boire ? Nous savons tous désormais que cette histoire appartient au passé puisque Josh s’est avéré demi-cousin par alliance du frère adultérin de la mère adoptive de cette fameuse Cindy… le jour où il allait épouser sa sœur, Dieu merci !
- Oui, cette vieille furie… (ah, oui ! dans les Fda, on se traîte de vieille sorcière, de vieille chouette, de salope qui pue de la chatte fieffée menteuse… rien que des mots qui viennent à la bouche de n’importe qui, emporté par son courroux, quoi !), mais… tu te souviens de la fois où je me suis fait enlever par des ravisseurs, que tu es parti à ma recherche et que tu as fouillé nuit et jour les Canyons du Nevada, de l'Arkansas et du Tegzas, en hélicoptère, en kat-kat’, dans ton jet privé (on ne manque pas de rappeler régulièrement que Victor est l’homme le plus puissant de Jenoah City) et surtout en compagnie de Linda ?
(Genre, le gars, il a mis son blouson de pilote qu’il ne sort que pour aller sauver des gens. Le blouson-qui-sauve-les-gens, quoi, un peu comme en CE1, t'as tes chaussures-qui-courent-vite... Rappel : il est l’homme le plus puissant de Jenoah City, quand même… message subliminable : il est plus fort que ton papa, même si ton papa est policier, ch’te f’rais dire… il se tape la visite des moindres recoins d’un désert de bouseux en avion, en kat-kat’ et même en hydroglisseur parce qu’ils ne sont pas à l’abri d’une approximation aux FdA, tout emportés par l’action qu’ils sont... et on lui demande s'il s'en souvient ???? Elle serait pas un peu con, la Nikki ???)
- Non, je ne me le rappelle pas, de quoi parles-tu ? Tu veux parler de la fois où j’ai trouvé leur repère au moment même où ils s’apprêtaient à te mettre une pure giclée, souillant ton pull angora de nouvelles perles, mais de foutre faire modifier ton testament en faveur de Linda, l’organisatrice de ce rapt sordide ?
- Oui… eh bien… je ne t’ai pas tout dit…
- Tu sais que je t’aimais, je t’aime et je t’aimerai. Et même, pour toi, je paraphraserais le chanteur français Frances Thegoat… est-ce si difficile que tu hésites à me le dire ?
- Ce n’est pas facile à avouer comme ça… il va falloir que tu m’écoutes et que tu me comprennes, tu sais… c’est très important pour moi…
- Je suis ton mari par intermittence depuis le début de la série bien des années, Nicky, notre amour est comme ta bêtise ou ta vulgarité : plus fort que tout. Je serai toujours à ton écoute…
- Victor, je crois que… Oh ! Mon Dieu, comment te dire…
- Nikki, tu sais que tu peux compter sur moi
- Bien… alors… écoute : je crois que dans la précipitation de la fuite, j’ai perdu... un papier important... la recette du hamburger-béchamel que Lenny m’avait donnée et que je comptais faire à nos invités pour notre barbecue de vendredi !!!
- (air préoccupé de Victor : il lève un sourcil sur une face figée comme un sourire de Sheila) Ne panique pas, ma chérie, je vais en faire élaborer une par Miguel, notre chef (ça, c’est parce que Victor-l-homme-le-plus-puissant-de-Jenoah-City a un cuisinier à résidence. Sinon, tout autre personnage serait reparti dans le Nevada. Pourquoi ? Parce que les américains y zont les moyens, pas comme chez nous où tout se passe dans un cadre étriqué, là…)
Bientôt je t’expliquerai pourquoi Nikki ne s’est que mariée 6 fois, (en fait, Nikki Reed Foster Bancroft Newman Abbott Landers Newman)
Je ne peux compter ceux qu’elle n’a pas pu marier parce que
- ils sont morts assassinés
- ils se sont maqués avec sa fille (oui, oui)
- ils sont partis (les veinards)
- ils sont devenus amnésiques
- ils sont devenu ministre de l'Intérieur et chef du parti majoritaire (on nous le cache !!!)
- ils ont été remplacés par un evil twin
- ils ont eu une courte maladie, mais très cruelle
- ils ont été remplacés par un sosie, mais sans aucun lien de parenté
- ils ont préféré s'amputer de la verge, symboliquement (ça, pas certain que ce soit dans la série... mais moi c'est ce que j'aurais fait...)
- et autres…
Et j’en profiterai pour commenter cette déclaration de Jill Abott pour expliquer, le lendemain d’une soirée ou elle avait fait pour la 67ème fois de la série le coup de la nymphomane chauffée à blanc, donc incontrôlable, incontrôlée puis généralement prise de remords :
- je ne savais plus ce que je faisais, j’étais désespérée : j’avais bu trop de verres de champagne
Humeur du jour : ma fille a de la fièvre elle est avec moi, mais ce soir c'est belote de la mort !!!!
Zik : Stabat Mater de Vivaldi, parce qu'elle comate à côté... je ne vais pas lui mettre Enhancer, même si elle préfère...
Conclusion : J(eno)ah Love Be With You
Devinette (sans googliser, sinon, c'est de la triche) : si je te dis tu traînes ta queue dans la chaux vive et t'hésites à choisir ton camp, t'as des aminches à Tel Aviv et des amours à Téhéran... Alors ?
12:30 Publié dans Vu à la Tévé | Lien permanent | Commentaires (20) | Tags : feux de l'amour, chronique, télé, télévision, TF1, humour, victor newman |
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