26.01.2010

Super Nanny : super morte, ouais !

Précieux lecteur cher à mon coeur, cultivée lecteuse à la peau rugueuse,


Dans cette note : des propos un peu saignants et aussi schizophrènes.


Je n'irai pas par quatre chemins.
Je serai franc.
Direct, comme elle l'était.
Et je compte sur toi pour être fort(e) comme elle nous a appris à l'être.

Super Nanny est morte.

On peut même dire qu'elle est morte au mauvais moment, elle dont on aurait eu tant besoin à Port-au-Prince :
- Baptiste, nooooooon ! Ce n'est pas parce que tu n'as plus de jambes que tu ne dois pas aller à l'école. Et puis tu n'auras plus l'excuse de chercher tes chaussures pour justifier ton retard, désormais.
- Non, Jean-Désiré, on ne hurle pas comme ça, surtout que maman est à la cave... juste au-dessus de toi ! Ah, non ! C'est la moitié de maman seulement ! Tu rangeras bien l'autre moitié quand tu l'auras retrouvée.

Oh, tiens, puisqu'on en est à évoquer ce désordre, j'espère que les secours auront prévu les fameuses cellules de soutien psychologiquequand tu te retrouves à la fois dans le salon, la cuisine et la chambre... il y a de quoi se découvrir schizophrène, non ?

Remarque, la schizophrénie est un peu une spécialité pays : ça fait des années que les Haïtiens meurent de faim, alors qu'Haïti a une frontière commune avec la République Dominicaine.
La République Dominicaine, c'est LA destination prisée par les beaufs des pays riches, qui vont y faire des concours de cholestérol et de diabète dans les hôtels à formule All Inclusive.
(Petit rappel : All Inclusive = j'abandonne mon assiette sur le bord de la piscine, vu que tout est à volonté)(la seule différence avec le gavage des porcs en batterie tenant finalement dans l'absence d'éclairage au néon... le client est venu chercher le soleil autant que l'infarctus, après tout !).

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Allez, je prends vite fait 3 sandwiches saucisson-crême-saindoux
et je file au concours de vomi !

 

Or donc, un Noir qui meurt de faim, TF1 n'a pas de raison de s'en émouvoir.
MAIS, un Noir qui meurt de faim avec un parpaing de 12 sur la tête, là, c'est l'instinct de Bouygues Télévision qui prend le relais : ça vaut le coup qu'on en parle, puisque ça devient un surprenant intéressant mélange d'humanitaire d'audience potentielle et de maçonnerie...

Fermons la parenthèse et revenons à Super Nanny.

Super Nanny, c'était le syndrome de la Vache-qui-Rit appliqué à la télévision.
Tu as déjà vu une Vache-Qui-Rit : elle arbore des boucles d'oreille sur lesquelles figure une Vache-Qui-Rit qui arbore des boucles d'oreille sur lesquelles figure une Vache-Qui-Rit qui arbore, etc.

Eh bien : Super Nanny, c'était pareil.
C'était la télévision qui envoyait chez de pauvres gens dont les enfants sont en manque de repères éducatifs autant qu'en excès de consommation télévisuelle... une équipe de télévision.

Objectif :
- inciter les John-Mouloud et autres Marie-Pamela à faire des conneries, sans lesquelles il eût été difficile de les leur reprocher, ce qui constituait l'objet de l'émission ;
- leur apprendre à faire leurs devoirs au lieu de trop regarder des conneries télévisuelles comme... euh... la télé-réalité;
- expliquer aux parents le port du survêtement ne confère pas à
tous les enfants l'élégance naturelle de George Clooney ;
- surprendre la famille en leur révélant qu'il existe d'autres activités culturelles que celles généreusement distribuées par Ronald Mc Donald le dimanche des rassemblements de tuning sur le parking de Cora ;
- initier tout ce petit monde à l'art lyrique grâce à La Nouvelle Star, par exemple, activité qui dégrade moins la maison que le concours de traces de steak sur le papier-peint* du salon ;
- etc.

Bilan : les gamins sont tellement fiers de passer à la télévision que par la suite, ils sèchent l'école pour se repasser la cassette de l'émission en boucle et finissent par échouer à 19 ans dans un collège technique, avec l'espoir illusoire de devenir électro-boulanger.

Super Nanny, je ne suis pas certain que tout le monde y perde à ce qu'elle ait tiré sa référence.

 

Humeur du jour : cool.
Zik : une tuerie funk de James Brown qui te met FORCEMENT LA PATATE : Get Up and Drive that Funky Soul
Conclusion : Jah Love est en ruine mais renaîtra, encore.

Et demain ? : demain, je me demanderai : pourquoi Nicolas Sarkozy n'a pas présenté la météo à la fin du JT de TF1 qui lui était consacré et avant l'émission qui lui était également consacrée ? ca aurait fait sens, non ?

 

*papier peint... au steak, donc. C'est un peu comme au torchon ou à l'éponge, mais c'est au steak. Pourn plus de détail, demandez conseil à votre boucher-décorateur.

13.08.2009

"Elle" pédale dans la semoule de la déontologie

Précieux lecteur cher à mon cœur, brillante lecteuse demi-écrémeuse,

 

Dans cette note : une charge bien pesée contre le pseudo-journalimse de la presse dite féminine alors qu'on devrait la qualifier de crétine plutôt que d'insulter ainsi la femelle domestique de l'homme, dans son ensemble.

Ca fait un moment que je ne lis plus la presse féminine* pour tout un tas de raisons, la première étant qu'on m'a informé que j'avais un pénis surdimensionné que je la trouve inepte et bourrée de publicité mal dissimulée dans des articles rédigés, on le sent, sous la contrainte économique d'annonceurs exigeants.

Par "mal dissimulée" je veux dire : du placement de produits tellement grossier que Richard Virenque n'a même pas besoin de s'allier les capacités intellectuelles de Gérard Holtz pour les identifier.
(alors que Richard ne sait pas lire, faut-il le rappeler)(tout juste déchiffrer les mots de trois lettres à base de "E", de "P" et de "O", au maximum)

Oui, c'est dire !

Donc j'ai trouvé d'autres moyens de laisser exprimer la féminité qui est en moi, par exemple :
- en effectuant moi-même les tests comparatifs de serviettes hygiéniques en situation extrême (à savoir : lors du visionnage d'un flim avec Daniel Craig)(j'en suis arrivé à la conclusion qu'elles se valent toutes)
- en rédigeant moi-même mon horoscope. Ca ne le rend pas plus exact, mais ça m'évite d'apprendre dans la presse que j'aurai, la semaine qui vient, des règles douloureuses
- en découpant MES propres fiches cuisines expliquant comment ne pas rater la béchamel accompagnant le clafoutis de brocolis.

Bref.

Toujours est-il qu'hier, je revenais du marchand de journaux avec Manman, notre boboïtude en bannière, puisque nous étions tous deux bicyclettant les routes de Seine-et-Marne, entre notre village et celui du sus-mentionné marchand.

Histoire de ne pas atteindre la vitesse de croisière d'un coureur du tour de France, ce qui aurait laissé Manman sur place, je me suis mis à lire la presse qu'elle m'avait confiée, car je sais conduire d'une seule main, voire, tu le comprendras, d'aucune.
Et d'un seul oeil.
Et d'aucun cerveau, vu qu'il n'en faut point, ni pour pédaler (cf. le Tour de France) ni pour consulter "Elle" (sous peine de ne plus le refaire).

En outre, je trouvais ironique de lire un dossier sur la mode vélocipédique en chevauchant "Jah Powaa I", mon destrier 21 vitesses.
Un peu comme le jour où, sur l'autoroute, j'ai doublé des gens qui jouaient au Mille Bornes dans leur ouature
automobile.

Et là qu'est-ce que je me rends pas compte d'une manipulation tellement énorme que même en roulant d'un oeil et en lisant de l'autre, j'ai repéré la supercherie.

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Voilà l'article, Elle n°3319 du 07 août 2009



L'article -puisqu'il faut bien l'appeler ainsi- est illustré de photos de différents cyclistes et présente une intensité dramatique et une densité intellectuelle rappelant le "l'important ce soir, c'est de repartir avec les trois points" des interviews post-matches de championnat de France de philosophie.
Ou de football.
Je confonds toujours (Heidegger était ailier droit au Racing Club de Lens, ou je me trompe ?)

Bref, "Elle" croit utile de faire figurer des cyclistes de style différents :
- celle qui est mannequin pour Vanessa Bruno ;
- celui qui roule sur un BMX ;
- celui qui porte des chaussures ;
- celui qui est capricorne
- etc.

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L'idée : prendre des cyclistes dans la rue, pour nous donner une idée de
la "famille vélocipédique urbaine", en quelque sorte.



Au milieu de cette galerie de portraits, une jeune fille, de type carrément canon attire mon attention, non pas pour sa plastique comme on en croise peu dans les rues, mais pour sa prise de guidon peu orthodoxe

Elle ne fait pas trop cyliste, cette posture...

 

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Toi, ma grande, t'as l'air mignonne, mais...
à mon avis, t'es à l'abri du Prix Nobel !



A cette "cycliste prise sur le vif, dans la rue, au hasard des déambulations parisiennes, par une journaliste attentive aux règles déontologiques de sa profession", j'aimerais prodiguer un petit conseil.

Oh ! Trois fois rien.
Juste mon avis d'amateur, puisque je me déplace souvent, comme elle, à bicyclette.

Mademoiselle, vous ferez sans doute partie des gens qui trouvent que se déplacer à vélo, c'est drôlement d'efforts.
Je n'ai aucune peine à le croire.
Et je vous répondrai : certes, mais essayez de détacher le vélo, vous verrez, on force vachement moins, pour rouler !
.

Et à la "journaliste", je dirai : tes copines sont bonnes, mais pas la peine de nous faire croire que ce sont des quidams de la rue.
Ou plus subtilement, alors.

 

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Oui, Mademoiselle, le truc relou, là, devant... ça s'enlève.
Si, si, sur la tête de la première pellicule de Jean-Louis Borloo.


Dis, "Elle", tu nous prendrais pas pour des Candeloro ???

Non ???
Parce que c'est un peu l'impression que ça donne...

Humeur du jour : Qui m'a emprunté "Heureux les simples d'Esprit' de Cara Zina sans me le rendre ? Hein ? Qui ? Tu vas me le rendre, dis ? Ta mère la zoophile qui facture des prestations sexuelles avec la bouche !!!
Zik : Deadline - Long Way home, pour faire patienter Maritxu avant le concert de septembre
Conclusion : "Jah Powaa II", en préparation, sera un "fixie" (ou "fixed gear" si tu préfères : ça, mais sans le frein avant)(pas la peine : y a que les lâches qui freinent !)

Et demain ? : demain, je te montrerai qu'à l'instar de la presse féminine, Papy Chouchou le président Berluskozy se moque de nous quand il affiche son écologimse.

*La presse féminine, c'est la presse où on ne parle que de futilités. Parce que la femelle domestique de l'homme ne saurait réfléchir. La presse masculine, c'est du cul ou de la technologie. Parce que le mâle moderne ne rêve que d'une machine à lui sucer la teub... Voilà à quoi on en est réduit... intéressant, non ?


Requête de conclusion : colonne de droite, il y a un sondage. Tu peux y répondre, s'il te plaît ? C'est peut-être un détail pour toi, mais pour moi, ça veut dire beaucoi...