14.05.2008
Où NicMo te sert la soupe (part 2)
Précieux lecteur cher à mon cœur, cuisinière lecteuse aux cuisses de skieuse,
Dans mon billet précédent, outre un hommage à la cuisine chinoise de Neuilly et à Claude Sarraute, je t'ai fait comprendre que niveau bouffe, je suis un peu l'Indiana Jones de la Porte Maillot.
Et si tu as plus de neurones que Nadine Morano (attention : moins de neurones que Nadine Morano, tu te retrouves au niveau de l'amibe, intellectuellement parlant*), tu déduis du titre de la note précédente qu'elle doit logiquement être suivie d'une deuxième partie.
Que voici, car la nature est bien faite.
Lieu : la Guadeloupie. Les Abymes, pour être précis.
Contexte : c'est le dernier soir, et nous sommes invités à dîner chez mon pote Tilitte, dont la mère cuisine tellement bien que je lui ai signifié ma volonté de l'épouser après avoir goûté sa confiture de patate douce.
LA confiture qui me ferait renoncer à tout : ma préférence pour le salé, le skateboard, la Vespa, voire la vice-présidence du club des philatélistes méhaigneristes du XIIème arrondissement…
Tout, je te dis.
La mère de Tilitte, non seulement elle est d'une gentillesse incroyable, non seulement elle cuisine comme une sorte de Maïté antillaise, mais en plus, elle partage, elle explique… c'est une chance de la côtoyer.
Pour l'occasion, elle nous avait fait la soupe à congo : un plat traditionnel, espèce de ragougnasse antillaise.
On y trouvait : du crabe, des ignames et patates douces, des boulettes de farine, des épices.
Et de la queue de cochon.
La queue de cochon, en Guadeloupie, il y en a des tonnes dans les supermarchés, c'est vendu par grosses barquettes familiales. C'est aussi vaguement rose que triangle.
Quand c'est cru.
Quand c'est cuit, ça prend une couleur marron qui n'est pas sans rappeler les pantalons du 70's show.
Franchement, autant le plat nous branchait bien, autant on a fait un blocage là-dessus avec Popine Mat'.
Surtout moi.
Mais Popine Mat', elle avait déjà mangé des intestins de chèvre au Kenya, donc elle n'allait pas reculer devant une misérable queue de cochon.
Au bout d'un moment, elle s'est lancée :elle a croqué dedans avec l'entrain qu'a dû connaître Lorena Bobbitt.
C'est en observant sa tête que je me suis dit que ce ne serait pas possible.
J'imagine que le premier homme qui a fait caca a eu la même expression.
Faut dire que normalement, on enlève la peau épaisse et couennue périphérique puis on trie les cartilages qui séparent les petits morceaux de viande.
Mais ça, on l'a déduit après.
Bref : la queue de cochon, ça ne se mâche pas.
C'est un truc, faut aimer sucer pour apprécier.
Et tu sais quoi ?
Manman, au retour, dans la voiture, elle nous a dit :
"La queue de cochon ? Quoi ? J'ai vachement aimé, moi !"
La nature est bien faite, je te dis…
Humeur du jour : à la cool... j'ai pris mon mercredi… suis resté avec les enfants… sommes allés au cinéma
Zik : AC/DC - Back in Black. Les premières images du flim.
Conclusion : Jah Love dans la queue de tous les cochons ! Et pour la mère de Tilitte, aussi.
*Si tel est le cas, je ne te laisse pas tomber, car les amibes de mes amibes…
22:31 Publié dans Laïfe is laïfe | Lien permanent | Commentaires (21) | Tags : bla bla de fille, soupe à congo, courjault's cup |
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13.05.2008
Où NicMo te sert la soupe (part 1)
Précieux lecteur cher à mon cœur, cochonne lecteuse aventureuse,
Il est temps que j'arrête de te délaisser, j'en conviens.
Toutefois, je ne vais pas te raconter mes vacances, car tu n'as pas envie d'en connaître les détails. Je me contenterai donc d'une anecdote, de-ci, de-là, et de quelques illustrations photographiques qui n'auront donc rien à voir avec les mots de dedans le texte.
C'est concept, quoi.
La bouffe, c'est l'occasion de découvrir de nouvelles sensations.
C'est du moins ce que j'inculque à ma descendance.
Mais tu sais que le NicMo n'est pas un hypocrite (si tu ne le sais pas, fais donc comme si), donc je m'applique à respecter cette règle, moi aussi.
Ainsi, le midi, quand je vais au restau chinois, je prends le Potage Pékinois, que j'ai judicieusement rebaptisé la soupe-à-bouts.
J'adore.
J'en consomme à chaque fois.
je zoome un peu...
Si j'écarte l'hypothèse que le Potage Pékinois tient son nom du chien homonyme dont il utiliserait la viande pour lui conférer son goût si particulier, il devient assez amusant d'essayer de deviner ce que je suis en train d'ingurgiter.
La soupabou, c'est d'abord un travail intellectuel pour abandonner l'idée que la soupe est un aliment liquide.
Pour ma part, j'aime à penser que ce qui lie les bouts qui la composent, c'est de la colle à papier-peint.
D'autant que les murs en sont recouverts, donc ils devaient avoir des restes (1).
Mais de la colle à papier-peint noire.
Enfin… brun sombre, quoi : la colle à papier-peint dans laquelle on aurait planté un Papermate qui fuit.
Ou fait tomber le coton démaquillant de Jacques Séguéla.
Bon, ça, c'est la base.
Ensuite, les choses se corsent :
- y'a des bouts… je crois qu'à une époque, ils ont dû être vendus sous le label de "champignons noirs" mais si j'en accole deux, l'un contre l'autre, dans le bol, je vois parfaitement ce que voit le gynécologue de Claude Sarraute à chacune de ses visites (2) ;
- y'a d'autres bouts… qui sont, je crois, de la viande.
C'est filandreux, blanc et mou et ça a autant de saveur qu'une explication détaillée du concept d'avoir fiscal par Jean-Marc Sylvestre ;
- y'en a encore d'autres… je me demande encore s'il faut les classer dans le règne animal, végétal ou minéral.
C'est coloré et plus ou moins croquant.
Y'en a des verts et des jaunes, ça a la taille de mini-M&M's qui seraient allés faire un stage chez Erno Rubik. Marrant.
Mais alors… aucune idée de ce que c'est ! Non que je sois frappé d'acédie (3), mais les lignes qui suivent vont faire office d'explication ;
- Enfin, il y a ceux que j'ai identifiés : des taches rouges, infimes, dans la colle à papier-peint.
Ceux qu'il est impossible de trier, ceux-là sont les plus goûtus.
C'est grâce à ceux-là que l'après-midi, dans le ventre, ça fait comme si Rose Mc Gohan venait refaire son lap dance de Planet Terror rien que pour moi, par surprise, dans mon bureau.
(Pour nos amis des Régions qui n'ont pas vu le flim en question : j'ai l'intestin qui fait la broyeuse à végétaux. Ca, ça parle plus aux péquenots gens du pays).
Ca chauffe, ça tourneboule… l'impression d'avoir 4G de pression dedans le NicMo.
Bref, c'est pas pour les chochottes.
Tu comprends donc que je ne suis pas un flippé de la bouffe.
Y'a aussi de l'eau douce à 28°C, chauffée par la soufrière...
Fin de la première partie.
(Je tease où je veux, car je suis chez moi : par la suite, tu verras ce qui a eu raison de ma témérité culinaire.
Et un hommage mérité sera rendu à Popine Mat' pour son inconscience courage)
(Sauf si je décide de traiter un autre sujet)
Humeur du jour : mal partout. Ai voulu essayer un skate de slalom ce week-end : ai essayé le bitume dessous, en fait. L'était plus dur que moi.
Zik : J'apprends que les B52's font une tournée... je me tâte, j'ai peur d'être déçu.
Conclusion : Jah Love gluant, avec des bouts dedans.
(1) Il faut savoir que le Chinois ne jette rien, sauf ses petites filles et ses déchets toxiques dans les rivières, et aussi un peu les principes fondamentaux des Droits de l'Homme. Mais comme dès qu'on le vexe sur le sujet, on lui envoie Rastaffarin en personne pour fumer le beuze de la paix et l'assurer qu'on déconnaît, qu'on ne pensait pas vraiment le mal qu'on a dit et que l'important, dans les JO, c'est que ouine ze yes nide ze no tou ouine euguène ze no… il aurait tort de s'arrêter.
(2) Si tu trouves cette vision répugnante, sache que je t'ai épargné la précision suivante : comme le tout nage dans une matière visqueuse et brillante… c'est plus précisément la Sarraute qui irait voir son gynéco le lendemain d'une partouze bien arrosée… tu vois… (tout bien considéré, je ne t'épargne pas tant que ça…)
(3) L'acédie, jeune skyblogger, n'est pas ce qui se met sous la lettre "c", c'est tout simplement la perte du goût. Tu devrais le savoir !
Acédie => pas de goût => prêt pour la tektonik.
01:31 Publié dans Laïfe is laïfe | Lien permanent | Commentaires (14) | Tags : soupe à congo, doigt dans le nez, mireille matthieu nue |
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