26.01.2007
Parfois, c'est deux. Mais rarement. Ou alors c'est une sale journée*
* T'as vu ? J'ai pas mis de sous-titre, pour une fois.
Il en faut toujours un.
Je ne sais pas si tu as remarqué, mais il en faut toujours un.
Ou alors, t’as pas remarqué parce qu’il est tout le temps pour moi.
C’est pas exclu.
Le CCDI.Non, le CCDI n’est pas le nouveau contrat d’esclavage moderne concocté par l’UMP.
Non, pour ça, ils ont prévu de relancer le CNE. Mais si, tu sais, les manifs, S*rko qui désapprouve publiquement V*llepin, tout ça… ben finalement, maintenant que c’est plus siglé V*llepin, il trouve que ça ferait joli sur un programme, si jamais il doit en sortir un.
Bref.
Non, le CCDI, c’est le
CASSE-COUILLES de DIMENSION INTERNATIONALE
Par exemple, là, au guichet de la SNCF, celui qui arrive en disant "Bonjour et… bonne année, Madame !"
Le temps que je pense "Quoi ? Encore ? Naaaaan !!!! Rôôôôô, le pénible que voilà…", il a déjà rajouté "Oui, parce que c’est encore la période, hein, c’est pas fini encore, hein, on peut toujours..."
Le tout avec l’accent savoyard qui va bien. Qu’on soit d’accord : je n’ai rien contre les crétins des Alpes qui ont leur première expérience sexuelle avec une vache mauve savoyards, hein, ils ne sont pas plus cons que les Lorrains mais pas moins non plus, remarque les plus dénués d’humour (ce qu’ils vont pouvoir nous prouver en évitant les com’ du genre "qu’esseu t’as contre les saaavoyââârds ?").
C’est juste que l’accent… ça donne l’air intelligent… un peu genre Candeloro qui trouverait le mode d’emploi d’un accélérateur de micro-particules, quoi.
Candéloro vient de rejoindre son comité de
Mais là n’est pas le propos. Dès la 2éme partie de la phrase, toute acrimonie disparaît car le gars est classifié CCDI.
Donc, tout est normal.
Donc, je vais, un jour de soldes (j’avais pas percuté, moi, que c’étaient les soldes. Sinon, jamais j’aurais mis les pieds au Forum des Caillera Halles…) à la FN*C.
Là, entre le 1er et le 2ème étage, je me vois coincé sur l’escalator, voie de gauche, par un péquenot savoyard crétin lorrain quidam peu au fait des habitudes parisiennes selon lesquelles sur les escalators, tu te mets à droite (droite = immobilisme, tradition) pour laisser les gens à gauche monter les marches (gauche = mouvement, progression).
Donc, me voilà bloqué.
J’attends. Il y en a, à tout casser, pour une quinzaine de secondes avant d’arriver à destination.
Et derrière moi, j’entends un soupir long comme un pet de Carlos (le chanteur, hein, pas le terroriste). Puis "Pfffff, quand même, ils pourraient se ranger à droite" dit la ménopausée aigrie qui me suit.
Je me retourne et lui rétorque que oui-vraiment-c’est-intolérable-ce-genre-de-comportement-on-devrait-les-éviscérer-avec-un-sécateur-rouillé-vous-savez-où-se-trouve-le-rayon-des-livres-de-jardinage ?
Le ton mielleux-gluant n’y fait rien, la vieille a perçu l’ironie dans mon propos.
Elle en conçoit une certaine ire, qu’elle exprime alors dans une syntaxe un peu confuse :
"Vous z’êtes peut-être pas pressé mais y’en a d’autres et y’a pas de raison de bloquer tout le monde comme ça."
J’adopte alors le rythme de diction de Doc Démago. Ou la vitesse de progression de l’Antillaise de service aux Urgences de n’importe quel hôpital (je ne sais pas pourquoi, l'Antillaise tranquille aux Urgences, c’est aussi systématique que l’orchestre à flûte de pan dansune rue piétonne) sauf dans celui d'Urgences, justement.
"Mais c’est booooooooon. Arrête un peu de faire ta parisienne, là. Tu nous pourris la vie et tu vas avoir des gaz. Rilaaaax."
Cette maîtrise technique, je ne l’ai pas de manière innée, noooooon.
Je l’ai acquise dans un bouquin vraiment spécialisé :
"La gestion des CCDI dans la grande distribution. Le cas particulier des espaces restreints : escalators et ascenseurs"
On y apprend notamment que les CCDI, c’est comme les emmerdes, ça vole en escadrille.
Tu vas voir que ça se vérifie.
Et aussi qu'il peut faire preuve de sournoisade (Ségolène Royal ©)
Je fais mon achat. En l’occurrence un appareil photographique numérique.
Révolution pour moi, pourfendeur de technologie et adepte de l’argentique noir et blanc.
Je sors du magasin. Et comme j’ai acquis l’appareil avec la meilleure qualité d’optique (le vendeur me l’a vendu comme ça), je fais des tests de sensibilté.
Je me mets à l’écart, un peu en hauteur, sur des marches, et prends plusieurs clichés de la foule pour, donc, mes essais de luminosité.
Je me suis mis là parce que la vue est dégagée . Rien ne la bouche. Rien.
Enfin … presque.
Il en faut toujours un, je te dis !!!
Humeur du jour : il m’arrive un truc de gueudin, digne des Feux de l’Amour.Vraiment. Je ne sais même pas si je vais en faire une note. J’ai un peu de mal à réaliser les implications… (très perso, pas genre 007 secret d’état et tout… te fais pas tes flims non plus)Zik : Buena Vista Social Club et Arctic Monkeys - Dancing Shoes
Conclusion : Jah Love pour les victimes quotidiennes des CCDI
Devinette-sans-utiliser-Cood’gle : "on a chopé la Petite Hélène, on lui a fait Coucou la voilà"
16:50 Publié dans Laïfe is laïfe | Lien permanent | Commentaires (30) | Tags : casse-couille, soldes, nicmo, chronique, humour, eviscérer, savoyard |
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