17.11.2008
Bush t'exaspère et Bush Texas fils*
*Je sais que c'est pourri, comme jeu de mots. Mais t'façons, tu verras que le reste de cette note est "à chier" (du moins, le 1er point de l'argumentaire).
Précieux lecteur cher à mon coeur, lumineuse lecteuse qui porte une vareuse
Si tu ne sais pas ce qu'est la misère électronique, je vais te le dire (au risque de me répéter) : c'est décrire une note, comme je le fais présentement, dans une salle de classe tout juste désertée par des étudiants partis en pause.
Ben ouais, ici, j'ai l'Internet électronique qui arrive par les ondes électromagnétiques de l'air du ouï-fi.
Aussi bien que si j'étais chez les Américains des Stazini (ce qui constitue le seul lien avec le titre de la présente merdouille du présent billet d'humeur).
Et donc, je voulais réagir avec véhémence : un type un peu dérangé en poignarde un autre à Grenoble, ville de tous les dangers s'il en est.
Et il en est.
Non ?
Si.
Merci de ta coopération.
Donc : un type poignarde un étudiant à Grenoble, et voilà notre omniprésident Berluskozy qui, toujours aussi réactif, décide qu'il est grand temps de lancer une "grande réforme de la psychiatrie".
Cette affaire m'inspire plusieurs commentaires.
- Déjà, j'ai un peu de mal avec cette manie des réformes dès qu'un truc va de travers.
Ainsi, si demain, Carla Bruni a une gastro, nul doute que l'autre con-cerné nous fera le même coup.
Je l'entends d'ici : "qu'est-ce qu'il fallait que je fasse ? Je vous le demande ? Fallait-il laisser les choses en l'état ? Naturellement non. J'ai donc décidé de lancer une réforme immédiate du transit intestinal.
(T'as vu ? J'ai évité le "en profondeur" qui eût manqué de classe.) - Ensuite, j'imagine mal qu'on puisse faire une "petite réforme, comme ça, juste pour déconner". Donc le coup de la "réforme en profondeur"... on sait toujours qui, à la fin, joue le rôle de la profondeur.
Enfin bref, j'me comprends... - Et si, au lieu de réformer la psychiatrie, on réformait plutôt la géographie ? Hein ?
La solution est simple : tu rayes Grenoble de la carte et paf ! Finies, les agressions des Hannibal Lecter des Régions.
Dans le même ordre d'idées, on pourrait aussi carrément -pardon "en profondeur"- supprimer les Régions. Ca nous éviterait ainsi la réforme des survêtes-pour-aller-faire-les-courses-à-Carrouf-dans-la-206-tiounée. - Bon, là où ils ont bien anticipé, au gouvernement, c'est que c'est pas la peine de réformer en profondeur les étudiants. Ils ont pris les devants, bientôt, il n'y en aura plus.
Ben vi, dès qu'il n'y aura plus de profs... - Ce qu'on doit réformer aussi, c'est la coutellerie : un couteau équipé d'une webcam, ça aurait fait de belles images et aussi le bonheur de notre Prix Nobel d'Information : Jean-Pierre Pernault.
Mal exploiter un aussi vaillant fait divers... c'est vraiment gâcher.
Résumons : si notre intraitable Berluskozy montre un certain courage politique autant que de la cohérence dans son comportement, on aura bientôt :
- une France réduite à Paris,
- partout ailleurs, des spykopates armés de couteaux à caméra,
- lesquels courront après des étudiants fantômes dans des Régions qui n'existent plus.
Et Carla Bruni n'aura jamais plus la chiasse. Ah, non, c'était seulement une digression.
Quel est le sombre crétin dépensier oserait désormais prétendre que la solution réside exclusivement dans une augmentation des crédits psychiatriques ?
Mmmmh ?
Je te le demande...

le capitalisme mondial,
la justice,
les 35 heures,
la Sécurité Sociale,
l'insécurité,
les institutions,
l'humour de Bigard,
les scooters volés des enfants qui s'en servent pour percuter des automobiles,
l'écologie de façade...
C'est TOI que je vais réformer !
Humeur du jour : ça va, mais... non, ça va.
Zik : Kwal. Si tu veux rire, écoute "La piqûre du Mystique". Si tu veux rire, mais moins, écoute "Des Fleurs".
Conclusion : le Jah Love, c'est fou comme c'est dingue !
PS : le tag du jour est dédié à Aurélia, parce que je sais qu'elle les lit (et toi aussi, maintenant, normalement).


