27.04.2009
Jamais au grand jamais
Précieux lecteur cher à mon cœur, intéressante lecteuse qui pompe comme une trayeuse,
Aujourd’hui, nous ne terminerons pas le récit du périple en Guadeloupe (débuté là, et continué là et là), parce que ce serait bien trop attendu.
J’en entends d’ici se plaindre et demander pourquoi je ne m’occupe pas de ce dossier.
Mais, tel le gars à la pointe des dernières évolutions linguistiques du pays, je leur rappelle que ce blag s’occupe de ce qu’il doit s’occuper, avec les gens qui portent les dossiers qu’ils doivent s’occuper.
(Pour toute demande d’éclaircissement, je te conseille de t’adresser à mon mentor linguistique, Rachida D : bescherelleetgloussementseuropéens@gmail.com)
(Mais si tu veux des excuses pour le retard, tu n’as qu’à faire comme moi : écris à www.desirsdavenir.org et… comme moi, tu ne recevras pas de réponse)(pour le moment)(j’hésite à tenter la relance)(tu crois que si je suis relou à insister, je peux demander à Ségolène Royal de demander pardon pour ma reloutude ?).
Bref.
Du coup, on va parler cul.
Ah ! Ben tout de suite, ça intéresse, hein ?
Et d’en profiter pour mettre en garde tout mon lectorat masculin : il est, en la matière, des questions à ne pas poser, sous peine de voir son égo aussi froissé que le tricot de peau de Jean-Louis Borloo de retour d’apérothon.
Nous allons en voir une.
Une question, pas une peau de Jean-Louis Borloo.
Ne sois pas sot(te), s’il te plaît.
Contexte : nous étions, quelques camarades et moi, dans un bar, en train de deviser sur le concept d’ataraxie et les raisons qui ont poussé Plutarque à s’opposer aux Stoïciens les différents jeux à boire que nous connaissons, quand l’une des participantes a mentionné le Jamèhogranjamè.
Principe : chacun à son tour, les participants lancent une phrase à la cantonade et chacun doit réagir en fonction de son expérience personnelle.
Ex : "Jamais, au grand jamais, je n’ai couché avec une centriste prépubère alsacienne".
- ceux qui n’ont jamais eu la plaisir de se trouver dans cette configuration ne font rien ;
- si cette situation a été vécue par l’un (ou plusieurs) des convives, il(s) boi(ven)t un coup. Et par la même occasion, il pratique(nt) une sorte d’auto-dénonciation dont le résultat est une éruption de questions forcément indiscrètes :
- c’était bien, l’Alsace ?
- tu en as profité pour acheter les bretzels fourrés à la béchamel du marché de Noël de Lafrancetulaquittoutulheim ?"
- tu y es allé en train ? pas trop long ?
Voilà pour la théorie.
En pratique, ça a donné : "jamais au grand jamais je n’ai couché avec un membre de ma famille !" (Tu noteras que l’expression "membre de la famille" n’a jamais été plus juste)(c'est Joseph Fritzl qui me l'a dit).
Et là, du côté des filles : Pau, Cel et Caro boivent un coup.
Du côté des garçons : Stéphane prend une gorgée.
Ah bon ? Mais… c’était avec qui ?
Pau : un cousin.
Cel : moi aussi, un cousin.
Caro : moi aussi, un cousin.
Stéph : ben… moi aussi, un cousin !
Et tous de rire.
Moi compris.
J’ai bien fait de rire, parce qu’à la proposition : "Jamais au grand jamais je n’ai simulé l’orgasme", dans un grand élan d’unanimité qui n’est pas sans rappeler l’élection de Jacques Chirac en 2002, les filles présentes ont bu un coup.
Toutes les filles présentes !
Et moi, naïvement, d’exprimer ma surprise : mais… mais… mais… comment ce fait-ce ? Un doute m'habite...
Il m’a été rétorqué que la femelle domestique de l’homme ne saurait, dans sa vie sexuelle, passer à côté de la simulation, qui permet de mettre un terme à des situations qui parfois, durent en longueur, ou font montre d’un manque de conviction certain.
Oui mais… toutes les filles ?
… vraiment toutes ?
… même Manman ?
Elles se sont alors porté fort que oui, même Manman.
En rentrant, j’ai mal dormi et au petit matin, appuyé sur un coude et beau comme un acteur américain, je me suis enquis.
Ami lecteur, voici donc le conseil du jour : abstiens-toi de poser cette question de la simulation.
Et soyons philosophes : console-toi en te disant que tu couches avec apprentie-Kristin Scott-Thomas.
Ou, pour les plus mauvaises (actrices, je veux dire), une apprentie-Monica Belucci.
Charge à toi qu’elle ne passe pas professionnelle (actrice, je veux dire).
Epilogue : cet épisode ayant un peu tendu nos relations, on s'est réconcilié en faisant l'amour niquant comme des castors.
Elle a crié comme jamais auparavant.
Vraiment du flan cette affaire... je savais bien que je lui flatte la croupe comme personne !
Humeur du jour : samedi, Les Girondins ont gagné contre Vannes. Fingers in the festnoz ! (Ludo ©)
Zik : Foxboro Hot Tubs (le projet wockenwoll de Green Day)
Conclusion : Jah Love, même pas simulé.
15:56 Publié dans Consonne... Q ! | Lien permanent | Commentaires (16) | Tags : simulation, simulation d'orgasme, vilipender un terroir, bernard pivot a une dent à lui-meme |
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