02.10.2009
Pas loin de la faute d'égoût
Précieux lecteur cher à mon coeur, légère lecteuse qui s'épanouit à la calandreuse,
Dans cette note : tout un tas de trucs censés être plus drôles que le cancer de Johnny, à propos duquel j'annonce dès à présent que je vais en parler en préambule.
Préambule (ah, tu vois ?) :
Johnny qui a un cancer du colon + Polanski qui se fait taquiner par les autorités
= la Suisse, c'est vraiment tout pourri, en fait.
En te remerciant.
Il m'arrive parfois de me moquer.
Parfois.
Mais là, non.
Si on ne tire pas sur une ambulance, on ne tire pas, non plus a fortiori, sur un corbillard.
Ne serait-ce que parce que c'est gâcher de la munition.
Devant la laideur du site www.desirsdavenir.com, l'Internet électronique, à l'invitation de Rue89 notamment, s'est mis à produire de la parodie, tant et si bien que Libération en parle, finalement, ce matin.
Je te préviens tout de suite, le site a changé, MAIS il n'est pas plus sexy pour autant.
Donc, malgré les modifications, fais-toi plaisir : vas-y, fonce comme un poney libre aime sentir le vent dans les ailes de sa liberté (oui, je sais qu'il faut que j'arrête d'écouter Pep's)
Enfin bref : pour une fois, ça fait du buzz sans que Frédéric Lefebvre y voie un complot de la blogosphère anarcho-gauchiste, influencée par les pédophiles terroristes socialistes et violeurs de taupes.
Ou une erreur de son Blackberry, faut voir (c'est au tout début de la vidéo).
Déjà, ça, c'est une nouveauté et un progrès.
Et on peut même constater que certains ne mâchent pas leur mots pour exprimer l'émotion qui les étreint à l'idée que la pensée de gauche puisse être incarnée par une endive* centriste à la diction d'une infirmière d'institut pour déficients mentaux, infoutue même de se faire entourer par des professionnels.
Mais là, je dis que c'est un peu exagéré : Ségolène Royal est entourée de professionnels.
Simplement, ce ne sont pas les bons, c'est tout.
Ainsi si, toi aussi, tu confies le design de ton blog à ton charcutier-fossoyeur-conseil, nul doute que le résultat sera une bonne occasion de se poiler pour la moitié des internautes, l'autre moitié se contentant de rire à gorge déployée.
Mais le pire, ce n'est pas ça.
Le pire, c'est que j'ai voté pour elle.
Dans la série les [pros] ça ose tout, c'est même à ça qu'on les reconnaît, j'aimerais m'adresser à l'équipe marketing d'Audi.
Oui, les voitures automobiles.
Eux, au moins, ce sont de vrais professionnels de la communication, des gars réfléchis, aguerris et conscients de l'enjeu que constitue l'image d'un constructeur, surtout haut de gamme.
Quand Audi se lance dans le véhicule "propre", la marque ne fait pas les choses à moitié, et investit massivement :
- des bureaux d'étude de design sont mobilisés ;
- des solutions techniques sont trouvées ;
- des pièces sont alors dessinées en 3D...
- ... dont la résistance est contrôlée...
- ... afin qu'elles soient usinées...
- ... pour qu'un prototype** puisse voir le jour...
- ... et être présenté à la presse spécialisée...
- ... afin de faire rêver les beaufs pour qui une bagnole, c'est le top de la virilité (avec le survêt', parce que quand même : Adidâsse, des survêtement clâsse !)
Résultat : un coupé sportif und électrique qui doit représenter l'avenir de la marque Audi.
Compte tenu de l'importance de la chose, nul doute que le département communication ait eu des facilités pour vendre à la direction une campagne énorme.
Résultat, dans l'Epique comme dans Libération (je pense que si j'avais lu Bifidus Magazine, Constipé Hebdo ou Les Chroniques du Transit, la publicité y aurait figuré également, mais mon marchand de journaux était en rupture de stock...), le lecteur a eu droit à ça :
La classe, non ?
En revanche, pour un tiouning sympa... on a vu mieux !
Hum...
Je ne sais que penser... ou plutôt, si !
Attends : je zoome sur la cause de mon émoi.
Alors...
Comment dire...
Je suis patron d'Audi Europe (pure hypothèse, hein, ne m'écris pas parce que le cendrier de ton A3 cliquète quand tu passes sur les pavés de la place de l'étoile, je n'y pourrai pas grand chose, sauf te répondre d'aller te faire enculer par un alpaga, ce qui serait grossier, nous en convenons dans une phrase bien trop longue que tu ferais mieux de ne plus lire dès à présent mais que la curiosité t'oblige tout de même à terminer pour en connaître la chute que tu anticipes comme étant désopilante au vu du reste de cette chronique alors que franchement, franchement, y'en a pas, de chute alors tu peux cesser tout de suite et poursuivre ton week-end au lavoir du village)... je me demande si je ne pousse pas une grosse colère.
Et "pousser" est le mot juste, vois-tu ?
Le dictionnaire Larousse apprend/rappelle :
ETRON : N.M., matière fécale consistante de forme moulée de l'homme et de quelques animaux. Excréments.
Aussi, si les communicants de chez Audi cherchent un nom pour leur prototype, je propose Léon.

Zik : Asteroids Galaxy Tour sont au tournant que tu vas négocier avec ton Audi : Around the bend
Conclusion : pousse fort, pousse peu... j'ai du Jah Love pour deux.
*si tu me lis et que tu es une endive, ne sois pas vexée, j'ai pris au hasard. Pas nécessaire de verdir de rage : au contraire, reste blanche. En te remerciant.
** oui, tu sais... les protoytpes... quand il y en a un, ça va...
17:13 Publié dans Grincements de dents | Lien permanent | Commentaires (16) | Tags : segolene royal en tongs, audi etron, merde a celui qui le lira |
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