25.08.2008

La politesse, part 1

 

Précieux lecteur cher à mon cœur, dénudée lecteuse à la croupe soyeuse,

 

Ma maman (celle que je suis né dedans, hein, pas Manman)(enfin, "né dedans"… "né dehors" est plus juste, ça va… te fais pas plus idiot que tu ne l'es)(et puis d'abord, ce n'est pas le sujet du jour) m'a appris la politesse (ça, c'est le sujet du jour).

Enfin, elle a essayé.

Mais dans l'ensemble, je pense qu'elle n'a pas trop mal réussi.
Parce que… heum… comment te dire… ben… je dois avouer… euh… tu vois… malgré une petite dix-huitaine d'années passées dedans le périphérique, je persiste à éviter de bousculer les gens
et je continue à dire "pardon" quand ça arrive, un peu comme un pécore un animal tout juste sorti dans sa Région un être normal, quoi.

Et puisqu'on est dans le coming-out plouco-régional, je revendique le terme chocolatine qui est infiniment plus élégant que le ridiculement précieux pain au chocolat imposé par l'oligarchie parisienne.Et je lutte dès que possible pour la survie de ce mot.
Sans déconner !

Bon.
Revenons à la politesse, veux-tu ?
(Si tu ne veux pas, tu peux toujours aller voir cette vidéo passionnante où une fille dans une voiture se passe la main dans les cheveux).
Merci bien.

 

Et dooooonc, ma maman m'a appris des tas de trucs, en politesse.

Par exemple : elle m'a appris qu'on ne rit pas de ses propres vannes. Si, par talent hasard, il arrive d'être drôle, on laisse les autres souligner cet état de fait.
Autre exemple : elle m'a appris qu'un enterrement n'est pas un endroit pour balancer une vanne, surtout une mauvaise.
(Ou alors discrètement. Un indice : la présence du micro devant ta bouche est le signe que tu risques d'y perdre un peu, question discrétion).

DONC, si tu as tout suivi, tu comprendras que je ne suis pas du genre à souligner une mauvaise vanne à un enterrement.

 

 

Edith Cresson du 26/08/2008
Cette vidéo sera-t-elle effacée comme la précédente ?

 

Mais loin de moi l'idée de hurler avec les poneys.
Ouh, là, oui.
Très loin !

Il y a une explication logique, et c'est celle que retiendront les historiens :

- Carlita, il va falloir que j'envoie Kouchner faire preuve de compassion pour les militaires français, là… il y en a quand même dix qui se sont fait dessouder par des barbus armés de lance-merguez. Ca fout la honte à toute l'armée !

- Tu peux pas, ma came de Colombie, Bernard doit m'accompagner pour inaugurer le temple du Dalaï Lama.

- Qui ?

- Le Dalaï Lama, mais si... tu sais… le chef des bouddhistes…

- La tafiole qui s'habille en robe orange, là ? Avec les lunettes chelou même pas miroir ? Y fait chier çui-là, Bernard n'a qu'à annuler !

- Impossible, quelqu'un m'a dit qu'il l'a déjà fait deux fois avant de se décider.

- Bon, il va falloir que j'aille faire preuve de compassion moi-même, alors. Il y quand même eu dix morts. Tu te rends comptes, Carlita ? …il reste des apéricubes ? merci… dix morts... c'est le palier, je n'y échapperai pas. A trois morts, je fais le mien -de mort, ha ha ha ha elle, est bien bonne, hein, Carlita ?- mais à dix, il faut que j'aille prononcer un discours. Que Guéant me l'écrive.

- Hun-hun, Claude est en congés.

- Guaino, alors ?

- Tu l'as envoyé toi-même en séminaire CRETIN (Camoufler la Récession Et Trahir les Intérêts Nationaux, ndr), mon poussin aux hormones.

- Bon, ben… fait chier, je vais l'écrire moi-même ! Et qu'est-ce que je dois faire ? Ne pas le faire relire ?

- Bichon (maltais), que ne demandes-tu à Jean-Marie Bigard, il a l'habitude des textes qui touchent les gens !

- T'as raison ma Carlita, il saura m'aider à trouver les mots justes.

Et voilà. J'aurais aimé faire du mauvais esprit, tu me connais.
Mais là, en franchise, hein, en franchise* il n'y a pas matière : quand les intellectuels se font bénévoles pour la Nation, il serait mal venu de se gausser.

Demain, la suite de notre série sur les bonnes manières.
Ou pas. Soyons honnêtes, je fais rarement ce que j'annonce.
Encore que là, vu que j'annonce quasiment que je ne vais pas le faire... du coup, je vais peut-être le faire...

Humeur du jour : retour bronzé, mais une semaine sur les chapeaux de roue** qui s'annonce
Zik : Shaggy - Mr Bombastic
Conclusion : le Jah Love est la politesse des gens polis.

*Harry de la Tentation, si tu savais comme tu nous manques ! Tu serais ministre de la Défense, les enterrements seraient moins chiants, c'est clair !
** C'est quoi, un "chapeau de roue" ? Hein ? Tu le sais, toi ? Un truc pour faire du tuning ?

SPECIAL MERCI à Vanessa qui ne se plaint pas : elle a proposé de répondre aux commentaires de la note précédente et j'ai accepté. Elle est choupie comme un chaton qui scintille, non ?