28.01.2011
Hey ! Macarena !
Précieux lecteur cher à mon cœur, impatiente lecteuse à la verge râpeuse,
Dans cette note : la révélation de ce qui deviendra, avec un bon marketing, la nouvelle Tecktonik, rien de moins.
J’étais comme d’habitude dans mon bar -où je vis désormais, ça m’évite de perdre du temps avec ces trucs qu’on appelle les loisirs : écrire des chroniques, manger, tout ça, quoi…- à éblouir la femelle domestique et humidement présente, radieuse à l’idée que la chance ait placé sur son chemin un barman dont la compétence inespérée n’a d’égale que la chaleur fusionnelle d’étreintes débridées que laisse augurer un physique tellement parfait que ça n’en est plus dérangeant –bref, mon quotidien, quoi- quand arrive dans l’établissement un petit cinquantenaire de type feignant de Bougnoule courageux révolutionnaire tunisien.
Parenthèse : avant, on disait "les Arabes, tous des feignants !", mais depuis quelques mois, on n’en finit pas de mettre en exergue leur courage.
Bon ben faudrait savoir alors : courageux ou feignants ?
Par sens du politiquement, correct et afin de respecter la grégarité qui m’anime à chaque instant, je répondrai sans hésitation : COURAGEUX.
Par sens de l’équité dont la subtilité n’a rien à envier à une intervention de Frédéric Lefebvre j'ajouterai : courageux, oui, MAIS… une fois tous les 23 ans !
Tous des feignants, ces Arabes…
Je referme la parenthèse.
Bref, arrive au comptoir un petit cinquantenaire dont j’étais loin de me douter qu’il voulait devenir le Johnny Castle de Tataouine.
Au moins.
Le client : Bonjour Monsieur, je viens pour un petit renseignement. J’aimerais danser. C’est quand qu’on danse, chez vous ?
Le NicMo : Ah, pas ce soir chéri, j’ai mes gouaches Monsieur, chez nous, ça danse les jeudi, vendredi et samedi soir, quand on est ouvert jusqu’à 05:00.
Le client : Moi, je voudrais apprendre les danses exotiques,, comme le tango, la salsa … C’est jeudi et vendredi soir, les cours ?
Le NicMo : Les cours ? Cours de danse ? Ah, mais non, Monsieur, c’est en face, au Barjo Pepito.
Le client : Au barjo Pepito, ce ne sont pas cours, c’est pour les gens qui savent déjà danser. C’est pour ça que je cherche un endroit pour apprendre.
Le NicMo : oui, mais nous, on ne fait pas ça.
Le client : Pourtant… sur votre panneau dehors... j’ai pu voir mardi... y avait marqué... "Modanso" ? "Moscanto" ? Quelque chose comme ça.
Le NicMo : Mardi ? C’est mojito.
Le client, illuminé soudain : le MOJITO ! Oui. Bien. C’est ça que je veux apprendre.
Le NicMo, gardant son sérieux tant bien que mal : je crains qu’il soit difficile d’apprendre les pas du mojito, Monsieur, car on le boit plus souvent qu’on ne le danse. Enfin, à ma connaissance.
Après ses cours de Lip Dub, Nadine danse le Mojito, 
que lui a appris son nouvel ami René la Taupe.
La partie technique est respectée, les abdos sont bien relâchés.
Quel métier !
Et il est reparti, interrompant là une rencontre que je commençais à trouver porteuse d’espoir pour une créativité bloguesque temporairement en berne.
Danser le mojito...
Encore un mec des Régions qui croit que Schopenhauer est une marque de bière...
Humeur du jour : j'aimerais avoir le temps de me mettre à la nécro de 2010. J'essaye ce ouikène. Promis. Que j'essaye, hein, pas que je le fais.
Zik : Enfant terrible de Sonny J
Conclusion : Jah Love, menthe, citron, sucre, un trait de Perrier et... let's dance the MOJITO !
Et demain ? : demain, si j'étais sympa, je te raconterais ma rencontre avec Benjamin Lancar... si j'étais sympa...
16:31 Publié dans Brèves de comptable | Lien permanent | Commentaires (7) | Tags : danser le mojito, mojito, envoyer les balkany a tataouine, révolution tunisienne et yahourt maison |
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