10.12.2009

Identité Nazionale... ça sent le sapin

Précieux lecteur cher à mon coeur, affamée lecteuse aux situations épineuses,


Dans cette note : un rattrapage un peu fourre-tout. D'une part, parce que ça fait un moment que je n'ai pas écrit, et d'autre part, parce que j'adorerais que ce qualificatif (fourre-tout) devienne une injonction, hélas, la femelle est souvent étroite.
D'esprit, je veux dire
.


J'avais envie de parler de l'identité nationale, mais finalement, je vais faire très court, car il vient de me revenir en mémoire un souvenir d'enfance :
J'étais en cinquième.
Très bon élève, quoiqu'un peu dissipé, on a tous nos défauts.
Tous les soirs, je rentrais chez moi à bicyclette, et en profitais pour raccompagner Bénédicte de la Particule.
Jusqu'à sa porte.
J'étais amoureux comme on l'est quand on a une onzaine d'années : à en maudire chaque bouton d'acné.
Elle m'avait laissé rentrer, une fois, et j'avais pu constater qu'elle voussoyait sa mère, laquelle était arrivée alors qu'on goûtait.
Par la suite, je n'ai pas pu franchir le palier, parce que... ben... M. et Mme de la Particule lui avaient fait comprendre qu'un Noir à la maison, ça ne se faisait pas.
Jusqu'à la porte, donc.
Ce qui me met mal à l'aise, avec le recul, c'est que sur le coup, je l'ai bien pris (enfin... pas vraiment mal)
Comme une donnée incontournable, comme une fatalité acceptée, naturelle.
Eux, c'étaient de vrais Français, eux.

Je resterai donc à la porte du débat sur l'identité nationale, si tant est que cette expression même ait un sens.
En vous remerciant.


Mais tout ne va pas mal puisqu'on peut dire que la planète est sauvée.
C'est clair.
Ils ont montré qu'ils ont bossé le sujet :
- l'objectif de Copenhague est de faire baisser la température moyenne de 2 degrés, a déclaré Rachida Dati, qui a sans doute confondu sa réunion de presse avec la visite de son chauffagiste.
Si les accords pouvait limiter l'augmentation de la température à 2 degrès, ce serait déjà inattendu.
Je suggère donc à Madame Dati d'aller s'occuper des enfants qu'elle doit s'occuper, avec les gens pour s'en occuper.
Sans quoi elle va encore se prendre les doigts dans la porte, ce qui serait ironique après que Laporte lui eût mis ses doigts dedans.
- J'ai fait comprendre à Obama que l'augmentation du gaz carbonique aggravait le trou dans la couche d'ozone, se pavanait notre Vagal Brunisateur.
Pas mal, pas mal.
Notre Chouchou Lumineux entame la couche d'ozone à coups de CO2, alors que personne n'y avait pensé jusque là.
Après le mur de Berlin qu'il avait pioché avant tout le monde... si le monde se divise en deux... lui, il creuse, visiblement.

(Remarque, hein, Notre Glorieuse Irrandiance vient aussi de déclarer que les universités françaises étaient remontées pour la première fois depuis 25 ans dans le classement des meilleurs établissements publié par Shanghaï... lequel classement n'en est qu'à sa huitième édition annuelle !)

 

Enfin, je tiens à répondre à l'interrogation qui t'occupe l'esprit depuis des semaines : pourquoi n'y a-t-il pas de blogs de sapinistes sur l'Internet électronique ?
Maintenant que je travaille dans l'atelier du Père Noël, je suis en mesure de lever le voile sur ce mystère.
Le sapiniste que je suis, quand il a fini de manipuler et vendre des sapins de Noël toute la journée, dans le froid d'un chapiteau dépourvu de chauffage (et toujours ouvert au courant d'air, pour des questions de sécurité) et dans la flotte qui s'écoule des branches de ces putains d'arbres, et cela six jours par semaine, rentre et se couche.
Sans même jeter un oeil sur ses mails.
Seule la douche me tient debout quelques instants.
Ensuite, paf ! Le chien Le blogueur !.

Faudra quand même que je te parle de Benjamin, mon camarade de manutention.
Il présente toutes les références du nuancier de la bêtise, c'en est une surprise permanente, une sorte d'émerveillement teinté d'agacement
.

Patience, ça vaut le coup.


Humeur du jour : fatigué. C'est tout. Et catastrophé car j'ai perdu mon carnet à idées.
Zik : Asteroids Galaxy Tour. Ce soir, au Trabendo. Vais décider si je quitte Manman pour un sourire de la chanteuse.
Conclusion : Jah Love dans les sapins. Et sapines.


Et demain ? : demain, je te raconterai Benjamin.



Edith : dans ma note sur la décoration d'intérieur, il semble que j'ai merdé sur les liens. La boutique fabuleuse qui propose les merveilles est là.

Paul Simonon : as-tu remarqué les modifs de design ? Les flammes sont plus grandes et moins nombreuses. Et j'ai plus de place pour les tags.
On dit merci qui ? On dit MERCI SEB !