14.09.2009

Sim, amer, savait ça !

Précieux lecteur cher à mon coeur, endeuillée lecteuse sévèrement pleureuse,


Dans cette note : tout ce que tu as toujours voulu savoir sur Sim, et tout ce que tu n'as jamais voulu savoir aussi, parce que t'as rien qu'un cerveau de fille, conçu pour ne retenir que l'emplacement des clés de ta Nissan Micra(mé).


Nous sommes à Cauterets, dans les Pyrénées, le 21 juillet 1926.
(Attends : quand je dis "nous sommes à Cauterets", c'est une figure de style car pour que celasoit réel, il faudrait que je franchisse le boulevard périphérique, et que je traverse tout un tas de régions, ce qui est exclu pour des questions d'hygiène aussi élémentaire et basique qu'une culotte de Christine Boutin).

Et ceux qui imaginent Christine Boutin avec un ensemble Agent Provocateur (1) (ou tout autre type de dessous sophistiqués) sont de grands malades.
Et Christine Boutin sans culotte... ça me rappellerait certains flims de Dario Argento, j'en ai peur.

Revenons à Cauterets.

Dans la pénombre d'une humble bâtisse aux murs blanchis à la chaux et à la sueur du père de famille, Huguette Zobété-Plulon met au monde le petit Simon.
Les parents n'y ont pas vu malice, mais Simon Zobété-Plulon, las des quolibets de ses camarades de classe, préfère se faire appeler par son diminutif : Sim.

Le petit Sim réussit toutefois se mettre lesdits camarades dans la poche en faisant des grimaces.
Il fait le singe : il est simiesque.

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Quoique positionné sur le créneau du rire,
Sim était toujours tiré à -au moins- 4 épingles.

 

Ce potentiel comique ne fait que croître avec le temps.
Il monte à la capitale, afin de connaître les bienfaits de la civilisation : les embouteillages, les suicides métropolitains, l'agressivité gratuite et les irritations pulmonaires dues à l'ozone à outrance, qui permet de faire des glaires d'une couleur qu'on n'a jamais quand on vit à la campagne.

Mais aussi, mais surtout, le show-bizness et sa cohorte de stars.
Il fait le satellite autour de Philippe Bouvard : il devient ce qu'on appelle dans la métier un Bouvard périphérique.
Il profite de cette situation : il séduit, il envoûte, il ramasse.
Paris devient Sim City !
En amour comme en travail, stimulé, ce ne sont pas des simili-cîmes que Sim s'imagine : il veut être un patron !

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Quand il avait des cheveux,
Sim avait un succès certain auprès des femelles domestiques

 

La preuve ?
Il entreprend une liaison avec France Gall.
Elle le présente à ses parents qui, frappés d'Alzheimer, n'arrivent pas à se faire à son prénom.
Ils persistent à l'appeler Sam ?
En guise de pense-bête, et persuadée que leur histoire a un avenir, France écrit une chanson pour ses darons : "Sim, Maman, Sim !"


Mais rapidement, il la délaisse car les tentations sont trop fortes.
En 1982, pour les 95 ans de Valéry Giscard d'Estaing, il rencontre Sheila qui donne alors de la bouche et -il faut le dire- de la chatte pour le  faire rentrer dans son écurie.

Leur vie sexuelle s'avérera néanmoins désastreuse :

- son dégoût pour le foie de veau cru l'empêche de pratiquer le cunnilingus (mais depuis, Sheila s'est tout fait retendre. Mais alors TOUT. C'est pour ça qu'on peut en parler. C'est du passé) ;
- pas assez de naturel : si Sim s'immisce, elle simule, comment veux-tu qu'il... s'en sorte ?

Après une ultime fellation, il la quitte après avoir noté dans son journal intime :
Sheila : turlutte finale groupons nous et demain...

Pourtant, tel une maison Phénix (de Cébois), il se remet de cet échec, sans même passer par la case de la Tournée des Recyclés.
Ou la Tournée des Enfoirés, je confonds les deux concepts.


Une carrière parallèle s'ouvre alors à Sim : l'inventeur.

- ceux qui croient que la télé-réalité a été inventée avec "The Osbourne's" ont un peu vite oublié que "The Sim's" a mobilisé des foules bien plus considérables devant leur écran ;

- ceux qui prennent des cours d'aviation devant leur PC grâce à flight Sim-ulator : la genèse est très bien décrite par l'inventeur dans son autobiographie (il y explique qu'il a appris à voler pour pouvoir quitter son "trou à rats") : "Des rats, Sim, et des ailes" ;

- ceux qui ont la chance de posséder un téléphone portatif (lecteur des Régions, tu peux voir ce qu'est un téléphone portatif ici) connaissent l'importance de la carte Sim.

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Madame Sim, très éprouvée par la disparition de son mari

Une carte que Philippe Bouvard jouera régulièrement dans ses Grosses Têtes.
Il aime Sim entier, et ça, ça fait une amitié solide comme le roc.
Bouvard n'est pas, par Sim, honni : quoiqu'il demande, Sim agrée sans en faire.

Il est mort la semaine dernière, d'une pneumonie.
Discrètement.

Nombreux sont ceux qui le croyaient déjà mort.
Qu'il repose, en paix.
Au Simetierre...

 

Humeur du jour : un suggestion d'Alexiane à propos de ma maison en Guadleoupe est en train de mûrir...
Zik : The Kooks. Nothing new, but it's good, though!
Conclusion : Jah Love sans Sim-uler

Et demain ? : mais j'en sais rien, mon chaton, j'en sais rien... un peu de Borloo et une touche de Courjault ?


(1) Evidemment, pour toi, lectrice des Régions, qui taille ses soutiens-gorge dans des vessies de ragondin, un tel raffinement est un choc, je le conçois.