28.08.2008
La politesse, part 2
Précieux lecteur cher à mon cœur, essoufflée lecteuse à la respiration souffreteuse,
Comme dans Télévision 7 Jours, on va faire un "Si vous avez manqué le début…"
Si vous avez manqué le début : "NicMo se permet de donner des leçons de politesse.
Oui, il se le permet, parce que son blag, c'est son espace d'expression.
Il poursuit sa démonstration aujourd'hui…"
Cette note sera dédiée à Vanessa qui, quoique ne se plaignant jamais, a quand même émis quelques doléances (à base de "sale pute") quant au fait que le niveau des réponses qu'elle a apportées à mes lecteurs et lecteuses (cf. note du 08 août 2008) avait reçu la note de 16/20.
Je crois que sur c't'affaire, je me suis un peu fait traiter.
Merci donc, Vanou, qui a assuré, telle la diva des bitchs.
Et merci à la fausse bonne copine qui nous a révélé que Vanessa se prononce en fait Vanou.
Non mais c'est trop kikoo lol, Vanou, quoi ! T'as vu ?
Revenons à nos moutons poneys. (Qui est, comme chacun le sait, un animal plu poli et plus intelligent mais moins poilu que Nadine Morano).
Sur l'île d'Oléron, nous avons une voisine ma-gni-fique.
Elle s'appelle Hélène, mais ce n'est pas une fille comme les autres.
Hélène est un... mètre cube avec de la paille jaune sur la tête, qui retombe sur les côtés comme les tournesols de Charente-Maritime un jour de grisaille. Elle a la cinquantaine et est célibataire.
Comme on passe devant sa maison pour aller chez nous, on la salue, voire on échange deux, trois mots.
C'est ainsi qu'elle nous a avoué un jour que pour se mettre la patatatomique, elle mettait le DVD du concert de Jauni Alité à donf' dans sa télévision.
Quant aux jours de mélancolie, la "Grande Musique" lui tient compagnie. Rien ne remplace Andreu Rié pour ces moments d'intense… euh… ben d'intense rien, en fait.
Tellement rien, que même une publicité Kindère mobiliserait l'esprit.
Bref, tu l'auras compris, Hélène a un goût très sûr, voire un peu trop classique.
Chaque été, notre mètre-cube décoloré du sommet (et habillé par Donxa, collection Micheline Dax) reçoit la visite de sa nièce joliment agrémentée de ses enfants.
Traduction : une voiture sans permis (mais avec les damiers sport sur la calandre, tout de même) de couleur bronze est garée dans l'allée.

La couleur vieil or, sans doute.
La marque, c'est Aixam, et je pense que c'est le seul qu'elle ait jamais eu.
(Je remonte sur Laurent Ruquier à la Bénichoo Cup, là, non ?)(aucune allusion graveleuse dans la parenthèse précédente, je n'évoque que le classement)
Dans la brouette motorisée cette automobile de prestige est parfois disposée une canette de Kro tiède et probablement sans bulles, car les routes sont aussi pourries que la suspension du coupé automatique sus-décrit.
Mais bon, après tout, elle est munie d'un porte-gobelet en imitation plastique synthétique, il faut l'utiliser.
La nièce elle-même… c'est... du velours pour les yeux.
Nous l'appellerons... ben : Agnès. La nièce.
L'œil est immédiatement ébloui par ces courbes harmonieusement disposées.
Quand la voûte des frêles épaules trouve son prolongement naturel dans le gras du ventre qui proémine gentiment, tu comprends que la nature fait parfois bien les choses ! (Mais pas là).
Les bras ballent généralement et certaines dents sont parties en vacances, mais ailleurs que sur l'île, il faut croire.
On va revenir à la politesse, hein, t'en fais pas.
Agnès ne vient pas seule. Elle est flanquée de trois enfants.
Amélie, Teddy et un autre dont j'ai oublié le prénom.
Et d'un chien qui s'appelle Dali, "Comme le peintre", a précisé Agnès.
Sans quoi je serais encore persuadé à l'heure actuelle que c'était seulement parce que "Dalida", c'était trop long pour un chien.
Le mauvais esprit comme ça, c'est mal, non ?
Les deux frères ont dû être conçus lors du Salon International du Mullet de Pougnoux-les-Grumelles, parce que sinon, je ne vois pas pourquoi on mépriserait leur identité capillaire avec une telle constance.
Toujours est-il qu'un jour, en rentrant de la baignade du matin, nous passons devant le petit Teddy -2 ou 3 ans- qui se tient devant la porte.
Je le salue d'un simple "bonjour" un peu mécanique et nous poursuivons notre chemin vers notre domicile, pressés d'aller déguster nos sardines-béchamel.
Teddy ne répond pas mais je ne m'en formalise pas.
Et j'entends, provenant de l'intérieur de la maison, un rugissement d'Hélène :
"PEEETIT COOOON ! TU POURRAIS DIRE BONJOUR, NON ? TU VEUX MON PIED AU CUL POUR T'APPRENDRE LA POLITESSE ?!?!"
Elle a raison, Hélène : la politesse, ça s'apprend tôt, sinon, on galère, après.
Humeur du jour : ça va, ça va
Zik : Shaggy - Alboume Intoxication. Je kiffe son retour au ragga. Ca sent encore l'été.
Conclusion : Bonjour Mademoiselle. Du Jah Love, s'il vous plaît. Merci. Au revoir Madame.
14:37 Publié dans Grincements de dents | Lien permanent | Commentaires (48) | Envoyer cette note | Tags : politesse, régis est quand même ballot


