09.04.2009
Sans chemise, sans pantalon, sans issue
Précieux lecteur cher à mon cœur, languissante lecteuse d’humeur rêveuse,
Je reviens à mon histoire de Guadeloupe.
Nous sommes donc à la fois dans un traquenard et sur un bateau, ce qui n’est pas incompatible.
Et sur un voilier, les moyens de s’échapper sont rares, tu sais.
On a fait la traversée Guadeloupe-Marie-Galante avec des creux de 3 mètres.
La veille, j’avais fait une belle démonstration comme quoi, après des années à être malade en bateau, j’avais décidé un jour que je ne le serais plus.
Et j’avais ajouté crânement que ça marchait.
Bon, ben ça marche pas du tout, en fait.
J’étais vraiment pas bien, un peu comme si on m’avait annoncé que je devais rendre hommage à Rachida Dati pour l’ensemble de son action de réduction de la population carcérale (la distribution de nœuds coulants, une idée qui a fait ses preuves, non ?).
Bref, je n’étais pas au top.
mes cheveux blondissent et poussent très vite.
LOANA !
En plus, j’étais assez agacé par le comportement de la blogueuse influente, laquelle va tout simplement s’allonger dans sa cabine (40°C, même pas dans le sens de la -dé-route) pour s’y reposer un instant, en lisant son Traité Historique Culinaire : le confit au saindoux à travers les âges, vol.II "Les tripes tièdes, une spécialité mystérieusement disparue".
Puis elle y somnole sereinement pour en ressortir quelques demi-heures plus tard, fraîche comme une béchamel tout juste cueillie de l’arbre.
(Je ne suis pas certain que ça se dit souvent, fraîche comme une béchamel. Mais je trouve que c’est explicite, parce que la béchamel, c’est sacrément fresh, non ?).
et non pas ce que j'ai laissé sur le pont.
J'eus préféré l'inverse.
Bref : j’étais aussi vaseux que... les positions de Christine Boutin sur la sexualité, tandis qu’elle irradiait de bien-être.
Pas Christine Boutin.
Alexiane
Suis un peu, quand même.
Merci.
Un qui a tout de suite été irradié, c’est Jo !
Il lui a trouvé une plastique extraordinaire, et lui a proposé en des termes à peine déguisés un engagement sur la durée, puisqu’il souhaitait, en toute simplicité, la féconder et faire d’elle la mère épanouie de son onzième à son quinzième enfant.
Faut croire que c’était pas son jour, à Jo, parce qu’après une tentative infructueuse de se faire loger gratos, il s’est vu opposer un refus assez bien amené, mais néanmoins définitif de la cible qu'il avait choisie pour mélanger ses gènes.
Pourtant, l’idée d’accompagner un mythomane cyclothymique, libidineux, vaguement obèse et prostatique n’est pas sans charme.
Mais que veux-tu, la blogueuse n’a pas le goût du challenge, et elle est superficielle, on ne le dira jamais assez.
Elle aurait été épilée, il aurait porté sa chemisette Arman Tierry Pôl Smisse, et je pense qu’il aurait eu ses chances .
Tu noteras toutefois qu'Alexiane s'est parée d'un joli hâle.
Puis, nous sommes arrivés au port.
Enfin… pas tout à fait, puisque ça nous a pris deux heures pour nous arrimer au ponton, vu que Jo a plus fait preuve d’entêtement que de clairvoyance dans les manœuvres.
Il faut dire aussi que la blogueuse arrêtait pas de l’influer, et que ça l’a perturbé : et vas-y que je mets une casquette J&B pour l’allumer, et vas-y que je l’ignore pour lui faire comprendre que sa voix me rend les intérieurs tout gargouilleux comme une fosse à purin...
L’ambiance était quand même torrido-bouillante, tendance incendiaire débridée qui s'enflamme, laisse-moi te le dire.
Jo, lui, n’a pas pour autant laissé tomber l’affaire et m’a redit que mon oncle André lui avait promis que son logement était assuré pour le restant de ses jours, moyennant un loyer qui restait à fixer ensemble, dans une fourchette relativement étroite puisqu’elle allait de rien du tout à que dalle.
Je lui donc à mon tour répété que ça n’allait pas être possible.
Pourtant, l'allumeuse la blogueuse était vêtue très sobrement.
Puis nous sommes rentrés à Pointe à Pitre, mais ça fera l’objet d’une autre billet, parce que là, je viens de perdre toutes mes photos et 180 gigas de musique, alors je vais me suicider en mangeant ce putain de disque dur externe de sa race de fils de pute qui chie la bite du cul de sa mère.
Si je puis dire.
Ou éplucher un hérisson vivant.
Ca calme
Humeur du jour : faut-il que je précise ?
Zik : Sabrina - Boys. Une œuvre intemporelle. Et la classe.
Conclusion : redondance de Jah Love, pour ne plus rien perdre.
12:05 Publié dans Holidays, celebrate ! | Lien permanent | Commentaires (26) | Tags : pirater une paire de nike, guadeloupe, passion capsule, gueant se travestit |
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