25.06.2007
Tailler une bavette sur la flûte*
*et non pas l'inverse. Encore que...
Précieux lecteur cher à mon cœur, sacrée lecteuse qui se fait le maillot à la tondeuse,
Il y a quelques jours, NicMo s’est rendu au mariage de Monami.
Tiens, avant d’en venir au principal, NicMo voudrait faire un court apologue (je sais, c’est redondant) : il infusait doucement rivalisait de fluidité avec l’eau qui avait l’honneur de recevoir son corps parfait, fusion de souplesse, de puissance et de dérive importante due à l’anaconda nageait tranquillement dans la baignoire de plein air piscine de la mère de Monami, quand il interpella ce dernier de manière pertinente :
- dis-moi, Monami, elle fait combien, ta piscine, là ?
- 6 mètres sur 12.
- Mmmmmhhhhh ! Bien ce que je pensais…
- Quoi ?
- Ca fait pile-poile la surface de mon appartement.
- Noooon !!!!! C’est pas possible !!!!
- Pour que ce soit impossible, il faudrait changer les lois mathématiques de calcul des aires. En attendant ce moment, mon appartement fait 75m2, soit peu ou prou la surface de la piscine de ta mère. Je note au passage que le terme surface est on ne peut plus adéquat, compte tenu de la présente situation.
La morale de ce récit c’est qu’il faut vraiment être inconscient pour rester habiter Paris. (Sauf que ça permet de croiser Karine-du-Bachelor-quand-on-travaille-à-côté-d’Aime-Six, mais ça, je te raconterai une autre fois -ou pas).
De passage-éclair dans sa bonne vieille ville natale de Bordeaux, donc, NicMo été amené à emprunter (ensuite, je l'ai rendue, hein, je ne suis pas un voleur, moi, wo ! Tu me crois pour qui !) la loooooooogue rue piétonne qui la traverse : la rue Sainte Catherine.
Et là, soudainement, il n’a rien remarqué de notable du tout. Tu sens tout de suite le billet où il va se passer de trucs trépidants de gueudin, non ?
Donc : NicMo traverse la rue Sainte Catherine, dont nombre de boutiques permettent aux jeunes pouffes de province Régions de se transformer en Pussycat Doll(s) de Macumba à grands renforts d’accessoires dont les spécialistes du tuning automobiles vont bientôt s’inspirer, tant pour les couleurs que pour les formes (les formes des accessoires, hein, pas des pouffes, sinon on finirait tous dans des Renault 14).
Bref, de la Loana en veux-tu ? Ben tant pis, t’en auras quand même !
Mais surtout, SURTOUT, c’était la première fois que NicMo pouvait parcourir une rue piétonne dans son intégralité sans entendre "Carlos Sanchez y su Tipica" : même pas l’ombre d’un orchestre péruvien en train d’infliger une énième reprise d’El Condor Pasa ou du Sound of Silence avec une flûte de pan en pointes Bic évidées d’enthousiasmer le chaland avec des mélopées apaisantes suivies de compositions entraînantes quoique profondément estampillées "terroir".
Or, ayant sillonné la planète à la manière d’un Magellan 2.0, NicMo a constaté que dans TOUTES LES RUES PIETONNES AU MONDE, ON TROUVE AU MOINS UN ORCHESTRE ANDIN ET SA FLUTE DE PAN.
Or, là, que nenni !
Est-ce le revers d'Alain Jupé qui a provoqué un départ de dépit ?
Armé de ce qui lui reste de cerveau, NicMo se dit que Carlos Sanchez s’est sans doute, lui aussi converti. Quoique profondément catholique, il se peut qu’il ait viré digital et qu’il se soit fait rebaptiser Carlos_2.0@pan_pipes.god
Voici donc le NicMo cyber-enquêteur, parti sur les traces de son Carlos et de son orchestre flûtedepané. Quelle n’est pas la surprise de l’enquêteur de constater que l’internet électronique fait, une nouvelle fois, preuve d’ostracisme :
LA REPRESENTATION DE LA FLUTE DE PAN DES ORCHESTRES DE RUE PIETONNE EST TRES, TRES INFERIEURE A CE QU’ELLE DEVRAIT ETRE.
Tout internaute un peu aware s’en rendra compte en se promenant sur MySpace ou Youtube, voire Dailymotion.
Il est temps que ça change.
Le cœur du NicMo n’étant, tu le sais (et tu vas le constater une fois de plus) qu’amour et partage, il te propose de signer la pétition suivante afin que les Grands de ce monde (et le petit de ce monde aussi, pour ce qui concerne la France) prennent les mesures de protection qui s’imposent :
"Nous, citoyens du monde, avons constaté avec un profond dépit, que malgré nos achats répétés de café El Gr*ngo et des albums de Jairo, les artistes andins de nos rues piétonnes sont menacés, tant par les forces de l’ordre que par la concurrence sauvage de l’Internet électronique.
Dans le but de sauvegarder la diversité musicale du patrimoine culturel mondial, nous demandons par la présente que soit créée DANS L’URGENCE une section piétonne dans les sites MySpace et Youtube, voire Dailymotion, afin que cesse la cyber-errance des orchestres andins, néo-parias du Ouèbe.
Nous, consommateurs polyvalents estimons qu’il en va également de la survie de l’animation des parkings des centres commerciaux que nous fréquentons et en appelons donc à toutes les instances internationales afin que survive ce pan (sic) essentiel de la culture consumériste".
Imprimés sur une partition, l’ensemble des noms des signataires sera joué par le DEATH METAL HARDCORE PAN PIPE FUSION ORCHESTRA devant le siège de l’ONU, à New-York, lors de la prochaine visite de Nicolas Sarkozy.
Ca va chier.
Avec toi, le monde avance, et NicMo t'en remercie.
Humeur du jour : "Everybody be cool, this is a robbery" (1)
Zik : Chemical Brothers - Galvanize (en concert le 05/07. J’y vais. Impatience…)
Conclusion : El Jah Love Pasa.
(1) Tellement facile, même pas je te demande...
11:50 Publié dans Grincements de dents | Lien permanent | Commentaires (27) | Tags : flute, pan, nicmo, chronique, orchestre, pétition, culture |
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