29.10.2010
Un peu de Frêche heure
Précieux lecteur cher à mon cœur, attristée lecteuse que le deuil rend soupireuse,
Dans cette note : des points pour la Benichoo Cup, et on verra si les Montpelliérains ont plus d’humour que les jacksoniens, ce qui ne saurait constituer une difficulté insurmontable, m’est avis.
Rien de moins.
Il est grand temps qu’on parle de Georges Frêche, le président controversé de la région Languedoc-Roussillon, qui nous a quittés en début de semaine.
Puisqu’on le regrette plus que Sandy Valentino, penchons-nous un instant sur son parcours.
Le petit George naît en 1938 dans une famille unie.
Il connaît les joies d’une vie simple, puisque son père avait un élevage ovin.
Sa mère est femme au foyer, mais les revenus paternels suffisent, puisque ça se vend bien, la laine Frêche.
(attends, t'en va pas, comme dirait Elsa... on n'en est qu'au début, là...)
Alors à peine âgé de 18 ans, Georges monte à Paris suivre des études et s’émancipe.
Pour bien marquer sa différence, il monte un groupe de rock, et pour faire plus américain, endosse le prénom "Sam".
Concurrencé par un Johnny Halliday pas encore condensé de la francophonie (ben oui quand même : un franco-belge résidant en Suisse et ayant des vues sur Monaco… moi je dis respect)(et je me demande ce qu’il reste de ce condensé, sachant que sa prothèse de hanche l’empêche -précisément- de danser...) il ne rencontre pas le succès espéré et après quelques enregistrements seulement, le Sam Frêche Yeah Band se sépare, ne laissant dans les annales qu’un seul titre, indûment attribué à Kool and the Gang-Bang : Frêche, so Frêche, exciting.
Même les chatons sont en deuil.
Georges, tu leur manques à eux aussi...
Dépité (déjà)(et avec ses p’tites manies, déjà aussi**), le jeune Georges décide de reprendre ses études, son prénom originel, et devient professeur de droit à la sauvette à la sortie du métropolitain, un métier devenu très rare de nos jours du fait de la concurrence des contrebandiers en cigarettes et autres marabouteurs surdiplômés des plus grands centres de médiumnité africaine.
Notons toutefois que le métier de professeur de droit à la sauvette pourrait revenir en force à l’occasion de la crise économique que nous connaissons aujourd’hui.

Le jeune Frêche, mène une vie d’ascète*, mais persévère et connaît un certain succès dans ses affaires, sans pour autant bénéficier de l’entregent généralement nécessaire à une carrière dans le show-business ou la politique.
Autant dire que c’est un saint sans soutien, Georges.
Pour ainsi dire : politiquement, on ne peut pas dire qu'il triche sur son terrain en friche, Frêche.
Il parvient à se faire élire en région, ce qui est moins prestigieux qu’à Paris, tu en conviendras, où le politique a l’honneur de ferrailler contre des pointures comme Arno Klarsfeld (ha ha ha ha ha ha)(bref).
En plus, il faut reconnaître que se faire élire par des gens qui ont un accent comme dans Nicer The Life -peu ou prou, hein, on ne va pas chipoter, on n’est pas en cours d’accentologie appliquée, non plus- c’est un coup à se faire moquer par ses copains.
Blessé, Georges se recentre sur sa région et son électorat, au point de critiquer, un soir de décembre, l’équipe de France parce qu’elle comprend trop de "Blacks et de Beurs".
Une Guerlainde de Noël, en quelque sorte (d'aucuns attribueront cette déclaration à l'abus d'alcool, parce qu'il ne buvait pas que de l'eau, Frêche).
L'équipe de France de Football critiquée par Georges Frêche.
Avec le recul, on se rend compte qu'il n'avait pas tort.
(on se rend compte aussi que le Noir est tricheur : ils sont 12... les fourbes...)
Le Parti Socialiste ne fait ni une, ni deux : en moins de 14 mois de discussions, il est mis à l'amende, Frêche.
Mais il n'en a cure et poursuit son parcours, paisible, à la Frêche, décontracté du Blanc !
Isolé, il fait néanmoins encore parler de lui à l’occasion de l’érection de statues qui, elles-mêmes érectent les cheveux de pas mal de ses contemporains : Lénine, Mao, Jaurès, Staline, de Gaulle…
Il ne les aura pas toutes vues en place : est mort la semaine dernière.
C’est ainsi qu’on l’a mis en bière, Frêche.
Humeur du jour : ça ne vous dirait pas de vous côtiser pour m'acheter ça ?
Zik : The Romantics - What I like about you
Conclusion : Jah Love, c'est l'idéal pour rester fresh en toute circonstance !
*L’ascète n’est pas une autoroute qui mène en Languedoc-Roussillon**, mais un mode de vie, jeune skyblogueur.
**Languedoc-Roussillon que Georges Frêche a tenté de rebaptiser Septimanie, ce qui n’est pas une lotion qui tue les microbes sur les plaies, jeune skyblogueur.
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11.08.2009
Michael Jackson : un Billie Jean taille basse.
Précieux lecteur cher à mon coeur, alcoolique lecteuse sérieusement infectieuse,
Tu as pu -tu as dû, même, pour peu que tu aies un tant soit peu de conscience et de constance- lire la première partie de la nécrologie de Michael Jackson à qui nous rendons hommage céans.
Nous allons arriver au moment que tu attends avec impatience, tel Nelson Monfort devant les grilles de Disneyland Paris : l'adolescence de Michael.
Mais ne piaffe pas comme Marion Cotillard !
Car, comme Joe Jackson (son père) l'enseigne à Michael :
"Avant l'heure, c'est pas l'heure. Après l'heure... c'est Thriller !"
(Bon, ben ça, c'est fait)
Au collège, le jeune Michael ne sait pas trop où il en est : son corps change (cf. la photographie ci-dessous).

Mais sa voix, elle, évolue peu, et reste haut perchée.
Quant à son sexe, sa réputation fait le tour du collège : "il en a une toute Beat It !"
On comprend que Michael le vive mal, d'autant que ses résultats sont en baisse : il est fini le temps où il suffisait de réciter les trois premières lettres de l'alphabet et de compter jusqu'à trois pour satisfaire les enseignants (et encore, même là, il pompait sur ses frères...)
Pour détourner l'attention, Michael décide d'adopter la stratégie dite "de Madame de Fontenay" : il va porter un accessoire suffisamment vilain pour détourner l'attention.
Le chapeau étant déjà utilisé par l'inventeuse de la méthode, il opte pour les chaussettes hideuses-mais-voyantes.
A cette occasion, il se fait réaliser -sur mesure- une machine à chausser qui fera grand scandale.

Michael souhaite toutefois trouver une solution à cet acné qui lui pose de plus en plus de souci.
Seulement voilà : il a la peau et le nez sensibles.

Les traitements les plus variés n'empêchent pas son épiderme de se dégrader, les hormones le travaillent plus que jamais... sa vie devient un véritable enfer.
Il ne peut plus, ne veut plus avoir de contact avec ses semblables et dirige alors sa tendresse vers les animaux.
Ce qui doit arriver arrive : l'affection se transforme en amour.

On constate toutefois une note de surprise dans les yeux de l'animal.
Michael devient alors un paria pour tous (le Motown noir de la famille, en quelque sorte) et se réfugie à Neverland, le domaine qu'il a acheté.
Sa carrière est au point mort, aussi est-il prêt à tout pour la relancer, MAIS :
- Optique 2000 lui préfère Johnny Halliday...
- et Carglass lance un jeune-qui-promet : Olivier.
Michael devient dépressif et ne sort plus, ne voit plus le soleil : il pâlit à vue d'oeil et son entourage s'en inquiète.
Il se drogue plus que de raison.
A sa disposition : tous les produits diosponibles sur le marché, et même ceux qui ne le sont pas.
Pour les junkies du coin, il est Le Magicien Doses.
Et, c'est bien normal, de temps en temps, il s'fait un bad, un bad, really, really bad !

Ah ! Ca !
En matière de drogues, il ne se mouchait pas du coude, le Michael !
(alors qu'il aurait pu le faire, tu le constates comme moi)
Mais Bambi continue de prendre tous ces produits pour ne pas vieillir... dès le mois de juillet 2009, force est de constater que c'est un succès.
Mais, contrairement à ce que les mauvaises langues prétendent, c'est le coeur qui a lâché, pas les coutures.
Humeur du jour : plutôt punchy. C'est le jogging qui me fait ça ?
Zik : tout Willy Deville. Je redécouvre des trucs qu'il a faits avec grand plaisir
Conclusion : Jah Love ne se drogue pas. Il se détend avec ce qu'il trouve.
Et demain ? : demain, je te parlerai de la presse féminine. Et si ça se trouve, y'aura une vraie chute à la note.
00:05 Publié dans Chic ! Un mort ! | Lien permanent | Commentaires (455) | Tags : michael jackson, necrologie, torcher une mouche, qui a volé l'orange finalement |
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07.08.2009
Michael Jackson : les origines
Précieux lecteur cher à mon coeur, complexe lecteuse à la dent creuse,
Dans cette note : la biographie de Michael Jackson, première partie.
Katherine Esther Jackson, à chaque accouchement, s'est dit que vraiment, on voit de ces trucs que c'est pas possible, ma bonne dame (comme on dit aux Stazini : really you see things is not possible, my good lady - Merci Google translator)
Faisons un bilan que l'on aurait aimé rapide, mais qui n'est que trop riche.
Elle a donné naissance à :
- Rebbie Jackson, de prénom indéterminé mais de sexe femelle ;
- Jackie Jackson, qui a donné envie à ses parents l’envie de soigner leur bégaiement ;
- Tito Jackson, ainsi prénommé car de corpulence chétive et d’éjection matutinale ;
- Jermaine Jackson, un garçon. On en déduit que le père était nul en orthographe. Et cruel autant que têtu : il voulait une fille, il en a gardé le prénom ;
- LaToya Jackson. On en déduit que le père est assez original pour prénommer sa fille d’après la marque de sa voiture automobile. Et qu’il n’a pas soigné sa dyslexie ;
- Marlon et Brandon Jackson , des jumeaux. Marlon-Brandon ! (véridique). Brandon en meurt aussitôt de honte (véridique également) ;
- Michael Jackson. Dont il sera question ;
- Randy Jackson, qui aimait les frites (parfois, je tente un commentaire aussi navrant qu’un tweet) ;
- Janet Jackson. Elle a quatre bras et des nichons pressurisés. Après cet accouchement, sa mère définitivement désespérée, arrête de faire des enfants.

ainsi qu'elle était cruellement surnommée dans sa famille
en raison des 4 bras qu'on distingue nettement sur ce cliché où elle tente de dissimuler...

pour éviter l'explosion mammaire qui lui aurait été fatale
Revenons à Michael.
Très tôt, il se méfie de tout et de tous, manifestant dès sa plus jeune enfance des tendances limite paranoïaques.
Ainsi, à quatre ans, il ne sait toujours pas marcher en avançant, car il veut se couvrir sur tous ses déplacements.
Cela n’empêche pas ses parents de le laisser acquérir une certaine autonomie : tous les matins, il moonwalke jusqu’à la boulangerie pour ramener le pain familial du petit-déjeuner.
Il le fait en tenant sa couche, car les parents n’ont pas les moyens de payer celles avec l’élastique qui tient.
Il prend l’habitude de la remonter à l’entrejambe, à intervalles réguliers.
Ca lui procure une sensation délicieuse qui lui fait pousser de petits cris aigus.
A l’école, on se moque un peu de lui, notamment en éducation physique.
Qui aura essayé de franchir des haies en moonrunant comprendra (ben vi : si tu moonwalkes ton 100 yards haies, tu n’as aucune chance de battre le record, man !).
Il gardera de cette période un souvenir douloureux, trauma dont certains spécialistes nous disent qu’il pourrait être à l’origine de l’ambivalence de sa relation avec les enfants.
On y reviendra.
Et même : on y reviendra demain, parce que là, j’ai des trucs à faire.
Humeur du jour : mouais.
Zik : toujours la trompette, mais aussi la soul des Sisters Love – Mister Fix-it Man
Conclusion : qui a du Jah Love a le nez creux. Pas la peine de le faire refaire.
Et demain ? : ben... la suite, non ?
Et avec ça, ce sera tout ? Non. Je te rappelle qu'il faut adhérer au groupe FB pour la Journée Nationale de Solidarité Vagale. On n'est pas assez nombreux pour organiser l'événement qui en découlera (oui, j'ai des idées à la con)(qu'on pourrait médiatiser, ce serait rigolo)
13:54 Publié dans Chic ! Un mort ! | Lien permanent | Commentaires (18) | Tags : michael jackson, necrologie, housse de raquette en peau de hérisson, amérique et osmose, manger des boulons inox |
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12.02.2008
Clap de fin
Précieux lecteur cher à mon cœur, compatissante lecteuse qui fait sa pleureuse,
Je sais : ça fait longtemps. Mais je pense que tu vas comprendre.
J'ai besoin de toi :
Tu connais quelqu'un qui peut déclamer des pages et des pages de Racine, sans se vautrer comme une grosse daube ?
Phèdre, Andromaque, Britannicus… ? (voire Athalie ? ... je te laisse faire le rapport !)
Cette personne est-elle également capable de réciter des dizaines et des dizaines de fables de La Fontaine ?
Même celles qu'on ne connaît pas, comme... euh... "Le nain qui se voyait roi" ?
Et cette même personne, saurait-elle proposer une écoute aussi disponible et aimante que les réponses apportées sont sensées ?
Se peut-il encore que cet être, non seulement "adopte" un enfant, mais s'en occupe tellement bien que quand il lui propose de rencontrer son père biologique, il s'entend répondre : "je n'en ai pas besoin, j'ai déjà un papa" ?
Même si tu connais une telle personne, j'ai bien peur que celui ou celle que tu me présentes ne sache jamais :
- m'accueillir au son de "Tiens, v'là mon NicMo" avec la tonalité idoine ;
- me faire découvrir le Loupiac et profiter de chacune de mes arrivées pour partager un (petit ?) apéro ;
- me porter sur ses épaules jusqu'en haut de la dune du Pyla ;
- me parler en flamand-de-France, ce qui est facile quand on est né à Bourbourg (59) mais aussi en créole, ce qui est moins facile, quand on est né à Bourbourg (59) ;
- être un exemple infaillible de droiture et d'honnêteté ;
- râler contre les instit's autant que contre les curés ("Les bondieuseries, c'est tout couillonnade !") ;
- m'apprendre que les frites et la bière, c'est bon avec du pâté ;
- me raconter la seule vraie tôle de sa vie : une cuite tellement magistrale qu'il/elle ne se souvient de rien de la nuit du 09 au 10 mai 1945 ;
- me donner à penser qu'aussi longtemps que je m'en souvienne, je n'ai AUCUN mauvais souvenir ni même appréhension à l'idée de le/la voir. Au contraire ;
-rire très souvent de mes choix et activités ("c'est vraiment une idée à toi, ça, NicMo") ;
- aimer les marches militaires (oui, bon, ça… je suis prêt à transiger...) et le défilé du 14 juillet, pour une raison qui échappe à tout le monde ;
- supporter ma grand-mère pendant 60 ans de mariage ;
- avoir découpé à la scie son cheval à bascule en bois pour "jouer au boucher"…
-… et être un Humaniste toute sa vie.
Voilà.
C'est pour ça que je tenais à Bon-Papa.
Il y a deux semaines, on l'a emmené à l'hôpital où on l'a mis dans un sommeil forcé : son cœur se plaignait visiblement de ses 84 ans d'existence.
J'ai sauté dans un train et je suis allé lui dire au revoir.
Je le savais inconscient mais il fallait quand même que je lui dise à quel point j'ai été gâté par la vie d'avoir un grand-père de cette qualité.
A l'hôpital, j'ai vu arriver une petite vieille toute ratatinée qui s'est blottie dans mes bras.
J'aurais préféré ne jamais savoir que Bonne-Maman fait un bruit de ventilateur qui démarre quand elle pleure.
Une plainte toute en retenue, dans un souffle qui s'excuse de s'exprimer.
Elle m'a serré, serré, comme si l'énergie qu'elle y mettait pouvait dissiper la douleur de le voir étendu et inerte. S'en est suivi un étrange ballet : elle a fait la fourmi.
Elle faisait le tour de Bon-Papa, à petit pas vifs, en le caressant, en lui parlant tout doucement, en le caressant encore, en regardant toutes les sondes qui bardaient ce corps, contre lequel elle a si souvent dormi et qu'on lui a ôté, le caressant de nouveau, interrogeant l'infirmière… sans écouter les réponses, insupportables dans le fond, même si la forme était infiniment douce et aimable…
Je suis rentré à Paris en me disant que j'allais sans doute devoir revenir rapidement à Toulouse…
Il est mort lundi dernier, quatre jours après mon ultime visite.
Mardi, je me suis réveillé avec le dos bloqué. Tellement mal que je pouvais à peine respirer.
Comme un petit vieux.
Il y en beaucoup dont je me moque, mais y'en a quand même un ou deux auxquels je tiens vraiment.

Bon-Papa, c'est celui de gauche, hein.
A droite, c'est Maritxu. Pffffft, faut tout te dire, hein…
Humeur du jour : même si la veille de l'enterrement, je lançais à mes camarades de travail "Demain ? Ah, ben non ! Demain, je ne peux pas, je rempote Pépé !"... ben au fond, j'en menais pas large.
Zik : une marche militaire. Du Brel. Un peu d'Offenbach...
Conclusion : si j'ai du Jah Love, c'est aussi grâce à lui.
(Exceptionnellement, je ferme les commentaires)
10:25 Publié dans Laïfe is laïfe | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : bon-papa, bonne-maman, mort, nécrologie, hommage, grand-père, lambrisser l'intérieur d'un psychopathe |
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27.08.2007
Raymond Barre aka Barre-bi (girl)*
*dans cette chronique : du Barre au mètre !
Précieux lecteur cher à mon cœur, endeuillée lecteuse aux prières pieuses,
Le "meilleur économiste de France" vient de nous quitter.
C’est Valéry Giscard d’Estaing qui disait ça.
Ou Loana… je ne sais plus, la douleur m’aveugle. C’est lequel des deux qui a niqué dans la piscine, déjà ?
Ah, mééééé oui : Giscard, c’était à Vulvania… c’est pour ça que je les confonds !
Mon cœur saigne et je me dois donc de lui rendre hommage (à Raymond Barre, pas à Vulvania)
Raymond Barre est mort.
De sa naissance à Saint-Louis-de-la-Réunion à Monaco, où il fit récemment son malaise fatal, Raymond Barre a toujours été un précurseur, tant en politique qu’en économie.

adopter le style local qu'il appréciait depuis son enfance
Chacun connaît la vie de Raymond, mais peu savent exactement ce qu’il a apporté à la France.
Raymond, c’était avant tout une conception moderne de la politique que certains ont injustement qualifiée de "technicienne".
Faux.
Il ne parlait pas en code, Barre.
Raymond était un cador qui n’avait pas besoin de hausser le ton.
Nevers avait sa botte, Barre avait son coup : feindre l’endormissement à l’Assemblée, où il siestait régulièrement siégeait avec assiduité, pour mieux surprendre ses contradicteurs. Ainsi, les plus expérimentés prirent l’habitude de se méfier du Grand Fauve qu’il était. Ils enseignaient même aux nouveaux élus : "Fais gaffe ! Si tu lui déplais, Barre t’abat ! C'est que... Il peut être un vrai barbare, Barre" (ce qui, avec l’écho de la salle des 4 Colonnes, faisait résonner son nom pendant 17secondes et trembler d’effroi les Radicaux de Gauche).
A l'assemblée, il était chez lui. D'aucuns se demandaient si un jour, il en lâcherait les clefs, Barre.
Mais plus que ces anecdotes, l’histoire retiendra de sa vie son duel -perdu- face à Jacques Chirac, la bonhomie joviale qu’il tenait de son père (Barre-ba Papa, comme il était surnommé à La Réunion), la compétence qui était la sienne et la qualité de ses propos, d’un niveau que seul Barre atteint.
Evidemment, il fut récemment l’objet d’une campagne de dénigrement du lobby juif et cosmopolite, le taxant injustement d’antisémitisme, sous prétexte qu’il avait dit du bien de Papon et de Bruno Gollnich, condamné pour révisionnisme… sous prétexte aussi qu’après l’attentat de la rue Copernic -contre une synagogue- il avait distingué les Juifs des "Français innocents"… c’était oublier un peu vite que la Barre-Mitzva était une tradition familiale et ancestrale chez lui !!! Ha !!!
De toutes les façons, une fois qu'on a eu Raffarin comme premier ministre (Si ! C'est vrai ! Je te jure ! Je l'ai lu dans des journaux de référence comme la Gazette de l'Assemblée, Le Monde et même La Béchamel Poitevine, l'hebdo de la sauce blanche en milieux marécageux), on ne peut que TOUS les regretter.
Sauf Fillon.
Mais lui,c'est pas pareil, il est seul à croire qu'il occupe une fonction quelconque.
En un mort comme en cent : il nous manquera.
Point Barre.
Humeur du jour : si j'ai encore Potaunier en maths et Berliet en Histoire-Géo, je demande à passer en 5ème B.
Zik : Kool Shen - Le Retour du Babtou (ça fait wemuer le dewièwe !)
Conclusion : Jah Love pour ton cale-Barre (l’accessoire indispensable pour siester tranquille à l’Assemblée)
00:05 Publié dans Chic ! Un mort ! | Lien permanent | Commentaires (13) | Tags : raymond barre, necrologie, necro, economiste, france, premier ministre |
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27.04.2007
Dis-pa-ruhu *
*Au coin de ta rue, dans une Ford Falcon
Précieux lecteur cher à mon cœur, chaude lecteuse pas peureuse,
NicMo a bien perçu la détresse qui t’a saisi à l’évocation de la disparition de DJ Boris Eltsine.
Et comme NicMo, tu ne le changeras pas, il saura toujours que bon-vivant rime avec turlute-surprise prévoyant (oui ma chérie, tu peux lécher la cuiller…).
Donc il a décidé de préparer le terrain.
Tu sais, Joe Dalton, qui sera bientôt notre Président-de-tous-les-Français-qui-souffrent-de-payer-l’ISF, ben si ça se trouve, un jour de chance, il va mourir. Dans le but de te préparer à cette éventualité, NicMo te propose une petite fiction qui te serrera le cœur, à n’en pas douter, mais qui fera œuvre de préparation.
"C’était un grand homme"
Humeur du jour : je fais des cocktails pour une soirée "filles", ce soir... je les saoule juste jusqu'à ce qu'elles montrent leurs nichons...
Zik : Mika... euh... c'est un phénomène, CA ? Un mélage de Queen, George Michael et Scissor Sisters... ça m'accroche pas très beaucoup l'oreille énormément...
Conclusion : Jah Love alive forever
14:55 Publié dans Le net est sans bavure | Lien permanent | Commentaires (12) | Tags : necrologie, joe dalton, nicmo, chronique, nico, humour |
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24.04.2007
A Boris... ques et périls !
Cher lecteur cher à mon cœur, fidèle lecteuse aux mains calleuses,
Boris Eltsine, plus connu sous le nom de DJ Boris, n’est plus.
Les mots me manquent pour exprimer l’émotion qui m’étreint.
La Soirée Disco est toute gâchée.
Le Top Délire Méga Groove est en veilleuse, ce soir.
Miss Camping a mis son string en berne.
Contrairement aux calomnies répandues par les jaloux, souvent réactionnaires, DJ Boris Eltsine n’est pas décédé d’un accident de cirrhose. Certes, il aura, dans son existence, plus lutté pour éviter les surplus de vodka russe que contre l’abus d’éthanol. Mais sa vie aura prouvé à tous les alcooliques qu’en s’acrochant, on peut finir tsar (et puisqu’il est tsar, tu peux éteindre la lumière en partant, et tu reviendras demain, très tsôt si tu veux). (Toi qui es alcoolique et qui me lis, prends-en de la graine. Et prends aussi le jus de cranberries, faut rendre hommage, quand même !)
Cultive toi avec NicMo : sache pour ta gouvernante que "tsar", en ukrainien, est synonyme de "vodka gratuite et vomi essuyé par un autre".
On peut en déduire que 1. L’ukrainien est une langue très synthétique ; 2. il n’y pas de fumée sans feu, oooooh, non, ma bonne dame, et y’a plus de saison non plus (ouais, j’avais pas trop d’idée pour le deuxième point, en vrai…).
Décidément, il faut s’attendre à une baisse importante de la fréquence des mariages en France, et de la fréquentation des bals populaires du 14 juillet : sans Bézu ni DJ Boris, les réjouissances vont sérieusement baisser d’intensité.
Il va falloir trouver de nouveaux repères… ça va pas être facile pour les vieux et je présume que plus d’un aura, suite à ce coup du destin, perdu goût à la vie.
Certains vont attendre avec impatience la prochaine canicule.
Mais revenons à Boris.
Très tôt, il fait rire ses amis de la section Propagande et Gaudriole Matérialiste des Jeunesses Laborieuses de la Troisième Internationale de Sverdlovsk où il est né.
Plus tard, il prend en main l’animation musicales des soirées Salsa Révolutionnaire et Prolétarienne qui ont rendu mythiques les nuits de l’okroug de Novosibirsk.
Il y découvre vite que la nuit est chaude et qu’elle est sauva-age.
Lui qui a toujours privilégié l’underground socialiste, est très affecté par le succès de Début de Goulag (Et tu tapes, tapes, tapes, pour faire la pierre fine et tu te gèles les couilles, comme le veut Staline…).
Il considère que le déshonneur que la profession de DJ doit endosser est trop lourd. Amer, il quitte le monde de la nuit et se consacre désormais à sa nouvelle passion : une étude sociologique globale sur "l’impact de l’absence de distanciation sociale dans le cadre des open-bars".
Une éude de terrain menée avec rigueur, après une préparation sérieuse en laboratoire où il ira non seulement jusqu'à répertorier l'ensemble des cocktails existants, mais également à en développer certains lui-même, comme le vodka-goulasch, qu'il est le seul à pouvoir ingérer.
La légende raconte que c’est en 1982, aux Corona Days de Cancun, qu’il croise Jacques Chirac, lequel lui conseille "avec les frais de bouche que t’as, moi, si j’étais toi, je me mettrais à la politique… tu ferais des économies substantielles. Et si tu t’y mets, soit tu écartes tous les nains mégalomanes et égomaniaques de ton entourage, soit tu fais ligaturer les trompes de ta femme ET de ta fille, sinon, mon vieux, c’est un bordel, après…"
La légende rapporte également que c’est à la vue de Bernadette Chirac qui lui vient naturellement la pierre angulaire de son œuvre musicale : Miss Camping (les borissologues les plus influents s’accordent toutefois pour attribuer la création de cette œuvre à la rencontre de Michèle Alliot-Marie non épilée dans un cours d’aqua-gym. On attend avec impatience que paraissent les nécrologies de notre ministre pour éclaircir ce point).
La suite, on la connaît : il prend la tête du KGB, persuadé qu’il s’agit là des initiales de Kool and Groovy, Babe, une boîte de production.
En 1991, il organise une rave géante devant le parlement russe. Un succès d’estime. Toutefois, la puissance sonore déployée, alliée à la lecture répétée d’un album de Lâam oblige les militaires putschistes -ceux qui en se sont pas suicidés en s'étouffant avec des chipsterski, biscuits apéritifs locaux- à quitter le bâtiment.
Le peuple le considère comme un sauveur et il se trouve propulsé à la tête de la toute récente Fédération de Russie.
Comme tous les apparatchiks, il peut enfin s’acheter une maison de campagne (c’est ce qu’en russe, on appelle le pouvoir datcha) et stabilise enfin sa vie.
Il paraissait éternel.
Hier, la mort est venue avec sa faucille, pour l’occasion. Sympa, elle avait laissé le marteau à la maison !
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En vrac, parce que sinon, ça va faisander :
Lu dans Libération de lundi 23/04/2007.
Témoignage recueilli au siège de l’Affront National. Un militant déçu : "ça me donne envie de partir à l’étranger !"
Ben t’as raison, gars ! Toi qui les supportes pas, va donc vivre chez eux, tu seras mieux !
Entrevu à la télévision, ce soir :
Jean Reno sur le plateau d’une émission consacrée… au cerveau et à l’intelligence.
Ce serait pas un peu du foutage de gueule, ça ? Loana était pas libre ?
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"Je veux parler à tous ceux que la vie a brisés, aux accidentés de la vie, à ceux qu’elle à usés, à ceux qui sont dans la détresse…
... à ceux qui ont paumé les clefs de leur bagnole,
ceux qui ne retrouvent pas le ticket du pressing,
ceux qui ont oublié le code de leur Carte Visa…
... la France que je veux est une France qui ne laissera tomber personne".
Humeur du jour : ça pourrait être pire, la droite pourrait sembler majoritaire…
Zik : Bérurier Noir – Porcherie (en 2002, ça me l’avait fait aussi)
Conclusion : Jah Love et… Za zdarovié!
23:10 Publié dans Chic ! Un mort ! | Lien permanent | Commentaires (14) | Tags : chronique, humour, election, boris eltsine, necrologie, nicmo |
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28.02.2007
Alors ça, c'est le Papon !
La douleur.
La douleur.
Elle fait mal.
Oui, je sais, c’est beau comme du Larousso.
Mais c’est la souffrance qui me fait devenir poète.
Pas le cœur à rire. Non.
Il y a peu, Bézu nous quittait. Tu le saurais si tu avais lu ça
Et là, je rentre d’isolement d’une semaine en Suisse et qu’apprends-je ?
L’ami de Bézu, son compagnon de poilade, son collègue de gaudriole, est lui aussi disparu, terrassé par un voisin portugais la douleur.
Dans le fond on distingue bien Bernie Chirac à l’époque où ses cheveux n’étaient pas encore en acrylique.
Maurice Pompon n’est plus.
Tous les clowns du monde ont le nez rouge en berne.
A mon avis, la DGSE n'y est pas pour rien, qui dégomme à tour de bras les humoristes caustiques qui font la pluie et le beau temps sur la vie politique française, aiguillons nécessaires de la démocratie, souvent droits-de-l'hommistes et quasi-toujours de gauche, comme l'étaient Bézu et Maurice.
Tout ça parce que notre droite, plus réactionnaire et intransigeante que toute autre, ne supporte plus les intellectuels de gauche qui constituaient cette confrérie dite de La CLASSE.
Oh, d'aucuns ont reproché à Maurice Pompon un antisémitisme latent... mais alors comment expliquer sa collaboration si fructueuse avec Fabrice, porte-parole symbolique de l'Internationale Juive et Cosmopolite s'il en est. Et il n'en est pas.
(Mais rien n'indique que cette démonstration soit pertinente. Non... la douleur obscurcit ma vision...)
Mais pas par la douleur. Non.
Par son opticien.
Je le revois encore, dans la réclame pour la SNCF : "Partir en famille ? C'est possible". Un classique.
Je l'entends encore, notre Maurice Pompon, enthousiaste à l'idée d'organiser le premier Paris-Plage, profitant de l'été indien qui baignait doucement Paris et ses manifestants (enfin... surtout Paris), ce mois d'octobre 1961..
Il n'était que dévouement.
Il nous manque déjà.
Humeur du jour : deuil
Zik : Serge Gainsbourg - Requiem pour un con
Conclusion : Jah Love pour tous ceux qui ont La Classe.
22:55 Publié dans Chic ! Un mort ! | Lien permanent | Commentaires (11) | Tags : nicmo, chronique, humour, necrologie, maurice, papon, pompon |
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10.02.2007
Bézu avait la classe...*
*Et réciproquement
Mon cœur saigne. Je préfère te prévenir, lecteur, on ne va pas rigoler.
Pas aujourd’hui.
Ce ne serait pas décent.
La France a peur mal.
C’est jour de deuil.
NicMo a la rage contre ceux qui se prétendent "journalistes" !!!
Journalistes ?
Ha !!!! Et mon cul, il a la grippe aviaire ???
Ha ! Ca ! Pour nous bassiner pendant des jours quand Valery Giscard d’Estaing Pierre l’Abbé disparaît, ça, ça y va !!! Mais quand nous quitte l’Ab-Bézu, pourtant à l'origine de cette grande initiative de l’hiver 54 en faveur de démunis d’humour, des pauvres de l’esprit…
Pffff, chuis dégoûté !
Un scandale inégalitaire qui montre bien que le principe de parité ne s’applique pas dans notre pays. Insupportable injustice qui aura marqué la vie de l’artiste mais que ce blag va réparer.
Si Bézu incarnait la joie de vivre, c’était avant tout pour masquer ses origines miséreuses.
Fils d’un alcoolique Rmiste de gauche et d’une nymphomane philateliste, cocaïnomane et centriste à ses heures, son prénom fut le fruit non pas d’une longue concertation mais d’un compromis rapide entre ces 2 écorchés de la vie qui allaient être des parents démissionnaires : un père qui a l’habitude de proférer "Quand bézu, zépu soif" et son épouse lui rétorquant "Je me ferais bien bézu, moi, ce soir.
Rapidement à la dérive, ce couple d’exclus, égarés de la précarité, trouve refuge dans une étable que les bêtes ont abandonnée, à l’exception d’un âne gris et d’un bœuf trop vieux pour être Charalisé.
C’est là, dans cette étable, le 25 décembre au soir, que naît "le p’tit Bézu", celui qui allait devenir l’humoriste miraculeux, et qu’il faut désormais pleurer.
Très vite, à l’école, Bézu sait convertir ses camarades grâce à ses nombreuses histoires de Toto, sa bonne humeur permanente et ses blagues incessantes. (Le fait que sa mère soit amie avec l’ensemble des Papas desdits camarades n’est certainement pas étranger à son succès auprès des petits et des grands, mais il reste aux biographes et autres historiens à se déterminer sur ce fait).
Toujours est-il que, rapidement, il en vient à organiser des concours de blagues rigolotes, de bite-au-cul, chat-bite et autres gages tous plus poilants les uns que les autres. Cette coutume, dite du Bézutage perdure d’ailleurs dans nombre d’établissements prestigieux de notre République en deuil, quoique l’origine en ait injustement été oubliée.
C’est d’ailleurs sans doute cette bonne humeur contagieuse qui engendrera la ritournelle selon laquelle "J’ai pas mangé, j’ai pas bu, mais j’ai bien rigolé, uh-uh-uh, merciiii, petiiiit, Bézu !"
Grandissant peu, Bézu se rend compte que son corps, ou du moins les parties intimes de celui-ci, gardera des proportions enfantines.
Dans la détresse d’une adolescence lourde en souffrances psychologiques, il se réfugie dans la poésie et la littérature, publiant de nombreux recueils sous divers pseudonymes, afin d’éviter une fulgurante ascension dont il craint qu’elle ne s’enchaînât nécessairement avec une chute cruelle.
Toujours sous couvert d’une identité caméléon, on lui doit ainsi :
- Notre Dame de Paris, qu’il publie sous le nom de Victor Hugo,
- Le Père Goliot, sous le pseudo de Gustave Flaubert
- Guère épais (souvent mal orthographié), pour lequel il endosse l’identité de Léon Tolstoï
- Les fleurs du mâle (initialement intitulé Les fleurs du mâle qu’on effeuille, biographie d’un Don Juan), une biographie fantasmée pour celui qui n’a, finalement guère fréquenté que Muriel Montossey)
- On l’appelait Miette qu’il écrit comme un exutoire après sa mammoplastie ratée.
Sa grande pudeur l’empêchant d’éclabousser de son talent brut et diamantaire les médiocres âmes qui l’entouraient, il faudra l’intervention d’un producteur peu scrupuleux pour que paraisse ce qui deviendra un incontournable de la chanson française et de la Musique en général, au même titre que la 9ème symphonie de Beethoven, la Grande Messe en Ut Mineur de Mozart ou Royal Canin d’Ennio Morricone : la Queuleuleu.
Ce titre constituera la pierre angulaire d’une œuvre majeure, celle d’un artiste enfin révélé !!!
C’est comme un violent camouflet à la face de Licence IV et de son ambigu "Viens prendre un p’tit coup à la maison" qui monopolisait jusque là les cérémonies familiales. Désormais, pour les mariages, les baptêmes ou la vasectomie du grand-père incestueux, toute la famille peut entonner cet hymne à la vie que nous offre Bézu.
C’est donc tout naturellement qu’il se retrouve au casting de l’émission de télévision qui fait l’unanimité par la qualité didactique de son propos et sa simplicité populaire, broadcastée dans le monde entier : La Classe.
Bézu y fréquente Fabrice, bien sûr, maître de cérémonie, mais également ceux qui, depuis, ont fait montre de la plus grande constance dans le bon goût et la créativité de haute teneur :
Pompon (baisser de rideau en 2001), Blèze, Muriel Montossey, Pierre Palmade, Lagaf’ ou le gitan de service parce que pas la place pour les caravanes des Gypsy Kings sur le parking du studio grand guitariste El Chato.
C’est cette image que nous garderons en tête, celle du clown joyeux, toujours entouré de ses amis, irradiant de bonheur et de gaieté.
Où que tu sois, on ne t’oubliera jamais.
Pour une fois, on ne peut nier la spontanéité…
Tchao l'artiste, on te fait de gros bézu.
NicMo
Humeur du jour : mon cœur saigne. Deuil. Perte de repères. Sinon, ce soir, DJ Zebra !!!!!
Zik : Bézu vs. Craddle of Filth - DJ Merdooyage
Conclusion : Jah, Jah, Jah la queuleuleu…
15:40 Publié dans Chic ! Un mort ! | Lien permanent | Commentaires (7) | Tags : bezu, humour, chronique, biographie, necrologie, nicmo, hommage |
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06.01.2007
2006 est morte : en voici la négro
Il faut quand même que je confesse que je ne suis pas mécontent d’avoir tourné la page de 2006.
L’était trop bizarre cette année.
En janvier, Roselyne Bachelet est élue présidente du Chili.
Et en plus, elle est socialiste !
Roselyne Bachelet !
Je mets ça sur le compte d’un retour d’acide du réveillon, et j’attends février avec impatience.
En février, paf ! Epidémie de Chicken Gounya : un moustique mutant tellement gros qu’il mange des poulets.
Il les agrippe quand ils sont en réunion (si je me le rappelle bien).
D’ailleurs, il faut rappeler que le moustique a ceci de commun avec l’être humain que c’est la femelle qui fait chier le peuple.
Le mâle, lui, au lieu de piquer à droite à gauche, il reste avec ses potes à regarder la Champion’s League en finissant les (Noël au balcon) chips au bacon.
Chicken Gounya : quand tu te protèges, tu me protèges.
En mars, Milosevic est mort.
Dommage, c’était un de ces hommes qui nous ont appris que "génocide" n’a rien à voir avec une manipulation d’ADN en vue de résoudre le problème des myopathes.
Au nom de l’enrichissement du vocabulaire, je le pleure encore.
En avril, on fête les 80 ans d’Elizabeth II.
Putain, 80 ans !
Et toujours pas foutue de choisir un tailleur correct.
La seule à qui je reconnaisse une telle constance dans l'affligeant, c’est Bernie. Sauf qu’en plus, Bernie, elle a un coiffeur facétieux qui lui fait une coupe Tchernobyl, dont on a commémoré les 20 ans ce même mois, d'ailleurs.
Exclusif : Bernie au saut du lit, avant brushing...
En mai c’est "l’affaire Clearstream".
Ou là là !!! En gros, y’a un gars qu’a inventé un bobard pour faire chier d’autres gars.
Il a menti, quoi. Ni plus, ni moins.
Et on mobilise la moitié des effectifs des tribunaux qui, comme chacun le sait, ne sont pas débordés, et on perquisitionne, et on mobilise des forces de Police…
Va y’avoir du Spooooort, mais moi, j’reste tranquille du monde en prison si on commence à poursuivre les menteurs et les médisants… enfin bon, MJDCJDR…
En juin, Moussab al-Zarqaoui est abattu par les américains.
Ils l'on trouvé où ? Non, pas là, Kir et Fanny.
Dans la ville rebelle de Baaqouba.
Bien sûr : c'est là, qu'il dansait tous les soirs pour les dockers du port qui ne pensent qu’à boire. On le sait tous.
Pas besoin de la CIA et des Special Forces pour ça, sans déconner.
En juillet, l’équipe de tricheurs d’Italie vole la Coupe du Monde à nos Bleus bien-aimés.
Fidel Castro, qui avait déclaré : "si les ritaux gagnent, je me coupe le Cohiba, hombre !" tient parole. A la suite de quoi il mue et ne peut plus prononcer de discours. Il renonce donc à apparaître en public.
(Il cherche maintenant à se faire appeler Fidel Castra.)
En août, grand pas pour l’émancipation féminine : Natasha Kampusch sort dans la rue.
Elle voulait un truc : voir Pluton dans le ciel. Elle apprend alors que ça sert à rien… Pluton n’est plus une planète.
De déception, elle retourne dans sa cave bouder 8 ans supplémentaires.
En septembre, le pape déclare "Ah, ben les musulmans, c’est rien que des gens qui mangent du couscous en bédotant avant de devenir violents à cause de la musique rap. Moi, j’te l’dis, tout ça, c’est fils de pute et compagnie…"
Qu’on ne s’étonne pas s’ils sont en Coran colère !
En octobre, Bush construit un mur le long de la frontière mexicaine. J’espère qu’ils ont mis des mâchicoulis pour balancer de la poix bouillante…
En novembre, Véronique Courjault regrette de ne pas avoir investi dans un congélateur plus fiable. Son époux n'ira jamais plus chercher un esquimau sans une certaine appréhension.
En décembre, un jour à mettre un enfant Courjault dehors -justement-, je vais à ma banque (j’en ai déjà parlé là, de ma banque).
C’est le choc : finalement réchauffé par le délai mis par la préposée pour effectuer mes opérations, je retire mon bonnet. La susdite préposée s’interrompt, et, me fixant, me lance :
"Ouaouw !!! Vous êtes drôlement beau sans votre bonnet… Je vous regarde d’un autre œil, là…" avant de prendre à témoin les autres femelles de la queue (non, non, trop facile... pas le genre de la maison).
Même si ça flatte l’ego, je n’ai pas jugé utile de tenter le découvert avec elle.
Espérons qu’en 2007, tout rentre dans l’ordre…
Humeur du jour : chais pas trop...
Zik : Silmarils - Va y'avoir du sport
Conclusion : Jah Love en 2007, beaucoup moins de la branlette !
17:25 Publié dans Chic ! Un mort ! | Lien permanent | Commentaires (11) | Tags : 2006, nécrologie, humour, chronique, nicmo, retrospective 2006 |
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