02.06.2009
C'est beau l'innocence
Précieux lecteur cher à mon coeur, avide lecteuse vraiment joyeuse,
Je suis de retour des Coupes Moto Legende dont j'ai animé l'équipe d'organisation par des jeux de mots aussi subtiles qu'une intervention de Frédéric Lefebvre.
Et ce n'est pas le pire : le pire, c'est qu'il y avait toujours l'un de nous pour relancer l'autre.
Bref.
C'était bien : des potes marrants, du soleil, un taff qui repose la tête bien physique, de vieilles meules (1)...
Comme l'année passée, nous avions pris nos quartiers dans la Ferme du Co(u)c(o)u.
Nous avions la même chambre que d'habitude, et aussi les mêmes voisins, des personnes VRAIMENT âgées, mais néanmoins motards, et membres du même club.
Chaque année, ils sont là pour participer à la manifestation.
Chaque année leur capacité d'absorbtion alcoolique nous épate : à 81 ans, Papy Motard sait enquiller 3/4 d'une bouteille de whisky à l'apéro... sans devenir vulgaire.
Ou en tous les cas, bien moins que n'importe quel amateur de Rolex.

Mais pas que.
Crédit photo : Atelier Chatokhine
Il se trouve que dimanche soir, je suis descendu dans la cour au moment où il sortait pour soulager sa vessie et prendre un peu le frais.
Pour ma part, j'allais me livrer à la consommation de quelque drogue illicite que mes frères jamaïcains n'auraient pas reniée sans pour autant que la fumée incommode mes voisins de chambrée.
Avisant l'Epique, que j'avais sous le bras, dans le but
1. de m'occuper en même temps que je fume mon herbe et
2. de jouir du légitime panégyrique des Girondins de Bordeaux, désormais champions de France de Football de Ligue 1, ce qui n'est pas de la crotte de lémurien, mon pote !
Avisant l'Epique, donc, 'ancêtre se dirige vers moi...
- Tu es tout seul ?
- Oui, les autres ne fument pas (je bédave, le plus naturellement du monde)... je préfère fumer à l'extérieur... et puis vous savez, ça me fait un petit moment de tranquillité (je bédave de nouveau).
- Ah ! Oui, je vois... on a besoin d'avoir des moments comme ça, pour réfléchir un peu. C'est important.
- Oui, je trouve... et puis comme ça, je peux lire un peu (et vas-y que je re-bédave)
- Ca te fait une pause, en quelque sorte... Tu sais comment on appelle les gars comme toi ?
- Non... (encore une latte tirée sur le pétard)
- Toi, en Normandie, on t'appellerait le gars raisonnable (et il rentre... parce bon, il a une cuite à fignoler)
Faut que je te laisse, j'ai pas fini de le tousser, celui-là !

Crédit photo : Motomag.com
Humeur du jour : vais-je, ou pas, à la Guadeloupe ? Je me demande... mais je n'en ai vraiment pas envie.
Zik : . Le Rio-Paris qui s'est écrasé me fait penser à la Rua Madureira de Nino Ferrer. Pas toi ? Et aussi les envolées jouissives du moteur de la Buell qu'on ma prêtée pendant ces 10 derniers jours.
Conclusion : Jah Love pour tous les gars raisonnables. Mais surtout pour les autres.
Et demain ? : demain, je t'expliquerai pourquoi il ne faut pas s'attaquer à un prof d'arts martiaux qui fait plus de 90 kgs.
(1) L'expression vieilles meules ne fait aucunement référence aux seins de Catherine Laborde, mais uniquement à des motos de collection.
17:00 Publié dans Laïfe is laïfe | Lien permanent | Commentaires (9) | Tags : moto ancienne, ancetre, mettre un coup de tromblon dans une baignoire |
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26.05.2008
La motarde de Dijon*
*Comme ça, pour le jeu de mots pitoyable, c'est fait.
Précieux lecteur cher à mon cœur, chaudasse lecteuse qui chante une berceuse,
Autant te prévenir tout de suite, dans cette note, il y aura du vibromasseur, de l'alcool, du cul et une démonstration d'efficacité péchoteuse en milieu à haute teneur en testostérone.
Pour le bon goût en milieu motard, on verra demain, si tu le veux bien.
Je reviens d'un week-end dans un dortoir de garçons, et je dois avouer que j'ai mal aux fesses.
Faut dire que 9 heures de vibro, ça fait beaucoup quand on n'est pas habitué.
Mais ça valait le coup : quel pied j'ai pris !!!
Avec MonamiPierre, on a fait notre choix : autoroutes ? Proscrites. Nationales ? Quel affront ! Départementales : voilà ce qu'il nous faut.
Surtout celles avec trois chiffres, celles qui sont en blanc sur la carte.
C'est l'occasion que je me dévoile un peu : je les préfère étroites, et parfois tortueuses.
Allez, comme tu brûles d'impatience d'arriver à la partie où il y a du sesque, je vais te la faire courte, ce qui n'est pas dans les habitudes de la maison.
Rendez-vous jeudi soir à la campagne, lever vendredi matin et on trace, chacun sur notre vieille. La sienne est d'ailleurs plus âgée que la mienne, puisqu'elle est montée depuis 1977, tandis Josy date de 1986.
On a emprunté des routes qui virent, qui relient des villages aux noms composés, qui passent dans les bois avant de déboucher dans les champs de la plaine…
En cinq mots : c'est beau la France !
On a découvert des endroits dont le nom sonne comme une profession de foi, comme une promesse, comme un sacerdoce. Un de ces lieux où on sait qu'on sera forcément très, très bien accueilli.
Parce qu'avaler, c'est comme offrir des fleurs, ça fait toujours plaisir.
Bien sûr, on a profité de ne pas avoir de gépéhèsse : on a parfois fait de petits détours charmants.
On s'en foutait, on n'était pas pressé.
On a déjeuné à Chablis.
C'est ravissant, Chablis. On a même trouvé un point de chute pour Nadine Morano.
Parce que bon vivant rime avec prévoyant, et qu'à un moment où à un autre, on finira par trouver quelqu'un d'autre pour remplir le quota COTOREP au gouvernement.
Et on est enfin arrivé à destination, près de Dijon-ville-lumière.
Là, on a retrouvé GolgoGreg, Biboune et Jean-Guimauve. Et des filles.
Mais l'action s'est concentrée sur une seule.
Le lieu : la Ferme du Coucou.
Notre chambre/dortoir : c'est une grande chambre avec une mezzanine, dans un gîte. Depuis des années, on la partage : deux gars en haut, deux en bas dans le canapé et un lit de camp, et une personne dans la seule partie qui ferme, avec un grand lit (une sorte de chambre dans la chambre, si tu préfères).
Une salle de bains, une salle d'eau et des toilettes.
Les protagonistes principaux :
- GolgoGreg est un très beau modèle de mâle qui doit avoisiner 1.90m, qui est compétent dans tout plein d'arts martiaux, donc avec un physique… avantageux.
Comme moi, il a une queue de cheval mais la sienne est sur la tête et il bénéficie d'une paire d'yeux bleus qui complètent le côté "j'ai pris beau gosse toutes options à la naissance".
En plus, le gars est drôle, pas sot et très open.
La plupart des filles ont les lèvres du haut qui s'assèchent et celles du bas brillent, quand il leur parle.
- Gwenaëlle, une ancienne copine de Biboune. Ils s'étaient perdus de vue, elle l'a retrouvé par Commecochonsdavant.com et comme elle avait besoin de travailler, elle arrive le vendredi soir, au moment de l'apéro.
(Bon honnêtement, il faut te dire que tout le week-end, on est en apéro, vu qu'on a inventé le concept d'AS. AS = Apéro Surprise. Ca commence le matin et ça se finit quand on tombe dans le lit, le soir. Entre les deux, tout A.S. se doit d'être honoré par celui qui y est convoqué, et n'importe qui peut lancer la convocation. Ce sont peu ou prou les règles.)
Donc, vendredi soir, on se retrouve à table avec Gwenaëlle. Qui a l'air un peu nerveuse, mais faut dire qu'elle est dans un environnement quasi-exclusivement masculin où ça chambre pas mal, plutôt à Mach 1.
Mais toujours classe, on est des gentlemen.
On lui pose tout un tas de questions, vu que nous, on se connaît les uns les autres.
Et on teste un peu la nouvelle, gentiment.
Car on est avant tout des gentlemen.
Qui lui fait le plan "je te ferai 5 enfants, nous aurons un Citroën Picassiette dans lequel nous écouterons Garo et Calogérou", qui "fusionnons dans un grand enthousiasme de nos corps passionnés et de braise", et qui encore "Manman et moi on est un couple très libre, mais si t'aimes pas les gars qui tapent le fond, passe donc ton chemin, friponne".
Sans doute intimidée par cette verve et cette prestance intellectuelle qu'on peut trouver déstabilisante (un peu comme le visiteur en présence de Benoît-XVI-sous-pape), elle enquille bière, vin à table, poire digestive… et nous suit pour continuer l'apéro (surprise) dans notre chambre.
Quand Gwenaëlle est à 3 grammes, se pose la question de la laisser prendre son automobile pour rentrer à l'hôtel. Sachant qu'aucun de nous n'est réglementairement en état de la raccompagner.
Sinon, on l'aurait fait : gentlemen que nous sommes.
On se dit alors que le mieux est de la bourrer collectivement comme une salope. Mais où est donc le local à poubelles ? faire dormir sur place.
Donc : Biboune cède sa place dans la seule partie de la chambre qui ferme, et va dormir dans le canapé avec MonamiPierre.
Gwenaëlle se retire dans la partie qu'on lui a donc attribuée tandis que nous finissons notre apéro, tranquilles.
Ayant achevé son énième bière, GolgoGreg se lève pour uriner et passant devant la porte de la demoiselle, s'enquiert ironiquement : "dis-moi, poussin, tu dors à gauche ou à droite ?".
La réponse "à gauche", d'un ton amusé, parvient de la chambre et il continue son chemin.
En revenant des toilettes, il ouvre et entre en disant à Gwenaëlle : "Ah ? Cette gauche-là ? C'est trop bien."
Il referme la porte derrière lui.
Quelques instants plus tard, elle s'ouvre (la porte, pas Gwenaëlle)(encore que…). GolgoGreg en sort, monte sans un mot à la mezzanine, sous nos sarcasmes plus ou moins graveleux et nos regards néanmoins admiratifs inquisiteurs, redescend avec son polochon et retourne chez Gwenaëlle.
Il entre dans la chambre et un soupir*, levant les yeux au plafond et d'un ton désespéré : "pfffffff, ils sont lourds...".
Faisons le point : on est chacun dans notre lit. Las d'une journée de meule et de plusieurs apéro. La lumière est éteinte.
Au début, ça chambre, ça glousse…
mais peu à peu les discussions s'espacent…
…puis vient le silence…
…puis le bruit spécifique que font les parties génitales mâles contre les fesses de la femelle, lorsque la levrette prend du rythme ainsi que de l'amplitude : GolgoGreg passe ainsi de 60 à 120 BPM.
Paraît qu'on n'a pas à se plaindre des nuisances sonores : on a, semble-t-il, été à deux doigts de profiter de la fessée !
Humeur du jour : un peu mal partout, encore, mais pas mécontent du comportement de Josy sur la distance, malgré la charge.
Zik : Allumer le feu - Johnny Hallyday. D'une part, pour faire plaisir à Kezac (cf commentaire su la note précédente) d'autre part parce que ça fait la transition pour la prochaine note.
Conclusion : tu cales ton Jah Love à 5 500 tours et APRES tu peux passer la 5ème. Sinon, Josy regimbe.
*tu noteras le zeugma et que je ne me fous pas de toi !
20:21 Publié dans Holidays, celebrate ! | Lien permanent | Commentaires (21) | Tags : motos, moto ancienne, coupes moto legende, pécho de la meuf, pas farouche, annie cordy nue |
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