15.02.2010

De l'art contemporain, ou du cochon moderne*

 

*il va sans dire que tout ceci n'est qu'un jeu de mots foireux et qu'il ne sera pas question d'une cochonnerie, même grippale, dans cette note.


Précieux lecteur cher à mon coeur, intellectuelle lecteuse qui se sent traqueuse,


Dans cette note : de la critique positive, mais masquée car l'auteur est pudique et surtout, il veut que le lecteur prenne sa claque.


Il y a des années de ça, j'avais un cerveau et j'aimais m'en servir.
Oui, tout ça a bien changé.

J'étais à Bordeaux, et à l'époque, j'aimais aller flâner au CAPC (le Musée d'Art Contemporain de Bordeaux) à l'heure du déjeuner.
Pourquoi à ce moment, précisément ?

Réponse A : parce que la femelle domestique est hormonalement plus disposée pour un coït furtif et néanmoins inoubliable à cette heure de la journée ;
Réponse B : parce qu'un étudiant, ça ne se lève pas avant midi ;
Réponse C : parce que l'entrée était gratuite à l'heure du déjeuner, le CAPC abritant un restaurant sous son toît ;
Réponse D : la réponse D.

Ca n'a l'air de rien, mais tu peux déduire tout un tas de choses de ces réponses.
Notamment que je suis un ex-étudiant radin féru de coïts furtifs et dépourvu d'originalité, vu que la dernière réponse est pompée sur un sketch de Kad et Olivier "Qui Veut Gagner de l'Argent en Mââsse".

Car oui, j'allais au CAPC entre midi et 14:00, d'une part parce que c'était gratuit, et d'autre part parce que des artistes contemporains provoquaient chez moi soit un questionnement, soit une surprise, soit plus rarement de l'affliction, dont je me débarrassais... en pratiquant un coït furtif avec la première inconnue disposée à découvrir la surprenante élasticité des muqueuses, car l'expérience revient à faire entrer un concombre géant dans un étui de stylo-bille, avec beaucoup de bonne volonté et sans une once de crèmacu.

2010-02-16%20Concombre%20geant.jpg
NicMo sortant déçu du CAPC
(allégorie)


Tout ça pour dire que c'est grâce au CAPC que j'ai découvert et aimé l'art contemporain.
Et grâce, donc, à Marc Sanchez (entre autres) qui était l'adjoint du directeur du CAPC à l'époque.

Marc Sanchez, je l'ai rencontré l'autre jour.
Tu sais pourquoi ?

Réponse A : parce que je suis un blogueur influent qui chronique régulièrement sur l'art contemporain
Réponse B : parce que Marc Sanchez adore tout ce que je fais, vu que c'est un homme de goût (1)
Réponse C : parce que que je ne mérite pas, mais que bon, parfois
j'ai de la chance
Réponse D : la réponse D

La réponse C est la bonne : il faut entendre Marc Sanchez, désormais Directeur de la Création Artistique de Monumenta,  parler de l'exposition de Christian Boltanski pour avoir envie de lui dire vas-y, Marc, t'arrête pas.
Tout ce que j'aime y est : la précision, la clarté malgré la complexité du propos, l'enthousiasme, l'engagement, le recul...

Il faut dire que Monumenta 2010 s'y prête :
- l'artiste invité est Christian Boltanski ;
- le lieu est la nef du Grand Palais
, le plus beau monument de Paris, si tu veux mon avis (et tu le veux, sinon, tu serais en train de regarder la web-TV des jeunes UMP au lieu de rester ici)

L'idée de Monumenta, c'est de confronter l'artiste aux 13 500 m2 du Grand Palais.

2010-02-16%20Monumenta%20Boltanski%20Affiche.jpg
Faut y aller, faut y aller, faut y aller.
J'insiste.
(T'as vu ?)


L'exposition ?
Je n'ai pas envie de t'en parler.
Non.
Juste envie de te dire : si tu ne l'as pas vu, t'as râté ta vie comme si t'avais une Rolex.
Ou un truc comme ça.

C'est pas cher.
C'est impressionnant.
C'est fort.
Ca provoque des questionnements, des réactions.
C'est un décor magnifique qui met l'oeuvre en valeur.
C'est une oeuvre magnifique qui met le décor en valeur.
C'est GRAND.
C'est une vraie claque dans ta face.

Ca dure jusqu'à la semaine prochaine.

 

Si tu n'y vas pas, tu n'auras plus qu'à aller en région pour geindre.
Au hasard : en Normandie.
Ben vi : tu n'auras plus que Lisieux pour pleurer.

 


Tous les détails sur le site de Monumenta (je pense qu'il est mieux de ménager la surprise... mais tu fais comme tu veux, t'es grand(e) voici le lien).

Humeur du jour : fatigué. Un peu de mal à me caler sur les horaires du travail de nuit.
Zik : toujours le son bien phat de WestSide Connection
Conclusion : Jah Love pour tous ceux qui pratiquent le coït furtif en sortant des expos d'art contemporain

Et demain ? : demain, faudra que je te fasse la promo de ma maison en Guadeloupie, qui est à louer.


(1) le goût, c'est comme le cholestérol, il y a le bon et le mauvais, hein... relire la phrase avec ça en tête : celui qui aime ce que je fais est un homme de goût.