29.10.2010
Un peu de Frêche heure
Précieux lecteur cher à mon cœur, attristée lecteuse que le deuil rend soupireuse,
Dans cette note : des points pour la Benichoo Cup, et on verra si les Montpelliérains ont plus d’humour que les jacksoniens, ce qui ne saurait constituer une difficulté insurmontable, m’est avis.
Rien de moins.
Il est grand temps qu’on parle de Georges Frêche, le président controversé de la région Languedoc-Roussillon, qui nous a quittés en début de semaine.
Puisqu’on le regrette plus que Sandy Valentino, penchons-nous un instant sur son parcours.
Le petit George naît en 1938 dans une famille unie.
Il connaît les joies d’une vie simple, puisque son père avait un élevage ovin.
Sa mère est femme au foyer, mais les revenus paternels suffisent, puisque ça se vend bien, la laine Frêche.
(attends, t'en va pas, comme dirait Elsa... on n'en est qu'au début, là...)
Alors à peine âgé de 18 ans, Georges monte à Paris suivre des études et s’émancipe.
Pour bien marquer sa différence, il monte un groupe de rock, et pour faire plus américain, endosse le prénom "Sam".
Concurrencé par un Johnny Halliday pas encore condensé de la francophonie (ben oui quand même : un franco-belge résidant en Suisse et ayant des vues sur Monaco… moi je dis respect)(et je me demande ce qu’il reste de ce condensé, sachant que sa prothèse de hanche l’empêche -précisément- de danser...) il ne rencontre pas le succès espéré et après quelques enregistrements seulement, le Sam Frêche Yeah Band se sépare, ne laissant dans les annales qu’un seul titre, indûment attribué à Kool and the Gang-Bang : Frêche, so Frêche, exciting.
Même les chatons sont en deuil.
Georges, tu leur manques à eux aussi...
Dépité (déjà)(et avec ses p’tites manies, déjà aussi**), le jeune Georges décide de reprendre ses études, son prénom originel, et devient professeur de droit à la sauvette à la sortie du métropolitain, un métier devenu très rare de nos jours du fait de la concurrence des contrebandiers en cigarettes et autres marabouteurs surdiplômés des plus grands centres de médiumnité africaine.
Notons toutefois que le métier de professeur de droit à la sauvette pourrait revenir en force à l’occasion de la crise économique que nous connaissons aujourd’hui.

Le jeune Frêche, mène une vie d’ascète*, mais persévère et connaît un certain succès dans ses affaires, sans pour autant bénéficier de l’entregent généralement nécessaire à une carrière dans le show-business ou la politique.
Autant dire que c’est un saint sans soutien, Georges.
Pour ainsi dire : politiquement, on ne peut pas dire qu'il triche sur son terrain en friche, Frêche.
Il parvient à se faire élire en région, ce qui est moins prestigieux qu’à Paris, tu en conviendras, où le politique a l’honneur de ferrailler contre des pointures comme Arno Klarsfeld (ha ha ha ha ha ha)(bref).
En plus, il faut reconnaître que se faire élire par des gens qui ont un accent comme dans Nicer The Life -peu ou prou, hein, on ne va pas chipoter, on n’est pas en cours d’accentologie appliquée, non plus- c’est un coup à se faire moquer par ses copains.
Blessé, Georges se recentre sur sa région et son électorat, au point de critiquer, un soir de décembre, l’équipe de France parce qu’elle comprend trop de "Blacks et de Beurs".
Une Guerlainde de Noël, en quelque sorte (d'aucuns attribueront cette déclaration à l'abus d'alcool, parce qu'il ne buvait pas que de l'eau, Frêche).
L'équipe de France de Football critiquée par Georges Frêche.
Avec le recul, on se rend compte qu'il n'avait pas tort.
(on se rend compte aussi que le Noir est tricheur : ils sont 12... les fourbes...)
Le Parti Socialiste ne fait ni une, ni deux : en moins de 14 mois de discussions, il est mis à l'amende, Frêche.
Mais il n'en a cure et poursuit son parcours, paisible, à la Frêche, décontracté du Blanc !
Isolé, il fait néanmoins encore parler de lui à l’occasion de l’érection de statues qui, elles-mêmes érectent les cheveux de pas mal de ses contemporains : Lénine, Mao, Jaurès, Staline, de Gaulle…
Il ne les aura pas toutes vues en place : est mort la semaine dernière.
C’est ainsi qu’on l’a mis en bière, Frêche.
Humeur du jour : ça ne vous dirait pas de vous côtiser pour m'acheter ça ?
Zik : The Romantics - What I like about you
Conclusion : Jah Love, c'est l'idéal pour rester fresh en toute circonstance !
*L’ascète n’est pas une autoroute qui mène en Languedoc-Roussillon**, mais un mode de vie, jeune skyblogueur.
**Languedoc-Roussillon que Georges Frêche a tenté de rebaptiser Septimanie, ce qui n’est pas une lotion qui tue les microbes sur les plaies, jeune skyblogueur.
16:10 Publié dans Chic ! Un mort ! | Lien permanent | Commentaires (7) | Tags : necrologie, george freche, manger un parapluie slave sans sauce, éternuement d'acarien, michel fugain a des varices |
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