22.08.2010

Chaton, vole !

Précieux lecteur cher à mon cœur, enrubannée lecteuse à la gorge taquineuse,

 

Dans cette note : du chaton cro mignon.
Rien de moins.

 

Ce qui fait zizir, quand on a blog, c’est d’avoir tout plein de lectorat, cool si possible.

Mais on s’attardera surtout sur la première partie de la proposition : avoir tout plein de lecteurs.

 

Un moyen possible pour gonfler tes stats, c’est de faire la nécrologie d’une personnalité, parce que force est de constater que raconter la vie d’Etienne Perrin, joueur de piano amateur et timbrologiste passionné, par ailleurs commis de cuisine au restaurant La Belle Gerbouille de l’aire d’autoroute des Ruralies, parce qu'il t'avait laissé copier pendant la dictée de M. Pautonnier en CM3, ça ne permet pas de réaliser des scores dignes de ce nom.

Ni même de ce oui, Andy.

 

Et donc, comme il n’y a que Bernard Giraudeau qui ait eu la -mauvaise, en l'occurence- idée de passer à trépas récemment, la rubrique "Chic, Un Mort" manque cruellement de nouveauté.

 

Oh, si vraiment j’avais voulu...
J’aurais pu te raconter le décès des capacités cérébrales de ces deux jeunes braqueurs qui ont eu l’excellente initiative d’aller attaquer une banque... d’affaires, donc ne détenant que des titres, et pas d’espèces, outre les deux espèces de crétins mal renseignés qui sont donc repartis à la fois penauds et en scotère.

Je n’en parlerai pas car je les garde pour la bonne bouche -si j’ose dire- dans l’espoir un peu fol qu’ils ne renoncent pas à leur ambition de braqueurs d’avant-garde et aillent bientôt mettre à feu et à sang une banque du sperme d’où ils repartiront sans doute, cette fois, avec du liquide.

Pour le coup de la banque d’affaires, c’est authentique, ça s’est passé à Levallois-Perret hier (Libération, vendredi 20/08/2010, page 9), mais s’il s’agit de mettre à défaut des déficients mentaux, alors n’importe quelle apparition de Benjamin Castaldi peut faire l’affaire.

Conclusion de tout ça pour ça : puisque la mort se refuse à moi, je vais l’aider un peu.

 

Je pense que j’ai trouvé la partenaire idéale.

Elle s’appelle Gwada, elle a 3 mois, de grands yeux bleus et de petites oreilles qui attendrissent les enfants.

 

Elle est poilue, mais c’est normal pour une chatte poilue (et voilà pour le référencement, et bien le bonjour, ami obsédé textuel…) et vivante, ce qui ne saurait durer trop longtemps, pour le bien de cette chronique et l’intégrité de cette capacité de révolte qui te tient debout depuis ton adolescence et le premier "Anh ! Mais ça, c’est vraiment trop dégueulasseuh !!!" que tu poussas quand les sifflets imbéciles retentirent à l’apparition de Monsieur Christophe Dugarry sur une pelouse quelconque de la saison 1999-2000 de la Ligue 1,expression d'une grégarité vulgaire telle qu'un être humain -on est encore humain, quand on a 14 ans, à bien des aspects, on devient con par la suite- ne saurait la prendre pour stupidité comptante.

 

Or donc, Gwada.

 

Le mode opératoire est assez simple et le résultat certainement hilarant, pourvu qu’on soit muni
- d’une chatte,
- d’un potentiel cinétique (un bras fera l’affaire, mais une catapulte a également fait ses preuves à d’autres époques),
- d’un sens approximatif de la balistique

- d’un arbre en bois, de bonne section et d’une dureté supérieure à celle de l’os d’un mammifère de petite taille. Une écorce abrasive est un plus non négligeable dans la perspective de simplifier la préparation du tartare ;
- de la chance d’être célibataire car la femelle domestique de l’homme moderne est, elle, handicapée par cette incroyable tendance à avoir des difficultés à rire des malheurs affligés à des êtres attendrissants, certes, mais faibles et par conséquent dévolus à une morne vie aux plaisirs plus rares qu’un orgasme de Michèle Alliot-Marie, ce qui fait peu quand on sait que l’étude de son stérilet au carbone 14 fait remonter sa dernière saillie, selon les spécialistes scientifiques, au 10 mai 1981 (sans doute pour oublier l’arrivée imminente des chars russes dans Paris), ou au 20 août 1980 (mort de Joe Dassin, mais aucun rapport de cause à effet n’a pu être établi à ce jour entre les deux événements) ce qui fait qu’elle pousse des hauts cris (la femelle domestique de l’homme moderne, hein, pas Michèle Alliot-Marie. Tu suis, ou t’es en Région ?)

 

Bref.

 

Step 1.
Munis-toi de l’animal, prends-le en main, afin de te familiariser avec et d’en endormir la méfiance. Effet secondaire intéressant : une attitude de douce neutralité permet également de caresser dans le sens du pwal l’empathie naturelle que les êtres de peu d’intelligence (les enfants, les chats, les femelles diverses, les électeurs de droite...)(ah, non ! Pas l’électeur de droite. Ce dernier n’a d’empathie qu’envers les bons du trésor) possèdent les uns pour les autres.

 

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Ouh, là ! Ca fait haut ! se dit l'animal...
Attends, ça va surtout faire vite... se dit Xavier Bertrand

 

Step 2.

Initie de manière ferme quoique fort didactique l’animal à la sensation centrifuge, exactement comme tu as rêvé de le faire pour le petit être rougeaud qui imitait le biniou au milieu de la nuit au lieu de te laisser te reposer bourgeoisement, sous prétexte qu’il/elle est un nouveau-né.
Si on laisse passer ce genre d’occasion d’affirmer son autorité, nul doute que le petit être rougeaud deviendra un délinquant pré pubère dont les parents méritent sans coup fait-rire la prison, comme le préconise judicieusement Eric Cioti, clone officiel de Christian Estrosi.
Tu constateras que l’animal prend la chose avec humour, mais pas trop.
Une sourde angoisse l’étreint quand la sensation de pesanteur devient toute relative. Plus pour lui que pour toi, il faut bien l’avouer.

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Je te rassure : aucun Xavier Bertrand n'a été maltraité durant le tournage.

 

Step 3.

Met un terme rapide à l’angoisse susmentionnée en offrant à l’animal une accélération digne d’une formule 1 dopée par Lance Armstrong…
... aussitôt conclue par un atterrissage à la John-John Kennedy, où la franchise du mouvement ne trouve pour terme que la solidité du terrain sur lequel elle prend fin.

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Xavier Bertrand, il fait des trucs tout chelous
comme la petite fille de l'Exorciste avec sa tête.
Surtout pour les sacrifices rituels, en fait.
Pas la peine d'aller le voir en meeting, il le fait très rarement.

 

Step 4.
Ouvre un blog et fais de l’audience avec un reportage vidéo et/ou photographique sur le making-of de cet exploit médiatique, et attends que l’adresse soit mentionnée dans le forum "les chats volants, c’est pas certain que ce soit une légende".

 

 

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Suggestion de présentation

 


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Autre suggestion de présentation.
Demande plus de préparation.
La mise en place d'une autoroute, par exemple...

 

Step 5.
N’oublie pas de revenir ici dire tout le bonheur que le présent blog a contribué à apporter dans ta morne existence par le biais de ses conseils judicieux.

 

 

Humeur du jour : toujours pas d’internet électronique, je suis en ouacances sur une île pas exotique, mais quand même très arriérée. En région, quoi.
Zik : je me disais comme ça que ce serait bien qu’on parle de nos "honteuses" (les chansons qu’on aime, mais on en a un peu la h’chouma)
Conclusion : Jah Love bien lancé atterrit plus proprement qu’un premier ministre polonais.

 

Et demain ? : demain, je te parlerai de sesque, il n’y a que ça pour faire de l’audience, en vrai. Et aussi je répondrai aux commentaires, dès que j'aurai l'internet électronique à foison. Pour le moment, c'est portion congrue : quand on a de l'électricité... et encore ! (le quotidien des régions, quoi)