09.09.2008
People are people
Précieux lecteur cher à mon cœur, tatouée lecteuse à la fesse douloureuse,
Il y a des gens qui vivent en Régions.
Les pauvres.
Ce qui est bien, c'est qu'on les reconnaît facilement :
- ils ont les ongles noirs,
- des accents bizarre,
- leurs cousins se marient entre eux,
- ils ont des odeurs chelou qui sortent de la bouche, ce qui laisse à penser qu'ils mangent du carpaccio de poney en cachette.

Autre caractéristique : ils rêvent de croiser des gens célèbres.
Ce qui est assez logique, car celui qui habite Aurillac te le confirmera : ça fait un moment qu'on n'y a pas vu Aung San Suu Kyi, Fifty Cents ou Michel Delpech.
Alors les gens des Régions comptent sur les Parisiens pour leur permettre de cotoyer du people par procuration.
Et là, je suis hyper-fort.
Petite revue de détails :
- j'ai vu deux fois Annie Pujol.
J'en déduis qu'elle veut que je lui flatte la croupe, avant de se marier avec moi et profiter de mon corps parce qu'il sent bon. J'hésite… ça me dérange un peu de passer là où la clarinette de Christian Morin a poli la nacre de ses boutons…

ET...

Même job. Exactement. Poste pour poste.
- j'ai croisé, dans un intervalle de temps de l'ordre de 10 min, Jean Roucas ET Olivier Martinez.
La différence entre les deux, c'est que je n'ai pas dans ma bibliothèque l'intégrale d'Olivier Martinez ;
- il m'est arrivé de prendre un verre à côté de Danielle Evenoux ;


Ca, normalement, ça aurait dû l'exciter, comme tenue...
Finalement, c'est étonnant que Qui-Tu-Sais n'en ait pas piqué deux,
à Jacques Martin !!!
- je suis allé à une soirée où je suis tombé nez-à-nez avec Béatrice Dalle, et en même temps nez-à-têtons avec Christiana Karembeu.
- dans cette même soirée, il y avait une star du X.
J'ai mis un peu de temps à la reconnaître, parce que la fois précédente où je l'avais vue, elle avait des traces de maquillage blanc qui avait tout coulé sur les joues.
Et un abcès dentaire qui la faisait souffrir, sans doute, car elle avait une bosse à la joue droite, et elle poussait de petits cris ;
- j'ai vu deux fois Héléna Noguerra (idem Annie Pujol : m'est avis qu'elle veut que je la féconde, la friponne).
Une fois, elle a traversé devant moi, enceinte jusqu'aux dents, en compagnie de Philippe Katerine et trois mois plus tard, elle animait une soirée en robe fourreau… je regrette encore que l'impression rétinienne ne soit pas définitive ;
(Héléna, si tu me lis, sache que pour un sourire de toi, j'arrête de kiffer Michelle Alliot-Marie et je décroche le poster de Christine Lagarde dans ma chambre)
- J'ai croisé Romain Duris au marché.
Kibrille voulait savoir s'il avait un beau poireau (dans son cabas, rôôôô). Mais j'ai été distrait par la bombasse qui était à son bras.
Je suis donc incapable de te dire si un pot-au-feu se tramait ou pas.
Etc.
Etc.
Bref, tu l'auras compris, j'ai croisé la moitié d'Hollywood surtout si je rajoute Michel Crémadès, Luis Régo (mais là, j'ai payé mon écot au baratin des fans de base : respects, Luis), Roschdy Zem ou très récemment, Jean Dujardin et Alexandra Lamy.
Y'a que Stephan Eicher que je n'ai pas dans ma liste, parce que je n'ai pas les moyens (ben oui, quoi, Stephan Eicher !)
Mais franchement, ami de Région camarade qui roule en Citroën Visa, je vais te dire la vérité : croiser des people, c'est rien de rien.
Du crottin de chaton kro meugnon, de la litière de poney, du baratin de Morano, du jus de bidet de ministre de la justesse.
Laisse, tout ça, c'et pour les nazes.
Et je le prouve.
Voici l'histoire véridique de Nicolas S, un pote à moi.
JE NE PARLE PAS DE BERLUSKOZY, HEIN, MAIS BIEN D'UN COPAIN QUI S'APPELLE NICOLAS et dont le nom de famille commence par un S.
Nico est marié à Clem'.
Et Clem', un jour qu'elle se rendait chez ses parents, a croisé Sinclair, qu'elle kiffe grave.
Comme elle a de l'éducation, Clem' n'a pas osé lui adresser la parole.
Mais comme elle était excitée comme une pute, elle en a fait part à son mari (Nico S., donc).
Deux semaines plus tard, Nico S. se rend chez ses beaux-parents, et voit, un peu plus loin sur son trottoir, Sinclair, qui visiblement habite dans le coin.
Au moment où ils se croisent, Sinclair l'arrête :
Sinclair : Oh, putain ! C'est toi ? Qu'est-ce que tu deviens ? Ca fait quoi… quinze ans ?
Nico S. (ironique) : ben, ça va, mais je dirais plutôt que ça fait une vingtaine d'années…
Sinclair : ouais, peut-être, t'as raison… je me souviens de toi et de ton frère jumeau, au lycée Jambon-Desailly comment il s'appelait déjà ?
(C'est là que Nico S. a arrêté de faire le malin, car il a effectivement un frère jumeau, et le lycée Jambon-Desailly, il a aussi fréquenté. Donc ce qu'il prenait pour une méprise était en fait un discours tout à fait fondé)
Un peu perturbé, il a alors salué Sinclair d'une phrase toute naze, un lieu-commun affligeant de fan de base
Mais là n'est pas l'important.
Ce qu'il faut en retenir, c'est que moi, je suis pote avec des gens que les people reconnaissent.
Point barre.
Humeur du jour : impatience avant le concert d'NTM
Zik : Campaign for Real Rock d'Edwyn Collins. Tu connais le gars, mais pas cette chanson, qui est pourtant sa meilleure, je trouve
Conclusion : Jah Love Goes To Hollywood.
16:31 Publié dans Laïfe is laïfe | Lien permanent | Commentaires (44) | Tags : il sent un peu le pastis, jean-louis borloo; hervé morin améliore son revers, lova moor joue au keno, phil collins a un aphte |
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