25.09.2007
Un bon Marceau de poilade
Précieux lecteur cher à mon coeur, respectée lecteuse aux chaussures affreuses,
Le père des filles de la femme du président qui envoie son épouse libérer les infirmières moldo-croates ou un truc comme ça dans des pays terroristes au péril de son absence de statut sa vie n'est même pas tiède depuis une petite semaine que paf ! L'on m'apprend sans ménagement que Marcel Marceau est décédé.
Toi, tu t'en fous, lecteur, toi tu t'en moques comme de tes premiers soldes, lecteuse, mais pour le nécrologue-décèdophile que je suis, ça fait travailler plus pour toujours pas un rond.
MJDCJDR…
Marcel a eu une vie bien remplie. D'abord, tout petit, ses parents sourds, muets -et un peu cons aussi-, ne comprenaient jamais rien des récits d'école qu'il leur faisait. C'est pour leur expliquer que le Grand Gégé lui avait encore piqué son goûter que Marcel se mit à leur mimer son désespoir :

On constate sur ce document d'époque que Marcel y met tout son cœur.
Le problème, quand tu mimes aussi fort, c'est qu'un sourd, ça lui casse les oreilles !
En outre, son père, sourd, muet, irascible -et un peu con, ça se confirme- interprète ce geste comme une mauvaise imitation d'André Lamy imitant le noir (ou de Sébastien Chabal imitant Nicole Richie, les historiens ne s'accordent pas sur ce point) et le vire de la maison familiale.
Marcel est profondément meurtri de ce sort qui lui colle à la peau, un peu comme la réussite à Berluskozy, mais en vrai (1). Il en conçoit une certaine amertume et un dédoublement de la personnalité.
Quand il est homme, il ne dit rien. Comme un homme, quoi.
Quand il est femme (il se grime beaucoup), il se fait appeler Sophie, réalise un excellentissime gratin de côtes de porc-béchamel à la tunisienne, ce qui n'a aucun intérêt désormais, et parle souvent pour dire n'importe quoi. Comme une meuf, quoi.
La dernière fois où il parle en public est encore dans toutes les mémoires. C'était lors de la remise des prix à Cannes, en 1999.
Pour l'occasion, Marcel/Sophie déclare :
"… et j’voulais vous parler, j’voulais vous parler de… de… de ch…, j’voulais vous parler d’aut’ chose que de cinéma, parce qu’il y a d’aut’ choses d’important que le cinéma et puis, et puis j’ai passé une journée avec des enfants (sifflets) gravement malades et je peux vous dire (sifflets) que le cinéma est une chose qui compte dans le monde, plutôt que de faire la guerre, on fait du cinéma et je vous dis que ça fait rêver les gens, et ça leur donne un… un but, un projet, euh… à court terme et quelque chose qui reste pour toujours, euh…" avant de conclure "Oh, et puis sapristi couille à merde, tiens, je vais épouser Christophe Lambert, on va faire une boum pour l'occasion et, euh… au moins, lui, il sait mimer Cheetah qui vote pour Douste-Blazy, euh… et on va bien se marrer. Salut !"
A compter de ce jour, il jure que sa vie ne sera plus que silence ou expression corporelle.
A tous ceux qui parient qu'on l'entendra encore, Marcel fait la même réponse :

Et jusqu'à la fin, il a tenu parole.
Ou au contraire.
Enfin bref, tu comprends, quoi !
Il est resté muet. Comme une carpe. Jour après jour. Une carpe diem, en quelque sorte.
Eh ! Tu sais quoi, Marcel ? En ton hommage, on va faire une minute de bruit.
Humeur du jour : j'en suis venu à déclarer à mon assureur qu'il ne servait vraiment à rien et que "la seule assurance que j'avais avec [eux], c'était celle de leur incompétence !" C'est Assur'online. Si tu espère un remboursement un jour, ou même une quelconque compétence, n'hésite pas à aller chez les autres. Assur'online, c'est vraiment de la merde.
Zik : Baby Shambles - Down In Albion
Conclusion : Jah Love en silence. Shhhhhtttt !
Le top commentaire de la note précédente est attribué à Aurélia (2) pour son :
"J'adore appeler mon prochain "camarade" et aller croquer des merguez ensuite.
(Nan, c'est pas ce que tu crois. Au PC la merguez c'est pas sexuel, c'est culturel limite traditionnel)"
Elle gagne son poids en merguez 2.0 (des merguez qui font WAP, c'est hyper-pratique)
(1) Moi aussi je sens confusément que cette phrase pourrait avoir un sens si seulement les mots employés lui en conféraient un. De sens.
(2) Rien à voir avec le fait qu'elle me prépare une interview aux petits oignons qui déchire sa mère, un truc encore plus funky que la lettre de Guy Môquet, elle a promis.
13:50 Publié dans Chic ! Un mort ! | Lien permanent | Commentaires (12) | Tags : jah love, nicmo, marcel, marceau, sophie, jouer au tennis avec un bonze, assur'online c'est de la merde |
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11.08.2007
Un beau roman d'amitié qui s'élance*
*Entre nous deux, magique adolescence où tout est un jeu.
Précieux lecteur cher à mon cœur, belle lecteuse aux attitudes de gagneuse,
Alors woilà : je suis en congés. Prends ça comme un ultime hommage au Front Populaire.
Bon, en vrai, autant travailler m’emmmerde, autant les congés ne me satisfont pas, mais je t’expliquerai ça une autre fois.
Ou pas.
Pour le moment, il convient de rappeler les consignes de base qui régissent la vie de ce blag.

1. On ne touche pas au pont élévateur sans mon autorisation.
T’façons, vu que la Poutre de Bam’ fait son stage de rétrécissement annuel à base de trempette dans les eaux oléronaises, il n’y a aucune raison d’en faire usage, de ce pont, mmmmh ?
Je te fais confiance.

2. Si tu as besoin d’un bazar, tu demandes au vendeur à l’entrée du magasin.
N’oublie pas de le rendre après usage, les autres aussi peuvent avoir besoin d’un petit coup du bazar.
3. Faut que j’y vais, là. Je te laisse, mais pas tout à fait. Je te rappelle que je suis sorti major de la promo 1998 de l’Institut Jean-Marie Proslier de Prévoyance et de Bonvivance. Et donc, j’ai préparé pour ces congés tout un tas (petit tas, hein, t’emballes pas non plus) de billets qui s’éditeront (comme dirait Françoise Hardy. NDR : je marque des points pour le Benichoo Contest) automatiquement dans l’internet électronique.
C’est beau la nature.
Humeur du jour : trop de trucs à faire. On voudrait me pourrir mon début de vacances qu’on ne s’y prendrait pas autrement. T’façons, j’aime pas les vacances, ça m’angoisse. Me demande pas pourquoi.
Zik : si je te dis que mes enfants et mes neveux chantent le générique de Nicer the Life, t’y crois ? Ben ouais, je suis chez ma mère…
Conclusion : époussette bien le Jah Love, il est plein de sable !
16:15 Publié dans Holidays, celebrate ! | Lien permanent | Commentaires (6) | Tags : jah love, jah, vacances, chronique, nicmo, humour, poilade |
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