28.08.2007
Hermaphrodisme-z-et périls
Le pou change de sexe en fonction de critères esthétiques : quand il est moche, il est mâle (on dit ainsi un pou laid), et quand il est joli, il est femelle (on dit ainsi une pou belle).
CQFD.
Je te laisse déployer ta gorge pour rire avec.
00:05 Publié dans Apophtegmes : le monde avance | Lien permanent | Commentaires (12) | Tags : pou, laid, nicmo, chronique, humour, jeu de mots, idiot |
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23.03.2007
Con se le dise !
*quitte à me faire traiter de con par mes lecteurices, autant assumer
Dans la vie, il y a plein de moyens de faire son crâneur et de montrer qu’on est très intelligent (ce blag n'en est pas un...)
Moi, par exemple, je termine régulièrement le Rubik’s Cube de mes enfants. Comme ils en sont encore au niveau où faire une face (sans couronne, faut pas déconner) relève de l’exploit, ben ça les épate velu.
Parallèlement, il y a tout plein d’occasions de passer pour un con.
Et celles-là non plus, il ne faut pas les laisser passer. Bien, sûr, le plus évident est encore de voter à droite, mais c’est trop facile, et puis il faut attendre les élections, toussa.
Non, il y a mieux.
Passer pour un con en milieu professionnel.
Ne rien laisser au hasard. D’abord, identifier le spécimen aussi dénué d’humour que d’imagination. Je l’ai tout de suite repéré, c’était le gars avec qui les conversations tournaient souvent autour de la philosophie post-nietzschéenne (pragmatisme et contingence, réification du langage, tu connais tout ça, quoi…) et de la météo (y’a vraiment plus de saison, tu connais tout ça, quoi).
Surtout la météo, en fait.
(En plus, il ne jouait jamais au baby-toof.)
Le mois de juin était, cette année-là, particulièrement pourri.
- "Sapristi, quel temps inadéquat pour la saison" me dit-il un matin, plein d’audace (le gars, hein, pas le matin, parce que je te rappelle qu’un matin, ça ne sert à rien, un matin, sans un coup de main, même si ce matin, c’est le mien-le mien, c’est le tien-le tien…), alors que je pénétrais son… bureau.
- Certes, lui rétorquais-je aussitôt avec vivacité, saisissant la chance unique de voir se construire naturellement un dialogue dont la profondeur et l’imprévu n’auraient d’équivalent qu'un reportage de nuit sur la chasse traditionnelle de l’okapi au lance-pierre en Mongolie du Sud (à tous les esprits chagrins que j’entends d’ici rétorquer que l’okapi ne vit pas en Mongolie, je signale que s’il n’en avait pas été chassé à coups de pierre lancées, il y règnerait encore en patron, en boss, en cador. CQFD).
Aussitôt, je relance de 10, pour voir :
- "Mais… tu sais ce qu’on dit :
EN MAI, NE TE DECOUVRE PAS D’UN FIL"
- (air gêné) Euh… NicMo… tu te trompes… C’est "en Avril, ne te découvre pas d’un fil"
- Ah bon, tu crois ?... Mouais, t’as sans doute raison…
Et je quitte la pièce sans me retourner et surtout, surtout, SANS SOURIRE.
Clair qu’il ma pris pour l’avant-dernier des abrutis, la place de dernier étant occupée par St*evy Boulay, c’est unanimement acquis, sauf pour Séverine Ferrer, mais c’est parce qu’elle n’a pas encore intégré qu’elle court en catégorie femelle de moins de 45 kg de Q.I.
Une variante ?
Personnellement expérimentée et également assez efficace.
Ca remonte à plus longtemps.
J’étais dans une boîte de conseil type World Company où je m’épanouissais avec un job palpitant de grouillot corvéable, ce qui -c'est étonnant- se prononce consultant junior.
Un jour, j’envoie une plaisanterie sobre-et-de-bon-goût par mail à quelques collègues, clients, potes… et dans la mailing-list il y avait mon frère.
Peut-être est-ce pour se venger de cette fois, 15 ans auparavant, où il prétendit que je l’avais fait choir dans les orties lors d’une de nos courses à vélo (été, maillot de bain, no t-shirt… jolie couleur pour qui aime le lie-de-vin !) alors qu’en fait pas du tout, il s’est laissé tomber parce que je lui mettais sa mère, oui !
Enfin, la mienne.
Enfin bref.
Toujours est-il qu’il a fait reply-to-all avec en pièce jointe une photo prise chez ma/sa mère, en sortie de piscine, où je posais fièrement avec l’espèce d’épuisette à la main, gonflant le ventre à la manière des enfants.
Moi qui ai horreur d’être pris en photo, là, j’étais pas physiquement à mon avantage.
Heureusement personne n’y a prêté attention, parce que tous n’ont fait que reluquer mon zob, vu que j’étais total-à-poil.
Merci encore, mon aîné, tu es un exemple, un guide, une lumière dans la nuit de mon existence.
J’y ai sans doute gagné quelques galons de piteux mythomane quand il a fallu justifier ça au client en un pipeau qu’il a fait semblant de croire, vu que j’ai fait semblant que ça pouvait éventuellement être crédible (si, si, pour St*evy…)
En plus, une photo couleur ! Moi qui ne pratiquais alors que le noir-et-blanc…
Un dernier exemple ?
Ce midi, je vais au restaurant avec des collègues. Repas agréable, bonne poilade, ambiance détendue.
On en vient à parler des séries de notre enfance. Les Mystères de l’Ouest, Star Trek, toussa. Et quand on évoque les Têtes Brûlées, mon sang ne fait ni une, ni deux (il ne fait pas plus trois ou quatre, d’ailleurs) et je me lance aussitôt de manière effrénée dans une imitation/citation de la série.
Non point que j’imite le bruit du Chance Vought F4U Corsair au décollage, non, je reprends plutôt un dialogue récurrent (à voix haute, bien sûr : c’était pour faire profiter mes voisins de table de ma mémoire sans faille) :
- (voix de doublage minable dont sont affublés les Japonais dans les séries pourries) "On se reverra, Pépé Boyington"
- (voix virile de héros US qui répond) Ouais. J’aurais ta peau, face de citron !
Cette brillante intervention n’est interrompue que par l’irruption dans mon champ de vision du bras du serveur venu m’apporter le bol de riz et les crevettes au curry, spécialité du restaurant Le Palais de Shangaï dans lequel nous sommes alors. Lequel serveur semble plus sorti du Dernier Empereur ou du Lotus Bleu que de La Boum II.
J’aurais fait ça à l’entrée, j’aurais eu des crevettes au curry-et-crachat, je pense (enfin moi, à sa place, je l’aurais fait…).
Bon, ben les blogains, faut que j’y vais maintenant (t'façons, t'es assez autonome pour être con de tes propres ailes, maintenant, non ? Ah ! La bonne heure !).
Humeur du jour : printanière, printanière...
Zik : Regina Spektor - On the Radio
Conclusion : qu’importe de passer pour un abruti, si on a sa dose de Jah Love.
00:30 Publié dans Laïfe is laïfe | Lien permanent | Commentaires (14) | Tags : nicmo, chronique, humour, con, idiot, cretin, UMP |
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