25.03.2007

Week-end de mauvais goût

Comme un goût d’hommage déguisé ce week-end :
Le football est souvent perçu comme un spectacle pour bièrophile chipsophage, généralement de type viril, ventripotent et grégaire.

Que nenni !!
Les faits apportent un cinglant démenti à cette vision partiale autant qu'erronée (comme dit Céline Fion) : h
ier soir, les joueurs de l’équipe de France de défaite aux tirs au but football ont, indirectement, rendu un hommage sans équivoque à toutes ces mères de famille, ces sœurs et ces compagnes qu’on égorge régulièrement en chanson, et qui subissent comme un calvaire les retransmissions télévisées qu’elles qualifieraient, si on leur laissait la parole -Dieu nous en préserve !-  d’inintéressantes.

Qu’elles en profitent : quand notre nain mégalomane et hystérique -mais tranquille, cool- nous aura pondu son ministère des Valeurs Nationales, nul doute que le visionnage des matches de football de l’équipe de France sera une obligation, tout comme celle d’en analyser les performances le lundi au bureau. Judicieusement, je suggère donc à notre fasciste en herbe futur président la création d’un secrétariat d’Etat à la Dévotion Sportive Nationale. Ce serait raccord avec le reste du programme.

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"Chaque Français devra être en mesure de citer le patronyme complet des joueurs de l'équipe nationale.
A défaut, ceux qui, à l’instar du Président Chirac le 12 juillet 1998, se contenteraient de les yahourter seraient envoyés en redressement à Clairefontaine. Pour les détails, voyez Eric R*oult"

Toujours est-il donc qu’hier soir, donc, en écho à notre récente Journée de la Femelle (8 mars), nos sémillants lessentielcélétroipointologues et autres lessentielcélecollectifologistes, se sont rendus en Ukraine, dans la ville-lumière de…

Kaunas.

HA ! Si c’est pas un hommage à la femme, ça, c’est quoi, hein ?

Comme un goût de foutage de gueule dans les rayons du supermarché :
Initialement, le législateur devait mettre à l’amende les industriels de l’agro-alimentaire qui nous incitent à rivaliser de surpoids avec des sumos.

Louable.

Sauf qu’entre-temps, le lobby agro-alimentaire a expliqué avec force didactique que ce ne serait pas opportun, parce qu’héritage socialiste, 35 heures, retard dans la livraison des PSP (Programme de Surpoids des Populations)… bref, mieux valait mettre une pauvre inscription passe-partout, genre "mange pas trop salé, ni trop sucré, ni trop gras" plutôt que "n’achète pas ma merdasse au glutamate de synthèse polysaturé, fais-toi donc de la vraie nourriture".
(Par ailleurs, je tenterai -une fois n'est pas costume- une digression pour te faire remarquer que pour certains, pas trop gras, c’est quand tu supprimes la crème fraîche avec le confit de canard. C’est dire la latitude quant à l’interprétation de cette notion. Fin de la digression. Un peu de saindoux avec tes frites ? Moi aussi j'adore ça !)

Toujours est-il donc que samedi, je suis au rayon "compotes" pour mes Grumeaux, et en bon pater familias (ouais, je parle latin : pater is est quem nuptiae demonstrant et tout ça… ça me fait pas peur, c’est mon filias, ma bataillas) je mate toutes le étiquettes pour prendre celles qui sont les moins enrichies en sucre.
Constat : tout est désormais moins calorique, les valeurs énergétiques étant toutes comprises entre 73 et 76 kcal aux 100 g.
Ben alors ?
Kisséki va nous faire nos obèses français certes, mais american look-alike ? Hein ? Qui ?

Je te rassure : quand il s’agit de notre santé, l’industriel ne laisse rien au hasard. Donc certes, il baisse les calories aux 100 g.
Certes.
Mais alors-alors-alors… il invente la

MAXI-GOURDE (non pas un croisement de Nadine Morano et Loana, mais simplement un contenant 2 fois plus gros).
Pas con, hein ?

Ainsi, au lieu de 90 g. x 87 kcal (0.9 x 87 = 78.3 kcal), tu ingurgites/fournis à ton Kevin : 200 g x 74 kcal (2 x 74 = 148 kcal).

Même Bertrand Renard en a des frissons dans sa queue (quand toutefois il la décroche du rétroviseur de la voiture), tellement c’est beau !

Comme un goût d’à-peu-près dans Le Parisien :
D’abord, je remets les pendules à leur place © : je ne suis pas lecteur du Parisien. Mais à la caisse du Carrouf’ y’a rien d’autre alors plutôt que de me faire ièche à rien faire, je…  me fais ièche à… zieuter le Parisien.
En ces circonstances (attente et inaction forcées), j’apprécie particulièrement la qualité de la plume, l’audace des analyses, la profondeur des raisonnements… j’apprends toujours des trucs en le lisant !

Par exemple, samedi, j’ai appris que, désireux d’oublier toutes ces dangereuses psychopathes directrices d’école qui entravent le bon fonctionnement de l’administration française (tu sais, cette administration qui envoie les véhicules qui font "Pa-pon, Pa-pon, Pa-pon"), notre ministre des expulsions s’est rendu dans les départements d’Outre-Mer.
Sous sa photographie, on pouvait lire : "Fort-de-France, Guadeloupe".

Moi, ce qui me surprend, c’est pas que Grincheux aille écouter l’intégrale de Zouk Machine sous un cocotier.
Non, ce qui m’étonne vraiment, c’est qu’on a déménagé Fort-de-France de Martinique en Guadeloupe et qu’aucun journal ne l’a mentionné, sauf le Parisien qui, faisant fi de l’omerta, nous livre à tous une leçon de courage et de journalimse total© qui fait sa gloire.

OU ALORS -mais j’ose à peine évoquer cette hypothèse tellement son absurdité va te sembler évidente- ou alors pour le Parisien, tout ça, c’est noirs-et-compagnie…

Humeur du jour : fatigué par une zouille fort sympathique hier soir, même si j’y suis allé en bicyclette et revenu avec mes pieds. Et mon W.E. a manqué d'un petit je-ne-sais-quoi qui m'a un peu frustré...
Z
ik : DJ Zebra - Joey Starr Wars
Conclusion : avec maître NicMo, retour de Jah Love GARANTI dans les 24 heures, dons héréditaires depuis 4 générations, formation des plus prestigieux mages noirs (africains, antillais, parisiens du XXème arrondissement… ‘fin des noirpiots, quoi…)