27.08.2007
Raymond Barre aka Barre-bi (girl)*
*dans cette chronique : du Barre au mètre !
Précieux lecteur cher à mon cœur, endeuillée lecteuse aux prières pieuses,
Le "meilleur économiste de France" vient de nous quitter.
C’est Valéry Giscard d’Estaing qui disait ça.
Ou Loana… je ne sais plus, la douleur m’aveugle. C’est lequel des deux qui a niqué dans la piscine, déjà ?
Ah, mééééé oui : Giscard, c’était à Vulvania… c’est pour ça que je les confonds !
Mon cœur saigne et je me dois donc de lui rendre hommage (à Raymond Barre, pas à Vulvania)
Raymond Barre est mort.
De sa naissance à Saint-Louis-de-la-Réunion à Monaco, où il fit récemment son malaise fatal, Raymond Barre a toujours été un précurseur, tant en politique qu’en économie.

adopter le style local qu'il appréciait depuis son enfance
Chacun connaît la vie de Raymond, mais peu savent exactement ce qu’il a apporté à la France.
Raymond, c’était avant tout une conception moderne de la politique que certains ont injustement qualifiée de "technicienne".
Faux.
Il ne parlait pas en code, Barre.
Raymond était un cador qui n’avait pas besoin de hausser le ton.
Nevers avait sa botte, Barre avait son coup : feindre l’endormissement à l’Assemblée, où il siestait régulièrement siégeait avec assiduité, pour mieux surprendre ses contradicteurs. Ainsi, les plus expérimentés prirent l’habitude de se méfier du Grand Fauve qu’il était. Ils enseignaient même aux nouveaux élus : "Fais gaffe ! Si tu lui déplais, Barre t’abat ! C'est que... Il peut être un vrai barbare, Barre" (ce qui, avec l’écho de la salle des 4 Colonnes, faisait résonner son nom pendant 17secondes et trembler d’effroi les Radicaux de Gauche).
A l'assemblée, il était chez lui. D'aucuns se demandaient si un jour, il en lâcherait les clefs, Barre.
Mais plus que ces anecdotes, l’histoire retiendra de sa vie son duel -perdu- face à Jacques Chirac, la bonhomie joviale qu’il tenait de son père (Barre-ba Papa, comme il était surnommé à La Réunion), la compétence qui était la sienne et la qualité de ses propos, d’un niveau que seul Barre atteint.
Evidemment, il fut récemment l’objet d’une campagne de dénigrement du lobby juif et cosmopolite, le taxant injustement d’antisémitisme, sous prétexte qu’il avait dit du bien de Papon et de Bruno Gollnich, condamné pour révisionnisme… sous prétexte aussi qu’après l’attentat de la rue Copernic -contre une synagogue- il avait distingué les Juifs des "Français innocents"… c’était oublier un peu vite que la Barre-Mitzva était une tradition familiale et ancestrale chez lui !!! Ha !!!
De toutes les façons, une fois qu'on a eu Raffarin comme premier ministre (Si ! C'est vrai ! Je te jure ! Je l'ai lu dans des journaux de référence comme la Gazette de l'Assemblée, Le Monde et même La Béchamel Poitevine, l'hebdo de la sauce blanche en milieux marécageux), on ne peut que TOUS les regretter.
Sauf Fillon.
Mais lui,c'est pas pareil, il est seul à croire qu'il occupe une fonction quelconque.
En un mort comme en cent : il nous manquera.
Point Barre.
Humeur du jour : si j'ai encore Potaunier en maths et Berliet en Histoire-Géo, je demande à passer en 5ème B.
Zik : Kool Shen - Le Retour du Babtou (ça fait wemuer le dewièwe !)
Conclusion : Jah Love pour ton cale-Barre (l’accessoire indispensable pour siester tranquille à l’Assemblée)
00:05 Publié dans Chic ! Un mort ! | Lien permanent | Commentaires (13) | Tags : raymond barre, necrologie, necro, economiste, france, premier ministre |
Facebook


