03.08.2008
Gesticulations testiculaires
Précieux lecteur cher à mon cœur, couturière lecteuse à l'aiguille brumeuse*
*Si jamais quelqu'un trouve un sens quelconque à cette phrase, qu'il n'hésite pas à nous le faire partager !
Je suis certain que ça t'est déjà arrivé, à toi aussi.
Parfois, je fais des choses (oui, je sais, c'est incroyable d'intensité, non ?) et, au moment même où je les fais, je sais que c'est une connerie, mais je sais aussi que c'est trop tard.
C'est fait.
Je suis persuadé qu'un sentiment similaire à dû traverser l'esprit de Véronique Courjault le matin même où elle a retrouvé une pizza décongelée dans le landeau du petit, à la place de ce dernier.
Bref.
Cette quinzaine, c'est notre période sans enfants.
C'est pour ça que je ne suis pas tellement présent : j'en profite pour faire des choses que je ne fais pas d'habitude.
Par exemple ?
Ben par exemple : rien.
Je rentre du boulot et je ne fais rien.
Avantage : c'est bien agréable. Inconvénient : ça n'alimente pas une chronique digne de ce nom.
Ah oui ! Aussi : on en profite pour faire les libidineux à toute heure.
Et donc, dans le but de faire une petite surprise à Manman, j'ai décidé de profiter d'un moment de solitude pour débroussailler le Boa de Vincennes©.
Histoire de gagner un peu de temps, je me munis de ma tondeuse pour le gros-oeuvre.
Toi qui es un mâle, tu me confirmeras (ou pas) que la peau des génitoires a tendance à se friper à l'idée de l'intervention d'un élément mécanique dans un périmètre proche, surtout quand ledit élément mécanique est plus ou moins tranchant.
Image : je lutte comme si je devais tendre les joues de Jeanne Moreau.
Mais j'y arrive, tant bien que mâle.
une fois ma besogne finie, de petits tas de poils gisent par terre, ça et là.
Je décide de les aspirer pour trois raisons :
- parce que je suis un hygiéniste rigoureux ;
- pour que la surprise soit totale, mieux vaut ne laisser aucune trace ;
- parce que j'anticipe : en sortant de la douche, si je mets le pied dedans, j'aurai l'impression de pratiquer le foot-fucking sur l'ourse Cannelle, et ce n'est pas mon kiff. Moi, je préfère largement (boom boom tssssssing) fister des poneys.
Me voilà donc nu, courbé en avant et passant un des accessoires de l'aspirateur : la petite brosse ronde munie, ironie du sort, de poils périphériques.
A l'instar du pécé délaissé depuis quelques minutes, mon cerveau s'est mis en veille.
Comme éteint.
Au fur et à mesure que j'aspire, à reculons, je découvre que mon travail ressemble de plus en plus au tonneau des Danaïdes !
J'ai le poil taquin et pas grégaire du tout : il préfère choir de manière individuelle plutôt qu'en groupe.
Logiquement, je me dis que le mieux est encore de piéger le poil à la base, plutôt que sur le sol.
(Je t'invite à imaginer la scène qui suit au ralenti, comme dans un flim d'auteur, genre "Les Bidasses à Carcassonne St Tropez")(mais dans la vraie vie, comme tous les moments où tout bascule, ça va très vite)
Et donc, dans un geste qui ne manque pas de majesté, je retourne l'arme la brosse de l'aspirateur contre moi.
Les premières secondes me donnent raison.
A la base -supérieure- du Boa de Vincennes©, aucun problème.
En revanche, quand, sans y réfléchir, je passe à la partie inférieure, les choses se compliquent.
En une fraction de seconde, la couille droite est très violemment aspirée dans le tuyau tandis que de son côté, le moteur gagne 2 octaves (mais en vrai, le bruit du moteur, je m'en cogne un peu -enfin, si je puis dire)
Le cerveau sort du mode "veille" un peu rudement, un peu comme on réveillerait un pécé à l'ancienne : sans appuyer sur la barre d'espace, mais avec le truc, là, dessous.
(-6 200 ans av. Garou)
Dans un réflexe totalement involontaire (un réflexe, quoi !), je tire un grand coup (au moins, j'aurais tiré un coup !) pour dégager la gonade du tuyau.
Douloureux, mais efficace ?
Non.
Très douloureux.
Mais efficace quand même, heureusement.
Ne reste plus qu'à :
- me traiter de tous les noms ;
- postuler au Prix Nobel de Connerie (j'ai mes chances, même face à Jean-François CC - Copé-Cabriolet) ;
- me masser la couille droite doucement. Ca ne sert absolument à RIEN. Mais c'est, là aussi, une sorte de réflexe ;
- oublier que j'ai failli enrichir la légende des Urgences, au même titre que celui qui a "glissé et dont l'urètre est devenu le fourreau de son écouvillon… on joue parfois de malchance...";
- se rappeler de ne plus jamais mettre ses couilles dans le tuyau de tout aspirateur en marche (par précaution, on évitera également de mettre ses couilles dans un tuyau d'aspirateur éteint, ce qui, de toutes les façons, ne présente qu'un intérêt très limité)
Qu'est-ce qui est cool, déjà, quand on n'a plus les enfants ?
Ah, oui !
Ne rien faire.
Rien.
Vais faire ça, moi, tiens…
Humeur du jour : catch me if you can.
Zik : Propellerheads feat. Shirley Bassey - History Repeating.
Conclusion : Jah Love pour toi, ma couille, Jah Love !
14:08 Publié dans Consonne... Q ! | Lien permanent | Commentaires (46) | Envoyer cette note | Tags : aspirer une couille, gonade dépressive, simone de beauvoir aimait le nougat, fister un poney malgache


