08.12.2007

Du calme, au fond, là bas...

Précieux lecteur cher à mon cœur, pétillante lecteuse roulée comme une dépanneuse,

Hier, comme dans la boîte où je suis actuellement ils avaient besoin d'un cerveau d'un gosse beau de bras pour faire le déménageur pas breton du tout, et que je suis trop con pour dire non serviable, j'ai participé à la tâche fort épanouissante consistant à faire effectuer à des cartons de papier une translation tant horizontale que verticale.

Pour toi, jeune lecteur de Skoblygs ça donne ceci : GT VénR A charié D Tonkar (sa mère la pute, mort de lol et Kikoo dans ta face)

Et comme je suis fils d'antillais, et à ce titre aussi fainéant qu'un membre du gouvernement en place assez malin (ben ouais : pour quitter l'Afrique afin de se trouver dans le giron d'un pays développé trois siècles plus tard, plutôt que sur le continent qui crève la dalle, tu conviendras qu'il faut à la fois un intellect exceptionnel ET une clairvoyance hors norme), je suis allé chercher le chariot dans les bureaux de l'étage inférieur afin de ne pas trop bander les muscles de mes bras, ce qui émeut toujours autour de moi.

Le chariot est rangé tout au fond des bureaux, ce qui est pas mal du tout, vu que ça pullule de femelles, ça fait un joli décor vivant.
On ne s'en lasse pas : y'a des couleurs, ça bouge…
C'est un peu comme un aquarium, mais moins humide (encore que... l'extérieur de la femelle domestique de l'homme est parfois sec...) et plus bruyant.
(T'as vu ? J'ai pas dit : intellectuellement plus puissant, hein ? Sans même évoquer un hypothétique sens de l'humour…).

Une fois ma tâche achevée, je suis allé rendre le chariot emprunté, car comme je suis à moitié noir, je suis par conséquent à moitié honnête, et donc je le volerai la prochaine fois.

Je rentre et suis penché en avant afin de replier le chariot afin d'aller le ranger quand la standardiste qui me regardait faire me dit alors :

"S'il vous plaît, ça vous dérangerait de me le mettre au fond ?"
C'est là que, malgré moi, j'ai relevé trop vivement la tête pour qu'elle ne rougisse pas…

Humeur du jour : trop épuisé pour en avoir une. Même pas la force de lancer un poulet sur Facebook... pourtant, c'est essentiel !!! (ben oui, même moi !)
Zik : après les Freebeez, une autre découverte. En l'espèce les Cunninlynguists. Du velours sur la langue pour le tympan !
Conclusion : j'ai un chariot de Jah Love pour toi… je te le mets au fond ?