15.03.2008
Le succès, ça tient à pas grand chose quand même !
Précieux lecteur cher à mon cœur, bruyante lecteuse qui te crois chanteuse,
Préambule : tu as voté pour élire les meilleurs blogueurs de la terre du Carnaval Festival de Romans ?
Tu clikici, et dans la catégorie "Blog de vie" tu votes pour Une Vie de Morue (avec un "u" comme dans "Une vie de Morue", c'est tout, tout en bas)(Si tu ne le fais pas pour toi, fais-le pour moi !).
Parce qu'une meuf qui est tellement drôle qu'on en oublie qu'elle a les tétons plus poilus que les mains de Louis la Brocante*, c'est quand même rare, non ?
(Si t'as des doutes sur l'humour de la bête, tu peux aller lire son blog. Mais 1. tu dis pas pour les poils, hein, elle m'a fait promettre ; et 2. tu reviens. Oui, je sais qu'il est bien, son blog, ça va, ça va…)
Et donc, je voulais te dire…
Ah ! oui !
SI Beethoven avait vécu à notre époque,
ET SI, en plus d'être sourd, il avait été aveugle…
Ben il aurait soutenu la carrière de Cindy Sander !
Et là, paf, je te renvoie au titre, qui prend alors toute sa dimension dramatique.
Faut dire que Cindy, on ne l'a pas aidé, on lui a mis des bâtons dans les jambes (sic). (A mon avis, la Cindy, elle a plus de parenté grammaticale avec Vincent-de-l'Ile de-la-Connerie-Tentation, celui qui disait : "en franchise, hein, en franchise" qu'avec Georges Bataille. Si t'as essayé de lire du Georges Bataille, tu comprendras).
Mais le mieux n'est-il pas de juger sur pièces ?
Rien n'est plus fort que d'être en scène
Petite chenille, j'rêvais déjà de ça, exister
On sait d'entrée que Cindy, n'a pas d'enfant. Sinon, elle dirait "Mon fils, j'rêvais déjà de ça, exister". Mais Cindy, elle a un per-son-na-li-té ! Elle élève des chenilles. Elle s'adresse donc à son animal de compagnie.
C'est son droit le plus strict.
Et t'as déjà vu un chenillologiste gagner la Nouvelle Star ?
Non.
Elle dérange, Cindy, elle dérange…
Montrer à ceux que j'aime
Oh ! Combien tout ça était inscrit en moi
Et alors ? Combien ?
Les filets qu'on me tend, les pièges de ces gens,
Les obstacles au-devant, j'passe au travers.
C'est pas un thon de la dernière marée, la Cindy… elle en a vu défiler, des filets… mais elle passe à travers tout.
- Et ton casting ?
- Je suis passé au travers… comme le reste !
Les mots lourds et blessants, les langues de serpent
Ne sont qu'une suite de paroles en l'air.
Tu notes le choix judiieux de l'animal. Par exemple, elle aurait choisi le boeuf : ça n'aurait pas eu la même portée "les langues de boeuf ne sont sue des paroles en l'air".
Ca montre que dans une chanson de Cindy Sander, TOUS les mots sont pesés.
Papillon de lumière, sous les projecteurs
Papillon de lumière, revit dans vos cœurs
En franchise, hein, en franchise : papillon + projecteur = grésillement + odeur de chenille grillée.
Pourquoi il revit dans mon cœur, en revanche... ?? (mettons ça sur le compte d'une licence poétique).
Papillon de lumière, garde tout son mystère
Papillon de lumière, n'a rien d'éphémère
Rien d'éphémère ?
Ben si, quand même, dès qu'il croise un projecteur, justement… (licence poétique again, I suppose)
Je me donne telle que je suis, sans chercher à tricher face à vous
Même mes larmes ne sont que d'l'eau, depuis qu'un beau jour
Je vous ai tout confié de moi
Sébastien (le mari-prodioucère-coiffeur-compositeur-arrangeur-paysagiste, chauffeur-premier-fan-chorégraphe-diététicien-proctologue-conseil à Cindy), là, il voulait finir les mots-croisés de Télé-Chope, ou la coupe d'un jeune tektonicien à la carrière mosellane très prometteuse.
Du coup, il a un tantinet bâclé les rimes…
Ce qui me laisse quand même dubitatif, c'est le coup des larmes qui ne sont que de l'eau.
C'est clair qu'elle aurait fait des larmes de béchamel… le Phil Manœuvre, il aurait moins fait le malin.
Les filets qu'on me tend, les pièges de ces gens,
Les obstacles au-devant, j'passe au travers.
Les obstacles au derrière, en revanche, elle n'en a pas : Cindy, c'est une folle du cul, mais qui assume. C'est aussi pour ça qu'elle dérange.
Les castings éprouvants, les cris "au suivant"
Ne sont que des barrières à mes prières.
Là, elle fait un peu de provoc : si elle veut arrêter les cris aux castings, elle peut quand elle veut, non ?
Papillon de lumière, sous les projecteurs
Papillon de lumière, revit dans vos cœurs - dans vos cœurs
Chais pas trop quoi dire : dans le Lagarde et Michard, ils ne donnent aucune analyse de ce passage. Trop post-moderne, je pense. On notera simplement la très subtile allitération en "dans vos coeurs".
Papillon de lumière, garde tout son mystère
Papillon de lumière, n'a rien d'éphémère
Le "mystère du papillon" jamais résolu. Même Derrick s'y est cassé l'imperméable le dentier !
Cette énergie en moi, qui brûle de partout
Une folle du cul, j'te dis. Chaude comme une fosse à purin. Faut dire que le Sébastien n'a pas pu l'honorer : il avait "la couleur à Maâme Lebranchu" à finir.
Je n'veux la partager qu'avec vous
Elle cherche donc une boîte-à-touze.
(Toujours cette liberté de ton qui dérange… tu comprends, maintenant ?)
Papillon de lumière, sous les projecteurs
Papillon de lumière, revit dans vos cœurs
Papillon de lumière, sous les projecteurs
Papillon de lumière, revit dans vos cœurs
Dans vos cœurs, dans vos coeurs
Papillon de lumière, n'a rien d'éphémère
Dans cet "éphémère", il faut égelement entendre "effet mère".
Apparaît donc en filigrane la difficulté de Cindy d'accoucher d'un single potable.
C'est fini. Ca fait du bien de se libérer de toute cette tension poétique, non ?
Ca me rappelle "Comme je t'aime" de Loana, pas toi ?
Humeur du jour : je me suis levé de bonne heure, comme Marcel P. Mais pas pour rien, gamin. Je t'expliquerai en temps voulu.
Zik : The Blood Arm et Anaïs - Do I have Your Attention. Maritxu utilise la mélodie mais colle les paroles de "Parle à ma main". Et ça marche nickel. Rigolo.
Conclusion : Jah Love éphémère dans la chenille du cœur du projecteur.
*Non, c'était juste pour écrire Louis-la-Brocante. Ca me fait kiffer. J'ai le droit, non ?
Louis-la-Brocante Louis-la-Brocante Louis-la-Brocante Louis-la-Brocante.
Je fais ce que je veux…
17:19 Publié dans Vidéos et débats | Lien permanent | Commentaires (23) | Tags : morue, festival de romans, fellation et béchamel |
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