01.09.2008
La politesse, part 3
Précieux lecteur cher à mon cœur, fieffée lecteuse, mon agresseuse,
On repart pour un tour sur la politesse (d'où le titre. T'as vu ? Tu peux pas dire que la nature est mal faite, hein ?!?)
On se refait un si vous avez manqué le début… parce que moi, j'adore ça, le si vous avez manqué le début.
Si vous avez manqué le début : NicMo fait la leçon de savoir-vivre selon laquelle
1. on ne rigole pas aux enterrements,
2. pas plus qu'on ne doit dire "sois poli, petit con".
Aujourd'hui, NicMo met tout ça en perspective avec l'aide bien involontaire de cette tanche de Vanessa.
A force de travailler la question, je me rends bien compte que finalement, la politesse, c'est juste une question de respect des valeurs.
"Quelles valeurs ?" me diras-tu.
Ah ? Excuse-moi… il y a une question au fond…
On me demande quelles valeurs.
Excellente question !
- Le respect des formes, et de la hiérarchie.
Etre poli, ça permet notamment d'obtenir CE QUE TU VEUX.
Tu essaieras avec ton chef, CA MARCHE !
La preuve en images avec du bon son
(mets quand même un casque, si t'es au bureau…histoire que le chef ne découvre pas l'astuce, quoi !)
Celui qu'on entend, c'est Grégory Legrand.
A ne pas confondre avec Grégory Lepetit, qui, lui,
parle aux écrevisses en faisant "blub ! blub ! blub !"
La politesse, c'est aussi le respect aussi de toutes ces valeurs qui font que la France est la France, éternelle et belle, chatoyante comme Jacques Séguéla à la sortie d'un Point Soleil.
- Le respect du maillot.
Au lieu de le jeter en boule, de rage, après la dernière déculottée des Bleus Coupe d'Europe des Nations, tu aurais pu enlever les taches de béchamel, le repasser et le promener.
Par exemple, ton départ en vacances était l'occasion de l'aérer, comme le fit ce fier patriote que j'ai immortalisé, sur la route, grâce à mon téléphone portatif :
qui prendrait le risque d'écraser Zidane ?
- le respect de la langue française.
Utiliser à bon escient le vocable idoine. Ca n'est pas plus compliqué que ça.
L'autre jour, par exemple, une blogueuse qui mériterait d'être influente fort sympathique (pour ne pas lui coller la honte, je conserverai son anonymat) a utilisé grossièrement par mégarde le terme "malpoli".
Etant moi-même un politessologiste confirmé (au moins depuis deux notes) soucieux de l'orthodoxie linguistique autant que de l'élévation du niveau culturel des troglodytes ccupants de nos contrées rurales, je me suis permis de rectifier : "on ne dit pas malpoli, mais impoli".
Mon interlocutrice (je pourrais dire qui c'est, mais ce serait mal) n'a pas voulu lâcher l'affaire, tu penses !
Déjà, c'est une fille.
De plus, elle est butée comme seuls les gens des Régions peuvent l'être.
Tu sais, ceux qui vivent dans des conditions rudes, qui n'ont pas l'électricité, font leurs besoins dans une tinette et n'ont pas un accès aisé à la culture (ceux des Régions, quoi… tu vas voir que ce n'est pas un a priori mais du vécu).
Enfin, elle a décidé pour une raison qui m'échappe encore de me prouver que j'avais tort.
Et de sortir la pierre angulaire d'une argumentation aussi bien étayée qu'une raffarinade : il existe un Monsieur Malpoli dans la série des Monsieur Bonhomme !

Crédibilité : 2% (et encore...)
Aussitôt, pour répliquer tout en conservant à notre démarche un caractère hautement scientifique, j'ai fouillé dans ma collection de Pif Poche à la recherche d'une bulle où figurerait le mot "impoli" mais je n'en ai pas trouvé. (Pif est un chien communiste, et les communistes, tout ce qui les intéresse, c'est de manger des chatons à la béchamel. La politesse, tout ça, ils s'en moquent comme de leur première révolution de 1917 !).
C'eût été l'argument qui aurait clos le débat. Mais je ne l'ai pas trouvé.
Résultat : depuis, elle se gausse et répand l'idée que je ne sais pas m'exprimer correctement, parce que, contrairement à elle, je n'emploie pas un vocabulaire d'esthéticienne-conseil qui tente de percer dans la chanson, mais qui n'y arrive pas parce qu'on lui met des bâtons dans les jambes (1) (et aussi parce qu'elle chante comme une alarme de four à micro-ondes, faut dire !)
Bref : la politesse, c'est aussi cesser de vouloir parler comme une vieille pute saoule.
Humeur du jour : pas mal du tout.
Zik : un peu de NTM pour préparer le concert du 20 septembre.
Conclusion : le Jah Love est la quintessence de l'élégance et de la politesse.
(1) Edit de quand-je-m'en-suis-rendu-compte : y'en a pas un de vous pour me signaler qu'à notre Cindy S., on lui a mis des bâtons dans les jambes et pas dans les roues ?
Pfffftttttt... on n'a que le lectorat qu'on mérite, mais quand même !
16:48 Publié dans Grincements de dents | Lien permanent | Commentaires (13) | Tags : rachida dati mange la bouche ouverte, et la culotte aussi |
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