19.02.2009

Avoir un bon copain...

Précieux lecteur cher à mon cœur, ratatinée lecteuse qui boit des gueuzes,

Aujourd'hui, on va aborder un sujet de fond, donc pas question de déconner.

L’amitié.
C'est important, l'amitié.

C’est un truc dont on ne peut pas se passer, sauf quand on est méchant comme Spike-qui-est-drôlement-méchante ou Vanessa-encore-plus-méchante-surtout-quand-elle-rate-PBLV, mais une fois qu’elles aborderont avec leur psy respectif les récits de leur enfance où elles tuent des chatons à coups de boîte de petit salé aux lentilles tous les soirs d'élections cantonales dans le Doubs, ça ira mieux.

Sinon, pour les autres, les amis, c’est utile, voire nécessaire.

Moi, par exemple, j’en ai un, ça fait plus de trente ans qu’on se connaît et qu’on s’apprécie.

Oui, je sais, c’est étonnant que quelqu’un m’apprécie sur une telle durée, mais je pense que le fait qu’il soit tétraplégique et muet n’y est pas pour rien.

Sérieusement, un ami, c’est un individu avec lequel tu partages des trucs importants.

Ton premier émoi sentimental d’adolescent, par exemple :

- T’as vu, Brice, comme je l’ai attrapée ?
La seule, Brice, la seule qui avait une Branlex en diamants! Qu’est-ce que je pouvais faire ? La laisser à Devedjian ? Attendre que le Bioctol fasse son effet ?
Bon, elle m’a mis un râteau, surtout parce qu’elle faisait une tête de plus que moi, mais... j’ai un plan de relance en tête.
Un investissement de 38 francs au Free Time, un entretien en privé et ensuite, on ira ensemble en vacances dans un 5 étoiles à Djerba, en All inclusive (Tout-ce-que-tu-peux-gerber, en français).
- Oui mais bon… t’aurais dû vérifier ses papiers… si ça se trouve, elle n’a pas l’âge d’aller à confesse sans ses parents !

Bref, tu le comprends, un ami, c’est une pièce rare, un élément unique dans la construction de ta personnalité, une personne qui ne te juge pas, qui t’épaule.


Un ami, c’est sacré.
Et c'est pour ça que quand le hasard met sur ta route des personnes qui sont susceptibles d'en devenir, il ne faut pas manquer l'occasion.


Aussi, quand j’ai reçu le MST suivant :

"Chère Maryse, joyeux anniversaire avec de gros bisous philippe françoise"

Je me aussitôt dit que c’était le destin qui me mettait sur le chemin de ces nouveaux amis, avec lesquels on pourrait jouer au Scribble, échanger des trucs de poterie, chasser le poney sauvage dans les steppes d’Aquitaine (oui… la forêt… y’en a plus), se moquer des centristes, mettre des tongs…

 

Mes%20amis%20de%20blue-jeans.jpg
Avec mes nouveaux amis, on allait pouvoir essayer des
blue-jeans en sortant de chez le coiffeur !
(Une surprise si tu cliques sur l'image)

 

Bref, avec mes nouveaux amis, j’allais pouvoir VIVRE.
ECHANGER.
M’ENRICHIR.
Mais une relation promise à un si bel avenir pouvait-elle être fondée sur du sable ?

Nous en étions là de nos réflexions et -aussi- à la fin d’une bonne bouteille de Bordeaux, avec Manman et MonamiPierre, quand tout à coup, la lumière fut.

 

Il fallait que je vérifie, rapidement, si mes interlocuteurs étaient prêts à aller jusqu’au bout.

 

J’ai donc répondu.
"Merci, mais je suis surprise que tu sois encore mon amie car je couche avec Philippe. Maryse"

Moralité : "mieux vaut perdre un ami qu’une occasion de rire". Sacha Guitry.

Humeur du jour : ... inquiet pour la Guadeloupe.
Zik : Peau d'Ane de Jacques Demy - Michel Legrand. Film sous acide.
Conclusion : Jah Love, my friend !