20.03.2009
Heureux les Simples d'Esprit
Précieux lecteur cher à mon cœur, assouvie lecteuse qui reste fougueuse,
Je vais aujourd’hui me livrer à un exercice difficile.
Un punk, c’est rare.
Une punk, c’est encore plus rare.
Une punk qui sait écrire, ça devient rarissime.
Une punk qui sait écrire, et dont le récit dépasse les galères inhérentes à ce statut, ça doit arriver aussi peu souvent que Jean-Louis Borloo quittant le pot de départ d’un collègue en n’ayant consommé que du jud’pom-grenadine.
Enfin, une punk qui sait écrire, dont le récit dépasse les galères inhérentes à ce statut, et qui assume de l’avoir quitté (mais pas tant que ça) ça confine à l’Arlésienne.
Heureux les simples d’esprit. Cara Zina.
Il y a un truc qui me déplaît, c’est la formule tourte-à-la-crème un livre bourré d’énergie.
Et pourtant…
J’ai une manie : quand une publication se trouve dans mon univers, j’ai tendance à y jeter un œil.
Ca m’a valu des remontrances répétées de Manman, notamment dans le cadre de déménagements/rangements de printemps où elle me trouvait régulièrement plongé dans un numéro ancien de
- Cosssmo,
- Moto Journil,
- Parpaings et béchamel (une publication qui n’a pas su trouver son public, pour une raison qui m’échappe encore)
- Le Poney Communiste…
J’ai tendance à lire tout ce qui passe à portée de regard, au lieu d’emballer les machins fragiles avec.
Il était posé sur la table.
Il avait l’air innofensif, avec cette photo (recadrée) de David LaChapelle en couverture…
J’avais 2 livres en cours, dont un traité sur les Conflits Sociaux En Guadeloupe (Ed. L’Harmattan - Patricia Braflan-Trobo).
Donc, tu penses, je n’allais pas me laisser distraire.
Mais bon… une phrase, vite fait… en passant...
En 2 jours, c’était plié.
De l’ironie, tu en veux ?
Y’en a.
De la profondeur tu en veux ?
Y’en a.
De l’humour tu en veux ?
Y’en a.
De l’auto-dérision tu en veux ?
Y’en a.
Des sentiments -et pas que des bons- tu en veux ?
Y’en a.
Des citations de Xavier Bertrand tu en veux ?Y en a. Tu files caresser un bichon, tu reviens quand t’es calmé.
Quand j'ai refermé Heureux les Simples d'Esprit, ce matin, ça faisait bien 3 heures que j’avais fini de me brosser les dents (oui, une autre manie -décidément, là, je te dis tout-: je lis toujours en me lavant les dents)(C’était vraiment très intéressant).
Pourtant, j’étais encore dans la salle de bains, le dos et les jambes endoloris.
J’ai pas fait gaffe.
Je ne trouve pas d'argument plus persuasif pour te le recommander.
Ce qu’ils en disent :
- "Ca m’a fait un effet bœuf taureau" Dominique Strauss-Kahn, endocrinologue
- "Si seulement j’avais su lire…" Steevy Boulet, anlayste littéraire et polémiste de haute volée.
- "Si on n’a pas lu Heureux les Simples d’Esprit à 30 ans, on a raté sa vie" Jacques Séguéla, jeune diplômé de l’ISHJD (Institut Supérieur dHorlogerie Julien Dray)
- "Tout ça n’est qu’un tissu de mensonges" Jean Tibéri, martyr de Paris
- "Ce livre m’a rendu heureux" NicMo, simple d’esprit.
Humeur du jour : cette note est sponsorisée par le talent et la patatatomique. Les siens, hein, je ne suis pas prétentieux à ce point...
Zik : Bérurier Noir – Petit agité
Conclusion : c’est drôlement punk, le Jah Love. La crête verte et tout…
Et demain ? : demain, une note sur la Gwadloupie. Elle est en cours de rédaction et la blogueuse influente qui fait des Youhou me presse. Mais il fallait que je communique mon enthousiasme. Il FALLAIT, tu comprends ?
14:11 Publié dans L'ami(litant) du petit déjeuner | Lien permanent | Commentaires (15) | Tags : cara zina, heureux les simples d'esprit, steevy boulay nu avec des sécateurs, dévisser une morteaux |
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