07.01.2009
Papa chanteur, Maman... pas trop
Précieux lecteur cher à mon cœur, djingueul-bellée lecteuse pas tellement coiffeuse,
Bon, je t’ai laissé en Berne, alors autant crever l’abcès tout de Suisse* :
- en ce moment, les circonstances m’amènent à faire des A/R entre la métropole et la Guadeloupe. Je ne vais pas m'apesantir : je t’ai montré mon cul, je ne vais pas avoir l’indécence de te montrer mon cœur dans toutes les notes.
Dans tous les cas, ça me laisse peu de temps pour les présentes billevesées ;
- mon FAI, toujours aussi chafouin et délétère, vient tout juste de rétablir l'Internet électronique chez moi (oui, il avait à nouveau coupé).
Dans tous les cas, vue la longueur de la présente note, tu en auras pour ton argent.
Enfin, pour un bon moment, car je sais que tu lis avec le doigt.
*Je te mets au défi de trouver un autre blag où on fait des vannes pour les géographes et/ou les Helvètes ! Ha !
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GENERIQUE, SERGE, GENERIQUE, ALLONS !
Débarquez moi tout de suite from Tri BK on Vimeo.
Ne faites pas ça chez vous !
(ben oui... on risque de vous reconnaître)
Il y a une trente-deuzaine de jours, j’ai vécu la plus belle journée de ma vie depuis le retour de Patrick Sabatier à la télévision nationale, la seule à même d’exploiter tant bien que mal ce talent si brut qu’il en devient inconvenant pour des dirigeants de chaîne plus habitués à nous faire passer Laurence Ferrari pour une journaliste, ou Julien Courbet pour un homme à cerveau altruiste à solutions.
Or donc, j’avais rendez-vous avec Celle qui menace des chatons, Celle qui fait la PNC aux portes et Le designer fou qui a réalisé mon décor (que son existence ne soit qu’un lit de roses sur lesquelles des adolescentes lascives scandent son nom, brûlantes de perdre la leur -de rose- dans une étreinte à la fois tendre et ferme comme le jarret du postier fuyant tant bien que mal Sultan, le chien atrabilaire de Mme Bougagneux dont tout le village sait qu’il déteste les uniformes, parce que bon.)(Dans un site pas trop tellement beaucoup mon ami qui critiquait mon style de manière peu affable, on m’a reproché de faire des digressions)(Je trouve que sur ce point, il a raison, le gars).
Etant un gentleman, je préserve l'anonymat des fans
les plus hard-core de Jean-Luc.
Et donc, nous partîmes à 4, mais, par un prompt renfort, nous nous vîmes au moins 117 en arrivant au port (je te rassure tout de suite, on ne va pas rester à Corneille -non, pas le chanteur mièvre, l'autre, le vieux-, le prochain auteur classique que je vais paraphraser sera François Valéry, et tu te sentiras nettement plus dans ta zone de confort).
Auparavant, dans un geste désespéré censé rappeler au monde que toute création résulte avant tout d’un mélange
- de souffrance (tu as pu le constater en visionnant le générique, non ?)
- d’engagement personnel et
- de partage des karmas (kéteb... kéteb ouvert, kéteb généreux...),
nous avons consommé des substances hallucinogènes, dans l’espoir vain de conjuguer bonheur extatique dû à la présence de Jean-Luc Lahaye et anesthésie de nos sens exaltés par le souffle créatif de ce génie qui fait ovuler les femmes rien qu’avec ses textes.
Il fait aussi ovuler certains hommes, alors tu conviendras que ce n’est pas de la crotte de marmouset.

Tout choupi qu'il soit, le marmouset fait parfois des crottes
C'est un point qu'il a en commun avec scarlett Johansson.
Merci.
Le seul qui n’avait pas jugé utile de céder à la tentation de la drogue (car il paraît que "c’est mal", faut-il le rappeler), c’était Notre Designer du Sichuan.
Lui, il a juste fini ses champignons-qui-donnent-des-couleurs-dans-le-cerveau. Pendant que je débitais des vannes grasses comme les cheveux d’un contrôleur de la SNCF.
Eût-il été vivant, Brassens aurait pu écrire à propos de cette situation que Seb s’est fait un Bigard aux Morilles (le Bigard aux Mori-i-i-i-iiiiiyeu, c’est une blague pour les gens qui sont bon public, bon public, bon public**)(merde, j’avais promis François Valéry… bon tant pis, t’auras quand même eu droit à un chanteur mort !) (j'ai un peu honte, là quand même...)(et pour le Benichoo Award, va falloir que je passe au contrôle anti-dopage...)
**Jeu de mots à rendre à notre Poulette du Sud
Donc, après ce frugal apéritif, nous arrivâmes dans une... euh… une boîte de nuit, mais en début d’après-midi. Toujours à l’avant-garde de l’audace qui ose des trucs que les autres ont pas osé oser, Jean-Luc nous a gratifiés d’un concept novateur : la boîte de jour !
Ca, on peut dire que c'est de la belle queue, non ?
Au départ, on a eu un peu peur.
Déjà, au stand des produits dérivés, on a vite vu qu’on avait déjà toutes les photos.
"Presque toutes" a rectifié la préposée au stand en nous a présentant les nouveaux clichés.
C’était beau, tout ce Jean-Luc à foison !
Je passerai rapidement sur la première partie.
Un rappeur qui s’était produit "à Miami, mais aussi à Cannes, il est là ce soir pour vous..." (sic. Il était 15 heures ! NDNicMo)… et arrive un chanteur qui est à 50Cent ce que Niort est à New York : une version un tantinet édulcorée.
Pourtant, il y croyait, le gars, il a d’entrée lancé au DJ-coiffeur-osthéopathe qui l’accompagne "Vas-y, mets du son. C’est du lourd, c’est du ricain".
On ne peut lui donner qu’à moitié tort : certes, ce n’était pas très ricain, mais il faut reconnaître que c’était sans conteste très lourd.
"Bling-bling", c’était le titre.
Ca préfigure sans doute le bruit que fera le CD quand on le rangera dans le vide-ordure.
Puisque pour l’occasion je me fais critique de concert, je ne dirai pas que c’est mauvais.
Je dirai que c’est un artiste qui aura du mal à trouver son public.
Pendant ce temps, nos deux charmantes accompagnatrices (la provinciale et la méchante) se sont fait accoster par des journalistes employés de Confessions Intimes pour savoir si leur amour pour Jean-Luc Lahaye mettait en danger leur couple (dont nous étions prétendument, le Noiche qui fait des sites et moi, les éléments testostéronés. Pour l’occasion seulement, en ce qui me concerne).
Elles ont intelligemment répliqué que non, que le couple est avant tout une compromission à l’autre qui ne doit jamais aller jusqu’au renoncement de son moi profond.
Ainsi, ont-elles ajouté, "ils (Séb. et moi, donc) nous emmènent aux concentrations de tuning et aux concerts d’Eddy Mitchell, on dit rien, et eux ils viennent avec nous quand on soutient Jean-Luc".
Les journalistes chacals, devant tant de mots de plus de deux syllabes, ont tout de suite compris que le spectateur moyen de Lobotomie-TV serait perdu. Elles sont donc parties chasser plus loin.
Ensuite, Jean-Luc Lahaye est arrivé, scindant la foule des deux premiers rangs en entonnant "Débarquez-moi".
On a eu un peu peur, parce que si il l’aurait été débarquer par nous kom il le deman-D, ce serait été un peu court comme concert, non ?
Lol.
Oui, je cherche aussi à toucher un public plus jeune.
Jean-Luc, il irradiait.
Autant de patate que Monsieur Vico en personne.
Et si on peut être déçu de constater que les fans n’étaient pas aussi nombreux qu’il convient pour rendre hommage à la maestria de ce Grand Monsieur de la chanson française, on se réjouira de leur enthousiasme.
Depuis Zouk Machine à l’ouverture du Monsieur Meuble de Cenon, je n’avais jamais vu une telle ambiance !
A un moment, ça bougeait tellement, on a eu peur des mouvements de foule.
Finalement, une décharge de Taser et tout est rentré dans l'ordre !
Jean-Luc était vêtu de noir, sobre.
A tous les sens du terme, d’ailleurs, puisqu’il nous a confié que depuis 6 ans, il était "clean".
Qu’il ne touchait plus à rien, même pas à une goutte d’alcool.
N’est-ce pas le propre des grands artistes que de partager leur fêlure intime (je ne parle pas céans de la raie du leur, de séant, qui est toutefois essentiel à leur carrière car comme le dit l’adage : "céant chantant qu’on devient chanteur") ?
Jean-Luc, on a essayé de le briser souvent avec beaucoup d’inélégance. Mais toujours il s’est relevé. Et il nous a prouvé une fois de plus qu’il était là.
Et tu sais pourquoi ?
Parce que Jean-Luc, il DONNE.
Tout ce qu’il a. Et même le reste.
Il nous a annoncé un récital de 35 chansons, dont certaines à la carte.
Oui, ben fallait venir, il est trop tard pour regretter dépité lecteur.
Ensuite, il a enchaîné les titres comme le gouvernement enchaîne les dispositions liberticides : avec beaucoup de naturel.
Nous, on était sous le charme. Et dans le rythme, aussi.
Pour danser avec Jean-Luc, tu commences par remuer
les cheveux beaucoup, et les genoux pas trop...
... ensuite, tu fais l'inverse : tu calmes ton hystérie capillaire
et tu mets toutes tes tripes dans les rotules !
(Note l'apparition du mâle, intéressé par la danse de séduction et qui commence la sienne...)
(Il commence par les cheveux, lui aussi)
Jean-Luc n’a rien perdu de sa superbe.
Il a véritablement ré-enchanté notre quotidien pour quelques mois, faisant fi de la morosité ambiante comme de la crise dans la pêche à la morue (car oui… enfin bref).
Je t’assure que nous on ne touchait plus le sol, tellement il arrivait, lui, à en tenir la clef.
De sol.
Une voix !
Mais une voix !
On regrette d’autant plus la sono déplorable.
Même si Jean-Luc, décidément au firmament de la maîtrise vocale, compensait autant qu’une paire de shoes de Loana.
Un Grand, Grand show.
Jean-Luc fait hyper-bien l'effet spéciaux du plan incliné
Nous avons eu droit à :
- Débarquez moi (Jamais, Jean-Luc, on était là pour toi autant que toi pour nous) - Appelle-moi Brando (dont Alexiane, sous le joug de l’émotion brute qui obère tout raisonnement éclairé sans aucun doute, avait oublié les paroles, et scandait avec autant de joie et d’entrain que Véronique Courjault découvrant qu’elle avait ses règles "Appelle-moi prolo")
- Peur, Peur, Peur
- Pleure pas (l’émotion, encore)
A tous ceux qui pensent que Jean-Luc fait partie du passé, il a lancé ce cinglant démenti : "Après ce que certains appellent une traversée du désert, j’ai décidé de revenir au premier plan".
Et il a continué :
- Djemilla des Lilas - Si tu pars (Avant la fin ? T’es fou Jean-Luc ou bien ?)
- Marie
- La gloire
- Fils de personne
Et tant d’autres que toi aussi, tu as plaisir à chantonner dans cette grande baignoire qu’est la vie (oui, je sais, moi non plus je ne comprends pas cette envolée, si ça peut te rassurer).
Et de nous époustoufler avec des lyrics épurés à l’extrême, rappelant en filigrane que les chanteurs de arèn’bi, ne sont décidément pas à la hauteur des vrais auteurs-interprètes : "heureusement que j’étais déjà fou, sinon, j’en serai devenu fou" ou encore "j’ai découvert la musique comme on découvre l’Amérique, un chewing-gum entre les dents"… cette redécouverte des textes de Jean-Luc imposait la constatation suivante : ils sont d’une acuité incroyable.
Ils n’ont pas pris une ride.
Leur interprète non plus, d’ailleurs, grâce soit rendue à son hygiène de vie irréprochable.
Avec les camarades, on s’est gavé, on s’est gorgé de la poésie imagée et néanmoins socialement engagée de l’orphelin du show business français.
Alors oui, je me joins à Alexiane et Spike pour lancer un vibrant : merci, merci, merci, Monsieur Lahaye.
En vrai, on n’a pas TOUT écouté parce que les enceintes ont rendu l'âme.
MAIS nous sommes plus déterminés que jamais à le suivre lors de la tournée RFM, pour profiter d’une meilleure qualité technique.
Et puis… la prochaine fois, il fera peut-être monter sur scène sa sœur, Brigitte. Je crois me souvenir qu’à une époque, elle donnait tout, elle aussi…
Humeur du jour : ta mère la pute en 2009. En vrai, ça me casse les couilles de répéter tout le temps la même phrase toute la journée. Et la santé, hein, parce que tant qu'on a la santé...
Zik : du Gwo Ka. Ca t'intéresse les percussions de Gwada ? (et aussi "Débarquez-moi" dans la tête depuis... trop longtemps)
Conclusion : ah ! qu'elles sont Jah Love les filles de mon pays... Lahaye-Lahaye-Lahaye-Lahaye, Lahaye-Lahaye**...
Edit Kifonssan** : j'ai d'autres infos sur Jean-Luc, je reviendrai dessus demain.
** Benichoo Awards, toujours !
15:52 Publié dans Laïfe is laïfe | Lien permanent | Commentaires (21) | Tags : jean-luc lahaye, passer un savon à un pylone, transmettre la gale à un yorkshire, crêpir un sous-marin |
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