05.08.2009
Cadres et Mongolie ne font pas bon ménage
Précieux lecteur cher à mon cœur, mignonnette lecteuse qui boit à la tireuse,
Dans cette note : une proposition pas sotte pour résoudre la crise (rien de moins) et une boulette qui, j'espère, déclenchera ton alacrité.
Je suis cadre.
Enfin, pas vraiment.
Je suis plutôt chômiste (un mot-valise composé de fumeur et de chômiste)(ou de fumiste et chômeur, tu l'auras compris si tu n'es pas du genre à regarder Cauet)(mais j'aime bien te perdre en considérations secondaires)(voire tertiaires)(t'as vu ?) en train d'étudier la possibilité de monter un établissement de débauche, mais j'ai été "cadre".
Cadre, ça veut dire, paradoxalement, que personne ne peut t'encadrer parce que tu donnes des ordres comme un être frustré de sa triste destinée de forçat du rendement dont la vie privée, du moins dans ses aspects rigolos, se borne à découvrir la femelle au lit avec un autre qui lui apprend tout ce que tu n'as pas eu le temps de lui faire, et quelquefois, c'est Cousin Yvon, et ça c'est cool même s'il est un peu érubescent* sur le coup (si je puis utiliser l'expression), parce que tu ne l'as pas vu depuis une éternité… vu que tu es cadre.
Donc moi, je me suis toujours bien gardé de donner des ordres pour pouvoir rentrer vite chez moi balancer des gamètes partout dans les intérieurs de Manman.
Le gars qui l'a pécho, tout ce qu'il a fait, c'est le shampooing du petit qu'elle avait en dedans de son ventre.
Ha !
Mais là n'est pas le propos.
En tant qu'ex-cadre chômiste, j'ai eu droit, ô joie équivalente à celle de Borloo découvrant dans son agenda une semaine à 7 pots de départ à la retraite, à un abonnement à Courrier Cadre.
Que je ne lis pas d'habitude, mais là, il fallait que j'aille faire caca : j'avais la taupe au guichet, et trop de Tour de France dans l'Equipe provoque un changement de mes habitudes.
Tout ça pour te dire que : j'ai parcouru Courrier Cadres d'un œil distrait.
Oui, tout ça.
Distrait... mais pas trop.
L'article concerne les appareils photographiques numériques, et puisque je ne saurais être taxé de psittacisme**, je cite :
"Quant à sa sensibilité […] parfaite pour les prises de vues au clair de la lune mongolienne. Prix : 299 euros. Raisonnable."
Là, mon sang n'a fait qu'un tour et la crotte a chu sans même que je profite de cette délicieuse sensation de décrochage, tellement j'étais choqué.
Hypothèse 1, la moins inquiétante :
Le rédacteur est le cousin de Cauet et de Julien Courbet, par le truchement de son ascendance avec Harry-de-la-Tentation : aussi mauvais rédacteur que Borloo est écologiste.
Hypothèse 2, celle qui fait trembler :
Le comédien Pascal Duquenne, en mal de contrat, est contraint de se livrer à poser pour des photographies dites "de nu".
L'appareil photographique présenté est donc parfait pour prendre en photo le cul de Pascal Duquenne, sa "lune mongolienne.
Et pour SEULEMENT 299 euros, ce que l'auteur trouve raisonnable pour abuser de la faiblesse d'une personne (mais là, je suis d'accord, Véronique Courjault exigeait jusqu'à 1 200 euros TTC pour mettre une de ses oeuvres au micro-ondes...)
J'aimerais -tellement- te proposer une autre explication, mais hélas !
(Et j'attends désormais de pied ferme les requêtes "le cul de Pascal Duquenne"...)
Pour la résolution de la crise et la chute rigolote, ça attendra demain, parce que là, je suis à la bourre pour mon dîner.
Humeur du jour : t'as vu ? Pas un mot sur Michael Jackson dont la nécro attendra, donc.
Zik : Emiliana Torrini - Unemployed in Summertime, puisque c'est mon cas. Bien pour prendre un perroquet tranquille.
Conclusion : Jah Love, Bescherelle et Grévisse sont les piliers d'une note réussie (elle est réussie, non ?)(en tous les cas rapidement faite... c'est déjà ça)
Et demain ? : demain, on verra, j'en ai marre de te promettre des trucs que je ne tiens pas...
* et ** Erubescent, c'est pas un mot-valise, c'est un vrai mot tout seul. Si tu potassais un peu ton français au lieu de regarder Jean-Pierre Pernaut, tu le saurais toi aussi. Psittacisme, c'est pareil, jamais prononcé par Julien Courbet.
Allez, je ne suis pas chien : érubescent veut dire "qui rougit" et le psittacisme n'a rien à voir avec la consommation de limonade, mais avec le fait de citer tout le temps les autres. J'aurais pu dire "Luccinisme", mais ça n'existe pas, je crois.
00:05 Publié dans Grincements de dents | Lien permanent | Commentaires (10) | Tags : pascal duquenne, courrier cadre, eplucher un bigot avec insistance |
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