26.05.2008

La motarde de Dijon*

*Comme ça, pour le jeu de mots pitoyable, c'est fait. 


Précieux lecteur cher à mon cœur, chaudasse lecteuse qui chante une berceuse,

 

Autant te prévenir tout de suite, dans cette note, il y aura du vibromasseur, de l'alcool, du cul et une démonstration d'efficacité péchoteuse en milieu à haute teneur en testostérone.
Pour le bon goût en milieu motard, on verra demain, si tu le veux bien.

 

Je reviens d'un week-end dans un dortoir de garçons, et je dois avouer que j'ai mal aux fesses.
Faut dire que 9 heures de vibro, ça fait beaucoup quand on n'est pas habitué.

Mais ça valait le coup : quel pied j'ai pris !!!

Avec MonamiPierre, on a fait notre choix : autoroutes ? Proscrites. Nationales ? Quel affront ! Départementales : voilà ce qu'il nous faut.
Surtout celles avec trois chiffres, celles qui sont en blanc sur la carte.

C'est l'occasion que je me dévoile un peu : je les préfère étroites, et parfois tortueuses.

Allez, comme tu brûles d'impatience d'arriver à la partie où il y a du sesque, je vais te la faire courte, ce qui n'est pas dans les habitudes de la maison.

Rendez-vous jeudi soir à la campagne, lever vendredi matin et on trace, chacun sur notre vieille. La sienne est d'ailleurs plus âgée que la mienne, puisqu'elle est montée depuis 1977, tandis Josy date de 1986.

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Josy, comme dans "Josy and Clyde"
22 ans de vibromassage et pas une ride ! Comme quoi...

 

On a emprunté des routes qui virent, qui relient des villages aux noms composés, qui passent dans les bois avant de déboucher dans les champs de la plaine…

En cinq mots : c'est beau la France !

On a découvert des endroits dont le nom sonne comme une profession de foi, comme une promesse, comme un sacerdoce. Un de ces lieux où on sait qu'on sera forcément très, très bien accueilli.

 

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Tu noteras le "Ville Fleurie".
Parce qu'avaler, c'est comme offrir des fleurs, ça fait toujours plaisir. 
(certes, l'orthographe... mais pour une fois je n'ai pas envie de faire le difficile) 

 

Bien sûr, on a profité de ne pas avoir de gépéhèsse : on a parfois fait de petits détours charmants.
On s'en foutait, on n'était pas pressé.

On a déjeuné à Chablis.
C'est ravissant, Chablis. On a même trouvé un point de chute pour Nadine Morano.
Parce que bon vivant rime avec prévoyant, et qu'à un moment où à un autre, on finira par trouver quelqu'un d'autre pour remplir le quota COTOREP au gouvernement.

 

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Elle sera pas bien, là, not' Nadine ?
Mmmhhhh ?
Elle sera dans ses petits Soulié, je ne te le fais pas dire ! 

Et on est enfin arrivé à destination, près de Dijon-ville-lumière.

Là, on a retrouvé GolgoGreg, Biboune et Jean-Guimauve. Et des filles.
Mais l'action s'est concentrée sur une seule.

Le lieu : la Ferme du Coucou.
Notre chambre/dortoir : c'est une grande chambre avec une mezzanine, dans un gîte. Depuis des années, on la partage : deux gars en haut, deux en bas dans le canapé et un lit de camp, et une personne dans la seule partie qui ferme, avec un grand lit (une sorte de chambre dans la chambre, si tu préfères).

Une salle de bains, une salle d'eau et des toilettes.

Les protagonistes principaux :
- GolgoGreg est un très beau modèle de mâle qui doit avoisiner 1.90m, qui est compétent dans tout plein d'arts martiaux, donc avec un physique… avantageux.
Comme moi, il a une queue de cheval mais la sienne est sur la tête et il bénéficie d'une paire d'yeux bleus qui complètent le côté "j'ai pris beau gosse toutes options à la naissance".
En plus, le gars est drôle, pas sot et très open.

La plupart des filles ont les lèvres du haut qui s'assèchent et celles du bas brillent, quand il leur parle.

- Gwenaëlle, une ancienne copine de Biboune. Ils s'étaient perdus de vue, elle l'a retrouvé par Commecochonsdavant.com et comme elle avait besoin de travailler, elle arrive le vendredi soir, au moment de l'apéro.
(Bon honnêtement, il faut te dire que tout le week-end, on est en apéro, vu qu'on a inventé le concept d'AS. AS = Apéro Surprise. Ca commence le matin et ça se finit quand on tombe dans le lit, le soir. Entre les deux, tout A.S. se doit d'être honoré par celui qui y est convoqué, et n'importe qui peut lancer la convocation. Ce sont peu ou prou les règles.)

Donc, vendredi soir, on se retrouve à table avec Gwenaëlle. Qui a l'air un peu nerveuse, mais faut dire qu'elle est dans un environnement quasi-exclusivement masculin où ça chambre pas mal, plutôt à Mach 1.
Mais toujours classe, on est des gentlemen.

On lui pose tout un tas de questions, vu que nous, on se connaît les uns les autres.
Et on teste un peu la nouvelle, gentiment.

Car on est avant tout des gentlemen.

Qui lui fait le plan "je te ferai 5 enfants, nous aurons un Citroën Picassiette dans lequel nous écouterons Garo et Calogérou", qui "fusionnons dans un grand enthousiasme de nos corps passionnés et de braise", et qui encore "Manman et moi on est un couple très libre, mais si t'aimes pas les gars qui tapent le fond, passe donc ton chemin, friponne". 

Sans doute intimidée par cette verve et cette prestance intellectuelle qu'on peut trouver déstabilisante (un peu comme le visiteur en présence de Benoît-XVI-sous-pape), elle enquille bière, vin à table, poire digestive… et nous suit pour continuer l'apéro (surprise) dans notre chambre.

Quand Gwenaëlle est à 3 grammes, se pose la question de la laisser prendre son automobile pour rentrer à l'hôtel. Sachant qu'aucun de nous n'est réglementairement en état de la raccompagner.
Sinon, on l'aurait fait : gentlemen que nous sommes.

On se dit alors que le mieux est de la bourrer collectivement comme une salope. Mais où est donc le local à poubelles ? faire dormir sur place.
Donc : Biboune cède sa place dans la seule partie
de la chambre qui ferme, et va dormir dans le canapé avec MonamiPierre.

Gwenaëlle se retire dans la partie qu'on lui a donc attribuée tandis que nous finissons notre apéro, tranquilles.
Ayant achevé son énième bière, GolgoGreg se lève pour uriner et passant devant la porte de la demoiselle, s'enquiert ironiquement : "dis-moi, poussin, tu dors à gauche ou à droite ?".

La réponse "à gauche", d'un ton amusé, parvient de la chambre et il continue son chemin.

En revenant des toilettes, il ouvre et entre en disant à Gwenaëlle : "Ah ? Cette gauche-là ? C'est trop bien."
Il referme la porte derrière lui.

Quelques instants plus tard, elle s'ouvre (la porte, pas Gwenaëlle)(encore que…). GolgoGreg en sort, monte sans un mot à la mezzanine, sous nos sarcasmes plus ou moins graveleux et nos regards néanmoins admiratifs inquisiteurs, redescend avec son polochon et retourne chez Gwenaëlle.
Il entre dans la chambre et un soupir*, levant les yeux au plafond et d'un ton désespéré : "pfffffff, ils sont lourds...".

Faisons le point : on est chacun dans notre lit. Las d'une journée de meule et de plusieurs apéro. La lumière est éteinte.
Au début, ça chambre, ça glousse…

mais peu à peu les discussions s'espacent…

…puis vient le silence…

…puis le bruit spécifique que font les parties génitales mâles contre les fesses de la femelle, lorsque la levrette prend du rythme ainsi que de l'amplitude : GolgoGreg passe ainsi de 60 à 120 BPM.

Paraît qu'on n'a pas à se plaindre des nuisances sonores : on a, semble-t-il, été à deux doigts de profiter de la fessée !

Humeur du jour : un peu mal partout, encore, mais pas mécontent du comportement de Josy sur la distance, malgré la charge.
Zik : Allumer le feu - Johnny Hallyday.  D'une part,  pour faire plaisir à Kezac (cf commentaire su la note précédente) d'autre part parce que ça fait la transition pour la prochaine note.
Conclusion : tu cales ton Jah Love à 5 500 tours et APRES tu peux passer la 5ème. Sinon, Josy regimbe. 

*tu noteras le zeugma et que je ne me fous pas de toi ! 

 

22.05.2008

Motodidacte*

 Précieux lecteur cher à mon coeur, motarde lecteuse aux montées en régime rageuses

Tout vite : je me barre tout de suite en week-end.

Au  menu : potes et motos anciennes. Jusqu'à lundi. 

Pour te mettre dans l'ambiance :

www.brittown.com/swfobject1-5/brittown%20teaser%20large.h...

 

Je répondrai à tous les commentaires en rentrant.
Mais eh ! T'sais quoi ? On va faire comme si c'était pas grave.

*"Motodidacte", c'est le surnom d'Estrosi sur les bancs des députés UMP. 
Je ne sais plus si j'avais raconté sa venue dans cette manif... un plaisir... j'ai même mangé à côté de lui, pull autour du cou et mocassins (lui, pas moi).
Un délice.

14.06.2007

Sam fait bien marrer, tiens !

Précieux lecteur cher à mon coeur, féroce lecteuse qui manie la sulfateuse, 

Les potes.
Certains sont indispensables. D’autres moins.
Certains sont fiables. D’autres moins.
Certains sont fidèles. D’autres moins.
Certains sont prévisibles. D’autres moins.

Sam en fait partie.

NicMo connaît Sam (Samos) depuis longtemps et sait que le gars, quoique adorable est un peu à lui seul le tonneau des Danaïdes de l’étonnement : une source intarissable.
Et de rires aussi.

Courte revue de détails :

1. Le casque
Le jeune Sam, boutonneux encore, quoique plus totalement adolescent, a déjà le sens des priorités. Ainsi, au restaurant il se prive du supplément béchamel du Menu Choucroute afin d’économiser quelques deniers.
Avarice ?
Que nenni.
Détermination.
Sam a un objectif : le casque GPA de ses rêves. Peu à peu, de petite vieille violentée en retraité molesté, il parvient à rassembler la somme. A acheter le casque.
Peu de temps après, un huissier pressé d’aller saisir une famille avant la trêve hivernale ou un ministre de l’intérieur ne respectant pas les feux (enfin, un truc de mec estimable, quoi) lui coupe la route.

Je te laisse prendre le ton M6 pour dire : "Et là, en un instant… sa vie bascule !"

Sa vie, je ne sais pas, mais sa bécane, c’est certain : on l’envoie au tas. Prenant la mesure du désastre annoncé, Sam ne cherche pas le Midi Libre à 14 heures : il place consciencieusement les 2 mains sur les côtés du casque pour protéger ce dernier.

Bilan : il est tout pourri de partout.
Pantalon ? N’a pus !
Veste ? N’a pus besoin !
Chaussures ? Z’étaient pas confortables, t’façons !
Peau ? Euh… on n'avait pas dit "doux", le peeling ?… non ?
Et le casque ? rien.
Comme neuf. Les gants/mains ont tout pris.

Satisfaction du Samos : elle est pas belle, la vie ?
Si, bien sûr ! Surtout quand on fait la sieste…

2. La sieste
A l’époque intermittent du chômage, NicMo travaille pour le Salon Moto Légende, le salon de la moto ancienne et d’exception.
Sam aussi.
Mais moins.
Sam est préposé au déchirage des tickets sous la pluie, voire la neige contrôle des accès, à l’entrée du bâtiment.
A côté du portail, il y a une petite cabane au confort sommaire mais dans laquelle il est parfois bien agréable de se reposer (d'être un moment au sec, aussi vu qu'il pleut quasi tout le temps).
Sam demande donc à NicMo de le relayer afin qu’il (Sam) aille se reposer 5 minutes.
Altruiste (de Schubert), NicMo accepte et prend son tour au contrôle des tickets (quoique sa fonction le destinât à des tâches nettement plus prestigieuses, comme trouver des Bernardo© pour faire le taff à sa place, par exemple).

Et là, aussi sûr qu’il se met à pleuvoir systématiquement quand t’as passé la peau de chamois sur la Xantia Break, c’est le rush.
Le motard afflue à grands renforts. Pris par le rythme, NicMo -son homologue fait de même- essaye d’écluser le flux d’arrivants… et ne fait pas attention au temps qui passe.
Au bout d’une grosse demi-heure, Samos sort de la cabane, l’air épanoui qu’aurait Eve Angeli à qui on demanderait un rapport sur la notation de Dirac et son impact quant à la perception des fermions de spin des particules élémentaires.
En un mot : pas glop !

"Vous auriez pu me réveiller, là ! Ca fait quarante minutes que je fais la sieste dans une mauvais position, maintenant, par votre faute, j’ai mal aux genoux".

NicMo était tellement rigolard qu’il n’a même pas répliqué.
Trop fort.
Mais ça, encore, c’est rien… il peut aussi te faire son numéro-des-numéros…

3. Le numéro des tickets
Samos reprend alors son poste.
Il faut savoir que pour atteindre le Salon/contrôle-des-tickets-par-Samos, le motard se farcit 5 bonnes minutes de marche depuis l’entrée du Parc Floral, avec casque, blouson... le froid et la pluie sont offerts par la maison avec l'aide de la saison !
Lui qui est habitué à se garer devant l’endroit où il va, ça le rend chiffon (oui, le motard est parfois chiffon).
Il arrive à la grille. Y’a la queue.
Il dégouline mais prend son mal en patience en discutant avec la femelle domestique qui décore le pouf à l'arrière de la selle, ou ses compagnons d’infortune.
Jusqu’à entendre Sam prévenir/proférer : "les tickets pairs à gauche, les tickets impairs à droite".
Comme ça, pour déconner Et je t'assure que le motard moyen, son niveau de réflexion étant du niveau : "clé de 12 ou clé de 14 ?", ben le coup des tickets, il comprend pô, mais alors pô du tout !

Et d’expliquer le plus sérieusement du monde aux couples qu’il ne peut laisser-passer-qu’une-personne-pour-votre-ticket-pair-voyez-ça-avec-mon-collègue-en-face-je-ne-suis-pas-habilité!
Autant le motard imbibé -de flotte- a moyennement apprécié (VRAIMENT moyennement), autant le NicMo a vraiment rigolé, sur ce coup-là.
Mais pas autant qu’aux Coupes Moto Légende…

3. Les Coupes Moto Légende
Dernière année sur le circuit mythique de Montlhéry.
Affluence record : 25 000 motards pour 2 jours, 1 321 accouplements adultérins (ayant généré 7% de CA supplémentaire dans les cliniques abortives de France), 135 Kms d’embouteillages causés, 1 intervention de la Préfecture, 12 432 542 frites cuites (on les a comptées) dans 958 litres d’huile (on les a recyclés pour un tournoi de catch féminin interne à la boîte), une quarantaine de chiottes en plastique (tu sais, le parallélépipède bleu ou vert : une marche, un trou surplombant un réservoir chimico-organique à dégoûter d’éclabousser en faisant caca… sauf à mettre le feu au vêtement éventuellement touché par la susdite éclaboussure… et regretter toute la vie de ne pas être une princesse comme TOI, qui ne fais JAMAIS caca.
(C’est p’têt' pour ça que t’as des comédons, d’ailleurs… non ?)) répartis sur le site… bref, y’a du monde.

L’organisation est donc munie de Talkies-Walkies afin de gérer tous les cas particuliers, les urgences… et en voici une qui se profile.
En plein rush :
- Sam pour NicMo
- oui mon Samos, t’es où ?
- euh... ben… euh... je suis dans les chiottes près de la tente d’accueil de la bourse d’échange…  y'a plus de PQ, je suis bloqué… tu peux m’en amener s’il te plaît ?

La scène : le gars est dans une étuve pestilentielle en plastique, il a regretté de ne pas être champion du monde d'apnée, il a tambouriné à la porte mais personne ne l'a entendu... sauf que ça finit loud and clear pour la bonne cinquantaine de personnes oeuvrant à la bonne marche de la manif.
UNIQUE, LA COMMANDE DE PQ PAR TALKIE.

Mais pour penser au PQ, encore fallait-il ne pas être distrait...

4. Sam le distrait
Outre l’oubli de PQ, finalement assez anodin, Samos présente un panel assez large d'absences de concentration.

Par exemple : il met du gépéhèl dans le réservoir de son automobile (il n’a mis ni essence, ni gasoil… déjà pas mal, non ?).
Il va payer (donc, pas de grivèlerie... toujours pas mal, non ?).
Remonte dans son automobile de prestige (Citroën BX break) et démarre.
Prudent, il contrôle son rétro et ne comprend pas qu’à 50 mètres de la station service, la pompe s’obstine à le suivre, accrochée qu’elle est au tuyau.
Lequel tuyau n'a pas jugé opportun de quitter le réservoir dans lequel il était fiché.
Si tu souhaites redécorer une station Tatal-Founa façon catastrophe post-moderne, j'ai l'homme qu'il te faut.

Autre exemple ?
Le Samos est un spécialiste de la Vespa. Il en a démonté et remonté des dizaines : récentes, anciennes, d’origine, transformées… il achète parfois des épaves, les retape entièrement avant de les revendre, et connaît toutes les scooters de la marque dans leur moindre boulon.
Une encyclopédie vivante de la Vespa, en qq sorte...
Il refait donc une épave.
Moteur reconditionné, peinture refaite… le scotère est comme neuf.
Avant de le vendre : essai route.
Il part faire un tour sur les quais de Bordeaux où il se fait doubler -c’est curieux et, à la réflexion, irritant- par la roue avant de son scotère, mal boulonnée pour l’occasion.
J’ignore s’il a pensé à protéger son casque, cette fois-ci…

Ce n'est donc pas sans raison (ni affection d'ailleurs) qu'on l'a surnommé :

CECONDESAM

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Tu noteras que le Samos fait la route sur un Rally de 1978,
le plus beau scotère du monde (le noir quelconque, c'est le mien)
Et... si t'en re-veux du Samos, y'en re-n'a : tout plein de stock
(ça aurait fait trop, j'allais pas te gâter non plus !)
Takaledir' !

Humeur du jour : pause à la maison, cool.
Zik : Isaac Albeniz – Asturias par Alicia de Larrocha -piano (Je sais, c’est la honte, rapport à la descendance d’Isaac…)
C
onclusion : even Vespa riders need Jah Love, man !

30.05.2007

Mon coupe-coupe Moto Légende

Précieux lecteur cher à mon cœur, fabuleuse lecteuse à la pensée tortueuse

DANS CE BILLET, SPECIAL BONUS : UN AUTOPORTRAIT DE L’AUTEUR
(ou : la maison ne recule devant aucune manœuvre dilatoire et/ou scandaleusement racoleuse)

Par où commencer…
Il est des rendez-vous qui ne se manquent pas. Pour certains, c'est le pélerinage religieux annuel. Pour d'autres, la FAN (Foire Au Nain) de Sainte-Gabrielle-du-Poitou. Pour d'autres enfin, par exemple, le NicMo, il convient d'être fidèle aux Coupes Moto Légende.
D’une part parce que le NicMo y travailla, un temps ; d’autre part, parce qu’il y retrouve encore plein de potes.

Donc, en tout court (pas le genre de la maison, je sais…) :
- trop chaud à l’aller,
- des copains,
- une Fée comme on l’espère,
- de la rigolade en veux-tu ?
- de la rigolade en voilà !
- Avec son coulis de poilade ?
- Y’en a aussi.
Même pas peur.
- Au retour : de la flotte, de la flotte, de la flotte... comme s'il en pleuvait !

Et même si je n’y connais pas grand-chose à la vieille meule, j’ai pu faire le cador. Donc, un week-end plutôt valorisant.

Bien entendu, il y a aussi eu son petit lot d’humiliations. Par exemple, au retour, sur la Nationale, NicMo s’est servi d’un gars sur une Honda Pan European comme lièvre.
Bon, si ça te dit rien, imagine-toi au volant de ta Glof GTI. Imagine la musique un peu moins fort dans le booming system, sinon, tu n’entendras rien du reste du récit… merci.
Donc : au volant de ta Glof GTI, tu traces à vive allure, et paf ! Tu te fais doubler par une camionnette de boucher-charpentier-paysagiste-conseil.

Ben c’est un peu irritant.

Heureusement, le NicMo se console en imaginant la taille de la verge du conducteur qui n’a d’autre moyen de tenter maladroitement de s’imposer comme mâle dominant du troupeau qu’en enfreignant le code de la route.
Et le NicMo d’enfreindre aussi, (mais pour des raisons différentes, la taille de l’Anaconda le plaçant naturellement et sans conteste en position de supériorité par rapport à ses camarades, sauf si un Noir rôde dans les environs -tu sais, comment ils rôdent, les Noirs… un peu comme les hyènes, mais en plus souvent sur les pattes arrières- auquel cas NicMo appelle la Police pour un contrôle-serait-nécessaire-n’oubliez-pas-son-rectum-je-crois-que-le-gredin-y-dissimule-le-fruit-de-ses-rapines-Monsieur-l’Agent-savez-vous-qu’un-vol-direct-pour-Bamako-part-toutes-les-quatre-heures-de-Roissy-?-En-vous-remerciant,-Monsieur-l’Agent) afin de profiter du rythme imprimé par le court-du- zob voyou de la route.

Tiens, puisqu’on parle des voyous, égorgeurs de moutons et autres djeunes mangeurs de couscous qui écoutent du rap en se réchauffant autour d’un bon feu de Rônault Clito, voilà-t’y pas une savoureuse démonstration que si les filles ont les cheveux longs, c’est vraiment parce que les racines trempent dans l’eau (par souci d'anonymat, le NicMo masquera l'identité véritable de son interlocutrice sous le pseudonyme LamotardedeDijon. Le respect des (Jean-Claude) convenances et la volonté d'être gentilhomme avant tout...) :
LamotardedeDijon : … un couple de Grenoble […] lui, il s’appelle Kader
NicMo : Ah, ben oui, Kader, c’est typiquement grenoblois.
LamotardedeDijon : Ah bon ??!??
[… blanc…]
LamotardedeDijon : Ooooooooh putain !!!! (Rigolant) La honte ! Tu le dis pas, ça, hein ?
NicMo : Rôôôôô… non… vais tout de même pas faire ça, hein…

Enfin, ce WE, je ne me suis pas laissé aller. (Oui, je sais, je reprends la 1ère personne du singulier mais tu sais pourquoi ? Parce que je suis un gueudin, un malade mental, un psycho-déglingo, en quelque sorte. Et aussi parce que je fais ce que je veux de mon blag, s’il ne te plaît pas, tu peux toujours aller ).
J’en étais où ?...

Ah oui : j’étais parti tout gonflé d’orgueil à l’idée de cette France nouvelle, patriote et dynamique, où tous les symboles sont revisités, on l’on fait du footing autour des yachts des copains… bref, j’étais content de notre Nouveau Pays tout plein de rupture que nous avons là.
Et je me disais… le Président a changé de voiture officielle… toutefois, il paraît encore un peu court… et en fouillant bien, j’ai trouvé : la vraie rupture serait de changer complètement l’escorte présidentielle.

On a changé l’automobile ? Pas assez.
Il faut changer l’escorte dans son ensemble.

Et pour ce faire, j’ai trouvé à Dijon, la monture idéale.
Elle est européenne (Italienne),
c’est le produit d’une marque prestigieuse (Ducati, qui réalise des motos parmi les plus performantes),
elle est fiable et racée,
bien proportionnée.
En outre, elle est assez rare et n’a donc pas auprès du public l’image d’une moto de voyous, voire ça lui confère de facto une certaine noblesse.
Seul inconvénient : elle freine pas hyper bien du tout. Mais pour l’heur présidentiel, j’ai trouvé la solution : les équiper d’un parachute doré actionné depuis le guidon.
Et argument ultime : on peut l'embarquer sur un yacht quand on part en WE à Malte.

Derrière la Sarkomobile voiture présidentielle, je verrais bien : Fe-pro, Cheu-grin, Tchouma, Meur-dor.
Et devant : Yeu-joi, Mid’ti, Plé-sin et Passe-Partoo, qui est un peu, il faudra que les Inrocks le reconnaissent un jour, le Pete Doherty de la Charente-Maritime.

Voici donc LA solution au problème d'apparât de la France :

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Il suffirait de chromer les pédales entièrement
pour donner à cette monture le prestige nécessaire.

En conclusion-prétérition: j’aurais pu être plus détaillé, mais toi qui n’es pas au courant que quand on dit "culbuter", on ne parle pas forcément de galipettes illégitimes, ça t’aurait saoulé.
En plus, j’ai réussi à faire toute ma note sans dire que cette année, au festival des vieilles choses qui roulent, il me semblait légitime d’emmener la Fée, donc je préfère m'arrêter là plutôt que prendre ce risque.

Humeur du jour : moyen-moyen…
Zik : Dandy Warhols – Welcome to the Monkeyhouse
Conclusion : Jah Love dans tes soupapes

Et l'autoportrait ? Ah, oui... j'allais oublier...

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