15.01.2010
Go Sport Daumesnil : une adresse où NE PAS aller
Précieux lecteur cher à mon coeur, cycliste lecteuse qui est une pédaleuse,
Dans cette note : la démonstration que le directeur du Go Sport Daumesnil est incompétent. Tu t'en fous certainement, mais ça me défoule et ça rend justice à l'ensemble du personnel qui doit subir ce genre de crétin bardé de certitudes.
Et aux autres dans une situation similaire.
Et la répétition de Go Sport Daumesnil, mais ça, c'est pour le référencement (ce serait dommage de ne pas faire savoir ce qu'on pense du magasin Go Sport Daumesnil, non ?)
Je sais qu'il se passe des choses graves dans le monde : la grippe A H1N1, les tremblements de terre en Haïti, Nadine Morano ministre et le directeur du magasin GO SPort de l'avenue Daumesnil.
Comme il faut faire preuve de discernement et de sens des priorités dans la vie, j'ai décidé de te raconter mon entrevue avec ce dernier.
Eléments de contexte : afin d'entretenir ce physique de rêve qui est le mien, outre les 400 abdos-fessiers bi-quotidiens auxquels je me livre, je me déplace dans Paris sur ma bicyclette.
Et ce, pour trois raisons :
- ça ne pollue pas,
- ça va plus vite que tout autre moyen de transport (car j'oublie souvent de regarder les feux, concentré que je suis sur l'optimisation de mon accélération)(Manman dit que je roule comme un furieux, alors que non, je suis seulement exalté par la musique, généralement du genre des Transplants qui sort de mon casque),
- avec ma robe longue, je ressemble à une aquarelle de Marie-Laure enceinte (moi non plus, je ne comprends pas ce que ça vient faire, si ce n'est que la troisième raison m'échappe, là, tout de suite).
Seulement voilà : mes pneus sont -un peu- dégonflés et la roue arrière, voilée, chasse quand je prends de l'angle, ce que j'adore faire (cf. raison n°2).
Prendre de l'angle, pas chasser.
Me voilà donc en goguette pour aller faire quelques achats au magasin Go Sport de l'avenue Daumesnil, pendant que leur atelier s'occupe de John-John, mon destrier.
Enfin, ça, c'était le plan et tu vas voir que contrairement à Hannibal de l'Agence Tout Risque, il y a eu deux-trois accrocs au plan... au point que le plan ressemble à de la dentelle de Calais.
Le magasin Go Sport de Daumesnil répartit son activité sur un RDC et un étage.
Où crois-tu que l'atelier cycles soit situé ?
Au RDC ?
Que tu es naïf, lecteur !
Un Einstein de l'ergonomie a jugé judicieux de le mettre à l'étage !
Mais bon... après tout, c'est peut-être un missionnaire du sport qui a décidé d'en faire faire au client, coûte que coûte.
Bilan : tu portes ton vétété dans l'escalier, c'est TELLEMENT PRATIQUE !
A l'atelier-de-l'étage-parce-que-dans-Go-Sport-il-y-a-Sport (remarque, dans Sirop Sport, aussi, comme quoi...) :
- bonjour monsieur ... j'aime beaucoup l'atelier à l'étage, je trouve ça tellement exotique, comme idée... tellement pratique... pourriez-vous me dévoiler la roue SVP ?
- (haussement d'épaules, air gêné, sourire désolé) désolé, mon contrôle de voile est en panne, là,, je ne peux pas, monsieur !
- Ca arrive. Pourrriez-vous alors me metre de l'air dans les pneus, s'il vous plaît ?
- (air gêné, sourire désolé, again) oui, mais je suis obligé de vous faire payer...
- Payer... l'air... qui est gratuit partout ailleurs ?
- (air gêné, sourire désolé, once again) Oui, c'est 99 centimes.
- Tant pis. Allez-y.
- (air gêné, sourire désolé, once again) je vous fais la facture, vous descendez payer en caisse et vous remontez récupérer votre vélo.
Alors, je m'entends prononcer cette phrase solennelle et mythique que tout client rêve de formuler un jour :
"appelez-moi le directeur !"

Superfuté !
J'attends, très peu.
Le directeur du Go Sport Daumesnil ne me déçoit pas.
Je vois arriver, dans le flou qui caractérise la vision du myope non équipé de ses verres, un Bidibule d'1,85, et autant de circonférence.
Les pieds en canard.
Barbu.
Lunettes.
Un cul de chouette sur la tête.
Une allure à tourner dans un film des frères Cohen sans maquillage et l'air affable du gars bardé de certitudes.
Une belle tête de champion, on le sent tout de suite.
Et tant qu'à donner dans la critique du physique : le sport, lui, la dernière fois qu'il en a fait, c'était en 1998 quand la pile de la télécommande avait roulé sous le canapé et qu'il a dû subir un épisode de Louis La Brocante au lieu du France-Croatie espéré (à cette époque, on marquait encore avec les pieds, faudra l'expliquer aux jeunes, un jour...).
Je lui fais part de mon courroux, car j'aime bien argumenter, parfois, et là, il se trouve que j'étais d'humeur.
En trois points : 1. ergonomie du magasin, 2. politique commerciale, 3. fidélisation de la clientèle.
La seule différence entre mes pneus et lui, c'est que mes pneus manquent d'air., parce qu'en capacité de raisonnement, il est à peu près au niveau du Michelin X48-BR, celui avec les crampons.
Il me démontre tente de me démontrer que l'air qu'on met dans mes pneus prend du temps au personnel et que pour monter le vélo, il suffit de demander (NDR, parce que ça, c'est gratuit ? Ca prend plus de temps au personnel, CONNARD !)(et en plus, on ne le sait que quand on demande à voir le directeur du Go Sport Daumesnil).
La rigueur du propos est à l'avenant de l'amabilité et de la bonne foi : inexistante.
Et quand on demande un conseil à un vendeur pour acheter une paire de baskets, c'est combien au Go Sport Daumesnil ?
De la béchamel plein le dedans de la tête, il ne comprend même pas que pour ces 99 centimes, qui ne sont même pas foutus d'être un euro (vraiment on prend le client pour un con)
- je ne ferai pas mes achats du jour chez lui, ce qui lui aurait rapporté bien plus que 2 euros de marge ;
- je ne ferai pas mes achats de demain non plus chez lui...
- je ne ferai pas les achats de mes enfants (lesquels grandissent encore... donc changent régulièrement de rollers, maillots, baskets, ballons, textile, kimonos...)
Je n'ai pas envie de payer le salaire d'un gars qui veut me montrer que monter un vélo par l'escalier à l'étage, c'est mieux que de le faire rouler au RDC.
Non, je ne veux pas.
Le gars est tellement content de lui qu'il ne conçoit même pas que ce qui est important, c'est que le client le soit.
Je descends payer-avant-de-remonter-pour-redescendre-oh-comme-c'est-malin-vous-avez-raison.
Dans l'escalier, un gars galère à monter son vélo avec porte-bébé.
Je n'ai que mon chéquier.
Je règle donc 1,98 euro PAR CHEQUE.
Pièce d'identité, pas de stylo à la caisse, attente... pour 1,98 euro parce que c'est la direction qui le veut.
Ca, je n'en doute pas...
Special request : tu peux utiliser "Go Sport Daumesnil dans les commentaires s'il te plaît ? C'est pour le référencement, dans l'espoir que chez Go Sport, l'info arrive un jour. En te remerciant.
Humeur du jour : j'avais prévu de dormir, mais il m'a tellement agacé, j'ai préféré pondre la présente note. N'oublie pas : "Go Sport Daumesnil" dans le commentaire, hein.
Zik : Noir Desir Live - pour mon prochain ride, en partant travailler.
Conclusion : Jah Love pour tous ceux qui travaillent sous les ordres d'abrutis pareils !
Et demain ? : demain, j'essaye de dormir, mon chaton. J'aimerais bien y arriver...
Pour info :l'adresse de la présente note a été remise au service client Go Sport pas Daumesnil ainsi qu'au directeur de Go Sport Daumesnil. Ca me semblait juste de l'en informer, quand même.
17:38 Publié dans Laïfe is laïfe | Lien permanent | Commentaires (55) | Tags : appelez-moi le directeur, les gros cons sont de sortie, commercant-moi-jamais |
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