02.11.2009

Inglorious Basterds : Tarantino est vraiment un truand

Précieux lecteur cher à mon cœur, bottée lecteuse dont les nichons se joignent en une vallée poisseuse,

Dans cette note : une critique cinématographique qui va foutre la honte à toute la profession, et à ceux qui se disent cinéphile, ce qui n'est pas mon cas. Ou à moi (la honte), si les observations qui suivent n’ont rien d’exclusif.
Enfin un piège –sauras-tu le découvrir ?- pour les cinéphiles avertis.
Rien de moins.

Cyclimse%20Grand%20Detournement.jpg



Je ne vais pas souvent au cinéma, je l’ai déjà mentionné.

Mais comme j’aime certains metteurs en scène, j’ai tendance à faire un effort, notamment pour Tarantino et Gérard Krawczyk, car je te rappelle que le sommet cinématographique qu’il n’atteindra jamais est largement compensé par le score réalisé grâce au placement de son patronyme sur une case mot-compte-triple au Scrabble.

Revenons donc à Tarantino, en attendant que sorte "Taxi à St Tropez", "Taxi et les Gendarmettes" ou encore le très attendu "Taxi contre Predator" que Gérard ne manquera pas de nous proposer, pour notre plus grand plaisir, bien sûr.

Je n’ai pas été le premier à aller voir Inglorious Basterds, mais je me surprends de n’avoir lu/entendu nulle part une analogie qui pourtant, m’a sauté aux yeux.
(j’ai apprécié : après tout, se faire sauter aux yeux, c’est toujours une occasion de se faire sauter, non ?)

Je voudrais revenir sur la première scène d’Inglorious Basterds.
Qu’y voit-on, en vérité ?

Chaton%20mignons.jpg
On n'y voit pas ça, dans la première scène,
Mais tu avoueras que cette image est délectable, non ?
Si, tu avoueras
.



Un homme qu’on devine du genre rustique-dur-à-la-peine-et-plein-de-principes-mais-peu-disert-car-sérieusement-viril fend des bûches à la chaîne, seul et suant.
Et non pas le contraire : il aurait pu enchaîner des bûches à la fente, mais il a opté pour l’activité qui aurait le meilleur résultat calorifère en cas d’hiver rude (le bois pour le feu).
A juste titre, car du temps des Allemands, on avait des hivers drôlement rudes (ils sont forts en hiver, les Allemands), et il faut une sacrée chaudasse pour mettre à 20°C l’intérieur d’une maisonnette perdue sur la colline en irradiant de la fente.

Bref : un brave homme, donc.

Il est absorbé dans sa tâche quand sa fille, qu’on devine innocente-et-élevée-avec-des-principes-et-de-la-bonne-béchamel vient le prévenir en courant, visiblement paniquée (mais elle est encore jeune, elle a le temps) par l’arrivée au loin de soldats allemands.

L’homme réunit donc les femelles domestiques du lieu (ses filles et sa femme) et leur demande de rentrer dans la maison et de n’en plus sortir.

Les Allemands sont là, et notre bûcheron entame alors une discussion avec un officier qu'il invite à l'intérieur, dans la bicoque.

Je ne reviendrai pas sur le talent de l’acteur qui joue le rôle de l’officier-courtois-et-mesuré-mais-menaçant.
Un dialogue tendu s’ensuit, où le bûcheron est assis en face de cet officier, et discute avec lui de manière relativement civile alors que tout indique que ça va finir mal.

Hum.

Hellooooooooo !
Ca ne te rappelle rien ?
La première scène d’un flim mythique, dont on peut dire : "there’s two kinds of people in this world, my friend, those who have seen this particular movie, and those who dig", non ?

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Lee Van Cleef.
Le couteau a été dessiné par son complice Arpels
.

 

Peu de gens autour de moi l'ont remarqué, mais je crois pouvoir dire à tous les spécialistes du cinéma (ceux qui écrivent dessus, ceux qui y vont souvent, ceux qui ont la chance de s’y faire tenir le membre par la main de leur voisine (1)) : you dig!

Comme je sais que tu es de ces contrées où le sauvage s’amadoue encore avec de la verroterie et de l’eau de feu, je vais me faire plus précis.

Le Bon, La Brute et le Truand, ça s’appelle.
Repasse-toi la première scène
.

C’est la même, quasiment au plan près :
- la même maison isolée,
- l'enfant et la femme qu’on protège,
- l’étranger policé qui s’invite à la table et discute civilement, alors que tous SAVENT qu’il est une menace,
- la musique,
- et la fin de la scène, que je ne raconterai pas ici.

A la décharge des cinématologistes de tout poil, et même aux imberbes, je reconnais que le fait de limiter mes connaissances au Bon, la Brute et le Truand et à La Boum II permet de maîtriser parfaitement ces œuvres au lieu de papillonner comme un Jean Sarkozy dans la salle du conseil de l’EPAD (ma place, ce sera celle-là… non, celle-là… oh, et puis non, celle-là !) et en perdre ses références.

J’attends maintenant avec une certaine impatience que Tarantino fasse un clin d'oeil à Claude Pinoteau et nous refasse la scène où Mathieu emmène Vic sur sa Mobylette dans la station balnéaire où elle est allée le rejoindre avec Poupette… ça va déchirer !


Humeur du jour : la grippe m'a fatigué plus que prévu.
Zik : Naosol and the Waxx Blend - Nobody Cares.
Conclusion : le monde se divise en deux, Tuco. Ceux qui ont Jah Love avec eux, et ceux qui creusent...


Et demain ? : je n'ai pas encore décidé. Soit j'arrête, soit je continue. Mais les commentaires que continuent à me laisser les fans de Michael Jackson me donnent encore de la matière...


(1) cf. le dernier John Irving : Until I Find You).