16.02.2009

Bertrand Renard, par les lettres alléché... (part 2)

Précieux lecteur cher à mon cœur, licenciée lecteuse à la peau soyeuse

 

On en était où ?
Il fallait que je reprenne le fil de cette note qui partait à vau-l'eau.

Voilà où en était.

 

 

La douleur m'a égaré (de Lyon)(oui, la douleur me fait produire des jeux de mots encore plus approximatifs que d'habitude, aussi).

Je te propose un instant de recueillement

Et laisse-moi te faire part de ma déception : je me laisse aller un peu, je fais pas gaffe, et personne pour me dire que mon propos ne tient pas plus debout qu'un plan de relance du gouvernement !

Dans la note précédente, j'ai un tantinet manqué de la rigueur que pourtant j'y prône.
Il fallait donc lire "J'étais persuadé que c'était l'épisode 23 […] mais Suze m'a remis à ma place en me rappelant que c'était le 24, vu que dans le 23, il allait acheter la wurst (elle était en promo)".

Ca ne m'étonne plus tellement que personne n'ait rien compris à cette note qui titrait sur Bertrand Renard sans en parler, avant de faire une démonstration toute foireuse...

Mais t'inquiète pas, si tu veux de la rigueur, Eric Woerth va nous en fournir.

Et donc, où en étions-nous ?

Ah, oui, il fallait que j'évoque une émission encore plus culte que Derrick… une espèce de jubilée de l'émission culte-culte, quoi (pour parler culte, je ne suis pas le dernier. Pas le dernier du culte, tu l'auras compris)(ou pas, si t'es une fille*).

On y va ?
On y va.

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Bertrand Renard était heureux, malgré le défi qui s'annonçait de taille.

Invité d'honneur de la Fédération Moldavistanaise des Chiffres et des Consonnes (la version locale des Chiffres et les Lettres), il était apparu à la télévision locale.

Vedette du jour.

Il avait trouvé le moldavistanais fascinant, seule langue du monde à faire l'économie des voyelles, devenues obsolètes par un décret de Nicolas I, Tsar cosy interventionniste en diable et un tantinet soupe-au-lait, mais là n'est pas le propos.

A l'oreille, le moldavistanais, on aurait cru Jean-Pierre Raffarin parlant anglais à travers un Bi-Bop trop éloigné de sa base, la tête dans une bassine d'eau.
(Ou les dernières volontés de Robert Boulin, pour les plus vieux)(ou pour ceux qui ont un peu de culture politique)(non, c'est pas toi, lecteur)

Fascinant, vraiment.
Mais tellement vernaculaire !

Dans une sorte de délire, sans doute accentué par la difficile digestion de la taupe-béchamel de saindoux et son carpaccio de chaton au chou fermenté (la spécialité réservée aux invités de prestige, ceux qui peuvent se passer de Ferrere Récho sans qu'on leur en tienne rigueur), il se repassait les meilleurs moments de la partie.

Notamment ce climax où le candidat avait emporté la partie que un ultime G-N-M-N-G-K-N. qu'il fallait trouver.

Il voulait, plus que tout, célébrer cette audace, ce panache concentré en 7 lettres, cette fluidité linguistique inégalée.
Et sortir le moldavistanais de son isolement linguistique.

En entrant dans la chambre, il savait comment : écrire une chanson.

Un hymne au moldavistanais !
C'était la solution : faire entrer le moldavistanais dans une compétition internationale !

C'était il y a 3 mois.

L'oeuvre est enfin là.


La chanson officielle moldavistanaise de l'Eurovision, écrite par Monsieur Bertrand Renard
(Ca dénonce, du jamais vu !)

 

Humeur du jour : en plein doute. Le doute m'habite. Voilà.
Zik : Charlie - Le Sapin, elle a une voix à être jolie, non ?
Conclusion : Jh Lv ! comme on dit en moldavistanais.

PS : merci à Lô pour cette merveilleuse découverte.

*Parce que les filles, ça n'a pas d'humour. Tiens, regarde... Christine Boutin-Train...

13.02.2009

Bertrand Renard, par les lettres alléché... (part 1)

Précieux lecteur cher à mon cœur, flippante lecteuse jamais anxieuse,

 

Ca suffit, maintenant de critiquer le pape et les catholiques... des gens qu’on se doit de respecter, ne serait-ce que pour la rigueur capillaire dans laquelle ils tiennent leurs têtes blondes à la raie… au milieu.

Quittons l’église où, je te le rappelle, je n’ai pas élu domicile.
Non, il ne sera pas dit que j'habite au culte. (Benichoo Awards 2009, here I come!)

Non, non, il ne sera pas dit.

 

Donc, nous quittons l’institution catholique, pour entrer dans une institution cathodique.

 

L’émission qui détrône presque, au panthéon de la torpeur post-prandiale, les Feux de l’Amour où un BVD.
Un BVD, quoi !
Un Bon Vieux Derrick !
Comme cet épisode judicieusement intitulé Derrick et la wurst presque périmée, où l’inspecteur, assis devant son réfrigérateur, attend qu’une saucisse dépasse sa DLC. La tension est palpable et on sent bien que l’acteur a su tirer la quintessence de l’affrontement et de la détresse qu’on a tous connus avec une saucisse, en particulier notre rapport au temps dans cette société dissonante, et à la catharsis qu'il cherche comme la chimère dématérialisée d'un symbolisme prégnant, typique des auteurs allemands de l'époque d'Helmut Schmidt, dirait Télérama.

DAns cet épisode, en vieux briscard qui en a fait craquer plus d'une, Derrick la laisse mariner dans son jus, mutique à l'extrême, mystérieux et envoûtant, tendu dans le tricot de peau que la ménagère de moins de 50 ans, ménauposée mais pas encore tout à fait sèche des intérieurs, arracherait bien, après tout, Maman aussi l'a fait avec un Allemand, oui mais voilà, ê peut pas, elle a son sudoku à finir.


 

Dans%20la%20peau%20de%20l%5C%27Inspecteur%20Derrick.JPG
En exclusivité, l'intégralité du monologue de Derrick dans le fameux ép. 24 sais. 17
(Illustration tirée de Dans la peau de l'inspecteur Derrick, Suze, éd. Les Couleurs Froides, 2001)

 

 


J’étais persuadé que c’était l’épisode 23 de la saison 17, mais je me suis fait remettre à ma place par Suze, (dite La Tappert A souri, parce qu'elle est la biographe officielle de Horst, parce qu'elle est souriante et parce que le Derrickophile n'est pas contre un brin d'humour bavarois) qui m’a rappelé que "c'est l'épisode 24 dont tu parles. Dans le 23, il achète la wurst (elle est en promo)".

L’honnêteté m’oblige à te révéler que la tenue des présentes chroniques m’impose d’avoir recours à des spécialistes dont la rigueur de connaissance n’a d’égale que la capacité de Jean-Louis Borloo à distinguer A L’ODEUR 17 sortes de pastis.

Non, mais attends, tu crois quoi ?
Qu'on peut être aussi documenté avec un seul cerveau ?
Non, je dois me faire aider.

Mais… j’ai pas un peu digressé, là ?

Si, hein ?

Tu sais quoi ?

 

Derrick%20Forever.JPG
Oh ! C'est une idée pour la St Valentin, ça, non ?
Ou je ne m'y connais pas !

 

 

La suite plus tard, les lecteurs et les lecteuses...

Humeur du jour : "si elle m'offre une vasectomie, je lui offre un frottis gratuit". Vive la Saint Valentin !
Zik : www.djmoule.com, tu vas dans la rubrique "bootlegs" et tu kiffes la vibe.
Conclusion : Consonne J Voyelle A
Consonne H Consonne L Voyelle O Consonne V Voyelle E... [...] Tin-lin-tin-tiiiin, tin-lin tiiiiiiiiiiin !