26.08.2007

Mycose the night, belongs to us !

Précieux lecteur cher à mon cœur, fuselée lecteuse au corps de nageuse,

Je reviens d’un endroit il se passe des choses pour le moins intrigantes : l’île d’Oléron.

Exemple premier : je trouve fort singulier d’installer autant de terrains de camping dans un endroit idéal pour partager des vacances agréables et épanouissantes avec tes mycoses et autres champignons des interstices digitaux.
Si tu as envie d’en étudier le foisonnement en milieu humide, les conditions y sont encore meilleures que celles de la piscine des Halles, pourtant mycologiquement très active
(1).
Que tu y passes une, deux ou trois semaines
(2), les jours de soleil y sont aussi rares que les centimètres carrés de peau sans piqûre de moustiques, ceux-ci concurrençant la mycose susmentionnée en terme de bien-être, donc de prolifération.
Il pleut, il mouille et si c’est la fête à la grenouille, ça me casse un peu les couilles.
Toutefois, opportuniste et réactif, je pense produire dès l’année prochaine une émission de TV-réalité dont le principe sera simple : les candidats sont installés -aux frais de la production qui ne recule devant aucun sacrifice- au camping des Flots Bleus.
Durant ces  trois semaines de survie, ils devront résister à des tentatrices qui chercheront à leur faire enlever leurs tongs dans les douches communes, puis les distrairont afin qu’ils oublient de se sécher correctement ou de tenter (je te rappelle qu’il pleut tous les jours, hein) de faire sécher des vêtements de toutes les façons inutiles car pas en véritable peau de plastique bien étanche.
A la fin, des spécialistes (dermato-conchyculteurs) viennent faire un bilan et éliminer celui qui a la surface prurigineuse la plus importante.
A gagner : un stage dans une ville thermale.
L’Ile de la Dermatologie, je suis certain que ça va être drôlement bath !

Exemple deuxième : en me promenant au hasard investiguant pour toi, lecteur alcoolique plus ou moins anonyme, j’ai trouvé l’Inventeur, avec un grand "I". Celui qui a révolutionné les rapports sociaux, celui qui permet au bègues de parler avec fluidité, aux monolinguistes convaincus de se lancer dans des diatribes en globish (3), aux timides de draguer, aux cons de se révéler et aux moches de baiser.
Je propose que dès l’année prochaine, la blogosphère se mobilise pour mettre en place un pèlerinage qui fera ressembler celui de la Mecque à un défilé de Playmobils.
Il est plus que temps de rendre hommage à Maxime Pinard, et il est curieux que personne ne s’en soit soucié jusque là.
L’histoire commet parfois des injustices…

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Exemple troisième : entre deux averses qui garantissent une saturation de l’air en humidité, j’ai trouvé intelligent de me dire que tout ce vent gâché, c’était… euh… ben c’était gâché (4). Donc, fort de cette constatation, je me suis mis en quête d’une aile de traction, mon cerf-volant ayant été judicieusement laissé à Paris. Comme le vendeur en vendait deux pour le prix de deux, j’en ai acheté deux avant de me dire que finalement, j’aurais pu mieux négocier.
En réalité, j’ai pris une 5m2 pour le petit temps et une 2m2 pour les enfants/petit temps et pour moi/gros temps. J’ai aussi pris un cours, dit de prise en main, offert par la maison (offert est un peu exagéré... j'ai tout de même dépensé dans son magasin l'équivalent d'un tiers de journée de location de la villa de Berluskozy -tarif basse saison- donc c'était le minimum...).
Pour toi qui ne t’intéresse, finalement, qu’à la Poutre de Bamako, je vais faire un petit point : une aile de traction, ça ressemble à un parapente, en plus petit.
La partie facile, c’est de la poser au sol, de lester le bord de fuite et de déployer les lignes. Ensuite, je tire un petit coup sec (sur les lignes… rôôôôô, toi, alors, tu ne penses vraiment qu’à ça, friponne !!!) et soudain… ça tire comme un train suisse (tu te le rappelles ? C'est là).
Ou un Mig 21, quoique n'ayant jamais laissé mes Grumeaux dans un Mig 21, je n'ai pas eu l'opportunité d'essayer d'en empêcher un de décoller à la seule force de mes Burning Shoes.
Action : j'ai les jambes raidies-fléchies par l’effort, les fesses à 25 cm du sol, les talons qui dribblent par terre, la vue qui se trouble à cause des vibrations provoquées, la voix qui se met à faire hâââââââââââââ et l’esprit en mode monomaniaque : "pourquoi-5m2-pourquoi-5m2-pourquoi-5m2-pourquoi-5m2 ????"
Et le lendemain de la session : "pourquoi je n’ai pas le physique de Sébastien Chabal ?" parce que les biceps, triceps, pectoraux et tous les petits muscles à la con, là, tu connais même pas leur nom mais tu sens leur présence et tu soulèves les sachets de tisane un par un, jamais plusieurs à la fois, car un décrassage doit être progressif, c'est mon préparateur physique qui me l'a dit.
Mais sur le coup, c’est jouissif.
Jouissif.
Jouissif.
Si tu ne me crois pas, demande à Yojik.

Humeur du jour : ça va. Je suis dans le Cantal. C’est beau et vert. Pas très loin de la Chiraquie… et toujours pas d’accès à l’Internet électronique ! (edit post-retour : bon, ben entretemps, je suis reviendu, hein… et je vais répondre aux commentaires une fois que le rangement sera fait -avant les JO de London 2012, promis-)
Zik : 8°6 Crew, Burning Spear, Gladiators, Massilia Sound System… un seul skeud, que de la musique pour méfu alors que je suis parti sans matos, c’est ballot ! (j’ai aussi l’Archos, mais je ne l’utilise pas dans mon automobile)
Conclusion : Jah Love et humidité dans tes intérieurs, pas dehors !

(1) en fait, pas plus qu’une autre, mais bon, il fallait bien en désigner une et celle-là, je n’y vais pas souvent. Mais que le personnel de cet établissement n’en prenne pas ombrage : j’ai choisi ma cible au hasard.
(2) jamais plus de trois semaines, malheureux, sinon, après, t’as les doigts palmés !
(3) le globish, c’est comme l’English, sauf que le locuteur présente un taux d’alcoolémie identique à la masse cérébrale en activité au moment de discourir, à savoir 3 ou 4 grammes.
(4) quand je me parle, je suis très cool avec moi-même et je m’autorise des hésitations et des répétitions. Je te rassure, ça ne va pas jusqu’à "pallier à…"