14.05.2007

Y'a de l'abus...*

*... de bains sociaux 

Précieux lecteur cher à mon cœur, séduisante lecteuse très courageuse,

- Pas de politique aujourd’hui…
- Ouéééééé !!!!
- … du droit pénal.
- OOOooooooohhhhh !

Imaginons un gars qui a attendu toute sa vie un événement important (une bonne vieille canicule des familles -décimées pour l’occasion- pour faire claquer Mémé, la sortie de la nouvelle Fiotte 500, l’arrivée du stérilet-chauffant-amincissant M6Boutique pour sa femelle ou une élection présidentielle, un truc comme ça…).

Imaginons que, à l’occasion de la réalisation de l’événement tant attendu, un de ses amis, ci-après dénommé Le Patron lui prête un jet pour qu’il puisse confirmer par l’utilisation dudit jet que le pacte de Nicolas Hulot est à peu près au niveau de son gros intestin se la péter comme un Victor Newman, mais en plus cheap.

Pour être vraiment précis, imaginons que le jet appartienne non pas au Patron, personne physique mais à une personne morale, en l’occurrence une société commerciale.

Deux hypothèse :
Hypothèse 1. "Ca me fait zizir, c'est pour la maison"
La société commerciale n’a aucun intérêt à prêter ainsi ses actifs car le gars-du-début (que nous appellerons, pour les besoins de la démonstration… mmmmhhh… Joe Dalton, afin de conserver son anonymat) ne lui rendra jamais rien.
Dans la mesure où Joe Dalton ne rembourse même pas le champagne millésimé tilleul-prozac gracieusement offert en guise de bienvenue à bord, il s’agit là d’un ABUS DE BIENS SOCIAUX (détournement des biens meubles** de la société, pour en faire un usage contraire à l’intérêt social) de la part du Patron et donc d’une COMPLICITE D’ABUS DE BIENS SOCIAUX pour Joe Dalton.

Hypothèse 2. "Et 10 qui font 100, merci !"
Le patron ne fait pas ça "gratuitement", c’est un peu comme quand il donne des bons d’achat Toys Are Russes à ses commerciaux : il sait qu’il y aura un retour sur investissement.
Que son entreprise va s’y retrouver.
Si la personne sur laquelle il "investit" est une personne détentrice de l’autorité publique, ça s’appelle de la CORRUPTION et du TRAFIC D’INFLUENCE.

C’est pas compliqué, hein, tout ça, c’étaient des trucs qui arrivaient avant, sous Chirac, dans l’ancienne France… tu sais… celle d’avant la rupture…

Reprenons la démonstration : imaginons que Joe Dalton ait passé la nuit dans un hôtel de luxe -sans payer- puis pris un jet -chérie, tu as ta carte bleue ? Moi non plus…- et enfin pris possession d’un yacht -vous allez rire, j’ai laissé toute ma monnaie à la boulangerie- cette succession de trois abus de biens sociaux ferait de lui un RECIDIVISTE.

Note bien l'usage du conditionnel car...

... voilà : ça n’arrivera jamais.

La répression étant la meilleure des préventions, et la tolérance zéro de mise dans tous les domaines, Nicolas Sarkozy va mettre en place les PEINES PLANCHER -au nez et à la barbe des gauchistes européens qui ont pondu des textes ineptes réaffirmant le principe de personnalisation des peines- PUNISSANT AUTOMATIQUEMENT UN DELINQUANT DANS LE CAS EVOQUE DE 10 ANS D’EMPRISONNEMENT (et d’une amende du prix de sa Rolex, donc il s’en branle un peu. Sans la Rolex, sinon, à cause du poids, c’est le branlette-elbow assuré)

La première rupture que nous allons sentir, m'est avis que c’est celle de notre sphincter…

Humeur du jour : speeeeeeeeeeeeeeeed !
Zik : DJ Zebra – Joey Starr Wars
Conclusion : Jah Love, exciting, and new…

** Je précise pour Steevy et Faudel (et tous ceux pour qui une biscotte ou un flanby constitue un challenger intellectuel) qu'ils peuvent continuer à modifier leur chambre en fonction des nouveaux posters, il ne s'agit nullement de détourner les meubles au sens de la législation française.