11.09.2007

Les noms, c'est du problème !

Précieux lecteur cher à mon cœur, drôle de lecteuse irritée des muqueuses,

Pour une fois, il va falloir que je laisse tomber l’anonymat qui règne généralement sur ce blag, mais si je ne le fais pas, la démonstration aura autant de saveur qu'une béchamel sans sel, mangée tiède par une après-midi pluvieuse de novembre en compagnie de Jean-Marie Cavada.
Il va sans dire que (1).

Y’a quand même des gens qui n’ont pas de bol avec leur nom, parfois par hasard, parfois par mégarde parfois par malice des parents.

Examinons le cas numéro 1 : mon pote Ludo m’a rapporté qu’il a passé une partie de ses vacances chez les Rault. C’est leur nom de famille. Assez répandu.
Et chez les Rault, il y a de cela deux générations, est né l’oncle de la copine de Ludo. Après mûre réflexion, ses parents ont décidé de le prénommer Denis.
S’appeler Denis Rault, autant pour la drague au téléphone, tu scores aisément, autant en rencontre dans la vie réelle, ça facilite pas forcément les choses avec les gonzesses… surtout si tu veux faire le coup de les inviter au cinéma…

Examinons le cas numéro 2 : dans ma classe, au collège, je cohabitais avec une fille qui avait trois particularités : elle avait un QI indexé sur la taille de son pantalon, soit entre 36 et 44… (pour le Q, ça compte, mais pour le QI, ça ne fait pas grande différence puisque, pour te donner une idée, tu passes d’Eve Angeli à Paris Hilton).
Pour te dire, avec Monami, on a réussi à l’interpeller pendant tout un voyage en train et la question suivante : "quand tu tapes
(tapes-tapes-c’est-ta-façon-d’aimer) des mains, est-ce la main droite qui touche la gauche en premier ? Ou la gauche qui touche la droite en premier ?"
Et un voyage de franche poilade, un !
De plus, elle se laissait toucher les nichons donc parfois, je faisais abstraction de son niveau intellectuel pour m’en rapprocher. Physiquement parlant.
Enfin, sa troisième particularité, c’était que, si elle s’appelait de la Fontaine, elle sortait plus de l’étable que de les Fables de son glorieux homonyme.
Et sa mère l’avait prénommée Aude. Malin, non ?

Examinons le cas numéro 3 : rencontré peu après le collège, puisqu'au lycée.
Quand tu t’appelles Cochet et que tu as un fils, t’as quand même le choix des prénoms, non ?
Tu peux, je ne sais pas moi… l’appeler Bernard, Pierre-Ryan ou Jean-Edern, non ?
Alors pourquoi le facétieux Eric a-t’il prénommé son fils Aymeric, hein ?
Pourquoi ?
La réponse est comprise dans la question, ce me semble.

Le cas numéro 4 est un peu différent puisque là, c’est l’administration -toujours au lycée- qui fait sa maligne.
Dans ma classe, en Première, il y avait un Bruno Laurent.
Bon.
Et un Laurent Bruno.
Dans la même classe. On aurait pu les séparer, mais non. Trop simple. Infra-funky (2).
Je n’ai jamais su qui était qui. Et je ne peux m’empêcher de supposer que pour certains profs, ce devait être la même chose.
Pas forcément facile au moment de donner son opinion aux parents ou lors des conseils de classe…

Le cas numéro 5 est encore différent puisqu’il concerne un surnom.
Manman croise un jour une copine connaissance dans le métro. Manman était alors en faculté tandis que la connaissance redoublait sa terminale dans un bahut.
Manman, par politesse, lui demande si ça se passe bien.
Et l’autre lui répond que "Oui, super bien. Je suis dans une classe avec que des gens sympa. L’ambiance est géniale. On a tous des surnoms. Moi, le mien, c’est Pine d’Ours. Je sais pas ce que ça veut dire, mais c’est sympa, tu trouves pas ?…" lui dit-elle dans un sourire agrémenté d'un haussement d'épaule.
On en rigole encore, mais quelques mois plus tard, elle ne parlait plus à personne de sa classe : "Tous des cons !"

C’est pourquoi, je te le dis solennellement, lecteur, lecteuse : pour éviter ces écueils (3), nous n’aurons pas d’enfant.

Humeur du jour : top cool, car je viens de découvrir une liaison directe Kiel-Helsinki. Merci Baltic Ferries. Il ne manque plus qu’un site en anglais et pas exclusivement en néerlandais et ce sera parfait. Faudra aussi qu’on m’explique pourquoi une compagnie qui relie Lübeck (Allemagne) à Helsinki (Finlande) fait son site en néerlandais, hein ? Pourquoi ? Parce qu’ils n’ont trouvé personne pour le faire en moldave ? Ah, ben merci, tu m’aides bien, là…
Zik : Los Carayos, l’intégrale. De la contrebasse, du banjo, François Hadji-Lazzaro, Manu Chao et son frérot, Schultz (Parabellum), une pincée de Wampas toussa… on est loin de Eme Poteau-ras…
Conclusion : Monsieur et Madame Love ont appelé leur fils Jah. Ils ont bien fait (au départ, ils ont hésité avec Jimmy-Nour...)

(1) t'as vu ? Pour une fois, il va VRAIMENT sans dire... d'ailleurs, du coup, il va pas très bien... (oui, ça a l'air absurde, comme ça, mais c'est complètement logique quand on y pense !)
(2) encore que... la notion de funkytude, chez les Pères Maristes... je ne sais pas si c'est leur principale motivation, d'être funky. Fresh, oui, mais funky, je ne suis pas certain.
(3)
 pour les clones de Sophie Davant, un écueil n'est pas un petit animal avec la queue en panache et qu'on aperçoit dans les arbres en automne... non, non ! D'ailleurs, pour l'avoir vue au Zapping, je ne comprends pas ceux qui disent que "c'était mieux Davant...". J'ose croire que ce sera mieux après. 

23.03.2007

Con se le dise !

*quitte à me faire traiter de con par mes lecteurices, autant assumer 

Dans la vie, il y a plein de moyens de faire son crâneur et de montrer qu’on est très intelligent (ce blag n'en est pas un...)
Moi, par exemple, je termine régulièrement le Rubik’s Cube de mes enfants. Comme ils en sont encore au niveau où faire une face (sans couronne, faut pas déconner) relève de l’exploit, ben ça les épate velu.

Parallèlement, il y a tout plein d’occasions de passer pour un con.
Et celles-là non plus, il ne faut pas les laisser passer. Bien, sûr, le plus évident est encore de voter à droite, mais c’est trop facile, et puis il faut attendre les élections, toussa.

Non, il y a mieux.

Passer pour un con en milieu professionnel.
Ne rien laisser au hasard. D’abord, identifier le spécimen aussi dénué d’humour que d’imagination. Je l’ai tout de suite repéré, c’était le gars avec qui les conversations tournaient souvent autour de la philosophie post-nietzschéenne (pragmatisme et contingence, réification du langage, tu connais tout ça, quoi…) et de la météo (y’a vraiment plus de saison, tu connais tout ça, quoi).

Surtout la météo, en fait.
(En plus, il ne jouait jamais au baby-toof.)

Le mois de juin était, cette année-là, particulièrement pourri.

- "Sapristi, quel temps inadéquat pour la saison" me dit-il un matin, plein d’audace (le gars, hein, pas le matin, parce que je te rappelle qu’un matin, ça ne sert à rien, un matin, sans un coup de main, même si ce matin, c’est le mien-le mien, c’est le tien-le tien…), alors que je pénétrais son… bureau.

- Certes, lui rétorquais-je aussitôt avec vivacité, saisissant la chance unique de voir se construire naturellement un dialogue dont la profondeur et l’imprévu n’auraient d’équivalent qu'un reportage de nuit sur la chasse traditionnelle de l’okapi au lance-pierre en Mongolie du Sud (à tous les esprits chagrins que j’entends d’ici rétorquer que l’okapi ne vit pas en Mongolie, je signale que s’il n’en avait pas été chassé à coups de pierre lancées, il y règnerait encore en patron, en boss, en cador. CQFD).

Aussitôt, je relance de 10, pour voir :
- "Mais… tu sais ce qu’on dit :

EN MAI, NE TE DECOUVRE PAS D’UN FIL"

- (air gêné) Euh… NicMo… tu te trompes… C’est "en Avril, ne te découvre pas d’un fil"
- Ah bon, tu crois ?... Mouais, t’as sans doute raison…

Et je quitte la pièce sans me retourner et surtout, surtout, SANS SOURIRE.
C
lair qu’il ma pris pour l’avant-dernier des abrutis, la place de dernier étant occupée par St*evy Boulay, c’est unanimement acquis, sauf pour Séverine Ferrer, mais c’est parce qu’elle n’a pas encore intégré qu’elle court en catégorie femelle de moins de 45 kg de Q.I.

Une variante ?
Personnellement expérimentée et également assez efficace.

Ca remonte à plus longtemps.
J’étais dans une boîte de conseil type World Company où je m’épanouissais avec un job palpitant de grouillot corvéable, ce qui -c'est étonnant- se prononce consultant junior.

Un jour, j’envoie une plaisanterie sobre-et-de-bon-goût par mail à quelques collègues, clients, potes… et dans la mailing-list il y avait mon frère.
Peut-être est-ce pour se venger de cette fois, 15 ans auparavant, où il prétendit que je l’avais fait choir dans les orties lors d’une de nos courses à vélo (été, maillot de bain, no t-shirt… jolie couleur pour qui aime le lie-de-vin !) alors qu’en fait pas du tout, il s’est laissé tomber parce que je lui mettais sa mère, oui !
Enfin, la mienne.
Enfin bref.
Toujours est-il qu’il a fait reply-to-all avec en pièce jointe une photo prise chez ma/sa mère, en sortie de piscine, où je posais fièrement avec l’espèce d’épuisette à la main, gonflant le ventre à la manière des enfants.

Moi qui ai horreur d’être pris en photo, là, j’étais pas physiquement à mon avantage.
Heureusement personne n’y a prêté attention, parce que tous n’ont fait que reluquer mon zob, vu que j’étais total-à-poil.
Merci encore, mon aîné, tu es un exemple, un guide, une lumière dans la nuit de mon existence.
J’y ai sans doute gagné quelques galons de piteux mythomane quand il a fallu justifier ça au client en un pipeau qu’il a fait semblant de croire, vu que j’ai fait semblant que ça pouvait éventuellement être crédible (si, si, pour St*evy…)
En plus, une photo couleur ! Moi qui ne pratiquais alors que le noir-et-blanc…

Un dernier exemple ?

Ce midi, je vais au restaurant avec des collègues. Repas agréable, bonne poilade, ambiance détendue.
On en vient à parler des séries de notre enfance. Les Mystères de l’Ouest, Star Trek, toussa. Et quand on évoque les Têtes Brûlées, mon sang ne fait ni une, ni deux (il ne fait pas plus trois ou quatre, d’ailleurs) et je me lance aussitôt de manière effrénée dans une imitation/citation de la série.

Non point que j’imite le bruit du Chance Vought F4U Corsair au décollage, non, je reprends plutôt un dialogue récurrent (à voix haute, bien sûr : c’était pour faire profiter mes voisins de table de ma mémoire sans faille) :
- (voix de doublage minable dont sont affublés les Japonais dans les séries pourries) "On se reverra, Pépé Boyington"
- (voix virile de héros US qui répond) Ouais. J’aurais ta peau, face de citron !

Cette brillante intervention n’est interrompue que par l’irruption dans mon champ de vision du bras du serveur venu m’apporter le bol de riz et les crevettes au curry, spécialité du restaurant Le Palais de Shangaï dans lequel nous sommes alors. Lequel serveur semble plus sorti du Dernier Empereur ou du Lotus Bleu que de La Boum II.
J’aurais fait ça à l’entrée, j’aurais eu des crevettes au curry-et-crachat, je pense (enfin moi, à sa place, je l’aurais fait…).

Bon, ben les blogains, faut que j’y vais maintenant (t'façons, t'es assez autonome pour être con de tes propres ailes, maintenant, non ? Ah ! La bonne heure !).

Humeur du jour : printanière, printanière...
Zik : Regina Spektor - On the Radio
Conclusion : qu’importe de passer pour un abruti, si on a sa dose de Jah Love.
                                 

17.01.2007

Comme l'a dit le Général de Gaulle : "Ich bin ein Berliner"*

* ou : toi aussi, ré-attribue les citations historiques au gré du vent. 

Petit rappel : à la fin de l’année dernière (je l’avais alors mentionné), Nadine Morano, députée UMP, avait déclaré, parlant de son candidat, qu’il s’inspirait de :

Jean Jaurès et RAYMOND Blum

L’excellentissime Ministre de la Bavure (et des élections, ne l’oublions pas) a maintenant pris le relais, en personne.

Cette fois, il nous donne une grande leçon d’ouverture :
Comme l’a dit François Mitterrand, "vous n’avez pas le monopole du cœur"

1. Il confond tout, S*rko ! François Mitterrand, n’a jamais dit ça, François Mitterrand a dit : "Ah là là là là là !!!! Jean-Mimi, maintenant qu’on a vu ça, on peut mourir… c’est énorme, la France est Championne du Monde, la France est Championne du Monde".
2. "Vous n'avez pas le monopole du coeur", c'est Christiaan Barnard qui l'a dit, non ? (ou Marc-Vivien Foé, je les confonds tout le temps... à moins que ce ne soit ce fameux détenu de la prison de Rouen...)

3. Pour le cœur, je ne sais pas, mais pour l’inculture, pour le moment, la droite a le monopole.
4. En synthèse, on peut imaginer que François Blum et Léon Mitterrand se retournent dans leur tombe à force d’être malmenés de la sorte…

medium_Sarcoke.jpg
Nico, imitant LEON Barre
(ou Barbelivien, dans ses toilettes, en train de se libérer de composer)

Humeur du jour : déprimé par ces élections que je considère déjà comme perdues...
Zik : ... et en plus, les Musclés reviennent !
Conclusion : open Jah Love pour tous, on va en avoir besoin.