02.12.2007
Qui a tué Virginie Thé ?
Précieux lecteur cher à mon cœur, têtue lecteuse parfois migraineuse,
Je me demande si je ne vais pas instaurer une nouvelle rubrique : la chronique Q du début de semaine.
Je me demande.
Qu'est-ce que t'en penses ?
On va quand même inaugurer une nouvelle rubrique pour l'occasion : "Occupe-toi de mon Q".
Le décor : Lacanau-Océan, où mes parents avaient une villa-piscine-jacuzzi-putes-et-coke-à-foison modeste maison de vacances.
Les circonstances : la grand-mère NicMo qui débarque des Antilles, pour l'occasion affublée d'une amie de toujours : W'olande
(W'olande… tiens, puisque la parenthèse est ouverte, j'en profite : l'enfant que j'ai été était déjà très facétieux. En arrivant aux Antilles à l'âge de quatre ans et réalisant que mon cousin ne s'appelait Jean-Mao que du fait de la prononciation locale, nous avons trouvé judicieux, mon frère et moi, de faire répéter ad libitum (1) pendant tout notre séjour là-bas, à notre cousin Jean-Marc -car c'était en fait le véritable prénom de Jean-Mao- la phrase suivante : "Jean-Marc a mis du beurre derrière la porte". Va savoir pourquoi, ça nous faisait péter de wiwe ! Ouais, cwuel et cynique, mais tellement bon ! On a wi ! Mais on a wi ! On a tellement wi, qu'avec ta femme, on est tombé du lit ! (2) Bwef…)
Euh… j'en étais où ?
… tu veux du cul…
Gastonia... (non, ça, c'est pas marrant, c'était le prénom de ma grand-mère) (atta ! C'était pas la moins bien lotie : dans sa fratrie, on trouvait notamment sa sœur Titania… et d'autres que j'ai oubliés tellement ils étaient chelou/cheloux/chelous. Et nombreux, aussi).
Bon, maintenant, tu me laisses raconter, OK, sinon, on n'y arrivera jamais, à ce dépucelage !
Hein ?
Mais non, j'ai pas pourri la chute !
Donc : Gastonia arrive avec son amie Rolande (130 ans à elles deux, facile) et la petite-fille de cette dernière, PASCALE.
Pascale est issue de la famille de croque-morts que j'ai évoquée là.
Pourquoi elle se retrouve à notre maison de Lacanau ?
Je ne le sais pas vraiment… sans doute que la perspective de passer l'été sans autre excitation que la diffusion quotidienne des Liffres et des Chettres (période pré-Laurent Romejko, t'imagines comment c'était ? … autant de tension que dans une déclaration de Jacques Santini) a fait pitié à mes parents qui ont eu la glorieuse idée de l'inviter à venir passer une semaine chez nous.
De toutes les façons, moi, je me foutais un peu du pourquoi, du comment et du reste : tout ce qui m'importait, c'était de gagner la Biactol Cup, dans la catégorie "tout juste 14 ans, soit autant de boutons sur chaque joue" (pour le front, appliquer un coefficient multiplicateur de 1,4).

on prend ce qu'on a à disposition…
Et aussi, je trouvais que cette gazelle de 19 ans munie de nichons qui tiennent tout seuls et d'une croupe ravageuse, ça faisait pas moche dans mon paysage (sans même oser penser que, le cas échéant, ça pourrait également faire très joli autour de la Poutre de Bamako).
Euh… pour être franc, j'étais aussi intéressé par d'autres meufs : Cynthia, Linda, Jenny, Samantha, Julia, Carolina… constituaient mon rendez-vous quotidien dans un magazine que je partageais avec mon frère (un an et demi plus âgé que moi, autant de sève qui sort par le zizi, moins par les boutons. Sinon : aucune différence entre nous) et ma main droite (3).
Bref, la gazelle a probablement su que je m'intéressais à autre chose qu'à surfer, skater et jouer au tennis quand ma mère, lasse de trouver des revues de cul maladroitement planquées dans la maison, en a jeté une qu'elle venait de dénicher de derrière la chasse d'eau (ouais, mais à cet âge-là, tu penses que personne ne le découvrira… jusqu'à ce que ça atterrisse…) au milieu du salon en début de soirée, de manière qui m'a semblée aussi incongrue qu'imprévue.
Bref.
Mon talent naturel et le magnétisme irrésistible qui était le mien La configuration des lieux faisait qu'elle dormait dans la même chambre que moi, Pascale.
Ca, c'était le côté "wahou, trop de chance".
C'est ce que je me suis dit le dernier soir de son séjour, quand je l'ai… euh… entreprise.
La vérité, je ne sais pas ce qui m'a pris, à part le risque zéro : elle partait le lendemain.
En vrai, la seule chose en tête que j'avais, c'était : quand je vais raconter à Monami que je suis sorti avec une fille de 19 ½ ans !! (je sais, je sais… a posteriori, comptabiliser les ½ années, c'est ridicule… mais le gars qui bat le record de lancer de poids/javelot exige légitimement que soient comptabilisés les centimètres en plus des mètres, non ?)
J'en étais là, en pleine salade de langues, quand arrive une perspective encore plus réjouissante : quand je vais raconter à Monami que j'ai touché les nichons d'une fille de 19½ ans !!!
Et là, tout se passe assez vite, encore que pas trop.
Dedans le NicMo, intellect bloqué sur "oublie tout, laisse faire l'instinct" : quand je vais dire à Monami que j'ai glissé la main dans la culotte d'une fille de 19 ans½ !!!
En fait, je ne suis même pas certain qu'elle en portait une. J'ai été troublé par la découverte de poils, mais encore plus par l'absence de résistance : les autres que je fréquentais, pour effleurer un embryon de naissance de début de nichon, il fallait des semaines… et j'étais plus avec depuis… ben… euh… des semaines, quoi.
Tu vois le truc ?
Reprenons : on est dans la même chambre, on est dans le noir… et là, I SEE THE LIGHT.
JAMAIS L'EXPRESSION FENETRE DE TIR NE M'EST APPARUE PLUS EXPLICITE ! Alternativement, j'ai eu en tête : quand je vais raconter à Monami comment c'est chaud et humide, et facile d'y mettre un doigt, dans une fille de 19 ans ½ !!!!
Puis : quand je vais raconter à Monami comment ça du goût, une fille de 19 ans ½ !!!!!
Et ensuite, j'ai donné tout ce qu'on donne quand on est dans une situation où la fatigue serait aussi incongrue qu'une intervention de Daniel Ducruet à la tribune d'un colloque sur l'opposition entre stoïcisme et transhumanisme.
Sir Edmond Hillary se serait-il arrêté à 50 mètres du pôle sud ?
Une foisson module aluni, Louis Armstrong aurait-il fait un caprice, genre "naaaaaan, j'ai plus tellement envie de poser le pied sur la lune… je vais plutôt gagner 7 Tour de France, sans transpirer et en jouant de la trompette".
Ben moi non plus.
Il était temps que la Poutre de Bamako perde son vernis. Si tu me permets l'expression (4)(5).
Une image valant mieux qu'un long discours :

Et donc, c'est cerné du bonheur triomphant de l'explorateur découvrant des terres désormais bien plus vierges que lui, que j'ai, le lendemain, juste après le départ de la pécheresse, expliqué à mon frère les merveilleuses sensations.
Là où j'ai un peu perdu de ma superbe, c'est quand il m'a expliqué que depuis le début de la semaine, lui, il s'était fait turlutter, assis sur le rebord de mon lit, une fois que j'étais assoupi.
Sic transit NicMo gloria…
Humeur du jour : no comment. Je ne sais trop, en fait…
Zik : je ne savais pas que les Toy Dolls avaient commis un album live !!! Ca saoule Manman depuis ce matin…
Conclusion : Jah Love dans ta fratrie comme Pascale en a donné dans la mienne !
(1) c'est pas sale c'est du latin -tu sais, la matière dont on fait des shorts moulants-
(2) 100% citation à paillettes.
(3) Jamais la gauche. J'ai jamais pu ni su. Même quand j'ai eu le poignet cassé… j'ai fini par abîmer le vernis de la Poutre de Bamako avec le plâtre plutôt que d'utiliser la gauche !
(4) Si tu ne me permets pas, tant pis, je me permets parce que je suis ici chez moi, nanmého !
(5) t'as vu ? Je me suis remis aux notes de bas de page qui sont pénibles pour la linéarité du récit, mais permettent des apartés désopilants.
23:45 Publié dans Consonne... Q ! | Lien permanent | Commentaires (10) | Tags : du q, dépuceler un jeune NicMo, courage, tout dire aux potes, nuit de folie comme chez les Début de Soirée, Pascale la chaudasse |
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